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Classification (env 12.000 esp)
Métaphytes-Bryophytes-Bryophita
()
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Classes |
Espèces
représentatives |
Description |
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Sphagnopsida
(env 300 esp)
1. Présentation et
description
2. distribution geographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Mode de vie et longévité
5. Taille et particularité
6. Prédateurs
7. Variétés et nombre d'espèces du groupe
8. Statut des Sphagnopsida |
Sphagnum fuscum — sphaigne brune
Sphagnum magellanicum — sphaigne de Magellan
Sphagnum capillifolium — sphaigne capillifoliée
Sphagnum palustre — sphaigne des marais
Sphagnum rubellum — sphaigne rougeâtre
Sphagnum cuspidatum — sphaigne cuspidée
Sphagnum
fallax — sphaigne trompeuse
Sphagnum papillosum — sphaigne papilleuse
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Les
Sphagnopsida sont une classe de mousses très
particulières regroupant les
sphaignes, plantes non vasculaires des milieux humides,
reconnaissables à leurs tiges dressées, leurs rameaux en touffes
étoilées et leurs feuilles composées de cellules mortes réservoirs d’eau
; elles forment des tapis spongieux capables d’absorber jusqu’à 20 fois
leur poids en eau, modifient l’acidité du milieu et jouent un rôle
majeur dans la formation des tourbières.
Les
sphaignes sont présentes dans tout l’hémisphère Nord,
depuis les zones tempérées jusqu’aux régions boréales et subarctiques,
avec une extension plus limitée dans l’hémisphère Sud ; elles colonisent
les tourbières,
marais acides,
landes humides,
forêts marécageuses,
sources acides,
bas‑fonds atlantiques et
zones montagnardes fraîches,
formant souvent des tapis continus dans les milieux saturés en eau.
Les
Sphagnopsida en France comptent
35 à 40 espèces, bien
représentées dans les Vosges, le Massif central, les Alpes, la Bretagne
et les Landes de Gascogne ; en
Aquitaine, elles sont présentes dans les
landes humides, les
tourbières relictuelles,
les sources acides et
les zones forestières très
humides, notamment dans les Landes, le Médoc, le Périgord et
les contreforts pyrénéens.
Les
sphaignes vivent en colonies denses où la croissance se
fait par le sommet tandis que la base se décompose lentement, formant la
tourbe ; elles se reproduisent par spores dispersées par le vent et par
fragmentation végétative ; leur longévité individuelle est faible mais
les colonies peuvent persister
des siècles, voire des
millénaires, grâce à une croissance continue.
Les
Sphagnopsida mesurent généralement
5 à 20 cm, parfois plus
dans les tourbières bombées ; leurs feuilles possèdent des cellules
mortes géantes (hyalocystes) qui stockent l’eau, ce qui leur confère une
capacité exceptionnelle de rétention ; elles acidifient fortement leur
environnement, ralentissent la décomposition et favorisent
l’accumulation de tourbe, jouant un rôle écologique majeur dans le
stockage du carbone.
Les
prédateurs des sphaignes sont rares car leur acidité et
leur faible valeur nutritive les rendent peu attractives ; quelques
invertébrés spécialisés (collemboles, acariens, larves de diptères)
consomment leurs tissus ou vivent dans leurs tapis ; certains oiseaux et
amphibiens utilisent les sphaignes comme support mais ne les mangent pas
; globalement, elles subissent très peu d’herbivorie.
Les
Sphagnopsida comptent environ
300 espèces dans le
monde, toutes regroupées dans un
seul ordre (Sphagnales), une
seule famille (Sphagnaceae)
et un seul genre vivant :
Sphagnum ; la
diversité est forte dans les régions boréales et montagnardes, avec de
nombreux complexes d’espèces difficiles à distinguer.
Le
statut des Sphagnopsida varie selon les régions :
globalement, le groupe n’est pas menacé, mais
de nombreuses espèces locales
sont protégées en raison de la disparition des tourbières ; en
Europe, plusieurs espèces sont inscrites sur les listes rouges
nationales ; la destruction des zones humides, le drainage,
l’exploitation de la tourbe et le changement climatique constituent les
principales menaces. |
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Andreaeopsida
(env 120 esp)
1. Présentation et
description
2. distribution geographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Mode de vie et longévité
5. Taille et particularité
6. Prédateurs
7. Variétés et nombre d'espèces du groupe
8. Statut des Andreaeopsida
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Andreaea nivalis — andréée nivale
Andreaea frigida — andréée froide
Andreaea
blyttii — andréée de Blytt
Andreaea
rothii — andréée de Roth
Andreaea alpina — andréée alpine
Andreaea
mutabilis — andréée changeante
Andreaea
rigida — andréée rigide
Andreaea
rupincola — andréée des rochers
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Les
Andreaeopsida sont une classe ancienne et très
particulière de mousses, regroupant les
mousses andréales,
reconnaissables à leur couleur
brun‑noir à rouge sombre, leur
croissance en coussinets denses
et surtout leur capsule s’ouvrant
par des fentes longitudinales (et non par un opercule comme
chez les autres mousses), ce qui en fait un groupe morphologiquement
unique parmi les bryophytes.
Les Andreaeopsida sont
principalement distribuées dans les
régions froides,
montagnardes et
arctiques, occupant des
habitats rocheux,
souvent siliceux, en
haute altitude, sur des
falaises humides, des
blocs granitiques, des
éboulis, des
parois suintantes ou des
zones exposées au vent,
leur présence étant fortement liée à des conditions
froides,
acides et
pauvres en nutriments.
Les Andreaeopsida sont
présentes en France,
surtout dans les Alpes,
les Pyrénées, le
Massif central et la
Corse, où elles
colonisent les roches siliceuses
humides en altitude ; en
Aquitaine, leur présence est
extrêmement limitée,
possible uniquement dans les
zones montagnardes pyrénéennes du sud de la région, totalement
absentes des plaines atlantiques et des milieux sableux ou calcaires.
Les Andreaeopsida sont
des mousses vivaces, à
croissance lente, pouvant vivre
plusieurs années, parfois
plus d’une décennie dans
les milieux froids et stables, leur cycle étant dominé par le
gamétophyte, tandis que
le sporophyte,
court‑vécu, produit des capsules à
fentes longitudinales
permettant une libération progressive des spores.
Les Andreaeopsida
mesurent généralement 1 à 5 cm,
formant des coussinets denses
et sombres, et se distinguent par leur
capsule quadrangulaire
s’ouvrant par 4 à 8 fentes,
leur couleur rouge‑noir
caractéristique, leur préférence pour les
roches siliceuses froides,
et leur capacité à survivre dans des
conditions extrêmes où
peu d’autres mousses persistent.
Les Andreaeopsida sont
prédatées par de petits
invertébrés du sol tels que les
collemboles,
acariens,
larves d’insectes et
quelques gastéropodes,
mais leur habitat rocheux,
leur texture coriace et
leur faible valeur nutritive
limitent fortement la pression de prédation.
Les Andreaeopsida
regroupent environ 100 à 120
espèces, réparties principalement dans les genres
Andreaea (le plus diversifié) et
Acroschisma, cette diversité étant concentrée dans les
régions froides,
montagnardes et
arctiques, où ces
mousses colonisent les roches
siliceuses humides.
Les Andreaeopsida
présentent un statut globalement
stable à l’échelle mondiale, mais plusieurs espèces sont
localisées,
rares ou
menacées dans les
régions tempérées en raison de la
pollution atmosphérique, de la
dégradation des habitats rocheux,
du réchauffement climatique
et de la réduction des zones
froides humides, ce groupe étant un indicateur important des
milieux siliceux montagnards. |
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Bryopsida
(env 11.000 esp)
1. Présentation et
description
2. distribution geographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Mode de vie et longévité
5. Taille et particularité
6. Prédateurs
7. Variétés et nombre d'espèces du groupe
8. Statut des Bryopsida
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Dicranum scoparium — dicrane en balai
Polytrichum commune — polytric commun
Bryum argenteum — bryum argenté
Funaria hygrometrica — funaire hygrométrique
Hypnum
cupressiforme — hypne en forme de cyprès
Tortula muralis — tortule des murs
Grimmia pulvinata — grimmie en coussinet
Orthotrichum affine — orthotric affiné
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Les
Bryopsida constituent la
plus grande classe de mousses,
regroupant plus de 90 %
des espèces connues, caractérisées par des
tiges feuillées, des
feuilles unistrates, un
sporophyte doté d’une capsule à
opercule, souvent munie d’un
péristome régulant la
libération des spores, ce groupe comprenant la majorité des mousses
vertes présentes dans les forêts, prairies, tourbières, rochers et
milieux anthropisés.
Les Bryopsida sont
présentes sur tous les continents,
des zones arctiques aux
régions tropicales,
occupant une immense variété d’habitats tels que les
forêts humides,
landes,
tourbières,
prairies,
roches siliceuses ou calcaires,
murs,
sols nus,
troncs d’arbres,
zones alpines,
marais et
milieux urbains, leur
succès écologique étant lié à leur
plasticité physiologique,
leur tolérance à la dessiccation
et leur capacité à coloniser des
substrats pauvres.
Les Bryopsida sont
très largement représentées en
France, avec plusieurs centaines d’espèces présentes dans tous
les types de milieux, des
montagnes alpines aux
zones atlantiques humides ; en
Aquitaine, elles sont
particulièrement abondantes dans les
forêts atlantiques, les
landes humides, les
ripisylves, les
tourbières relictuelles,
les murs ombragés, les
dunes fixées et les
zones rocheuses pyrénéennes,
constituant l’un des groupes bryophytiques les plus visibles et
diversifiés de la région.
Les Bryopsida sont des
mousses vivaces ou
annuelles, vivant de
quelques mois à plusieurs années,
certaines touffes pouvant persister
plus d’une décennie,
leur cycle étant dominé par le
gamétophyte, tandis que le
sporophyte, fixé au
gamétophyte, est court‑vécu ; elles se reproduisent par
spores,
propagules,
fragmentation et
présentent une forte capacité de
résilience après dessiccation.
Les Bryopsida mesurent
de quelques millimètres
à plusieurs dizaines de
centimètres selon les espèces, et se distinguent par leur
péristome (simple ou
double), leurs feuilles
unistrates, leur capsule
à opercule, leur
tolérance extrême à la dessiccation, et leur capacité à
coloniser des substrats très
variés, ce qui en fait le groupe de mousses le plus
morphologiquement diversifié.
Les Bryopsida sont
prédatées par de petits
invertébrés tels que les
collemboles, acariens,
larves d’insectes,
isopodes,
gastéropodes et divers
micro‑arthropodes, mais
leur faible valeur nutritive,
leur structure dense et
leur habitat humide
limitent la pression de prédation.
Les Bryopsida regroupent
environ 12 000 à 13 000 espèces
dans le monde, réparties dans de nombreux ordres tels que les
Hypnales,
Dicranales,
Bryales,
Grimmiales ou
Orthotrichales, cette diversité comprenant des espèces
forestière,
rupicoles,
aquatiques,
tourbeuses,
alpines,
urbaines ou
pionnières, faisant des
Bryopsida le groupe de mousses le plus riche et écologiquement dominant.
Les Bryopsida présentent
un statut globalement stable
à l’échelle mondiale, mais de nombreuses espèces sont
localisées,
rares ou
menacées en raison de la
destruction des zones humides,
de la pollution atmosphérique,
de la déforestation, de
l’urbanisation, de la
fermeture des milieux et
du réchauffement climatique,
ce groupe jouant un rôle essentiel dans la
rétention d’eau, la
stabilisation des sols
et la dynamique des écosystèmes
humides et forestiers. |
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