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Oiseaux en France
et en Aquitaine |
La situation des
oiseaux en France montre un déclin marqué et continu,
avec environ un tiers des espèces nicheuses désormais menacées
selon la Liste rouge nationale, tandis que les suivis à long terme comme
le programme STOC révèlent une baisse
importante des populations d’oiseaux communs, en particulier
ceux des milieux agricoles qui ont perdu près d’un
tiers de leurs effectifs en trente ans, mais aussi des
espèces urbaines affectées par la rénovation des
bâtiments, la raréfaction des ressources alimentaires et la pollution ;
les espèces les plus touchées incluent le Chardonneret élégant,
la Tourterelle des bois, le Bruant ortolan,
la Bécassine des marais ou encore la
Pie‑grièche à poitrine rose, dont les déclins sont liés à l’intensification
agricole, à la destruction des habitats, à l’artificialisation
des milieux, à la dégradation des zones humides
et aux effets du changement climatique, ce qui fait des
oiseaux un indicateur majeur de la santé des écosystèmes
et confirme que la biodiversité aviaire française traverse une crise
profonde nécessitant des actions de conservation renforcées.Situation
des Oiseaux en Aquitaine / Nouvelle‑Aquitaine
La situation des
oiseaux en Aquitaine montre un déclin marqué, similaire
mais souvent plus accentué que la moyenne nationale, car la région
concentre des milieux particulièrement sensibles comme les zones humides
littorales, les landes, les vignobles et les grandes plaines agricoles ;
les suivis régionaux indiquent une forte régression des oiseaux
des milieux agricoles, notamment l’Alouette des champs, la
Perdrix grise, la Tourterelle des bois et le Bruant proyer, en lien
direct avec l’intensification agricole, la disparition des haies et
l’usage massif de pesticides, tandis que les oiseaux des zones
humides comme le Butor étoilé, le Blongios nain ou la
Gorgebleue à miroir subissent la dégradation des marais, l’assèchement
des roselières et la pression touristique sur le littoral ; les
espèces forestières se maintiennent globalement mais certaines,
comme le Pic mar ou le Gobemouche noir, montrent des déclins locaux liés
à la simplification des massifs ; les espèces urbaines
comme le Moineau domestique, le Martinet noir ou l’Hirondelle de fenêtre
déclinent aussi dans les grandes agglomérations, notamment autour de
Bordeaux, en raison de la rénovation des bâtiments, de la raréfaction
des cavités et de la baisse des ressources alimentaires ; au total, la
région présente un déclin généralisé, avec plusieurs
espèces classées en enjeu fort ou très fort
dans les listes rouges régionales, ce qui fait de l’Aquitaine une zone
prioritaire pour la restauration des haies, des zones humides, des
corridors écologiques et des habitats littoraux.
Espèces migratrices de passage en France
La France se situe
sur trois grands axes migratoires européens — voie atlantique,
voie méditerranéenne et voie continentale
— ce qui en fait un territoire traversé chaque année par des
millions d’oiseaux migrateurs. Parmi les espèces les plus
emblématiques en migration de passage, on trouve de
nombreux limicoles comme le Bécasseau variable (Calidris
alpina), le Bécasseau maubèche (Calidris canutus), le
Chevalier gambette (Tringa totanus), le Courlis cendré (Numenius
arquata) et le Pluvier argenté (Pluvialis squatarola), qui
utilisent les côtes atlantiques, les estuaires et les marais littoraux
comme zones de halte. Les rapaces migrateurs sont
également bien représentés, notamment le Balbuzard pêcheur (Pandion
haliaetus), le Milan noir (Milvus migrans), le Circaète
Jean‑le‑Blanc (Circaetus gallicus) et le Faucon kobez (Falco
vespertinus), observables en passage dans le Sud‑Ouest et le
couloir rhodanien. Les passereaux migrateurs
constituent la majorité des flux, avec des espèces comme le Gobemouche
noir (Ficedula hypoleuca), la Fauvette grisette (Sylvia
communis), la Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus),
le Pipit des arbres (Anthus trivialis) ou encore le Rougequeue
à front blanc (Phoenicurus phoenicurus), qui traversent
massivement le pays au printemps et en automne. Les oiseaux
marins effectuent aussi des passages spectaculaires, notamment
le Puffin des Baléares (Puffinus mauretanicus), le Fou de
Bassan (Morus bassanus) et les labbes du genre Stercorarius,
visibles en migration postnuptiale le long des côtes atlantiques. Enfin,
certaines espèces comme la Cigogne noire (Ciconia nigra), la
Grue cendrée (Grus grus) ou le Pigeon colombin (Columba
oenas) utilisent la France comme zone de transit majeure,
avec des concentrations impressionnantes dans des sites clés comme le
lac du Der, les cols pyrénéens ou les marais charentais. |
Ciconiiformes (nicheurs) en
France
Pélécanidés
(2 espèces)1. Taille et
description
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Particularités des Pélécanidés

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Pelecanus onocrotalus — Pélican blanc
Pelecanus crispus - Pélican frisé

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Les Pélécanidés sont de grands oiseaux aquatiques piscivores,
reconnaissables à leur bec massif et leur poche gulaire, présents
ponctuellement en France et observables en Aquitaine dans certains parcs
zoologiques.
Taille et description Les pélicans mesurent entre 1,60 et 1,80
m de long avec une envergure pouvant atteindre 3,5 m. Leur poids varie
de 10 à 13 kg selon les espèces. Ils possèdent un bec long et puissant
muni d’une poche extensible appelée sac gulaire, capable de contenir
plus de 10 litres d’eau. Cette poche sert à la pêche, au transport de
matériaux pour le nid et à la régulation thermique. Leurs ailes larges
leur permettent de voler sur de longues distances en planant. Le plumage
est généralement blanc, sauf chez le pélican brun et le pélican à
lunettes. Les pattes sont courtes, robustes et entièrement palmées,
adaptées à la nage. Leur vol est puissant et leur capacité à planer sur
les courants ascendants leur permet de voler pendant des heures sans
effort.
Présence en France et en Aquitaine Les Pélécanidés ne sont pas
des nicheurs réguliers en France mais peuvent être observés en migration
ou en captivité. Le pélican frisé (Pelecanus crispus) est parfois aperçu
dans le sud-est de la France, notamment en Camargue. En Aquitaine, leur
présence est surtout liée à des structures zoologiques comme le Zoo du
Bassin d’Arcachon où le pélican frisé est maintenu. Leur habitat naturel
inclut les zones humides, les lacs et les marais, mais leur présence
sauvage reste exceptionnelle dans la région.
Particularités Les pélicans vivent en colonies et pratiquent
souvent la pêche en groupe. Leur maturité sexuelle survient entre 3 et 5
ans. Ils pondent 1 à 6 œufs, incubés par les deux parents pendant
environ un mois. Les poussins sont nourris par régurgitation. Leur cri
est un grognement rauque, surtout en période de reproduction. Ils
peuvent voler sans escale pendant 24 heures grâce à leur aptitude à
exploiter les courants ascendants. Leur espérance de vie est de 25 ans
en nature et jusqu’à 50 ans en captivité. Le pélican frisé est considéré
comme le plus grand oiseau d’eau douce d’Europe |
Ardéidés
(env 8 espèces)1. Taille et
description
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Particularités des Ardéidés
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Ardea cinerea — Héron cendré
Ardea purpurea — Héron pourpré
Bubulcus ibis — Héron garde-bœufs
Egretta garzetta — Aigrette garzette
Ardea alba — Grande aigrette
Nycticorax nycticorax — Héron bihoreau
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Les Ardéidés sont des échassiers de taille moyenne à grande,
bien représentés en France et en Aquitaine, avec des adaptations
remarquables aux milieux humides.
Taille et description Les Ardéidés regroupent les hérons,
aigrettes, butors, crabiers et bihoreaux. Leur taille varie de 27 cm
pour le blongios nain à 140 cm pour le héron goliath. Ils possèdent un
long cou replié en S au repos et en vol, un bec en forme de poignard
adapté à la capture de proies aquatiques, et de longues pattes leur
permettant de marcher dans l’eau peu profonde. Le plumage est souvent
discret, dans des tons de gris, brun ou roux, parfois blanc chez les
aigrettes. Le vol est caractérisé par le cou replié et les pattes
tendues vers l’arrière. Leur posture d’attente immobile et leur démarche
lente facilitent la chasse à l’affût.
Présence en France et en Aquitaine Les Ardéidés sont largement
présents en France, notamment dans les zones humides, les marais, les
étangs, les rivières et les littoraux. En Aquitaine, on les observe dans
le bassin d’Arcachon, les marais de Bruges, les étangs du Médoc, les
zones humides de la vallée de la Garonne et du Lot-et-Garonne. Le héron
cendré, l’aigrette garzette et le bihoreau gris sont parmi les espèces
les plus communes. Certaines espèces comme le butor étoilé sont plus
discrètes et localisées. Des suivis ornithologiques permettent de
surveiller leur abondance et leur reproduction.
Particularités Les Ardéidés sont principalement piscivores mais
peuvent consommer amphibiens, insectes et petits mammifères. Leur
technique de chasse repose sur la patience et la précision. Ils nichent
souvent en colonies dans les roselières ou les arbres, parfois en mixité
avec d’autres espèces. Leurs cris sont rauques ou stridents, utilisés
pour la communication en période de reproduction. Le dimorphisme sexuel
est peu marqué. Leurs déplacements migratoires varient selon les
espèces, certaines étant sédentaires, d’autres migratrices. Ils jouent
un rôle écologique important dans les zones humides et sont indicateurs
de la qualité des milieux aquatiques. |
Threskionithidés
(2 espèces)1. Taille et
description
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Particularités des
Threskionithidés
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Plegadis falcinellus — Ibis falcinelle
Platalea leucorodia — Spatule blanche |
Les Threskionithidés sont des échassiers de taille moyenne à
grande, bien présents en France et en Aquitaine, avec des adaptations
morphologiques distinctes entre ibis et spatules.
Taille et description Les Threskionithidés regroupent les ibis
et les spatules. Leur taille varie de 46 à 110 cm. Les ibis ont un bec
long, mince et recourbé vers le bas, tandis que les spatules possèdent
un bec large et aplati en forme de spatule. Le corps est élancé, les
pattes sont longues et adaptées à la marche dans les zones humides, et
le cou est également allongé. Le plumage varie selon les espèces : blanc
chez la spatule blanche, noir chez l’ibis falcinelle, ou encore rouge
chez l’ibis rouge. Le vol est puissant, avec le cou et les pattes
tendus. Ces oiseaux sont souvent silencieux mais peuvent émettre des
sons rauques ou nasillards en période de reproduction.
Présence en France et en Aquitaine En France, plusieurs espèces
sont présentes, notamment la spatule blanche (Platalea leucorodia)
et l’ibis falcinelle (Plegadis falcinellus). La spatule blanche
est nicheuse dans les zones humides du sud-ouest, notamment en Camargue
et dans le Marais poitevin. En Aquitaine, elle est bien représentée dans
les marais du bassin d’Arcachon, les étangs du Médoc et les zones
humides de la vallée de la Garonne. L’ibis falcinelle, autrefois rare,
est désormais en expansion et niche dans certaines colonies mixtes avec
les hérons. Ces espèces sont suivies dans les programmes de conservation
des zones humides.
Particularités Les Threskionithidés sont grégaires et nichent
souvent en colonies, parfois avec d’autres échassiers. Leur alimentation
est principalement composée d’invertébrés aquatiques, petits poissons et
amphibiens, qu’ils capturent en fouillant la vase avec leur bec
spécialisé. Les spatules balayent leur bec dans l’eau pour détecter les
proies, tandis que les ibis sondent les substrats. Leur reproduction
implique la construction de nids dans les arbres ou les roselières. Ils
jouent un rôle écologique important dans les zones humides et sont
indicateurs de leur bon état. Leur expansion récente en France est liée
à la protection des sites de nidification et à l’amélioration de la
qualité des milieux humides. |
Botaurinés
(2 espèces)
1. Taille et description
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Particularités des Botaurinés
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Botaurus stellaris — Butor étoilé
Ixobrychus minutus — Blongios nain
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Les Botaurinés sont des hérons discrets de taille moyenne,
spécialisés dans les milieux humides denses, présents en France et en
Aquitaine avec des adaptations cryptiques remarquables.
Taille et description Les Botaurinés incluent principalement le
butor étoilé (Botaurus stellaris) et le blongios nain (Ixobrychus
minutus). Le butor étoilé mesure entre 69 et 81 cm de long
pour une envergure allant jusqu’à 130 cm et un poids moyen
d’environ 1 kg. Il possède un plumage brun chamois strié de
noir, un cou épais, une gorge blanche, et une
bande sombre sur le crâne et la joue. Sa posture typique, le cou
dressé vers le ciel, lui permet de se camoufler parfaitement dans les
roselières. Le blongios nain est plus petit, avec une taille d’environ
27 à 38 cm, un plumage contrasté noir et beige, et un
comportement également furtif.
Présence en France et en Aquitaine Le butor étoilé est présent
dans les zones humides riches en roseaux : marais, étangs, lacs
et tourbières. En France, il est surtout observé en Camargue,
en Loire-Atlantique, dans le Nord et le Nord-Est.
En Aquitaine, il est signalé dans les marais du bassin d’Arcachon,
les zones humides du Médoc, et certains étangs de la vallée
de la Garonne. Le blongios nain est également présent dans la
région, mais plus difficile à détecter. Les populations de butor étoilé
sont en fort déclin, avec moins de 300 mâles chanteurs
recensés en France, ce qui en fait une espèce vulnérable.
Particularités Les Botaurinés sont extrêmement farouches
et cryptiques, leur présence étant souvent révélée uniquement
par leur cri territorial, semblable à une corne de brume.
Ils sont sédentaires en Europe de l’Ouest et du Sud, mais
peuvent migrer depuis les régions plus froides. Leur régime alimentaire
est carnivore, composé de grenouilles, insectes, larves,
têtards et petits poissons, capturés par un coup de bec rapide.
La reproduction a lieu en avril-mai, avec une ponte de 5 à
6 œufs sur une plateforme de roseaux. Les jeunes sont
nourris pendant environ 8 semaines. Leur camouflage et leur
comportement immobile en font des espèces très difficiles à observer,
mais essentielles pour l’équilibre des zones humides. |
Ciconia
(2
espèces)1. Taille et description
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Particularités des Ciconia |
Ciconia ciconia — Cigogne blanche
Ciconia nigra — Cigogne noire
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Les Ciconia sont de grands échassiers au long bec et au vol
majestueux, bien représentés en France et en Aquitaine, notamment par la
cigogne blanche.
Taille et description Les espèces du genre Ciconia,
principalement la cigogne blanche (Ciconia ciconia) et la
cigogne noire (Ciconia nigra), mesurent entre 100 et 115 cm
de long avec une envergure de 180 à 200 cm et un poids de
2,3 à 4,4 kg. Elles possèdent un long bec droit, des
pattes rouges, un cou allongé et un plumage blanc avec
des rémiges noires pour la cigogne blanche, entièrement noir à
reflets métalliques avec le ventre blanc pour la cigogne noire. Le vol
se fait cou tendu, contrairement aux hérons, avec des
battements lents et des phases de vol plané. Leur espérance de vie peut
atteindre 26 ans.
Présence en France et en Aquitaine La cigogne blanche
est nicheuse certaine en France, avec environ 4500 couples
reproducteurs recensés. Elle est bien présente en
Nouvelle-Aquitaine, notamment dans les zones humides de la
Dordogne, du Marais poitevin, du Médoc et du
bassin d’Arcachon. Elle niche sur des structures élevées
comme les pylônes, cheminées, clochers ou
plateformes artificielles. La cigogne noire, plus discrète
et forestière, est présente dans les massifs boisés du
sud-ouest mais reste rare et localisée. Les deux espèces sont
suivies par des programmes de baguage et de conservation.
Particularités Les Ciconia sont grégaires en migration
mais isolées ou en petits groupes pour la nidification. Elles
sont presque muettes, utilisant le claquement de bec
pour communiquer, notamment lors des parades nuptiales. Le nid
volumineux peut atteindre 2 m de diamètre et de hauteur,
réutilisé plusieurs années. La ponte comprend 3 à 5 œufs,
incubés pendant 33 à 34 jours, avec des jeunes qui s’envolent à
2 mois. Leur régime alimentaire est opportuniste,
composé de invertébrés, amphibiens, petits mammifères et reptiles.
Elles fréquentent aussi les décharges en période de migration.
Certaines populations tendent à se sédentariser en France,
notamment dans les zones où la nourriture est disponible toute l’année. |
Anatidés (nicheurs) en
France
Anatidés
(26 espèces)1. Taille et
description
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Particularités des Anatidés
|
Anas platyrhynchos — Canard colvert
Anas querquedula — Sarcelle d’été
Tadorna tadorna — Tadorne de Belon
Netta rufina — Nette rousse
Aythya ferina — Fuligule milouin
Anser anser — Oie cendrée
Cygnus olor — Cygne tuberculé
Branta leucopsis — Bernache nonnette |
Les Anatidés sont des oiseaux aquatiques de taille moyenne à
grande, bien représentés en France et en Aquitaine, avec des adaptations
remarquables à la vie semi-aquatique.
Taille et description Les Anatidés regroupent les canards, oies
et cygnes. Leur taille varie de 30 cm pour les petits canards comme le
sarcelle d’hiver à plus de 1,5 m d’envergure pour les grands cygnes
comme le cygne tuberculé. Ils possèdent un corps dense facilitant la
flottabilité et la plongée, un long cou tendu en vol, des ailes courtes
mais puissantes permettant un vol rapide et énergique, et des pattes
palmées adaptées à la nage. Leur plumage est souvent imperméable grâce à
une glande uropygienne qui sécrète une huile protectrice. Les femelles
reproductrices arrachent leur duvet ventral pour garnir le nid,
favorisant l’incubation et la conservation thermique des œufs.
Présence en France et en Aquitaine Les Anatidés sont largement
présents en France, notamment dans les zones humides, les lacs, les
marais et les estuaires. En Aquitaine, ils sont observables dans les
réserves naturelles comme le bassin d’Arcachon, les marais de Bruges,
les étangs de la Double ou les zones humides du Médoc. Certaines espèces
sont sédentaires, comme le colvert, tandis que d’autres sont
migratrices, comme la bernache cravant ou le canard siffleur. Des
comptages hivernaux ont permis de suivre leur abondance sur plusieurs
décennies.
Particularités Les Anatidés présentent une grande diversité
morphologique et comportementale. Ils sont majoritairement herbivores ou
omnivores, filtrant l’eau ou fouillant les fonds pour se nourrir. Leurs
cris et sifflements sont spécifiques à chaque espèce. Le dimorphisme
sexuel est souvent marqué chez les canards, avec des mâles aux couleurs
vives. Leur reproduction implique souvent des parades nuptiales
élaborées. Ils jouent un rôle écologique important dans la régulation
des milieux aquatiques et sont suivis dans des enquêtes nationales pour
évaluer leur statut de conservation. |
Phoenicopteriformes
(nicheurs) en
France
Phoénicoptéridés
(1 espèce)1. Taille et description
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Particularités des Phoénicoptéridés
|
Phoenicopterus roseus — Flamant rose |
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Podicipédidés
(3 espèces)1. Taille et description
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Particularités des
Podicipédidés
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Podiceps cristatus — Grèbe huppé
Podiceps nigricollis — Grèbe à cou noir
Tachybaptus ruficollis — Grèbe castagneux
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Charadriiformes
(nicheurs) en
France
Burhinidés
(1 espèce) |
Burhinus oedicnemus — Œdicnème criard |
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Haematopodidés
(1 espèce) |
Haematopus ostralegus — Huîtrier pie |
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Recurvirostridés
(2 espèces) |
Recurvirostra avosetta — Avocette élégante
Himantopus himantopus — Échasse blanche |
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Charadriidés
(6 espèces) |
Charadrius alexandrinus — Gravelot à collier interrompu
Vanellus vanellus — Vanneau huppé
Charadrius dubius — Petit gravelot
Pluvialis apricaria — Pluvier doré |
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Scolopacidés
(4 espèces) |
Gallinago gallinago — Bécassine des marais
Tringa totanus — Chevalier gambette
Numenius arquata — Courlis cendré
Scolopax rusticola — Bécasse des bois |
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Laridés
(10 espèces) |
Larus argentatus — Goéland argenté
Chroicocephalus ridibundus — Mouette rieuse
Sterna hirundo — Sterne pierregarin
Thalasseus sandvicensis — Sterne caugek |
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Glaréolidés
(1 espèce) |
Glareola pratincola — Glaréole à collier |
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Gruiformes
(nicheurs) en
France
Gruidés
(1 espèce) |
Grus grus — Grue cendrée |
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Rallidés
(7 espèces) |
Rallus aquaticus — Râle d’eau
Gallinula chloropus — Poule d’eau
Porphyrio porphyrio — Talève sultane
Fulica atra — Foulque macroule |
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Galliformes
(nicheurs et sauvages) présent en
France
Numididés
(1 espèce)1. Taille et
description
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Particularités des Numididés
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Pintade commune (Numida meleagris)
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Les Numididés sont des galliformes africains terrestres,
représentés en France par la pintade domestique, élevée pour sa chair.
En Aquitaine, leur présence est liée à l’élevage agricole.
Taille et description Les Numididés mesurent entre 40 et 72 cm.
Leur corps est trapu, la tête petite et souvent nue, avec une crête ou
un casque osseux chez certaines espèces comme la pintade de Numidie. Le
plumage est sombre, généralement gris ou noir, piqueté de taches
blanches en forme de perles. La queue est courte et tombante, les ailes
arrondies. Le bec est court et recourbé, les pattes robustes adaptées à
la course. Le dimorphisme sexuel est peu marqué.
Présence en France et en Aquitaine La seule espèce présente en
France est la pintade commune (Numida meleagris), sous forme domestique.
Elle est originaire d’Afrique subsaharienne mais a été introduite et
élevée en Europe depuis l’Antiquité. La France est le premier producteur
européen de pintades, avec une forte concentration d’élevages dans le
Sud-Ouest, notamment en Nouvelle-Aquitaine. En Gironde et dans les
Landes, la pintade est intégrée aux systèmes agricoles mixtes, souvent
en plein air ou en élevage fermier. Elle n’existe pas à l’état sauvage
mais peut former des populations férales dans certaines zones rurales.
Particularités Les Numididés sont les seuls galliformes à
présenter un casque osseux sur le crâne. Leur comportement est grégaire,
avec des cris stridents et une forte vigilance. La pintade domestique
est omnivore, se nourrissant de graines, insectes, baies et petits
vertébrés. Elle pond entre 12 et 15 œufs, incubés pendant 23 à 24 jours.
Les deux parents peuvent participer à l’élevage des jeunes. Leur chair
est appréciée pour sa finesse et son goût prononcé. L’élevage de
pintades est appelé méléagriculture. Certaines espèces sauvages comme la
pintade vulturine ou la pintade plumifère sont encore peu connues et
menacées par la déforestation en Afrique |
Phasianidés
(4
espèces) 1. Taille et
description
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Particularités des Phasianidés
|
Phasianus colchicus — Faisan de Colchide
Alectoris rufa — Perdrix rouge
Perdix perdix — Perdrix grise
Coturnix coturnix — Caille des blés |
Taille et description Les Phasianidés sont des
galliformes de taille moyenne à grande, allant de 15 cm chez les cailles
à plus de 2 m en incluant la traîne chez le paon bleu. Leur corps est
trapu, les ailes courtes et arrondies, le bec robuste et légèrement
recourbé, les pattes puissantes souvent munies d’éperons chez les mâles.
Le plumage est très variable, souvent terne chez les femelles et
spectaculaire chez les mâles, avec un dimorphisme sexuel marqué.
Certaines espèces comme les faisans et les tragopans présentent des
ornements faciaux ou des caroncules colorées.
Présence en France et en Aquitaine En France, plusieurs espèces
de Phasianidés sont présentes, principalement sous forme domestique ou
introduite. La caille des blés (Coturnix coturnix) est une espèce
indigène migratrice. Le faisan commun (Phasianus colchicus), originaire
d’Asie, est largement introduit pour la chasse et s’est naturalisé dans
de nombreuses régions, y compris en Nouvelle-Aquitaine. Le paon bleu
(Pavo cristatus) est parfois élevé en captivité pour l’ornement. En
Aquitaine, les Phasianidés sont présents dans les milieux agricoles, les
zones boisées et les élevages de gibier. La caille est aussi élevée pour
la consommation, notamment dans les Landes et le Lot-et-Garonne.
Particularités Les Phasianidés se distinguent par leur
comportement terrestre, leur reproduction au sol et leur dimorphisme
sexuel. Leurs poussins sont nidifuges, capables de se déplacer et de se
nourrir seuls dès l’éclosion. Les mâles de certaines espèces adoptent
des parades nuptiales spectaculaires. Leur régime alimentaire est
omnivore, incluant graines, insectes et végétaux. Plusieurs espèces sont
domestiquées ou élevées pour la chasse, comme le faisan et la caille.
Leur vulnérabilité à la prédation est compensée par des stratégies de
camouflage et une forte fécondité. Certaines espèces exotiques sont
menacées par la perte d’habitat et la chasse excessive. |
Columbidés (nicheurs) en
France
Columba
(3 espèces)
|
Columba palumbus — Pigeon ramier, ou palombe
Columba livia — Pigeon biset
Columba oenas — Pigeon colombin
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Streptopelia
(2
espèces)
|
Streptopelia turtur — Tourterelle des bois
Streptopelia decaocto — Tourterelle turque |
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Ptérocliformes
(nicheurs) en
France
|
Espèces en France |
Espèces
representatives |
Description |
Ptéroclidés
(2
espèces) |
Pterocles alchata — Ganga cata
Pterocles orientalis — Ganga unibande
|
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Apodiformes
(nicheurs) en
France
|
Espèces en France |
Espèces
representatives |
Description |
Apodidés
(4
espèces) |
Apus apus — Martinet noir
Apus pallidus — Martinet pâle
Apus melba — Martinet à ventre blanc
Tachymarptis europaeus — Martinet de montagne |
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Caprimulgiformes
(nicheurs) en
France
|
Espèces en France |
Espèces
representatives |
Description |
Caprimulgidés
(1 espèce) |
Caprimulgus europaeus — Engoulevent d’Europe |
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Cuculiformes
(nicheurs) en
France
|
Espèces en France |
Espèces
representatives |
Description |
Cuculidés
(1 espèce)1. Taille et
description
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Particularités du coucou gris

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Cuculus canorus — Coucou gris
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Otidiformes
(nicheurs) en
France
|
Espèces en France |
Espèces
representatives |
Description |
Otididés
(1 espèce) |
Tetrax tetrax — Outarde canepetière |
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Procellariiformes
(nicheurs) en
France
|
Espèces en France |
Espèces
representatives |
Description |
Procellariidés
(3 espèces) |
Puffinus yelkouan — Puffin yelkouan
Calonectris diomedea — Puffin cendré
Puffinus puffinus — Puffin des Anglais |
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Hydrobatidés
(2 espèces) |
Hydrobates pelagicus — Océanite tempête
Hydrobates leucorhous — Océanite cul-blanc |
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Suliformes
(nicheurs) en
France
|
Espèces en France |
Espèces
representatives |
Description |
Phalacrocoracidés
(2 espèces) |
Phalacrocorax carbo (Grand Cormoran)
Phalacrocorax aristotelis (Cormoran huppé) |
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Rapaces (nicheurs) en
France
|
Espèces en France |
Espèces
representatives |
Description |
Falco
(5 espèces) |
Falco peregrinus (Faucon pèlerin)
(moins de 45 cm, enverg 91-115 cm, moins de 1,5 kg)
Falco tinnunculus (Faucon crécerelle)
(moins de 40 cm, enverg 65-82 cm, moins de 300 g)
Falco subbuteo (Faucon hobereau)
(moins de 35 cm, enverg 70-84 cm, moins de 250 g)
Falco naumanni (Faucon crécerellette)
(moins de 35 cm, enverg 63-72 cm, moins de 200 g)
 |
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Pandion
(1 espèce) |
Pandion haliaetus (Balbuzard pêcheur)
(moins de 70 cm, enverg 127-174 cm, moins de 2 kg)
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Gypaetinés
(1 espèce) |
Gypaetus barbatus (Gypaète barbu)
(moins de 150 cm, enverg 266-282 cm, moins de 10 kg)
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Elaninés
(1 espèce) |
Elanus caeruleus (Élanion blanc)
(moins de 35 cm, enverg 78-95 cm, moins de 300 g)
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Perninés
(1 espèce) |
Pernis apivorus (Bondrée apivore)
(moins de 60 cm, enverg 135-150 cm, moins de 1 kg)
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Circaetinés
(1 espèce) |
Circaetus gallicus (Circaète Jean-le-Blanc)
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Aegypiinés
(1 espèce) |
Neophron percnopterus (Vautour percnoptère)
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Aquilinés
(2
espèces) |
Aquila chrysaetos (Aigle royal)
Aquila pomarina (Aigle pomarin)
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Accipitrinés
(2
espèces) |
Accipiter nisus (Épervier d’Europe)
Accipiter gentilis (Autour des palombes) |
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Buteoninés
(3
espèces) |
Buteo buteo (Buse variable)
Milvus milvus (Milan royal)
Milvus migrans (Milan noir) |
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Strigidés
(11 espèces) |
Asio flammeus (Hibou des marais)
Bubo bubo (Grand-duc d’Europe)
Tyto alba (Effraie des clochers)
Aegolius funereus (Nyctale de Tengmalm)
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Psittacidés (nicheurs) en
France
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Espèces en France |
Espèces
representatives |
Description |
Psittacula
(1 espèce) |
Perruche à collier (Psittacula krameri)
(moins de 45 cm, moins de 150 g)
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Piciformes (nicheurs) en France
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Espèces en France |
Espèces
representatives |
Description |
Picidés
(7 espèces) |
Picus viridis — Pic vert
(moins de 40 cm, moins de 250 g)
Dryocopus martius — Pic noir
(moins de 60 cm, moins de 400 g)
Dendrocopos major — Pic épeiche
(moins de 30 cm, moins de 100 g)
Jynx torquilla — Torcol fourmilier
(moins de 20 cm, moins de 50 g)
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Coraciiformes (nicheurs) en France
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Espèces en France |
Espèces
representatives |
Description |
Alcédinidés
(1 espèce) |
Martin-pêcheur d’Europe (Alcedo atthis)
(moins de 16 cm, moins de 100 g)
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Méropidés
(1 espèce) |
Guêpier d’Europe (Merops apiaster)
(moins de 28 cm, moins de 100 g)
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Coraciidés
(1 espèce) |
Rollier d’Europe (Coracias garrulus)
(moins de 32 cm, moins de 200 g)
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Bucérotiformes
(nicheurs) en France
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Espèces en France |
Espèces
representatives |
Description |
Upupa
(1 espèce) |
Huppe fasciée (Upupa epops)
(26-32 cm, enverg 42-45 cm, moins de 100 g)
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