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Classification ().
Reptiles-Lépidosauromorphes-Squamates-Ophidiens-Aléthinophidias-Elapidés-Elapinés
(Cobras, mambas, bongares, serpents-corail...)
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Quelques genres |
Espèces représentatives |
Description |
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Naja
(env 38 esp)
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Degré de dangerosité
7. Diversité des espèces chez les Naja
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Naja naja — cobra indien
Naja haje — cobra égyptien
Naja melanoleuca — cobra des forêts
Naja nigricollis — cobra cracheur noir
Naja mossambica — cobra cracheur du Mozambique
Naja siamensis — cobra cracheur siamois
Naja atra — cobra chinois
Naja kaouthia — cobra à monocle

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Les Naja
sont répartis à travers une grande partie de l’Afrique, du
Moyen‑Orient, de l’Inde, du Sri Lanka, de l’Asie
du Sud‑Est et jusqu’au sud de la Chine, occupant des
milieux variés tels que les savannes, les forêts sèches,
les zones agricoles, les lisières forestières, les
zones rocheuses et parfois les zones périurbaines, leur
distribution étant fortement influencée par la disponibilité de
proies et de refuges.
Les Naja mesurent généralement
entre 1,2 et 2 mètres, certaines espèces comme Naja
melanoleuca ou Naja naja pouvant dépasser 2,5 mètres,
avec un poids variant de quelques centaines de grammes à plus de
2 kg selon l’espèce, la morphologie se caractérisant par un
corps élancé, une tête distincte et la capacité emblématique de
déployer une coiffe cervicale lorsqu’ils se sentent menacés.
Les Naja sont des serpents
principalement diurnes ou crépusculaires, se
nourrissant de rongeurs, oiseaux, lézards,
amphibiens et parfois d’autres serpents, la reproduction étant
ovipare avec des pontes de 10 à 30 œufs incubés dans
des cavités naturelles ou des tas de végétaux, les jeunes étant
totalement autonomes dès l’éclosion et possédant déjà un venin
pleinement fonctionnel.
Les Naja se distinguent par leur
capacité à déployer une coiffe impressionnante pour intimider
les prédateurs, certaines espèces comme Naja nigricollis ou
Naja mossambica pouvant projeter leur venin à distance
pour atteindre les yeux d’un agresseur, leur venin étant
principalement neurotoxique et parfois cytotoxique, ce
qui en fait l’un des groupes de serpents les plus redoutés et les
plus emblématiques du monde.
Chez les Naja, les crochets sont
de type protéroglyphe, c’est‑à‑dire courts, fixes et situés à
l’avant de la mâchoire, permettant une injection rapide et efficace
d’un venin principalement neurotoxique et parfois
cytotoxique, l’intensité de l’envenimation variant selon
l’espèce, la quantité injectée et la profondeur de la morsure, les
espèces comme Naja naja, Naja kaouthia, Naja
melanoleuca ou Naja mossambica étant capables de délivrer
un venin provoquant paralysie, détresse respiratoire ou nécroses
locales, tandis que les cobras cracheurs tels que Naja
nigricollis ou Naja pallida projettent leur venin vers
les yeux, causant de violentes inflammations oculaires voire des
lésions cornéennes, le degré de dangerosité global du genre étant
considéré comme élevé en raison de la puissance du venin, de
la rapidité d’action des neurotoxines et de la nécessité d’un
antivenin administré rapidement, même si la plupart des Naja
évitent le contact et ne mordent qu’en situation de menace ou de
manipulation.
Le genre Naja comprend plus de 30 espèces réparties en
plusieurs groupes majeurs tels que les cobras africains (Naja
haje, Naja melanoleuca, Naja nigricollis), les
cobras cracheurs africains (Naja mossambica, Naja pallida),
les cobras asiatiques (Naja naja, Naja kaouthia,
Naja siamensis) et les cobras forestiers (Naja subfulva,
Naja annulata), cette diversité reflétant une grande variété
d’adaptations écologiques, comportementales et toxines venimeuses. |
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Dendroaspis
(4 esp)
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Degré de dangerosité
6. Diversité des espèces chez les Dendroaspis

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Dendroaspis polylepis
Mamba noir
Dendroaspis angusticeps
Mamba vert de l’Est
Dendroaspis viridis
Mamba vert de l’Ouest
Dendroaspis
jamesoni Mamba de
Jameson
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Les
Dendroaspis sont répartis exclusivement en Afrique
subsaharienne, principalement en Afrique de l’Ouest,
Afrique centrale, Afrique de l’Est et dans certaines
régions du Sud de l’Afrique, occupant des milieux variés tels
que les forêts tropicales, les savannes arborées, les
lisières forestières, les zones rocheuses et parfois
les zones rurales, leur distribution étant étroitement liée à
la présence de végétation permettant l’arboricolie pour les espèces
vertes.
Les Dendroaspis mesurent
généralement entre 2 et 3 mètres, certaines espèces comme le
Dendroaspis polylepis pouvant dépasser 4 mètres, avec
un poids variant de 1 à 2,5 kg selon l’espèce, leur
morphologie se caractérisant par un corps très allongé, une
tête étroite, une musculature fine mais puissante et une
agilité exceptionnelle, notamment chez les espèces arboricoles comme
Dendroaspis viridis et Dendroaspis angusticeps.
Les Dendroaspis sont des serpents
principalement diurnes, extrêmement agiles et rapides,
se nourrissant de rongeurs, oiseaux, lézards et
parfois d’autres serpents, la reproduction étant ovipare avec
des pontes de 6 à 17 œufs déposés dans des cavités naturelles
ou des amas de végétation, les jeunes étant autonomes dès l’éclosion
et possédant un venin pleinement actif.
Les Dendroaspis se distinguent par
leur vitesse exceptionnelle, leur capacité à se déplacer
aussi bien au sol que dans les arbres pour les espèces vertes, leur
venin extrêmement neurotoxique agissant très rapidement sur
le système nerveux, et la réputation redoutée du Dendroaspis
polylepis, souvent considéré comme l’un des serpents les plus
dangereux du monde en raison de sa puissance, de sa rapidité et de
la quantité de venin injectée.
Chez les Dendroaspis, les crochets
sont de type protéroglyphe, courts, fixes et situés à l’avant
de la mâchoire, permettant une injection extrêmement rapide d’un
venin hautement neurotoxique, l’intensité de l’envenimation
étant parmi les plus fortes chez les serpents africains, les espèces
comme Dendroaspis polylepis, Dendroaspis angusticeps,
Dendroaspis viridis et Dendroaspis jamesoni pouvant
délivrer un venin provoquant en quelques minutes des troubles
neurologiques, une paralysie progressive, une détresse
respiratoire et parfois un arrêt cardiaque, le degré de
dangerosité étant considéré comme très élevé en raison de la
puissance des neurotoxines, de la vitesse d’action, de la quantité
de venin injectée et de l’agilité exceptionnelle de ces serpents,
même si les Dendroaspis évitent généralement le contact
humain et ne mordent que lorsqu’ils se sentent acculés ou menacés.
Le genre Dendroaspis comprend
quatre espèces principales : le Dendroaspis polylepis
(mamba noir), le Dendroaspis viridis (mamba vert de l’Ouest),
le Dendroaspis angusticeps (mamba vert de l’Est) et le
Dendroaspis jamesoni (mamba de Jameson), chacune présentant des
adaptations spécifiques à son habitat, notamment l’arboricolie pour
les espèces vertes et la vie plus terrestre pour le mamba noir,
cette diversité reflétant des variations importantes de
comportement, de coloration, de toxicité et d’écologie. |
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Elapsoidea
(16 esp)
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Degré de dangerosité
6. Diversité des espèces chez les
Elapsoidea
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Elapsoidea boulengeri
Couleuvre africaine de Boulenger
Elapsoidea
guentherii Couleuvre
africaine de Günther
Elapsoidea sundevallii
Couleuvre africaine de Sundevall
Elapsoidea semiannulata
Couleuvre africaine semi‑annulée
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Hemachatus
(1 esp)
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Degré de dangerosité
6. Statut et effectif du Cobra cracheur à cou annelé |
Hemachatus haemachatus
Cobra cracheur à cou annelé
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Pseudohaje
(2 esp)
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Degré de dangerosité
6. Diversité des espèces chez les
Pseudohaje |
Pseudohaje goldii
Cobra arboricole de Gold
Pseudohaje nigra
Cobra arboricole noir

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Walterinnesia
(2 esp)
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Degré de dangerosité
6. Diversité des espèces chez les
Walterinnesia |
Walterinnesia aegyptia
Cobra noir du désert
Walterinnesia morgani
Cobra noir du désert oriental
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Bungarus
(env 16 esp)
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Degré de dangerosité
6. Diversité des espèces chez les Bungarus |
Bungarus caeruleus
Bongare indien
Bungarus candidus
Bongare candide
Bungarus fasciatus
Bongare fascié
Bungarus multicinctus
Bongare rayé |
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Calliophis
(env 15 esp)
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Degré de dangerosité
6. Diversité des espèces chez les Calliophis |
Calliophis beddomei
Serpent corail de Beddome
Calliophis bibroni
Serpent corail de Bibron
Calliophis bilineatus
Serpent corail à deux bandes
Calliophis
bivirgatus Serpent
corail bleu de Malaisie |
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Hemibungarus
(3 esp)
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Degré de dangerosité
6. Diversité des espèces chez les
Hemibungarus |
Hemibungarus calligaster
Serpent corail barré de Luzon
Hemibungarus gemianulis
Serpent corail barré des Visayas
Hemibungarus mcclungi
Serpent corail de McClung |
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Sinomicrurus
(6 esp)
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Degré de dangerosité
6. Diversité des espèces chez les
Sinomicrurus |
Sinomicrurus annularis
Serpent corail annelé de Chine
Sinomicrurus boettgeri
Serpent corail de Boettger
Sinomicrurus
japonicus Serpent
corail japonais
Sinomicrurus
macclellandi Serpent
corail de MacClelland |
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Ophiophagus
(1 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Degré de dangerosité
6. Diversité des espèces chez le cobra royal

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Ophiophagus hannah
Cobra royal

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Le cobra royal est largement distribué en Asie du Sud,
Asie du Sud‑Est et Sud de la Chine, présent du
nord‑est de l’Inde au Vietnam, en passant par le
Bhoutan, le Bangladesh, le Myanmar, la
Thaïlande, le Laos, le Cambodge, la Malaisie,
l’Indonésie, les Philippines et le Sud de la Chine
; il occupe des forêts tropicales humides, forêts sèches,
bambouseraies, mangroves, zones agricoles,
prairies montagnardes, et fréquente les zones proches de
l’eau comme les rivières et marécages .
Le cobra royal est le plus long
serpent venimeux du monde, mesurant en moyenne 3,18 à 4 m,
avec un record de 5,85 m ; son poids varie généralement de
5 à 10 kg, mais certains individus peuvent dépasser 13 kg
; il possède une tête massive, un capuchon moins large
que celui des vrais cobras, et un corps long et puissant .
Le cobra royal est diurne,
solitaire, et principalement ophiophage, se
nourrissant surtout d’autres serpents (couleuvres, pythons, serpents
corail), parfois de lézards, oiseaux ou petits mammifères ; il est
l’un des rares serpents à construire un nid : la femelle
accumule des feuilles et protège activement les œufs, tandis que le
mâle garde parfois le site ; la reproduction est ovipare,
avec 20 à 40 œufs incubés environ 60 à 80 jours ; les
jeunes sont précoces, venimeux dès la naissance et mesurent
déjà près de 50 cm .
Le cobra royal est le seul
serpent au monde à construire un nid élaboré pour ses
œufs ; il peut se dresser à 1,5 à 1,8 m de hauteur pour
intimider, déployer son capuchon, siffler fortement,
et parfois charger ; il possède une quantité de venin très
élevée (jusqu’à 400 mg par morsure) et un venin neurotoxique
et cytotoxique ; il est également capable de chasser d’autres
cobras, y compris des individus de sa propre espèce ; malgré son
nom, il n’est pas un vrai cobra au sens phylogénétique, mais
appartient à un genre distinct, Ophiophagus .
Le cobra royal est classé comme
hautement venimeux et potentiellement mortel pour
l’humain ; son venin peut provoquer une paralysie respiratoire
rapide, et sa capacité à injecter une grande quantité de
venin en fait l’un des serpents les plus dangereux ; il peut frapper
à grande distance et se dresser à hauteur d’homme ;
cependant, il n’est pas agressif par nature et n’attaque que
s’il est menacé, surpris ou acculé ; l’espèce
est classée Vulnérable (VU) par l’UICN en raison de la
destruction de son habitat et de la persécution humaine .
Le cobra royal était
historiquement considéré comme la seule espèce du genre
Ophiophagus, mais les analyses récentes montrent qu’il s’agit
d’un complexe d’espèces ; selon les données de Wikipedia, la
variation morphologique et génétique suggère qu’il pourrait être
divisé en au moins quatre espèces distinctes, réparties selon
les grandes régions de son aire de distribution (Inde, Indochine,
Malaisie‑Bornéo, Philippines) ; toutefois, selon la fiche zoologique
francophone, aucun sous‑taxon officiel n’est actuellement reconnu,
et l’espèce reste formellement Ophiophagus hannah dans les
classifications actuelles ; la révision taxonomique est en cours et
pourrait mener à une division officielle du complexe dans les
prochaines années |
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