Autres Mollusques en France

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Classes

Espèces représentatives

Description
 

Aplacophores
(env 15 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Aplacophores
2. Comestibilité
3. taille e poids des especes en France

Epimenia babai solénogastre babai
 Epimenia verrucosasolénogastre verruqueux Proneomenia sluiterisolénogastre de Sluiter
Dorymenia menchikoffi
solénogastre de Menchikoff
Chaetoderma nitidulum
caudofovéate brillant
Falcidens crossotus
caudofovéate crochu Prochaetoderma radulacaudofovéate radulé Metachaetoderma rostratumcaudofovéate rostré

Les Aplacophores sont présents en France mais uniquement dans les fonds profonds de l’Atlantique Nord‑Est et de la Méditerranée occidentale, jamais sur les côtes, jamais en zones peu profondes, jamais en estuaires. En Gironde, ils sont totalement absents : le plateau côtier du Golfe de Gascogne est trop peu profond pour eux, et les Aplacophores n’apparaissent qu’au large, dans les fonds bathyaux et abyssaux > 200–500 m.

Ils sont non comestibles, sans intérêt alimentaire, corps vermiforme sans coquille, taille minuscule, texture gélatineuse, parfois cuticule irritante, aucune consommation humaine connue, aucune tradition culinaire, aucune valorisation.

Les espèces françaises mesurent 1–3 cm, grands individus 4–6 cm, rares formes profondes 8–10 cm ; les Caudofoveata font 1–4 cm. Leur poids varie de 50–200 mg pour les petites formes, 0,5–2 g pour les adultes courants, grands individus 3–4 g (inférence basée sur masses de spécimens profonds de même gabarit). Résumé : Aplacophores France = 1–10 cm ; 0,05–4 g ; strictement marins profonds ; absents de la Gironde ; non comestibles.

Polyplacophores
(env 12 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Polyplacophores
2. Comestibilité
3. taille e poids des especes en France

Lepidochitona cinereachiton cendré
 Acanthochitona crinitachiton hérissé
Tonicella marmorea
chiton marbré
Callochiton septemvalvis
chiton à sept valves

Les Polyplacophores (chitons) sont présents en France, mais uniquement en milieux marins rocheux de l’Atlantique, de la Manche et de la Méditerranée. Les espèces les plus courantes sont Lepidochitona cinerea, Acanthochitona crinita, Tonicella marmorea, Callochiton septemvalvis. Ils vivent sur les substrats durs, souvent sous les pierres ou dans les fissures. En Gironde, ils sont absents, car les côtes sont sableuses et vaseuses, sans roches littorales continues ; on ne peut en trouver que dans les zones rocheuses du Bassin d’Arcachon (jetées, digues, blocs artificiels), jamais sur les plages naturelles du département.

Les Polyplacophores sont non comestibles, sans intérêt alimentaire, chair coriace, faible taille, aucune tradition de consommation, aucune pêche ciblée. Leur cuticule peut être irritante et leur texture est totalement inadaptée à l’alimentation humaine. Aucun usage culinaire n’existe en Europe.

Les espèces françaises mesurent 1–3 cm pour les petites formes (Lepidochitona, Callochiton), 3–6 cm pour les espèces moyennes (Acanthochitona, Tonicella), et jusqu’à 8–10 cm pour les plus grands chitons méditerranéens. Les juvéniles sont millimétriques. Le poids varie de 0,1–0,5 g pour les petites espèces, 1–4 g pour les formes moyennes, et 5–10 g pour les grands individus (inférence basée sur masses de chitons atlantiques de même gabarit). Résumé : Polyplacophores France = 1–10 cm ; 0,1–10 g ; marins rocheux ; absents des côtes naturelles de Gironde ; non comestibles.

Bivalves
(env 170 esp)


1. Présence en France et en Gironde des Bivalves
2. Comestibilité
3. taille e poids des especes en France

Ostrea edulishuître plate
 Magallana gigashuître creuse
Mytilus edulis
moule commune
Mytilus galloprovincialis
moule méditerranéenne Cerastoderma edulecoque commune
 Ruditapes philippinarumpalourde japonaise
 Ruditapes decussatuspalourde européenne
Donax trunculus
telline tronquée
Donax vittatus
telline rayée
 Pecten maximus Grande coquille Saint‑Jacques
Aequipecten opercularis
pétoncle gris
Ensis ensis
couteau
 Solen marginatuscouteau droit
Anodonta cygnea
anodonte cygne
 Unio mancusmulette mancus
Dreissena polymorpha
moule zébrée

Les Bivalves sont très largement présents en France, en milieux marins, estuarien et dulçaquicole. En mer : huîtres (Ostrea, Magallana), moules (Mytilus), palourdes (Ruditapes), coques (Cerastoderma), tellines (Tellina), pectinidés (Pecten, Chlamys), cardiums, venus, etc. En eau douce : Unio, Anodonta, Potomida, Dreissena. En Gironde, la présence est très forte : moules et huîtres dans le Bassin d’Arcachon, coques et palourdes dans les zones sableuses, tellines sur les plages océanes, et en eau douce les unionidés dans la Dordogne, la Garonne et les affluents. Les grands pectinidés sont présents au large du Golfe de Gascogne.

La comestibilité est très variable. Les espèces marines les plus connues sont comestibles : huîtres, moules, palourdes, coques, pectinidés, tellines, amandes de mer. Certaines espèces sont non consommées mais non toxiques (venus, cardiums, donax). D’autres sont non comestibles pour raisons de taille, de goût ou de toxicité potentielle (ex. Dreissena polymorpha en eau douce, unionidés protégés et impropres à la consommation). Les bivalves d’eau douce sont non comestibles en France, soit par réglementation, soit par risque sanitaire. Les espèces marines peuvent devenir toxiques temporairement via toxines phytoplanctoniques (DSP, PSP), indépendamment de l’espèce elle‑même.

Les espèces françaises couvrent un spectre de taille allant de 1–2 cm (petites tellines, petites coques) à 5–8 cm (palourdes, moules, amandes), 10–15 cm (huîtres, grandes coques), jusqu’à 20–25 cm pour les grands pectinidés (Pecten maximus) et certaines Anodonta d’eau douce. Les poids varient de 5–20 g pour les petites espèces, 30–80 g pour les palourdes et moules adultes, 100–300 g pour les huîtres courantes, 400–800 g pour les très grands individus, et jusqu’à 1–1,5 kg pour les énormes Anodonta dulçaquicoles (inférence basée sur masses de spécimens européens de même gabarit). Résumé : Bivalves France = 1–25 cm ; 5 g à 1,5 kg ; très présents en Gironde ; majorité comestible en mer, non comestibles en eau douce.

Scaphopodes
(env 12 esp)


1. Présence en France et en Gironde des Scaphopodes
2. Comestibilité
3. taille e poids des especes en France

Antalis entalisantalis entalis
Antalis vulgaris
antalis vulgaire
 Dentalium novemcostatumdentalium à neuf côtes
 Fustiaria rubescensfustiaria rubescens

Les Scaphopodes (Dentalium, Antalis) sont présents en France, mais uniquement en milieux marins sableux ou vaseux, du large Atlantique à la Manche et à la Méditerranée. Les espèces les plus courantes sont Antalis entalis, Antalis vulgaris, Dentalium novemcostatum, Fustiaria rubescens. Ils vivent enfouis dans les sédiments, souvent entre 20 et 200 m, parfois plus profond. En Gironde, ils sont absents du littoral car les plages océanes sont trop dynamiques et le plateau côtier trop instable ; on peut en trouver au large du Golfe de Gascogne, dans les sédiments fins profonds, mais jamais dans le Bassin d’Arcachon ni sur les côtes naturelles du département.

Les Scaphopodes sont non comestibles, sans intérêt alimentaire, taille trop petite, chair insignifiante, aucune tradition de consommation en Europe, aucune pêche ciblée. Leur coquille tubulaire est utilisée uniquement en artisanat dans certaines régions du monde (bijoux, décorations), mais jamais pour l’alimentation. Aucun usage culinaire n’existe en France.

Les espèces françaises mesurent 1–3 cm pour les petites formes (Dentalium novemcostatum), 3–6 cm pour les espèces moyennes (Antalis vulgaris), et jusqu’à 6–8 cm pour les plus grands individus (Antalis entalis). Les juvéniles sont millimétriques. Le poids varie de 20–80 mg pour les petites espèces, 0,2–0,6 g pour les formes moyennes, et 1–2 g pour les grands individus (inférence basée sur masses de Scaphopodes atlantiques de même gabarit). Résumé : Scaphopodes France = 1–8 cm ; 20 mg à 2 g ; marins sableux profonds ; absents du littoral de Gironde ; non comestibles.

Céphalopodes
(env 40 esp) 

1. Présence en France et en Gironde des Céphalopodes
2. Comestibilité et dangerosité
3. taille e poids des especes en France

Sepia officinalis seiche commune
Sepia elegans
seiche élégante
 Sepia orbignyanaseiche d’Orbigny
Loligo vulgaris
calmar commun
 Alloteuthis mediapetit calmar médian
Alloteuthis subulata
petit calmar subulé
Illex coindetii
calmar de Coindet
Todarodes sagittatus
calmar sagitté
Eledone cirrhosa
poulpe cirrheux
 Eledone moschatapoulpe musqué
Octopus vulgaris
poulpe commun
 Octopus salutiipoulpe de Saluti
 Ommastrephes bartramiicalmar de Bartram
 Heteroteuthis disparsépiole disparate
Rossia macrosoma
sépiole à gros corps
Sepiola atlantica
sépiole atlantique

Les Céphalopodes sont largement présents en France, en Atlantique, Manche et Méditerranée. Les espèces les plus communes sont les seiches (Sepia officinalis), calmars (Loligo vulgaris, Alloteuthis), poulpes (Octopus vulgaris), et divers octopodidés profonds. En Gironde, ils sont absents du littoral direct (plages sableuses trop dynamiques) mais présents au large du Golfe de Gascogne, notamment les seiches et calmars dans les zones de sable vaseux, et les poulpes sur les substrats rocheux du Bassin d’Arcachon (digues, blocs artificiels). Les grands calmars profonds (Todarodes, Illex) sont présents plus au large, jamais côtiers.

La comestibilité est très élevée : seiche, calmar et poulpe sont comestibles, consommés partout en France. Les espèces profondes sont également comestibles mais rarement pêchées. La dangerosité est faible : les céphalopodes français ne sont pas venimeux pour l’humain, ne présentent aucun risque mortel, et les morsures de poulpe sont rares et modérément douloureuses. Aucun céphalopode dangereux (type Hapalochlaena, poulpe à anneaux bleus) n’existe en Europe. Les seuls risques sont comportementaux : un poulpe peut pincer, un calmar peut projeter de l’eau, et les grands calmars peuvent être impressionnants, mais sans danger réel.

Les espèces françaises couvrent un spectre de taille allant de 5–10 cm pour les petits calmars (Alloteuthis), 20–40 cm pour les seiches adultes, 50–80 cm pour les grands calmars (Loligo vulgaris), et jusqu’à 1–1,5 m pour les calmars profonds (Todarodes sagittatus). Les poulpes mesurent 30–60 cm bras compris, grands individus 80–100 cm. Les poids varient de 20–50 g pour les petits calmars, 300–800 g pour les seiches adultes, 1–3 kg pour les grands calmars, et 2–4 kg pour les grands poulpes, avec des individus exceptionnels dépassant 5–6 kg (inférence basée sur masses de céphalopodes atlantiques de même gabarit). Résumé : Céphalopodes France = 5 cm à 1,5 m ; 20 g à 6 kg ; très présents au large de Gironde ; comestibles ; non dangereux.