Catarrhiniens

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Classification (32 gen, 187 esp)
Mammifères-Euthèriens-Primates-Catarrhiniens
(Grands singes de l'Ancien-Monde)


 

Familles

Espèces representatives

Description

Cercopithécidés
(24 gen, 159 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6. Variétés et espèce des Cercopithécidés

 

 Chlorocebus pygerythrusvervet
Chlorocebus sabaeus
singe vert
Cercopithecus mitis
cercopithèque à diadème Cercopithecus mona cercopithèque mona
Papio anubisbabouin anubis
Papio hamadryas
babouin hamadryas
Mandrillus
sphinx
mandrill
 
Theropithecus geladagélada

Les Cercopithécidés sont largement distribués dans l’Ancien Monde, présents en Afrique subsaharienne, en Afrique du Nord, au Moyen‑Orient, dans une grande partie de l’Asie centrale, du Sud et du Sud‑Est, jusqu’au Japon pour certaines espèces comme les macaques ; ils occupent une grande variété d’habitats, incluant forêts tropicales, savannes, zones montagneuses, forêts sèches, zones arbustives, et parfois des milieux anthropisés ; historiquement, certaines espèces vivaient aussi en Europe, mais seules les populations de Macaca sylvanus subsistent aujourd’hui à Gibraltar et en Afrique du Nord .

Les Cercopithécidés présentent une grande variabilité morphologique, allant d’espèces de 1,5 kg jusqu’à des espèces dépassant 50 kg, comme les grands mâles mandrills ; leur longueur corporelle varie d’environ 34 cm chez les plus petits talapoins à près de 70 cm chez les plus grands babouins ; ils possèdent des narines rapprochées orientées vers le bas, une queue non préhensile (parfois réduite), des membres postérieurs plus longs que les antérieurs, et des ischial callosités chez de nombreuses espèces ; leur dentition est 2.1.2.3, avec des molaires bilophodontes, caractéristiques des Catarrhiniens .

Les Cercopithécidés sont diurnes et présentent une grande diversité écologique ; les Cercopithecinae sont majoritairement omnivores, dotés de poches buccales pour stocker la nourriture, consommant fruits, feuilles, graines, insectes, petits vertébrés et parfois ressources anthropiques ; les Colobinae, eux, sont folivores, dépourvus de poches buccales et possèdent un estomac complexe pour fermenter les feuilles ; la reproduction varie selon les espèces, mais la plupart vivent en groupes sociaux structurés, avec des systèmes allant du harem (colobes) aux groupes multi‑mâles/multi‑femelles (macaques, babouins) ; les femelles donnent généralement naissance à un seul petit après une gestation d’environ 5 à 7 mois .

Les Cercopithécidés se distinguent par leurs molaires bilophodontes, leurs ischial callosités utilisées dans les comportements sociaux, leurs expressions faciales complexes grâce à une musculature faciale très développée, et leur diversité écologique exceptionnelle ; les Cercopithecinae possèdent des poches jugales, tandis que les Colobinae ont un système digestif spécialisé ; certaines espèces tolèrent des climats froids extrêmes, comme les macaques japonais, les primates non humains les plus septentrionaux ; leur diversité comportementale inclut l’usage d’outils chez certains macaques et des stratégies sociales avancées chez les babouins.

Hylobatidés
(4 gen, 20 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Prédateurs
6. Variétés et espèce des Hylobatidés

 Hylobates largibbon à mains blanches
 Hylobates molochgibbon argenté
Hylobates pileatus
gibbon à coiffe
 Hoolock hoolockhoolock de l’Ouest
 Hoolock leuconedyshoolock de l’Est
Nomascus leucogenys
gibbon à joues blanches du Nord Nomascus gabriellaegibbon à joues jaunes Symphalangus syndactylussiamang

Les Hylobatidés sont strictement distribués en Asie du Sud‑Est, depuis le Brahmapoutre en Inde et au Bangladesh jusqu’au Sud de la Chine, et vers le sud jusqu’à Sumatra, Bornéo, Java et plusieurs îles de la Sonde ; ils occupent principalement les forêts tropicales humides, les forêts sempervirentes et les forêts semi‑evergreen, où ils vivent presque exclusivement dans la canopée .

Les Hylobatidés mesurent 42 à 89 cm et pèsent 4,4 à 14,8 kg selon les espèces ; les plus grands sont les siamangs, pouvant atteindre 29 lb (≈13 kg), tandis que les plus petits gibbons pèsent environ 9 lb (≈4 kg) ; ils sont caractérisés par un corps gracile, des bras extrêmement longs, l’absence de queue, et parfois un sac vocal très développé chez certaines espèces

Les Hylobatidés sont diurnes, territoriaux, et vivent en petites unités familiales monogames de 2 à 6 individus ; ils sont des brachiateurs spécialisés, capables de se déplacer à plus de 35 miles/h et de franchir des gaps de 50 pieds d’un seul mouvement ; leur régime est principalement frugivore, complété par des feuilles, pousses et insectes ; la reproduction implique un couple stable, des duos vocaux servant à défendre le territoire, et un jeune dépendant longtemps des parents .

Les Hylobatidés sont les maîtres de la brachiation, avec des épaules très mobiles, des membres antérieurs surdéveloppés, et une locomotion aérienne unique parmi les primates ; ils sont aussi les primates non humains les plus bipèdes, marchant volontiers debout sur les branches ou au sol ; leurs chants complexes, souvent en duos, sont utilisés pour la défense territoriale et la cohésion du couple ; certaines espèces possèdent un sac vocal énorme amplifiant les appels ; ils sont les singes les plus diversifiés parmi les Hominoïdes, avec plus d’une dizaine d’espèces reconnues

Les sources ne listent pas explicitement les prédateurs ; toutefois, par inférence écologique (non documentée dans les sources), leurs principaux prédateurs probables incluent les rapaces, les serpents, les félins asiatiques (léopard, panthère nébuleuse), et parfois les crocodiles lorsque les gibbons traversent des zones basses ; leur défense repose sur la vitesse, la hauteur dans la canopée, et la vigilance acoustique.

Les Hylobatidés comprennent 4 genres et 10 à 12 espèces selon les classifications : – Hylobates : le genre le plus diversifié, incluant les gibbons lar, agiles, moloch, pileated, etc. ; – Hoolock : les hoolocks, présents du nord‑est de l’Inde au Myanmar ; – Nomascus : gibbons à crête, souvent menacés, présents en Chine et Indochine ; – Symphalangus : le siamang, la plus grande espèce, dotée d’un sac vocal très développé ; Les sources indiquent 4 genres et 10–12 espèces au total, avec plusieurs espèces en danger ou danger critique selon les évaluations de conservation.

Hominidés
(4 gen, 8 esp)

- Evolution de Homo sapiens
 

                    



 

Pan troglodyteschimpanzé commun
Pan paniscus
bonobo
Gorilla gorilla
gorille de l’Ouest
Gorilla beringei
gorille de l’Est
Pongo pygmaeus
orang-outan de Bornéo
Pongo abelii
orang-outan de Sumatra
 Pongo tapanuliensisorang-outan de Tapanuli

Homo sapiens — L’homme

                          

L’évolution de Homo sapiens s’inscrit dans une histoire beaucoup plus vaste, celle des hominines, qui se séparent des autres grands singes il y a environ 6 à 7 millions d’années . Les plus anciens hominines connus incluent Sahelanthropus tchadensis (7 Ma) et Orrorin tugenensis (6 Ma) . Ces formes présentent déjà des indices de bipédie, caractéristique majeure de la lignée humaine.

Entre 4 et 2 millions d’années, les Australopithèques se diversifient en Afrique, occupant des environnements variés et utilisant parfois des outils simples. Leur morphologie combine bipédie et capacités arboricoles, avec un cerveau encore modeste .

Le genre Homo apparaît il y a environ 2,4 millions d’années avec Homo rudolfensis et Homo habilis . Ces espèces montrent une augmentation du volume cérébral et une utilisation plus systématique d’outils lithiques. Les plus anciens outils connus datent toutefois de 3,3 millions d’années, antérieurs au genre Homo, ce qui suggère que certains Australopithèques les utilisaient déjà .

Vers 1,8 million d’années, Homo ergaster et Homo erectus se répandent en Afrique puis en Eurasie, maîtrisant le feu et développant des outils plus élaborés. Plus tard, des espèces comme Homo heidelbergensis et Homo neanderthalensis occupent l’Europe et l’Asie, avec des cultures complexes, des pratiques funéraires et un langage structuré .

Les plus anciens fossiles attribués à Homo sapiens datent d’environ 315 000 ans, découverts au Maroc (Jebel Irhoud) . L’espèce se caractérise par un cerveau volumineux, une face réduite, une bipédie parfaitement adaptée, et une culture symbolique en expansion. Homo sapiens coexiste longtemps avec d’autres espèces humaines, notamment les Néandertaliens, avec lesquels il échange des gènes avant leur disparition entre 35 000 et 24 000 ans .

La dispersion mondiale de Homo sapiens commence il y a environ 60.000 à 70.000 ans, conduisant à l’occupation de tous les continents (sauf l’Antarctique). L’évolution récente est marquée par l’essor du langage, de l’art, des technologies et des structures sociales complexes.