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Classes en France |
Espèces
représentatives |
Description |
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Sphagnopsida
(env 40 esp)
1. Présence en France et en Aquitaine
2. Taille et habitat en France
3. Prédateurs
4. Variétés et nombre d'espèces en France
8. Statut en France des
Sphagnopsida |
Sphagnum
palustre — sphaigne des marais
Sphagnum
magellanicum — sphaigne de Magellan
Sphagnum capillifolium — sphaigne capillifoliée
Sphagnum rubellum — sphaigne rougeâtre
Sphagnum
fuscum — sphaigne brune
Sphagnum
papillosum — sphaigne papilleuse
Sphagnum
cuspidatum — sphaigne cuspidée
Sphagnum
fallax — sphaigne trompeuse

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Les
Sphagnopsida sont largement présentes en France,
surtout dans les régions humides, acides et fraîches : Vosges, Jura,
Massif central, Alpes, Bretagne, Normandie, Landes de Gascogne et
zones atlantiques ; en
Aquitaine, elles se rencontrent dans les
landes humides, les
tourbières relictuelles,
les sources acides,
les mares forestières
et les bas‑fonds sableux
du Médoc, des Landes et du Périgord, où elles forment des tapis
spongieux caractéristiques des milieux saturés en eau.
Les
sphaignes françaises mesurent en général
5 à 20 cm, parfois
davantage dans les tourbières bombées ; elles colonisent les
tourbières hautes,
tourbières basses,
landes humides,
forêts marécageuses,
sources acides,
fossés forestiers et
zones montagnardes fraîches,
où elles jouent un rôle essentiel dans la rétention d’eau,
l’acidification du sol et la formation de tourbe.
Les
prédateurs des Sphagnopsida sont rares car les
sphaignes sont très acides et pauvres en nutriments ; seuls quelques
invertébrés spécialisés comme certains
collemboles,
acariens,
larves de diptères
et micro‑arthropodes consomment leurs tissus ou vivent dans leurs
tapis ; la plupart des vertébrés (oiseaux, amphibiens,
micromammifères) utilisent les sphaignes comme
support,
abri ou
substrat de ponte,
mais ne les mangent pas.
Les
Sphagnopsida françaises comptent
35 à 40 espèces,
toutes du genre Sphagnum,
selon les référentiels bryologiques (Flora Gallica, BD bryo, GBIF
France) ; cette variation vient des révisions taxonomiques
fréquentes et de la difficulté à distinguer certains complexes
d’espèces ; la diversité est particulièrement élevée dans les
régions montagnardes, atlantiques et boréales.
Le
statut des Sphagnopsida en France est contrasté : le
groupe n’est pas globalement menacé, mais
de nombreuses espèces locales
sont protégées en raison de la disparition des tourbières ;
plusieurs espèces figurent sur les
Listes rouges régionales
(Bretagne, Grand Est, Auvergne‑Rhône‑Alpes, Nouvelle‑Aquitaine) ;
les principales menaces sont le
drainage, l’assèchement
des zones humides, l’exploitation
de la tourbe, l’eutrophisation,
la plantation de résineux
et le changement climatique
qui réduit l’humidité des tourbières.
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Andreaeopsida
(env 5 esp)
1. Présence en France et en
Aquitaine
2. Taille et habitat en France
3. Prédateurs
4. Variétés et nombre d'espèces en France
8. Statut en France des
Andreaeopsida
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Andreaea rupestris — andréée rupestre
Andreaea petrophila — andréée des rochers
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Les
Andreaeopsida,
représentées par le genre
Andreaea, sont présentes en France principalement dans
les massifs montagneux
comme les Alpes, les
Pyrénées, le
Massif central et la
Corse, occupant presque
exclusivement les roches
siliceuses froides et humides, tandis qu’en
Aquitaine leur présence
est quasi inexistante en
raison de l’absence de milieux montagnards adaptés, seules quelques
stations très ponctuelles et incertaines pouvant exister dans des zones
rocheuses fraîches du Pays basque.
En France, les
Andreaeopsida mesurent
généralement de 5 à 20 mm,
formant des coussinets noirs ou brun‑violacé sur des
roches siliceuses,
granitiques ou
schisteuses, dans des
habitats froids,
humides,
ombragés et souvent
situés en altitude, leur
présence étant étroitement liée aux micro‑habitats soumis à une forte
humidité atmosphérique et à des températures basses.
Les
Andreaeopsida sont
prédatées principalement par de petits
invertébrés tels que les
collemboles, les
acariens, certaines
larves d’insectes et
quelques gastéropodes,
mais la prédation reste faible en raison de leur habitat
montagnard,
minéral et
pauvre en herbivores,
ainsi que de leur texture coriace
et de leur faible valeur nutritive.
La France compte environ
6 à 8 espèces du genre
Andreaea, dont
Andreaea rupestris,
Andreaea rothii,
Andreaea nivalis et
Andreaea alpina, cette diversité étant concentrée dans
les Alpes et les
Pyrénées, où les
conditions froides et rocheuses conviennent parfaitement à ces mousses
spécialisées.
Les
Andreaeopsida présentent
un statut globalement stable
dans les zones montagnardes françaises, mais plusieurs espèces sont
considérées comme localisées,
rares ou
potentiellement vulnérables
en raison de leur dépendance à des habitats très spécifiques, de la
sensibilité aux changements
climatiques et de la fragilité des micro‑habitats rocheux
qu’elles colonisent. |
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Bryopsida
(env 1.400 esp)
1. Présence en France et en
Aquitaine
2. Taille et habitat en France
3. Prédateurs
4. Variétés et nombre d'espèces en France
8. Statut en France des
Bryopsida
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Polytrichum formosum — polytric élégant
Polytrichum commune — polytric commun
Bryum capillare — bryum capillaire
Mnium hornum — mnium des bois
Hypnum cupressiforme — hypne cyprès
Brachythecium
rutabulum — brachythécie rude
Dicranum scoparium — dicrane en balai
Grimmia pulvinata — grimmie en coussinet

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Les
Bryopsida, classe majeure des mousses vraies, sont très
largement présentes en France dans presque tous les types de milieux
humides, forestiers, rocheux, acides ou anthropisés, tandis qu’en
Aquitaine elles sont
particulièrement abondantes dans les
forêts atlantiques, les
landes acides, les
ripisylves, les
tourbières relictuelles,
les murs humides et les
zones ombragées de
Gironde,
Landes,
Dordogne et
Pays basque, leur
diversité régionale étant parmi les plus élevées du pays.
Les
Bryopsida françaises
mesurent généralement de 1 mm à
10 cm selon les espèces, occupant des habitats très variés tels
que les sols forestiers,
les rochers siliceux,
les murets, les
troncs d’arbres, les
prairies humides, les
tourbières, les
zones alpines et les
milieux anthropisés,
cette amplitude écologique étant liée à leur capacité exceptionnelle à
tolérer la dessiccation,
le froid, l’ombre
et les micro‑habitats instables.
Les
Bryopsida sont prédatées
principalement par de petits
invertébrés tels que les
collemboles, les
acariens, certaines
larves d’insectes, quelques
gastéropodes et des
micro‑arthropodes, mais
la prédation reste faible en raison de leur
faible valeur nutritive,
de leur texture coriace
et de leur présence dans des micro‑habitats où l’herbivorie est limitée.
Les
Bryopsida regroupent en
France environ 700 à 800 espèces,
incluant des mousses acrocarpes
dressées comme
Grimmia ou
Polytrichum, des mousses
pleurocarpes rampantes
comme
Hypnum ou
Brachythecium, ainsi que des espèces
calcicoles,
acidophiles,
aquatiques,
épiphytes ou
rupicoles, cette
diversité faisant des Bryopsida le groupe de bryophytes le plus riche du
territoire.
Les
Bryopsida présentent un
statut globalement stable
en France, bien que certaines espèces soient
rares,
localisées,
menacées ou
protégées en raison de
la destruction des zones humides,
de la pollution, de la
déforestation, de l’urbanisation
et du changement climatique,
ce groupe jouant un rôle essentiel comme
indicateur écologique de
la qualité des milieux forestiers, humides et rocheux. |
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