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Classification (4 gen, 8 esp).
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Poissons-Osteichthyens-Sarcoptérygiens
(5 fiches)
(Cœlacanthes, dipneustes et assimilés)
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Genre |
Espèces représentatives |
Description |
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Neoceratodus
(1 espèce)
Cératodontidés-Dipneustes
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Statut du dipneuste australien
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c(moins de 170 cm, moins de 20 kg)
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Le
Dipneuste australien est strictement endémique de l’est
de l’Australie, dans l’État du Queensland. Sa
distribution naturelle est extrêmement restreinte : il n’est
originaire que du bassin de la rivière Burnett et du
bassin de la rivière Mary. Toutes les autres populations
présentes dans les rivières du Queensland (comme la Brisbane,
la Pine, la Fitzroy ou la North Pine)
proviennent d’introductions contrôlées réalisées pour la
conservation. L’espèce vit exclusivement dans les rivières
lentes, billabongs, zones calmes, lagunes
fluviales, bras morts, et les eaux profondes Ã
végétation aquatique dense. Elle est totalement absente du reste
de l’Australie et du monde.
Le Dipneuste australien est l’un des plus grands poissons
d’eau douce du pays. La taille adulte varie généralement entre
100 et 150 cm, mais certains individus atteignent 180
cm. Les juvéniles sont déjà grands à la naissance, mesurant
environ 6 cm.
Le poids varie selon l’âge et la taille. Les adultes pèsent en
moyenne 10 à 20 kg, mais les plus grands spécimens
peuvent dépasser 40 kg. C’est l’un des poissons d’eau
douce les plus massifs d’Australie.
Le Neoceratodus forsteri vit dans les rivières lentes,
les billabongs et les zones marécageuses du
Queensland. C’est un poisson très peu actif, passant la
majorité de son temps immobile près du fond, se déplaçant
lentement et respirant principalement par ses branchies,
n’utilisant son poumon unique qu’en cas d’hypoxie. Son
alimentation est omnivore, composée de mollusques,
crustacés, vers, insectes aquatiques,
petits poissons et matière végétale. La reproduction
se déroule pendant la saison humide, lorsque les eaux
montent. Les adultes déposent leurs œufs adhésifs parmi
la végétation aquatique. Les jeunes ressemblent à de petits
poissons sans branchies externes, contrairement aux autres
dipneustes, ce qui constitue un caractère primitif.
Le dipneuste australien est considéré comme un fossile
vivant, car il a conservé une morphologie très proche de
celle de ses ancêtres du Dévonien. Il possède un poumon
unique fonctionnel, des nageoires charnues rappelant
les membres des premiers tétrapodes, et un squelette interne
primitif. Contrairement aux dipneustes africains et
sud‑américains, il ne s’enkyste pas et ne pratique pas
l’estivation. Il est également remarquable par sa
longévité exceptionnelle, pouvant dépasser 80 à 100 ans,
et par sa maturité sexuelle tardive, atteinte vers 15
à 20 ans.
Le dipneuste australien est classé Vulnérable (VU)
sur la Liste rouge de l’UICN. Son aire de répartition est
extrêmement restreinte, limitée à quelques bassins du
Queensland, notamment la Mary River et la Burnett
River. Les populations sont estimées à quelques milliers
d’individus, mais leur structure démographique est
préoccupante en raison du faible recrutement et de la
maturité tardive. Les principales menaces sont la
dégradation des habitats, les barrages, la
pollution, la modification des débits, la perte de
végétation aquatique et les événements climatiques
extrêmes. L’espèce bénéficie de programmes de conservation
stricts, incluant la protection légale, la gestion des
rivières, et la surveillance génétique des
populations. |
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Lepidosiren
(1 espèce)
Lepidosirénidés-Dipneustes
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Statut du dipneuste américain
 
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Lepidosiren paradoxa Dipneuste américain
(moins de 130 cm, moins de 15 kg)

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Le
Dipneuste américain est strictement endémique de
l’Amérique du Sud tropicale. Sa distribution couvre le
bassin amazonien, le bassin du Paraguay, le bassin
du Paraná, ainsi que les zones humides associées du
Pantanal. Il est présent dans le Brésil, le
Bolivie, le Paraguay, le Pérou, et le nord
de l’Argentine. L’espèce occupe exclusivement les eaux
douces chaudes, calmes, peu profondes, riches
en végétation aquatique et en matière organique.
Le Dipneuste américain mesure généralement entre 70 et
125 cm. Les individus les plus grands peuvent atteindre
130 Ã 140 cm, mais ces tailles maximales restent rares. Les
juvéniles mesurent environ 6 à 8 cm à la sortie de l’œuf.
Le poids varie fortement selon la taille et l’âge. Les adultes
pèsent en moyenne 1 à 4 kg. Les plus grands spécimens
peuvent atteindre 5 Ã 7 kg, exceptionnellement davantage
dans les zones très productives du bassin amazonien.
Le dipneuste américain vit dans les marais,
eaux lentes, zones inondées et affluents de
l’Amazone, du Paraguay et du Paraná. C’est un
poisson amphibie, capable de respirer à la fois par ses
branchies et par ses deux poumons, ce qui lui
permet de survivre dans des eaux hypoxiques ou lors de la
saison sèche. Quand son habitat s’assèche, il s’enfonce
dans la boue et entre en estivation, formant un cocon
de mucus pour conserver l’humidité et ralentir son
métabolisme. Son alimentation est omnivore : il consomme
insectes, larves, mollusques, crustacés,
amphibiens, invertébrés, algues et parfois
autres poissons, y compris des congénères. La
reproduction a lieu au début de la saison des pluies. Le
mâle creuse un nid en tunnel dans la boue, tapissé de
végétation, où la femelle pond ses œufs. Le mâle garde le nid
et développe des structures vascularisées sur ses
nageoires pelviennes pour oxygéner l’eau du nid. Les
jeunes ressemblent à des têtards et possèdent quatre
branchies externes, qui disparaissent après quelques
semaines.
Le dipneuste américain est un fossile vivant,
représentant unique de la famille des Lepidosirenidae. Il
possède un corps allongé, des nageoires filiformes,
un squelette partiellement cartilagineux, et des
poumons fonctionnels qui en font un modèle clé pour
comprendre la transition évolutive vers les vertébrés
terrestres. Il est l’un des rares poissons capables d’estiver
plusieurs mois, voire plusieurs années, dans un cocon
de boue. Ses larves, dotées de branchies externes,
rappellent fortement les amphibiens, ce qui illustre son
statut intermédiaire dans l’évolution des vertébrés.
Le dipneuste américain n’est pas considéré comme
menacé à l’échelle globale selon les sources disponibles.
Les données indiquent qu’il est rare, mais ses
populations ne sont pas en danger immédiat, contrairement
au dipneuste australien. Il reste toutefois vulnérable à la
destruction des zones humides, Ã la pollution, et aux
modifications hydrologiques dans le bassin amazonien et
paraguayen. Son statut exact peut varier localement selon l’état
des marais et des plaines inondables où il vit. |
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Protopterus
(4 espèces)
Protoptéridés-Dipneustes
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Statut des Dipneustes africains
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Protopterus annectens – Dipneuste d’Afrique de l’Ouest
(moins de 100 cm, moins de 5 kg)
Protopterus aethiopicus – Dipneuste du Nil
(moins de 200 cm, moins de 20 kg)
Protopterus amphibius – Dipneuste du Kenya
(moins de 50 cm, moins de 2 kg)
Protopterus dolloi – Dipneuste du Congo
(moins de 120 cm, moins de 5 kg)
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Les
Protopterus sont strictement endémiques de l’Afrique
subsaharienne. Leur distribution couvre une large partie de
l’Afrique de l’Ouest, de l’Afrique centrale, de l’Afrique
de l’Est et du bassin du Nil, selon les espèces. Ils
occupent les rivières lentes, marécages, zones
inondables, lacs peu profonds, plaines
d’inondation, et les eaux stagnantes riches en végétation.
Leur présence est étroitement liée aux systèmes fluviaux
tropicaux.
Les
dipneustes africains regroupent quatre espèces :
Protopterus annectens, P. amphibius, P. dolloi
et P. aethiopicus. Leur taille varie fortement selon les
espèces. P. amphibius est le plus petit, mesurant 30 Ã
45 cm pour environ 200 à 400 g. P. annectens
et P. dolloi atteignent 1 à 1,2 m pour 3 à 5 kg.
P. aethiopicus, le plus grand, peut dépasser 2 m
et atteindre 20 à 25 kg, ce qui en fait l’un des plus
grands poissons pulmonés actuels.
Les dipneustes africains vivent dans les marécages,
plaines inondables, rivières lentes et zones
saisonnièrement asséchées. Ils sont amphibies et
respirent grâce à deux poumons fonctionnels, montant
régulièrement à la surface. Leur mode de vie est fortement lié
aux saisons. Pendant la saison humide, ils nagent
activement et se nourrissent d’invertébrés, mollusques,
crustacés, insectes, poissons,
amphibiens et parfois de matière végétale. Pendant la
saison sèche, ils s’enfouissent dans la boue et entrent
en estivation, formant un cocon muqueux pour
conserver l’humidité et réduire leur métabolisme, pouvant
survivre plusieurs mois sans eau. La reproduction a lieu
au début de la saison des pluies. Le mâle creuse un nid en
cuvette dans la boue ou la végétation, où la femelle pond
ses œufs. Le mâle garde le nid et développe des
appendices vascularisés sur ses nageoires pelviennes pour
oxygéner l’eau autour des larves. Les jeunes possèdent des
branchies externes, comme des têtards, qui disparaissent
progressivement.
Les dipneustes africains sont des fossiles vivants,
représentants d’une lignée vieille de plus de 400 millions
d’années. Ils possèdent des poumons fonctionnels, des
nageoires filiformes, un squelette partiellement
cartilagineux et une physiologie unique leur permettant d’estiver
dans la boue, parfois plus d’un an. Leur larve Ã
branchies externes rappelle les premiers tétrapodes. Leur
génome est l’un des plus grands connus chez les vertébrés, ce
qui en fait un modèle clé pour l’étude de l’évolution des
vertébrés terrestres.
Les dipneustes africains ne sont pas globalement
menacés selon les évaluations disponibles. P. annectens,
P. dolloi et P. aethiopicus sont classés
Préoccupation mineure (LC), tandis que P. amphibius
est parfois considéré comme Quasi menacé (NT) en raison
de sa distribution plus restreinte. Les populations restent
globalement stables, mais certaines régions subissent des
pressions liées à la destruction des zones humides, à la
pollution, à la surpêche locale et aux
modifications hydrologiques. Leur capacité à survivre à la
sécheresse leur confère une certaine résilience, mais la
disparition des marais et plaines inondables reste une menace
croissante. |
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Latimeria
(2 espèces)
Latiméridés-Crossoptérygiens
 
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Statut des Latimeria
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Latimeria chalumnae – Cœlacanthe de l’ouest
(moins de 200 cm, moins de 100 kg)
Latimeria menadoensis – Cœlacanthe de Sulawesi
(moins de 130 cm, moins de 40 kg)

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Les
Latimeria sont représentés par deux espèces vivantes.
Latimeria chalumnae, le cœlacanthe africain, vit dans l’océan
Indien occidental, principalement au large des Comores,
de la Tanzanie, du Mozambique et de Madagascar,
entre 150 et 700 m de profondeur. Latimeria
menadoensis, le cœlacanthe indonésien, est limité aux eaux
profondes de Sulawesi en Indonésie, dans des zones
volcaniques sous‑marines. Les deux espèces occupent des
grottes sous‑marines, des pentes abruptes et des
zones bathyales froides et pauvres en lumière.
Les Latimeria atteignent environ 1,5 à 2 m de
longueur et un poids compris entre 70 et 100 kg, certains
individus dépassant occasionnellement ces valeurs. Leur corps
massif, leurs nageoires charnues et leur squelette primitif en
font des poissons imposants et facilement reconnaissables.
Les Latimeria sont des poissons nocturnes, vivant
le jour dans des grottes profondes et sortant la nuit
pour se nourrir. Ils se déplacent lentement grâce à leurs
nageoires lobées, qui effectuent un mouvement alterné
rappelant la marche des tétrapodes. Leur alimentation est
carnivore, composée de poissons profonds, de
céphalopodes et d’organismes benthiques. Ils sont des
prédateurs opportunistes, capables d’engloutir des proies
relativement grandes grâce à leur crâne articulé
(mécanisme intracrânien unique). Leur reproduction est
vivipare, avec une gestation exceptionnellement longue,
estimée à 3 ans, l’une des plus longues chez les
vertébrés. Les femelles donnent naissance à de grands
juvéniles déjà formés, probablement en petit nombre.
Les Latimeria sont considérés comme des fossiles
vivants, car leur lignée remonte à plus de 400 millions
d’années. Ils possèdent des caractéristiques uniques :
nageoires charnues proches des membres des premiers
tétrapodes, crâne articulé, organes électrosensoriels,
queue trilobée, et un organisme extrêmement lent
sur le plan métabolique. Leur découverte en 1938 a bouleversé la
biologie évolutive, car on les croyait disparus depuis le
Crétacé. Ils constituent un groupe clé pour comprendre
l’évolution des vertébrés terrestres.
Les deux espèces de Latimeria sont classées En Danger
Critique (CR) pour Latimeria chalumnae et En
Danger (EN) pour Latimeria menadoensis. Les
populations sont très faibles, probablement
inférieures à quelques centaines d’individus pour chaque
espèce. Les principales menaces sont les prises accidentelles
dans les filets profonds, la dégradation des habitats
sous‑marins, la faible reproduction, la maturité
tardive, et la sensibilité extrême aux perturbations.
Leur conservation repose sur la protection stricte, la
surveillance génétique, la réglementation des pêches
profondes et la coopération internationale. |
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