|
| |
|
Fleuves, rivières et cours d'eau

1. Description du biotope
2. Richesse des espèces
3. Particularité et adaptation au climat
4. Faune présente dans les fleuves, rivières et cours d'eau |
|
Les cours d’eau — fleuves,
rivières et ruisseaux — sont des écoulements d’eau courante
dans un lit naturel, alimentés par une source et
présentant un débit suffisant la majeure partie de l’année
; leur fonctionnement repose sur la continuité écologique,
c’est‑à‑dire la libre circulation des organismes et le transport
naturel des sédiments ; ils présentent une hydromorphologie
dynamique, alternant zones d’érosion et de dépôt, influencée
par les crues, les saisons et les caractéristiques géologiques ;
ces milieux jouent un rôle essentiel dans l’épuration
naturelle, la régulation hydrologique et le maintien
des corridors écologiques .
Les
fleuves,
rivières et
cours d’eau couvrent l’ensemble des continents,
leur répartition dépendant surtout du climat, du relief et de la
géologie : les grands fleuves se concentrent dans les vastes
bassins tropicaux, tempérés ou subpolaires, tandis que les
réseaux de rivières et de petits cours d’eau quadrillent presque
toutes les zones habitées de la planète. En Europe,
les cours d’eau sont nombreux mais de taille modérée, avec de
grands fleuves comme le Danube, le Rhin, la Volga ou le Rhône,
et un maillage très dense de rivières alimentées par les
montagnes et les plaines humides. En Asie, on
trouve les plus grands systèmes fluviaux du monde, notamment
l’Ienisseï, l’Ob, la Léna, l’Amour, le Yangtsé, le Mékong, le
Gange et l’Indus, alimentés par les immenses plateaux, les
moussons et les glaciers himalayens. En Amérique du Nord,
les grands fleuves comme le Mississippi, le Missouri, le
Mackenzie, le Yukon ou le Saint‑Laurent structurent d’immenses
bassins, tandis que les rivières des Rocheuses et du Canada
forment des réseaux très ramifiés. En Amérique du Sud,
les cours d’eau sont dominés par l’Amazonie, le plus vaste
bassin fluvial de la planète, accompagnée de grands fleuves
comme l’Orénoque, le Paraná ou le São Francisco, alimentés par
les pluies tropicales et les reliefs andins. En Afrique,
les fleuves majeurs comme le Nil, le Congo, le Niger, le Zambèze
ou l’Orange traversent des climats très contrastés, des zones
équatoriales humides aux régions désertiques, tandis que les
rivières saisonnières sont fréquentes dans les savanes et les
zones arides.
En Océanie, les cours d’eau sont très inégalement
répartis : l’Australie possède surtout des rivières
intermittentes, tandis que la Nouvelle‑Zélande et la
Papouasie‑Nouvelle‑Guinée abritent des fleuves courts mais
puissants liés aux reliefs montagneux. Dans les régions
polaires, les cours d’eau sont principalement
saisonniers, issus de la fonte estivale, mais certains grands
fleuves arctiques comme l’Ienisseï ou la Léna s’écoulent vers
l’océan Glacial Arctique sur des milliers de kilomètres.
Les cours d’eau abritent une biodiversité élevée mais
fortement menacée : 27% des espèces d’eau douce sont
menacées au niveau mondial, et seuls 43 % des cours d’eau
français sont en bon état écologique ; la richesse
spécifique dépend de la qualité de l’eau, de l’hydromorphologie
et de la continuité écologique ; les rivières accueillent des
espèces exigeantes comme le saumon, l’anguille, les
lamproies, l’esturgeon ou les aloses, indicatrices d’un milieu
fonctionnel ; la biodiversité évolue dans le temps selon les
pressions anthropiques, les variations hydrologiques et les
dynamiques naturelles des hydrosystèmes .
Les cours d’eau réagissent fortement aux changements
climatiques : modification des débits, réchauffement de
l’eau, altération des habitats et perturbation des migrations ;
les espèces migratrices amphihalines (saumon, anguille, aloses)
dépendent d’une continuité écologique intacte pour
accomplir leurs cycles de vie ; les rivières jouent un rôle d’épuration
naturelle, mais sont sensibles à l’agriculture intensive, au
drainage, à la disparition des zones humides et à la dégradation
des ripisylves ; les petits cours d’eau ruraux montrent une
dégradation croissante, tandis que certains grands fleuves
s’améliorent en aval des villes grâce aux politiques de
restauration ; ces adaptations et vulnérabilités reflètent
l’importance du maintien des fonctionnalités naturelles
des hydrosystèmes .
Les cours d’eau accueillent une faune variée : poissons
migrateurs comme le saumon atlantique, l’anguille
européenne, les aloses, les lamproies, ainsi
que des espèces résidentes comme la truite, le chabot,
divers cyprinidés et de nombreux invertébrés (larves
d’éphéméroptères, plécoptères, trichoptères) ; ces espèces sont
des indicateurs de qualité écologique ; les rivières
servent aussi de corridors pour des oiseaux comme le grèbe
huppé et pour des mammifères aquatiques ; la faune dépend
fortement de la qualité de l’eau, de la continuité écologique et
de la préservation des habitats rivulaires |
|
Champignons, Métaphytes et algues vertes
Artomyces pyxidatus — clavaire en chandelle
Mycena epipterygia — mycène épipterygie
Arrhenia retiruga — arrhénie des mousses
Peziza badia — pézize brune
Ranunculus fluitans — renoncule flottante
Berula
erecta — berle dressée
Sparganium emersum — rubanier émergé
Potamogeton perfoliatus — potamot perfolié
Cladophora glomerata — cladophore des
rivières
Ulothrix
zonata — ulothrix zonée
Draparnaldia
mutabilis — draparnaldie
Chaetophora elegans — chaetophore élégante
 |
Nématodes et Protozoaires
|
Arthropodes |
|
Poissons, oiseaux, amphibiens et reptiles
|
Mammifères Carnivores |
Mammifères insectivores ou herbivores |
|