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Classification (env
17 gen, env 126 esp)
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Cylostomes ou
Agnathes
(Agnathes, Myxines...)
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Les
Agnathes
sont des vertébrés primitifs caractérisés par l’absence de
mâchoires.
Leur bouche est circulaire ou fendue, dépourvue de mandibules.
Leur squelette est essentiellement
cartilagineux,
sans véritables vertèbres ossifiées chez certaines formes. Ils
ne possèdent pas de
nageoires paires,
seulement une ou deux nageoires dorsales et une nageoire
caudale. Leur peau est nue ou recouverte de plaques osseuses
chez les formes fossiles. Le crâne est simple et peu ossifié.
Ils respirent par des
poches branchiales
multiples. Leur système nerveux est rudimentaire comparé aux
vertébrés à mâchoires. Les espèces actuelles, comme les
Myxines
et les
Lamproies,
ont un corps allongé, anguilliforme, adapté à une vie benthique
ou parasitaire.
Les
Agnathes
appartiennent au sous‑embranchement des
Vertébrés.
Ils forment un groupe paraphylétique, car certaines lignées
fossiles sont plus proches des vertébrés à mâchoires que
d’autres Agnathes. On distingue deux grands ensembles. Les
Agnathes fossiles,
regroupant les
Ostracodermes,
vertébrés primitifs cuirassés du Paléozoïque. Les
Agnathes actuels,
regroupés dans la classe des
Cyclostomes,
comprenant les
Myxines – Myxini
et les
Lamproies – Petromyzontida.
Les Cyclostomes sont aujourd’hui considérés comme les seuls
Agnathes vivants. Les Agnathes se divisent en deux grandes
catégories.
Les
Agnathes,
qui regroupent les
Myxinoïdes
(myxines) et les
Pétromyzontides
(lamproies), partagent plusieurs caractéristiques fondamentales
qui les distinguent des autres vertébrés. Ils sont dépourvus de
mâchoires,
ce qui constitue leur trait le plus emblématique, et possèdent
une
bouche circulaire
ou fendue adaptée à une alimentation par succion ou par
abrasion. Leur squelette est entièrement
cartilagineux,
sans véritables vertèbres ossifiées, même si les lamproies
présentent des éléments vertébraux rudimentaires. Ils ne
possèdent pas de
nageoires paires,
seulement une ou plusieurs nageoires médianes. Leur peau est
dépourvue d’écailles et riche en glandes, notamment chez les
myxines qui produisent un mucus abondant. Leur système
respiratoire repose sur des
poches branchiales
multiples, et leur cœur présente une organisation primitive.
Leur système immunitaire est particulier, dépourvu d’anticorps
classiques, et leur reproduction implique des
stades larvaires
souvent très différents des adultes, comme l’ammocète chez les
lamproies. Ces traits communs reflètent une organisation basale
au sein des
Vertébrés,
tout en montrant des adaptations écologiques remarquables.
Agnathes actuels (Cyclostomes)
Myxini
: les myxines, animaux marins dépourvus de vertèbres véritables,
au mode de vie charognard.
Petromyzontida
: les lamproies, espèces marines ou dulçaquicoles, dont
certaines sont parasites de poissons.
Agnathes fossiles (Ostracodermes)
Hétérostracés
: poissons cuirassés à plaques dorsales et ventrales.
Ostéostracés
: formes plus évoluées, avec nageoires pectorales rudimentaires.
Anaspides
: poissons fusiformes, plus mobiles, sans lourde cuirasse.
Galeaspides
et
Pituriaspides
: groupes asiatiques à crâne massif et orifices respiratoires
particuliers. Ces groupes fossiles ont disparu il y a environ
360 millions d’années,
mais ils représentent les premiers vertébrés à squelette
interne. |
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Ordre |
Description |
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Myxines
(env 7 gen, env 80 esp)
1.
Morphologie et description
2. Place des Myxines au sein des Cyclostomes
3. Groupes principaux chez les Myxines
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Les
Myxines sont des vertébrés marins primitifs, dépourvus de
mâchoires, appartenant aux Cyclostomes. Leur corps est allongé,
anguilliforme, sans nageoires paires, avec une peau nue et très
riche en glandes à mucus. Elles sont capables de produire en
quelques secondes une quantité massive de mucus filant,
utilisé comme défense contre les prédateurs. Leur squelette est
entièrement cartilagineux, et elles ne possèdent ni vertèbres
véritables ni mâchoire articulée. Leur bouche est circulaire,
entourée de tentacules sensoriels, et équipée de structures
cornées permettant de déchirer les tissus des carcasses dont
elles se nourrissent. Elles respirent par des fentes branchiales
multiples, et leur système circulatoire est particulier, avec
plusieurs cœurs accessoires. Leur mode de vie est majoritairement
nécrophage, fouisseur et benthique, dans les fonds marins froids
ou tempérés.
Les Myxines constituent l’une des
deux grandes lignées de Cyclostomes, l’autre étant celle des
Lamproies. Les Cyclostomes regroupent les seuls vertébrés
actuels dépourvus de mâchoires. Les Myxines appartiennent au groupe
des Myxinoïdes, caractérisés par l’absence de vertèbres
véritables, contrairement aux lamproies qui possèdent des arcs
cartilagineux rudimentaires. Elles représentent donc la branche la
plus basale des vertébrés vivants. En classification moderne, les
Myxines et les Lamproies forment ensemble un groupe monophylétique,
les Cyclostomes, qui sont les plus proches parents des
Gnathostomes. Les Myxines occupent ainsi une position clé pour
comprendre l’évolution des premiers vertébrés, notamment l’origine
du crâne, du système nerveux et des structures sensorielles.
Les Myxines actuelles sont regroupées
dans l’ordre des Myxiniformes, qui comprend une seule famille
vivante, les Myxinidae. Cette famille se divise en plusieurs
genres bien établis. Le genre Eptatretus est le plus
diversifié, regroupant de nombreuses espèces à plusieurs paires de
fentes branchiales. Le genre Myxine comprend des espèces à
morphologie plus simple, souvent avec une seule paire de fentes
branchiales externes. D’autres genres comme Paramyxine,
Neomyxine, Notomyxine, Rubicundus et Nemamyxine
complètent la diversité du groupe. Au total, les Myxines comptent
environ 80 à 82 espèces réparties dans 7 genres. Cette
diversité reflète des adaptations à différents milieux benthiques,
principalement dans les eaux froides et profondes. |
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Pétromyzontiformes
(env 10 gen, env 46 esp)
1.
Morphologie et description
2. Place des Pétromyzontiformes au sein des Cyclostomes
3. Groupes principaux chez les Pétromyzontiformes
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Les
Pétromyzontiformes, ou Lamproies, sont des vertébrés
aquatiques dépourvus de mâchoires, appartenant aux Cyclostomes. Leur
corps est allongé, anguilliforme, sans nageoires paires, avec
une nageoire dorsale continue ou subdivisée. Leur bouche est
circulaire, formant un disque buccal suceur armé de dents
cornées disposées en anneaux, permettant l’attachement sur les
poissons hôtes chez les espèces parasites. Leur squelette est
cartilagineux, et ils possèdent des arcualies, éléments
cartilagineux rudimentaires jouant le rôle de vertèbres primitives.
Leur respiration se fait par 7 paires de fentes branchiales,
chacune débouchant sur un sac branchial indépendant. Leur cycle de
vie est complexe, avec une longue phase larvaire, l’ammocète,
filtreur et enfoui dans les sédiments, suivie d’une métamorphose
menant à un adulte parasite ou non parasite selon les espèces. Leur
système sensoriel est développé, avec un œil fonctionnel, une
ligne latérale et un olfactif très performant.
Les Pétromyzontiformes constituent
l’une des deux grandes lignées de Cyclostomes, l’autre étant
celle des Myxines. Les Cyclostomes regroupent les seuls
vertébrés actuels dépourvus de mâchoires. Les lamproies se
distinguent des myxines par la présence d’arcualies, d’un
œil bien développé, d’un système nerveux plus organisé et
d’un cycle de vie complexe avec métamorphose. En classification
moderne, les Cyclostomes forment un groupe monophylétique,
frère des Gnathostomes. Les Pétromyzontiformes représentent
donc la branche la plus dérivée des Cyclostomes, plus proche des
vertébrés à mâchoires que ne le sont les myxines. Leur position
évolutive est essentielle pour comprendre l’origine des vertébrés,
notamment l’évolution du crâne, des arcs branchiaux et des systèmes
sensoriels.
Les Pétromyzontiformes actuels sont
regroupés dans un seul ordre, les Petromyzontiformes, et une
seule famille vivante, les Petromyzontidae. Cette famille se
divise en trois genres principaux. Le genre Petromyzon
comprend des espèces de grande taille, comme la lamproie marine,
souvent anadromes et parasites. Le genre Lampetra regroupe de
nombreuses espèces d’eau douce ou amphihalines, avec des formes
parasites et non parasites. Le genre Lethenteron comprend des
espèces principalement nordiques, adaptées aux eaux froides, avec
également des formes parasites et non parasites. Au total, les
lamproies comptent environ 43 à 45 espèces réparties dans ces
trois genres. Cette diversité reflète des adaptations variées aux
milieux dulçaquicoles, côtiers et anadromes. |
Présence en
France
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Espèces en France |
Espèces
representatives |
Description |
Petromyzontidés
(3 espèces)
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Lamproie marine Petromyzon marinus
(70-90 cm, moins de 5 kg)
Lamproie fluviatile Lampetra fluviatilis
(30-45 cm, moins de 1 kg)
Lamproie de Planer Lampetra planeri
(12-18 cm, moins de 100 g)
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Myxinidés
(1 espèce)
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Myxine rosée Myxine glutinosa
(30-50 cm, moins de 500 g)

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