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Milieu urbain (villes)
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1. Description du biotope
2. Richesse des espèces
3. Particularité et adaptation au climat
4. Faune présente dans les milieux urbains (villes) |
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Les milieux urbains sont des
environnements fortement artificialisés caractérisés par une forte
densité de constructions, une fragmentation extrême des habitats,
une prédominance de surfaces minérales (béton, bitume), une chaleur
accrue due à l’îlot de chaleur urbain, une faible
disponibilité en sols naturels, et une présence de micro‑habitats
variés comme les parcs, jardins, friches, toitures, façades, égouts,
cours intérieures et zones industrielles ; ce biotope est marqué par
des ressources alimentaires abondantes mais irrégulières, une
pollution lumineuse et sonore élevée, et une grande variabilité
thermique entre zones ombragées, ensoleillées et souterraines.
La richesse spécifique des milieux urbains est modérée, mais
dominée par des espèces généralistes, opportunistes et
tolérantes aux perturbations ; les villes accueillent une
biodiversité plus élevée qu’on ne le pense grâce aux parcs, friches,
jardins, toitures végétalisées et arbres d’alignement ; certaines
espèces trouvent en ville des conditions favorables (nourriture
abondante, absence de prédateurs, chaleur), ce qui permet à des
oiseaux, mammifères, insectes et plantes rudérales de prospérer ; la
diversité végétale est dominée par des espèces pionnières, exotiques
ou résistantes au piétinement et à la sécheresse.
Les espèces urbaines sont adaptées à des conditions climatiques
particulières : températures plus élevées que dans les zones
rurales, variations thermiques rapides, manque d’eau, pollution
atmosphérique, bruit, lumière nocturne et sols pauvres ; elles
développent des stratégies comme la tolérance à la chaleur,
l’exploitation de micro‑habitats artificiels (gouttières,
toits, fissures), la capacité à se nourrir de déchets humains, ou
des comportements modifiés (oiseaux chantant plus tôt, mammifères
devenant nocturnes) ; les plantes urbaines sont souvent résistantes
à la sécheresse, au sel de voirie et au piétinement, tandis que les
animaux adoptent des comportements opportunistes et une grande
plasticité écologique.
La faune urbaine est dominée par des espèces généralistes et
synanthropes : oiseaux comme le pigeon biset, le
moineau domestique, l’étourneau, la pie bavarde,
le merle, mammifères comme le rat brun, la souris
domestique, le hérisson dans les zones vertes, le
renard roux dans certaines villes, insectes comme les fourmis,
blattes, mouches, abeilles urbaines,
papillons, moustiques, ainsi que des araignées et des
invertébrés des murs et jardins ; les parcs accueillent des espèces
plus forestières, tandis que les friches attirent des espèces
pionnières ; les toits et façades servent de niches pour les
faucons crécerelles, martinets et chauves‑souris. |
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Champignons, Métaphytes et algues vertes
Coprinus comatus
— coprin chevelu
Agaricus bitorquis — agaric des trottoirs
Pleurotus ostreatus — pleurote en huître
Schizophyllum commune — schizophylle commu
Bryum argenteum
— bryum argenté
Tortula muralis — tortule des murs
Marchantia polymorpha — hépatiques à thalle
Funaria hygrometrica — funaire hygrométriquen
Trentepohlia aurea
— trentepohlie dorée
Klebsormidium flaccidum — klebsormidium flasque
Chlorella vulgaris — chlorelle
Ulothrix zonata — ulothrix zonée

Les
milieux urbains forment un biotope artificiel dominé
par le béton, l’asphalte, les murs, les toitures, les parcs, les
friches, les caves humides et les zones d’ombre ; l’humidité y est
très variable, les micro‑habitats sont fragmentés, la matière
organique rare mais concentrée dans certains points (pieds d’arbres,
feuilles accumulées, bois mort, jardins, composts), et les
variations thermiques sont fortes, créant un environnement sélectif
où seuls des champignons très opportunistes ou très résistants
peuvent s’installer.
La
richesse des champignons urbains est modérée mais
dominée par des espèces tolérantes aux perturbations : moisissures
comme Cladosporium,
Aspergillus,
Penicillium,
champignons saprophytes des parcs comme
Coprinellus micaceus,
Agaricus bitorquis,
Lepiota cristata,
espèces lignicoles sur les arbres urbains comme
Trametes versicolor,
Ganoderma applanatum,
et champignons des friches comme
Psathyrella,
Conocybe ou
Panaeolus ; les
espèces mycorhiziennes sont moins nombreuses mais présentes autour
des vieux arbres (ex. Amanita,
Russula,
Lactarius).
Les
champignons des villes sont adaptés à un milieu sec,
pollué, chaud et fragmenté grâce à une forte tolérance à la chaleur
(îlots de chaleur urbains), une capacité à coloniser des substrats
pauvres (bois mort, copeaux, terre compactée), une résistance aux
métaux lourds et polluants, une fructification rapide après pluie,
et une dispersion efficace par le vent ou les oiseaux ; les
moisissures urbaines exploitent les murs humides, les caves et les
bâtiments mal ventilés, tandis que les champignons saprophytes
profitent des zones de compost, des racines blessées des arbres ou
des débris végétaux accumulés dans les parcs.
Les
champignons urbains apparaissent dans les parcs (ex.
Coprinellus micaceus,
Agaricus bitorquis),
sur les souches et arbres d’alignement (ex.
Trametes versicolor,
Ganoderma applanatum),
dans les friches et terrains vagues (ex.
Psathyrella,
Panaeolus,
Conocybe), dans les
jardins et composts (ex.
Lepiota, Mycena,
Clitocybe), et dans
les bâtiments humides (ex.
Aspergillus,
Penicillium,
Cladosporium) ; leur présence reflète la mosaïque
écologique de la ville, où coexistent micro‑zones humides, sols
compactés, bois mort, surfaces minérales et refuges sombres,
permettant à une diversité fongique opportuniste de prospérer. |
Nématodes et
Protozoaires
Panagrellus redivivus
— ver du vinaigre
Rhabditis urbana — rhabdite urbaine
Caenorhabditis elegans — nématode du compost
Mesorhabditis belari — mésorhabdite
Colpoda steinii — colpode des poussières
urbaines
Tetrahymena pyriformis — tétrahymène des eaux
organiques urbaines
Paramecium aurelia — paramécie des eaux
stagnantes de ville
Acanthamoeba
castellanii — amibe libre des environnements
urbains humides |
Arthropodes
Blattella germanica
— blatte germanique
Thermobia domestica — poisson d’argent des greniers
Pholcus phalangioides — araignée des caves
Steatoda grossa — fausse veuve noire
Ctenolepisma longicaudata — lépisme à longue queue
Ixodes ricinus — tique du mouton
Tetranychus urticae — araignée rouge
Forficula auricularia — perce‑oreille européen
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Poissons, oiseaux, amphibiens et reptiles
Gambusia affinis
— gambusie
Carassius auratus — poisson rouge
Perca fluviatilis — perche européenne
Anguilla anguilla — anguille européenne
Columba livia domestica
— pigeon biset domestique
Passer domesticus — moineau domestique
Sturnus vulgaris — étourneau sansonnet
Corvus monedula — choucas des tours
Ardea cinerea
— héron cendré
Gallinula chloropus — poule d’eau
Fulica atra — foulque macroule
Anas platyrhynchos — canard colvert
Natrix helvetica
— couleuvre helvétique
Natrix natrix — couleuvre à collier
Emys orbicularis — cistude d’Europe
Mauremys leprosa — émyde lépreuse |
Mammifères Carnivores
Vulpes vulpes
— renard roux
Martes foina — fouine
Mustela nivalis — belette
Mustela putorius — putois européen
Procyon lotor — raton laveur
Nyctereutes procyonoides — chien viverrin
Genetta genetta — genette commune
Felis catus — chat haret |
Mammifères insectivores ou herbivores
Mus musculus
— souris domestique
Rattus norvegicus — rat brun
Rattus rattus — rat noir
Apodemus sylvaticus — mulot sylvestre
Microtus arvalis — campagnol des champs
Myodes glareolus — campagnol roussâtre
Erinaceus europaeus — hérisson d’Europe
Sorex coronatus — musaraigne couronnée
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