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Classification (env 145 esp, env 39 genres)
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Oiseaux-Ansériformes
(66 fiches)
(Chaunas,
canards, oies, bernaches, cygnes...)
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Genre |
Espèces représentatives |
Description |
Anhima (Anhimidés)
1 espèce
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularite
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Statut et effectif actuel du Kamichi à collier.

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Kamichi à collier (Anhima cornuta)
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Le Kamichi
à collier, Anhima cornuta, occupe une aire continue dans la
moitié nord de l’Amérique du Sud, à l’est de la cordillère des
Andes. Il est présent en Colombie, Venezuela,
Guyana, Suriname, Guyane, Équateur, Pérou,
Bolivie, Brésil, Paraguay et dans le nord de l’Argentine.
Son aire s’étend donc largement dans l’écozone néotropicale,
couvrant les grandes plaines humides, les marais, les zones inondées et
les forêts tropicales basses. L’espèce est non migratrice et
reste présente toute l’année dans ces régions.
Le Kamichi à collier mesure
généralement entre 80 et 95 cm de longueur, avec une envergure
pouvant atteindre 1,70 m. Son poids varie de 2,5 Ã 3,5 kg,
les femelles étant en moyenne légèrement plus légères que les mâles.
C’est un oiseau massif, aux pattes longues et robustes, adapté aux
milieux humides.
Le Kamichi à collier vit dans les
zones humides tropicales de l’Amérique du Sud, notamment les marais,
les plaines inondables, les lagunes et les bords de rivières. Il est
diurne, territorial et souvent observé en couples ou en petits
groupes familiaux. Son alimentation est principalement herbivore,
composée de feuilles, tiges, jeunes pousses, plantes aquatiques et
parfois de graines. Il se nourrit en marchant dans l’eau peu profonde ou
dans les prairies humides. La reproduction est monogame, les
couples restant souvent unis plusieurs années. Le nid est construit au
sol ou légèrement surélevé dans la végétation dense. La femelle pond
généralement 2 à 3 œufs, incubés par les deux parents. Les jeunes
sont nidifuges, capables de marcher et de nager peu après
l’éclosion, et restent longtemps avec les adultes.
Le Kamichi à collier possède plusieurs
traits uniques. Il porte une corne kératinisée dressée sur le
front, structure rigide mais fragile, dont la fonction exacte reste mal
comprise. Ses ailes sont armées de éperons osseux très
développés, utilisés lors des combats territoriaux. Son squelette est
étonnamment pneumatisé, avec des os très légers et de nombreuses
cavités aériennes. Ses vocalisations sont puissantes et portent très
loin, jouant un rôle important dans la défense du territoire. Il est
également remarquable par sa capacité à marcher longuement dans l’eau et
à se percher dans les arbres malgré sa taille.
Le plumage est globalement gris foncé Ã
noirâtre, avec un collier blanc bien visible autour du cou,
caractéristique de l’espèce. Les ailes présentent des reflets
métalliques sombres. Le bec est court, robuste, légèrement
crochu, adapté à la coupe de végétation. Les pattes sont longues,
grisâtres, avec des doigts puissants. Le plumage du juvénile est plus
terne, brun grisâtre, sans collier marqué.
Le Kamichi à collier est
strictement sédentaire. Il ne migre pas et reste toute l’année dans
son aire de répartition, qui couvre la Bolivie, le Paraguay,
le Brésil méridional, l’Uruguay et le nord de
l’Argentine. Il peut toutefois effectuer des déplacements locaux
en fonction des variations saisonnières du niveau d’eau, se déplaçant
vers des zones plus humides en période sèche.
Le Kamichi à collier est actuellement
classé Préoccupation mineure par l’UICN, ce qui signifie
que l’espèce n’est pas considérée comme globalement menacée. Sa large
répartition en Amérique du Sud, notamment en Bolivie, au
Paraguay, au Brésil, en Uruguay et dans le nord
de l’Argentine, contribue à la stabilité de ses populations.
L’espèce occupe des milieux humides variés, souvent étendus, ce qui
réduit son risque de déclin rapide.
Les effectifs actuels ne sont pas précisément quantifiés, mais
les estimations indiquent une population importante, probablement
de plusieurs centaines de milliers d’individus, avec une tendance
globalement stable. Les populations locales peuvent toutefois
être affectées par la destruction des zones humides, le
drainage agricole, l’expansion de l’élevage, et parfois la
chasse, mais ces pressions ne compromettent pas la survie globale de
l’espèce à l’échelle continentale.
Le Kamichi à collier reste donc un oiseau commun,
localement abondant, et écologiquement résilient, tant que
les grands systèmes humides sud‑américains demeurent fonctionnels. |
Chauna (Anhimidés)
2 espèces
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Kamichi du Nord (Chauna chavaria)
Kamichi du Sud (Chauna torquata)
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Le genre
Chauna, qui regroupe les deux espèces de kamichis sud‑américains,
est strictement limité à l’Amérique du Sud, dans les régions
tropicales et subtropicales situées à l’est des Andes. Chauna
torquata, le Kamichi à collier, occupe une vaste aire couvrant la
Bolivie, le Paraguay, le Brésil méridional, l’Uruguay
et le nord de l’Argentine, principalement dans les zones humides,
les marais et les plaines inondables. Chauna chavaria, le Kamichi
à face noire, possède une distribution beaucoup plus restreinte, limitée
au nord de la Colombie et au nord‑ouest du Venezuela, où
il fréquente les marécages, les savanes humides et les zones riveraines.
Le genre Chauna est donc typiquement néotropical, associé
aux grands systèmes humides de l’Amérique du Sud. |
Anseranas (Anséranatidés)
1 espèce
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Anserelle d’Australie (Anseranas semipalmata),
ou Oie-pie
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L’Anserelle
d’Australie, aussi appelée Oie‑pie, est une espèce
strictement australo‑papoue. Elle est endémique du nord de
l’Australie, où elle occupe une bande continue allant de la
région du Kimberley en Australie‑Occidentale, à travers le
Territoire du Nord, jusqu’au Queensland septentrional. Elle
est également présente dans le sud de la Nouvelle‑Guinée, où elle
fréquente les zones humides proches des côtes. L’espèce vit dans les
prairies humides, les marais, les zones inondées, les
rivières tropicales et les plaines herbeuses situées généralement
à moins de 80 km du littoral. Elle est sédentaire, ne migrant
pas, mais peut effectuer des déplacements locaux importants lors des
périodes de sécheresse. |
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Anatidés |
Espèces représentatives |
Description |
Cygnus (Ansérinés)
(7 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les
Cygnus
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Cygnus olor Cygne tuberculé
Cygnus cygnus Cygne chanteur
Cygnus columbianus Cygne siffleur
Cygnus atratus
Cygne noir
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Le genre
Cygnus possède une répartition holarctique et partiellement
australe. Les cygnes occupent l’Amérique du Nord, l’Europe,
l’Asie, ainsi que certaines régions de l’hémisphère Sud
selon les espèces. Les cygnes tuberculés (Cygnus olor) sont
largement répandus en Europe et en Asie tempérée, et introduits en
Amérique du Nord. Les cygnes chanteurs (Cygnus cygnus) et les
cygnes siffleurs (Cygnus columbianus) occupent les zones boréales
et subarctiques d’Eurasie et d’Amérique du Nord. Le cygne noir (Cygnus
atratus) est originaire d’Australie, tandis que le cygne Ã
cou noir (Cygnus melancoryphus) est présent en Amérique du Sud
tempérée. Le genre couvre donc une grande diversité de climats, des
toundras arctiques aux zones tempérées et australes.
Les cygnes comptent parmi les plus
grands oiseaux aquatiques. La taille varie généralement entre 120 et
170 cm de longueur, avec une envergure pouvant atteindre 2,40 m
chez les plus grandes espèces. Le poids varie de 6 à 15 kg, les
mâles étant plus lourds que les femelles. Cygnus olor et
Cygnus cygnus figurent parmi les plus massifs, tandis que Cygnus
columbianus est plus léger.
Les cygnes sont aquatiques,
vivant dans les lacs, étangs, marais, lagunes et rivières calmes. Ils
sont diurnes, territoriaux en période de reproduction et plus
grégaires en dehors de celle‑ci. Leur alimentation est principalement
herbivore, composée de plantes aquatiques, herbes, racines, graines
et parfois de petits invertébrés. La reproduction est monogame,
les couples restant souvent unis à vie. Le nid est construit au sol,
près de l’eau, par les deux partenaires. La femelle pond généralement
4 à 7 œufs, incubés surtout par elle, tandis que le mâle assure la
défense du territoire. Les jeunes sont nidifuges, capables de
nager dès l’éclosion, et restent plusieurs mois avec les parents.
Les cygnes se distinguent par leur long
cou, leur taille imposante et leur comportement territorial
marqué. Ils produisent des vocalisations puissantes, notamment
chez les cygnes chanteurs. Leur vol est caractérisé par un battement
d’ailes sonore. Ils possèdent une forte fidélité au partenaire
et une grande longévité, pouvant dépasser 25 ans à l’état
sauvage. Leur agressivité en période de reproduction est notable, en
particulier chez Cygnus olor. Leur plumage blanc chez la majorité
des espèces contraste avec les espèces australes, Cygnus atratus
et Cygnus melancoryphus, qui présentent des colorations sombres.
La plupart des cygnes du genre Cygnus
possèdent un plumage blanc pur, notamment Cygnus olor,
Cygnus cygnus et Cygnus columbianus. Le cygne noir (Cygnus
atratus) présente un plumage noir avec des rémiges blanches,
tandis que le cygne à cou noir (Cygnus melancoryphus) possède un
corps blanc et un cou noir. Le bec varie selon les espèces :
orange avec tubercule noir chez Cygnus olor, jaune et noir
chez Cygnus cygnus, noir et jaune pâle chez Cygnus
columbianus, rouge vif chez Cygnus atratus, et
rouge et noir chez Cygnus melancoryphus. Le plumage est
dense, imperméable et adapté à la vie aquatique.
La migration dépend fortement des espèces.
Cygnus cygnus et Cygnus columbianus sont migrateurs,
nichant dans les toundras arctiques et hivernant en Europe, en Asie ou
en Amérique du Nord plus méridionale. Cygnus olor est
principalement sédentaire, avec des déplacements locaux selon les
conditions climatiques. Les espèces australes, Cygnus atratus et
Cygnus melancoryphus, sont partiellement migratrices ou
erratiques, se déplaçant en fonction des niveaux d’eau et des
ressources alimentaires.
Les cygnes du genre Cygnus partagent
plusieurs traits essentiels. Ils sont tous grands, aquatiques,
dotés d’un long cou, d’un plumage dense, et d’un
comportement monogame avec un fort investissement parental. Leur
alimentation est principalement végétale, leur vol est puissant,
et leur comportement territorial est marqué. Ils possèdent tous une
morphologie similaire, avec un corps massif, des pattes palmées et un
bec large adapté au broutage aquatique. Le genre Cygnus comprend
six espèces vivantes : Cygnus olor (cygne tuberculé),
Cygnus cygnus (cygne chanteur), Cygnus columbianus (cygne
siffleur), Cygnus buccinator (cygne trompette), Cygnus atratus
(cygne noir) et Cygnus melancoryphus (cygne à cou noir). Cette
diversité reflète une adaptation à des milieux variés, allant des
toundras arctiques aux zones tempérées et australes, tout en conservant
une morphologie et un mode de vie remarquablement homogènes. |
Anser
(Ansérinés)
(11 esp)
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Anser anser Oie cendrée
Anser albifrons Oie rieuse
Anser erythropus Oie naine
Anser caerulescens Oie des neiges

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Branta
(Ansérinés)
(8 esp)
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Branta leucopsis Bernache nonnette
Branta bernicla
Bernache cravant
Branta canadensis Bernache du Canada
Branta sandvicensis
Bernache néné |
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Cereopsis (Ansérinés)
(1 esp)
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Cereopsis novaehollandiae Oie
céréopse
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Stictonetta (Ansérinés)
(1 esp)
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Canard moucheté (Stictonetta naevosa)
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Coscoroba (Ansérinés)
(1 esp)
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Coscoroba coscoroba Cygne
coscoroba |
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Dendrocygna (Dendrocygninés)
(8 esp)
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Dendrocygne veuf (Dendrocygna viduata)
Dendrocygne fauve (Dendrocygna bicolor)
Dendrocygne à ventre noir (Dendrocygna autumnalis)
Dendrocygne à lunettes (Dendrocygna eytoni)
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Oxyura (Oxyurinés)
(6 esp) |
Oxyura
jamaicensis Érismature rousse
Oxyura leucocephala
Érismature à tête blanche Oxyura australis Érismature
australienne
Oxyura vittata Érismature argentine |
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Nomonyx
(Oxyurinés)
(1 esp) |
Nomonyx
dominicus Érismature de
Saint‑Domingue |
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Biziura
(Oxyurinés)
(1 esp) |
Biziura
lobata Érismature à barbillons |
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Stictonetta
(Stictonettinés )
(1 esp) |
Stictonetta naevosa Canard Ã
lunettes |
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Tadorna
(Tadorninés)
(7 esp) |
Tadorna
tadorna Tadorne de Belon
Tadorna ferruginea Tadorne
casarca
Tadorna cana
Tadorne du Cap
Tadorna variegata
Tadorne de Nouvelle‑Zélande |
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Alopochen
(Tadorninés)
(2 esp) |
Alopochen
aegyptiaca Ouette d’Égypte
Alopochen canagica Ouette des
Kerguelen |
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Neochen
(Tadorninés)
(1 esp) |
Neochen
jubata Ouette de l’Orénoque |
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Chenonetta
(Tadorninés)
(1 esp) |
Chenonetta
jubata Canard des bois, ou bernache
à crinière |
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Amazonetta
(Tadorninés)
(1 esp) |
Amazonetta
brasiliensis Canard brésilien |
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Sarkidiornis
(Tadorninés)
(1 esp) |
Sarkidiornis melanotos Canard Ã
bosse |
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Tachyeres (Tadorninés)
(4 esp) |
Tachyeres
patachonicus Canard vapeur de
Patagonie
Tachyeres leucocephalus Canard vapeur à tête blanche
Tachyeres brachypterus
Canard vapeur des Falkland
Tachyeres pteneres
Canard vapeur volant |
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Plectroptérus
(Plectroptérinés )
(1 gen, 1 esp)
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Anatinés
(env 20 gen, env 110 esp)
1. Morphologie et
description
2. Place des Anatinés au sein des Ansériformes
3. Genres principaux des Anatinés
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Les
Anatinés regroupent les canards de surface, canards plongeurs,
canards marins et espèces apparentées. Ils présentent un corps
compact, un cou relativement court, des pattes placées
vers l’arrière facilitant la nage, et un bec large et lamellé
adapté à la filtration ou au broutage aquatique. Le dimorphisme sexuel
est souvent marqué : les mâles arborent des plumages nuptiaux très
colorés, tandis que les femelles sont généralement brunes et
cryptiques pour la nidification. Les ailes sont longues et pointues,
permettant un vol rapide. Leur morphologie varie selon le mode
d’alimentation : les canards de surface ont un corps plus léger et se
nourrissent en « cul‑salé », tandis que les plongeurs ont un corps plus
dense et des pattes plus postérieures pour faciliter l’immersion.
Les Anatinés constituent une sous‑famille
de la famille des Anatidae, au sein de l’ordre des Ansériformes,
qui regroupe également les oies, les cygnes et les dendrocygnes. Ils
représentent la plus grande diversité spécifique de l’ordre, avec
plusieurs centaines d’espèces réparties dans presque toutes les régions
du monde. Dans la classification moderne, les Anatinés sont l’un des
trois grands ensembles des Anatidae, aux côtés des Anserinae
(oies et cygnes) et des Dendrocygninae (dendrocygnes). Ils
occupent une place centrale dans l’évolution des oiseaux aquatiques,
avec une radiation adaptative majeure liée aux milieux d’eau douce et
côtiers.
Les Anatinés regroupent de nombreux genres
importants reflétant une grande diversité écologique. Parmi les
principaux : Anas (canards de surface, dont le colvert),
Spatula (canards souchets et sarcelles à large bec), Mareca
(canards siffleurs et chipeaux), Aythya (canards plongeurs comme
le fuligule milouin), Netta (fuligules pochards), Bucephala
(garrots), Clangula (harelde boréale), Melanitta
(macreuses), Somateria (eiders), Histrionicus (arlequin
plongeur), Oxyura (érismatures), Tadorna (tadornes), et
Cairina (canard musqué et espèces apparentées). Ces genres couvrent
des niches allant des marais d’eau douce aux zones côtières arctiques,
des lacs profonds aux estuaires, illustrant la plasticité écologique
exceptionnelle des Anatinés. |
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