|
Anthocerotopsida
(env 5 esp)
1. Présence en France et en Aquitaine
2. Taille et habitat en France
3. Prédateurs
4. Variétés et nombre d'espèces en France
8. Statut en France des Anthocerotopsida
|
Anthoceros punctatus — anthocéros ponctué
Anthoceros agrestis — anthocéros des champs
Phaeoceros carolinianus — phéocéros carolinien
Phaeoceros
laevis — phéocéros lisse
Notothylas orbicularis — notothylas orbiculaire
 |
Les
Anthocerotopsida sont
présentes en France,
mais restent très rares,
limitées à quelques espèces d’anthocérotes occupant des micro‑habitats
humides et instables, tandis qu’en
Aquitaine leur présence
est possible mais extrêmement
localisée, principalement dans des
sols nus détrempés,
lisières humides,
ornières forestières ou
zones argileuses
temporairement inondées, ce groupe étant nettement moins représenté que
les mousses et les hépatiques dans la région.
Les
Anthocerotopsida
françaises mesurent généralement
1 à 3 cm pour le thalle, avec un sporophyte en forme de
corne atteignant
1 à 5 cm, occupant des
habitats boueux,
ombragés,
humides,
temporaires, souvent sur
des sols nus compactés,
des bords de chemins forestiers,
des prairies humides,
des mares temporaires ou
des zones argileuses,
leur présence étant fortement dépendante d’une
humidité constante et
d’une faible concurrence végétale.
Les
Anthocerotopsida sont
prédatées par de petits
invertébrés du sol tels que les
collemboles,
acariens,
larves d’insectes,
quelques gastéropodes et
divers micro‑arthropodes,
mais leur faible valeur nutritive, leur
texture coriace et leur
habitat très humide limitent fortement la pression de prédation.
Les
Anthocerotopsida
regroupent en France 3 à 4
espèces selon les référentiels, principalement dans les genres
Anthoceros et
Phaeoceros, ces espèces étant
localisées,
discrètes et souvent
sous‑détectées, occupant
des micro‑habitats humides temporaires et apparaissant surtout après des
périodes de pluie prolongée
ou dans des sols fraîchement
perturbés.
Les
Anthocerotopsida sont
considérées comme rares
en France, certaines espèces étant
vulnérables ou
quasi menacées en raison
de la disparition des zones
humides temporaires, de la
compaction des sols, de
l’urbanisation, de l’intensification
agricole et de la
fermeture des milieux, ce groupe jouant un rôle important comme
indicateur écologique
des micro‑habitats humides pionniers. |