|
| |

|
Espèces en France |
Espèces representatives |
Description |
|
Isoptères
(env 8 esp)
1. Présence en France et en Gironde
des Isoptères
2. Dangerosité éventuelle
3. Taille et poids des espèces en France
|
Reticulitermes lucifugus —
Termite lucifuge
Reticulitermes grassei — Termite des Landes
Reticulitermes banyulensis — Termite de Banyuls
Kalotermes flavicollis — Termite à collier jaune
Reticulitermes flavipes — Termite à pattes jaunes
Reticulitermes santonensis — Termite de Saintonge
Reticulitermes urbis — Termite urbain
Cryptotermes brevis Termite de bois sec tropical

 |
Les Isoptères
— termites — ne sont pas indigènes en France
métropolitaine, mais plusieurs espèces sont introduites
et désormais bien établies, surtout dans le sud et
l’ouest. Les espèces principales sont Reticulitermes flavipes
(termite américain), Reticulitermes grassei (termite
européen), et Reticulitermes lucifugus (méditerranéen).
En France, les foyers les plus importants se situent en
Nouvelle‑Aquitaine, Occitanie, PACA,
Pays de la Loire, et Île‑de‑France. En Gironde,
les termites sont largement présents, notamment R.
flavipes et R. grassei, dans les zones urbaines,
périurbaines, quartiers anciens, lotissements,
zones boisées humides, et les sols sableux du
littoral. Bordeaux, Mérignac, Pessac, Talence, Villenave‑d’Ornon,
Bègles, Cenon, Lormont, ainsi que le Bassin d’Arcachon, sont des
secteurs connus pour la présence active de colonies. Les
termites vivent dans le sol, les bois morts, les
souches, les charpentes, les pieux, les
clôtures, et les structures humides. Ils sont
absents des milieux très secs ou des sols trop acides, mais
très adaptés aux sols sableux atlantiques.
La
dangerosité des Isoptères concerne exclusivement les
matériaux, jamais l’humain. Les termites ne piquent pas,
ne mordent pas, ne transmettent aucune maladie, et
sont totalement inoffensifs pour l’homme et les animaux.
Leur dangerosité est structurelle : ils peuvent provoquer
des dégradations importantes dans les charpentes,
planchers, menuiseries, poteaux, pieux,
palissades, cabanons, et tout bois en contact avec
le sol ou l’humidité. Les espèces du genre Reticulitermes
sont souterraines, formant des colonies pouvant atteindre
plusieurs centaines de milliers d’individus, capables de
se déplacer sur plusieurs dizaines de mètres via des
cordons et galeries. En Gironde, les termites sont
considérés comme un nuisible majeur du bâti, mais sans
danger sanitaire. Leur présence est réglementée : les
communes de Gironde sont en zone termitée, avec
obligation de diagnostic termite lors des ventes
immobilières. Les termites ne présentent aucune agressivité,
mais leur capacité à dégrader le bois en fait un groupe à
surveiller dans les zones urbaines et littorales.
Les
Isoptères français — termites du genre
Reticulitermes et
Kalotermes — mesurent 5 à 12 mm
pour les castes adultes, ouvriers et soldats
. Les ouvriers sont
blanchâtres, mous, 5–8 mm ; les soldats, à
grosse tête brune, 8–10 mm ; les adultes ailés
atteignent 10–12 mm avec deux paires d’ailes
étroites. Le poids n’est pas donné dans les sources, mais
l’inférence basée sur la masse d’insectes xylophages de même
gabarit place les termites français entre 5 et 15 mg
pour les ouvriers, 10–20 mg pour les soldats,
et 15–25 mg pour les adultes ailés. Leur
cuticule fine et leur faible volume expliquent cette masse très
légère. |
|
Mantoptères
(env 5 esp)
1. Présence en France et en Gironde
des Mantoptères
2. Dangerosité éventuelle
3. Taille et poids des espèces en France
|
Mante
religieuse européenne —
Mantis religiosa
Iris oratoria — Mante méditerranéenne
Hierodula tenuidentata — Grande mante asiatique
 |
Les
Mantoptères — ordre Mantodea, les mantes —
comptent trois espèces établies en France métropolitaine.
L’espèce native est Mantis religiosa, très commune dans
tout le pays, occupant les prairies, friches,
bords de chemins, bocages, dunes fixées,
lisières, et les zones agricoles. Deux espèces sont
introduites : Iris oratoria, la mante
méditerranéenne, en expansion dans le sud et l’ouest ; et
Hierodula tenuidentata, la grande mante asiatique, désormais
bien implantée dans le sud‑ouest et le sud‑est. En Gironde,
les trois espèces sont possibles : Mantis religiosa
est très commune, Iris oratoria est présente
dans les secteurs chauds et secs (Médoc, Graves, Bassin
d’Arcachon), et Hierodula tenuidentata est observée
régulièrement dans la métropole bordelaise et les zones
périurbaines. Les Mantoptères girondins fréquentent les
friches, prairies sèches, jardins, parcs,
lisières forestières, zones agricoles, et les
dunes fixées ; ils sont absents des plages atlantiques
ouvertes et des marais salés.
Les
Mantoptères sont totalement inoffensifs pour
l’humain. Ils ne piquent pas, ne mordent pas, ne transmettent
aucune maladie, et ne présentent aucune dangerosité sanitaire.
Leur comportement est strictement prédatoire envers les
insectes : orthoptères, diptères, lépidoptères, hyménoptères,
voire petits arthropodes. Les grandes espèces comme Hierodula
peuvent capturer de petits vertébrés (lézards juvéniles, très
rarement), mais cela reste exceptionnel et sans impact
pour l’humain. Les mantes ne dégradent aucun matériau, ne
colonisent pas les habitations, et ne présentent aucun risque
pour les animaux domestiques. Leur seule “dangerosité” est
écologique : les espèces introduites (Iris oratoria,
Hierodula tenuidentata) peuvent concurrencer la
mante religieuse native dans certains milieux, mais sans menace
majeure documentée en Gironde.
Les
Mantoptères français — c’est‑à‑dire les mantes
du groupe
Mantodea — comprennent trois espèces établies :
Mantis religiosa,
Iris oratoria et
Hierodula tenuidentata. Leur taille
varie de 2,5 à 8 cm selon l’espèce et le sexe.
Les plus petites, Ameles (rare en France), tournent
autour de 25–30 mm, tandis que Mantis
religiosa atteint 6–7 cm pour les
femelles. Iris oratoria mesure 4–5 cm,
et Hierodula tenuidentata, introduite, peut dépasser
7–8 cm. Concernant le poids,
il est modéré : les petites mantes de 3 cm
pèsent 150–250 mg, Mantis religiosa se
situe autour de 300–600 mg, Iris oratoria
250–450 mg, et les grandes Hierodula
atteignent 700–1000 mg (inférence basée sur la
masse des Mantodea de même gabarit). Les mâles, plus graciles,
sont toujours plus légers que les femelles. Leur cuticule
robuste, leur abdomen volumineux et leur musculature thoracique
expliquent cette masse relativement élevée pour des insectes non
volants puissants. |
|
Blatoptères
(env 35 esp)
1. Présence en France et en Gironde
des Blatoptères
2. Dangerosité éventuelle
3. Taille et poids des espèces en France
|
Ectobius
pallidus — ectobie pâle
Ectobius lapponicus — ectobie lapone
Ectobius sylvestris — ectobie des bois
Ectobius vittiventris — ectobie à ventre jaune
Ectobius lucidus — ectobie luisante
Blattella germanica — blatte germanique
Blatta orientalis — blatte orientale
Periplaneta americana — blatte américaine

 |
Les
Blatoptères — les blattes au sens strict, hors
termites — sont bien présents en France métropolitaine,
avec une quarantaine d’espèces, dont une majorité sauvages
du genre Ectobius et quelques espèces domestiques
introduites. Les espèces domestiques les plus fréquentes
sont Blattella germanica (blatte germanique),
Periplaneta americana (blatte américaine), Periplaneta
australasiae, et Supella longipalpa (blatte rayée).
Les espèces sauvages incluent Ectobius lapponicus,
Ectobius pallidus, Ectobius sylvestris, Loboptera
decipiens, vivant en forêts, bocages,
lisières, landes, dunes fixées, prairies,
et zones humides. En Gironde, la situation est
typique du sud‑ouest : les Ectobius sont très communs
dans les forêts atlantiques, dunes fixées,
lisières, jardins, parcs, bocages, et
zones agricoles ; les espèces domestiques sont
présentes dans les zones urbaines (Bordeaux,
Mérignac, Pessac, Talence, Villenave‑d’Ornon, Bègles, Bassin
d’Arcachon), surtout Blattella germanica et Supella
longipalpa. Periplaneta americana est plus rare mais
possible dans les bâtiments chauds, caves, chaufferies,
restaurants. Les Blatoptères sont absents des plages
atlantiques ouvertes, mais très présents dans les milieux
boisés, humides, anthropisés, et les
habitations.
Les
Blatoptères sont totalement inoffensifs pour
l’humain. Ils ne piquent pas, ne mordent pas dangereusement, ne
possèdent aucun venin, et ne présentent aucune
agressivité. Leur dangerosité est indirecte,
uniquement liée aux espèces domestiques : elles peuvent
contaminer des denrées alimentaires, transporter des
bactéries par contact, et provoquer des allergies
chez les personnes sensibles (déjections, mues). Les espèces
sauvages (Ectobius, Loboptera) sont sans danger, ne
colonisent pas les habitations, ne s’attaquent à aucun matériau,
et ne présentent aucun risque sanitaire. Les blattes ne
transmettent aucune maladie spécifique à l’humain en
France, contrairement à certaines espèces tropicales. Leur
présence dans les maisons est une nuisance, jamais une
menace. En Gironde, la dangerosité est donc faible,
limitée aux blattes domestiques dans les bâtiments,
tandis que les blattes sauvages sont inoffensives et
écologiquement utiles (décomposeurs, proies pour oiseaux et
reptiles). Les
Blatoptères français — blattes au sens strict,
hors termites — couvrent un spectre de taille allant de
5 à 40 mm selon les espèces. Les espèces
domestiques introduites comme
Blattella germanica mesurent 10–15 mm,
Supella longipalpa 10–14 mm,
tandis que les grandes
Periplaneta americana atteignent 30–40
mm. Les espèces sauvages du genre
Ectobius, très communes en France, mesurent
6–12 mm, parfois 14 mm pour
les plus grands Ectobius sylvestris. Leur morphologie
est typique : corps aplati, antennes longues, pattes rapides,
cuticule souple. Concernant le poids, il varie
de 20 à 300 mg selon la taille (inférence basée
sur la masse des coléoptères de même gabarit). Les petits
Ectobius pèsent 20–60 mg, Blattella
germanica 60–120 mg, Supella
longipalpa 50–100 mg, tandis que les
grandes Periplaneta atteignent 200–300 mg.
Les blattes françaises sont donc de taille modérée,
mais certaines espèces introduites peuvent être
relativement lourdes pour des insectes nocturnes. |
|