Les
Motacilla
mesurent généralement
16 à 21 cm,
avec une silhouette
fine,
une
queue très longue
et mobile, des
pattes élancées,
un
corps étroit,
et un vol
ondulant.
Leur morphologie est adaptée à la marche rapide au sol et à la
capture d’insectes en terrain découvert.
Les
Motacilla
sont
insectivores
: mouches, moustiques, coléoptères, fourmis ailées, larves,
petits invertébrés aquatiques, parfois petits crustacés et vers.
En hiver, certaines espèces consomment aussi des
petites graines
et des
baies.
Le genre
Motacilla
est largement répandu en
Europe,
Asie,
Afrique,
avec quelques populations en
Alaska,
au
Canada,
et dans certaines îles de l’océan
Indien.
Plusieurs espèces hivernent en
Afrique subsaharienne,
en
Asie du Sud,
au
Moyen‑Orient
et dans le
Sud‑Est asiatique.
Le genre est absent de l’Amérique
du Sud
et de l’Australie,
mais présent dans l’hémisphère Sud via la
Bergeronnette du Cap
(Motacilla
capensis).
Les
Motacilla
occupent les
prairies,
zones ouvertes,
bords de rivières,
marais,
zones agricoles,
alpages,
toundras,
zones urbaines,
plages,
estuaires,
rizières,
savannes.
Elles évitent les forêts denses mais exploitent tous les milieux
ouverts, souvent proches de l’eau.
Les
Motacilla
sont actives,
marcheuses rapides,
secouant constamment leur
queue longue.
Elles chassent à vue, capturant les insectes au sol ou en vol
court. Elles sont souvent
territoriales
en période de reproduction, mais
grégaires
en dehors, formant des
dortoirs communs
parfois très importants. Certaines espèces sont
migratrices longues distances,
d’autres
partiellement migratrices
ou
sédentaires.
La reproduction a lieu au printemps. Le nid est une
coupe d’herbes et de fibres,
souvent dans un
talus,
un
muret,
une
cavité,
un
bâtiment,
ou au pied d’un arbre. La femelle pond
4 à 6 œufs,
incubés environ
12 à 14 jours.
Les jeunes quittent le nid après
12 à 15 jours.
Deux pontes annuelles sont fréquentes chez plusieurs espèces.
Les couples sont souvent
monogames
pour la saison.
Le plumage est
contrasté,
souvent
noir, blanc, gris ou jaune,
avec des motifs nets sur la tête et la poitrine. Les mâles sont
généralement plus contrastés
que les femelles. Le bec est
fin,
droit,
adapté à la capture d’insectes. Les pattes sont longues, fines,
adaptées à la marche rapide.
Queue très longue utilisée pour l’équilibre et la communication.
Grande
agilité au sol.
Forte
plasticité écologique.
Certaines espèces montrent des
migrations transcontinentales
impressionnantes. Capacité à s’adapter aux
milieux anthropisés.
Vocalisations simples mais répétitives, souvent des
tsip
aigus.
Rapaces diurnes (éperviers, faucons), rapaces nocturnes
(chouettes), corvidés, chats domestiques, serpents, mustélidés,
hérons et autres oiseaux opportunistes pouvant prédater les
nids.
Voici quelques espèces du genre...
Motacilla alba
(Bergeronnette grise)
Motacilla flava
(Bergeronnette printanière)
Motacilla citreola
(Bergeronnette citrine)
Motacilla cinerea
(Bergeronnette des ruisseaux)
Motacilla capensis
(Bergeronnette du Cap)
Motacilla aguimp
(Bergeronnette pie)
Motacilla clara
(Bergeronnette montagnarde)
Motacilla maderaspatensis
(Bergeronnette de Madagascar)
Motacilla samveasnae
(Bergeronnette du Mékong)
Motacilla grandis
(Bergeronnette japonaise)
Motacilla tschutschensis
(Bergeronnette de l’Est)
Motacilla flaviventris
(Bergeronnette à ventre jaune).
Le genre Motacilla regroupe des oiseaux élancés, fins,
à longue queue mobile, mais chaque espèce possède des traits
morphologiques distincts permettant une identification précise :
Motacilla alba se reconnaît à son plumage
noir, blanc et gris, à sa tête
contrastée, à son dos gris clair et à sa queue noire et
blanche ; elle montre un fort dimorphisme saisonnier avec un
capuchon noir plus marqué chez le mâle au printemps ;
Motacilla flava se distingue par sa tête
colorée (bleue, grise, verte ou noire selon les
sous‑espèces), son dessous jaune vif, son corps
plus bas sur pattes et une silhouette plus trapue que les autres
bergeronnettes ; elle présente la plus grande diversité de
sous‑espèces, chacune avec un motif crânien différent ;
Motacilla cinerea possède une queue
exceptionnellement longue, un dessous jaune vif,
un dos gris cendré et une poitrine plus claire,
ce qui en fait la plus élancée du genre ; elle est plus fine,
plus légère et plus contrastée que M. flava ;
Motacilla capensis, africaine, montre un plumage
noir et blanc très marqué, avec un masque
facial noir et un dessous blanc, rappelant une version plus
contrastée de M. alba ;
Motacilla aguimp présente un plumage
noir et blanc très net, avec un dos noir profond et un
ventre blanc pur, et une silhouette plus compacte ;
Motacilla clara est plus fine, plus pâle, avec
un gris clair uniforme et un dessous blanc crème ;
Motacilla samveasnae possède un plumage
gris‑olive avec un dessous jaunâtre discret, et une tête plus
terne ;
Motacilla maderaspatensis se distingue par son
plastron noir très étendu et son contraste fort
entre tête noire et dessous blanc ; en résumé, M. alba
est la plus contrastée en noir et blanc, M. flava la
plus colorée et variable, M. cinerea la plus élancée et
longue de queue, et les espèces africaines et asiatiques
montrent des variations allant du noir‑blanc très marqué (M.
aguimp) aux tons gris‑olive plus discrets (M.
samveasnae).