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Super-famille |
Espèces représentatives |
Description |
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Cephoidés
(env 10 esp)
1. Taille
et caractéristiques en France
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Dangerosité éventuelle en France
4. Diversité des espèces en France des Cephoidés
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Cephus
pygmaeus – Guêpe
scieuse du blé
(moins de 1 cm, moins de 1 g)
Janus compressus – Guêpe scieuse des feuillus
(moins de 1,5 cm, moins de 1 g)
Trachelus iudaicus – Guêpe scieuse méditerranéenne
(moins de 1,5 cm, moins de 1 g)
Hartigia linésris – Guêpe scieuse des Fabacées
(moins de 1,5 cm, moins de 1 g)
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Les
Cephidae français mesurent généralement 6 à 12 mm,
parfois jusqu’à 15 mm pour les plus grandes espèces. Leur
corps est allongé, cylindrique, souvent noir
ou noir et jaune, avec un aspect rappelant une petite
guêpe mais sans étranglement abdominal. Les antennes sont
filiformes, composées de nombreux articles. Les femelles
possèdent un ovipositeur adapté à la ponte dans les
tiges de plantes, notamment les graminées. Les ailes sont
transparentes, avec une nervation simple typique des
Cephoidés.
Les Cephidae sont présents
dans toute la France, y compris en Nouvelle‑Aquitaine,
où plusieurs espèces sont signalées dans les milieux agricoles
et prairiaux. L’espèce la plus connue, Cephus pygmaeus
(le « cephus du blé »), est largement répandue dans les zones
céréalières françaises. D’autres espèces du genre Janus
sont également présentes dans les régions boisées et les
lisières.
Les Cephidae sont
totalement inoffensifs pour l’être humain. Ils ne piquent
pas, ne mordent pas, ne sont pas venimeux et ne présentent
aucun danger sanitaire. Leur ovipositeur n’est pas un
aiguillon. Leur seule « dangerosité » concerne l’agriculture :
certaines espèces peuvent être des ravageurs mineurs des
céréales, mais sans risque pour les personnes.
La super‑famille Cephoidea
comprend en France principalement la famille Cephidae,
représentée par deux genres principaux : Cephus et
Janus. Parmi les espèces les plus connues : Cephus
pygmaeus, espèce la plus fréquente et la plus étudiée ;
Janus compressus, présent dans les zones boisées ; Janus
cynosbati, associé aux rosacées. La diversité française
reste modérée, avec une dizaine d’espèces recensées, mais
elles occupent des niches écologiques variées allant des
cultures céréalières aux lisières forestières. |
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Orussoidés
(1 esp)
1. Taille
et caractéristiques
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Dangerosité éventuelle
4. Statut en France de la guêpe scieuse des conifères
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Orussus
abietinus – Guêpe
scieuse des conifères
(moins de 1 cm, moins de 1 g)
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Orussus
abietinus mesure
généralement 8 à 14 mm. Le corps est noir, parfois
avec des nuances brunes, et les ailes sont fumées.
L’abdomen est cylindrique, sans étranglement marqué, ce
qui le distingue des vraies guêpes. Les antennes sont
filiformes, et la femelle possède un ovipositeur long et
robuste, utilisé pour perforer le bois. L’espèce appartient
aux Orussidés, un groupe très ancien d’hyménoptères,
considéré comme un lien évolutif entre les tenthrèdes et
les guêpes parasitoïdes.
L’espèce est présente en France,
mais reste rare et très discrète. Elle est surtout
observée dans les régions montagneuses ou
forestièrement riches en conifères. En Nouvelle‑Aquitaine,
sa présence est possible mais peu documentée, car
l’espèce est difficile à détecter : les adultes vivent peu de
temps et les larves se développent dans le bois mort de
conifères. Les observations françaises proviennent surtout
de zones à sapins, épicéas et pins.
Orussus abietinus est totalement
inoffensif pour l’être humain.
L’ovipositeur n’est pas un aiguillon et ne peut pas piquer.
L’espèce ne mord pas, n’est pas venimeuse, et ne présente
aucun risque sanitaire. Elle n’est pas non plus un ravageur
des forêts : elle cible surtout du bois mort ou très
affaibli.
L’espèce est considérée comme rare,
mais non menacée à l’échelle nationale. Elle n’est pas
protégée par la législation française. Son statut reflète
surtout sa discrétion et la difficulté d’observation
plutôt qu’un réel déclin. Les populations semblent stables,
mais très localisées dans les forêts de conifères. Les
données restent limitées, car les Orussidés sont parmi les
hyménoptères les moins étudiés d’Europe. |
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Pamphilioidés
(env 15 esp) |
Pamphilius
hortorum – Guêpe
enrouleuse du rosier
(moins de 1,5 cm, moins de 1 g)
Acantholyda posticalis – Guêpe tisseuse du pin sylvestre
(moins de 1,5 cm, moins de 1 g)
Neurotoma mandibularis – Guêpe scieuse
mandibulaire(moins de 1,5 cm, moins de 1 g)
Megalodontes cephalotes – Guêpe scieuse à tête
large
(moins de 1,5 cm, moins de 1 g)
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Siricoidés
(env 6 esp)
1. Taille
et caractéristiques en France
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Dangerosité éventuelle en France
4. Diversité des espèces en France des Siricoidés
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Sirex
juvencus – Le sirex noir
(moins de 3 cm, moins de 1 g)
Urocerus gigas – Le grand sirex
(moins de 4 cm, moins de 1 g)
Urocerus augur – Le sirex augure
(moins de 3 cm, moins de 1 g)
Xeris spectrum – Le xeris spectrum
(moins de 3 cm, moins de 1 g)

Megascolia maculata–
Scolie géante
(moins de 6 cm, enverg moins de 10 cm, moins de 2 g)
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Les
Siricoidés présents en France, principalement les
Siricidae, mesurent généralement 10 à 40 mm,
certaines femelles atteignant 50 mm avec l’ovipositeur.
Leur corps est allongé, cylindrique, souvent noir,
bleu métallique, jaune ou rouge selon les
espèces. Les femelles possèdent un ovipositeur très long,
rigide, utilisé pour percer le bois des conifères. Les ailes
sont transparentes ou légèrement fumées. Les larves sont
xylophages, blanchâtres, avec une petite épine caudale
caractéristique.
Les Siricoidés sont
largement présents en France, surtout dans les régions
riches en conifères. En Nouvelle‑Aquitaine, ils
sont bien représentés dans les zones de pins maritimes,
notamment en Gironde et dans les Landes. Les espèces les plus
communes dans la région sont Sirex juvencus et
Urocerus gigas, souvent observées près des boisements de
pins, épicéas ou sapins. Leur présence est
favorisée par les bois affaiblis, les arbres morts
ou les coupes forestières.
Les Siricoidés sont
totalement inoffensifs pour l’être humain. Leur ovipositeur
n’est pas un aiguillon et ne peut pas piquer. Ils ne sont
ni venimeux, ni agressifs. Leur seule « dangerosité » concerne
la sylviculture : certaines espèces peuvent attaquer les
conifères affaiblis, mais elles ne s’attaquent jamais aux
arbres sains. Elles ne représentent aucun risque sanitaire
pour les personnes ou les animaux domestiques.
La super‑famille Siricoidea
est représentée en France par la famille des Siricidae,
comprenant plusieurs espèces bien établies. Parmi les
principales : Urocerus gigas (le sirex géant), espèce la
plus grande et la plus spectaculaire ; Sirex juvencus,
très répandu dans les forêts de conifères ; Urocerus augur,
plus localisé ; Urocerus albicornis, espèce introduite
mais encore rare ; Tremex fuscicornis, associé aux
feuillus mais présent ponctuellement. La diversité française
reste modérée, avec une dizaine d’espèces, mais
elles jouent un rôle important dans la décomposition du bois
et les écosystèmes forestiers.
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Tenthredinoidés |
env 400 esp |
Tenthredo
scrophulariae – Tenthrède
de la scrofulaire
(moins de 1,5 cm, moins de 1 g)
Athalia rosae – Tenthrède du navet
(moins de 1 cm, moins de 1 g)
Macrophya annulata – Tenthrède annelée
(moins de 1,5 cm, moins de 1 g)
Nematus alniastrii – Tenthrède de l’aulne
(moins de 1 cm, moins de 1 g) |
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Xiphydrioidés |
env 3 esp |
Xiphydria
camelus, Xiphydrie
chamésu
(moins de 1,5 cm, moins de 1 g)
Xiphydria longicollis, Xiphydrie à long cou
(moins de 1,5 cm, moins de 1 g) |
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Apoidés |
env 1.000 esp |
Apis
mellifera – Abeille
domestique
Bombus terrestris – Bourdon terrestre
Andrena flavipes – Abeille des sables à pattes jaunes
Osmia cornuta – Osmie cornue |
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Chrysidoidés |
env 150 esp |
Chrysis
ignita – Chrysis ignée
Chrysis viridula – Chrysis verdoyante
Pseudomalus auratus – Guêpe-coucou dorée
Bethylus fuscicornis – Béthyle à antennes sombres
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Vespoidés
(env 300 esp)
1. Taille
et caractéristiques en France
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Dangerosité éventuelle en France
4. Diversité des espèces en France des Vespoidés
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Vespula
vulgaris – Guêpe
commune
Dolichovespula media – Guêpe des bois
Polistes dominula – Poliste gallicien
Vespa crabro – Frelon européen
Vespula germanica — guêpe germanique
Polistes biglumis — poliste des montagnes
Eumenes coarctatus — guêpe potière
Ancistrocerus gazella — guêpe maçonne gazelle


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Les
Vespoidés regroupent en France des insectes hyménoptères
tels que les guêpes sociales, guêpes solitaires,
frelons, pompiles et scolies. Leur taille
varie de 5 mm (petites guêpes solitaires) à 45 mm
pour le frelon asiatique et jusqu’à 55 mm pour la
scolie à front jaune, le plus grand hyménoptère d’Europe.
Les caractéristiques communes incluent un corps étroit,
un gastre pédonculé, des ailes membraneuses, et
souvent une coloration jaune/noire servant
d’avertissement. Les Vespoidés sociaux possèdent un dard
lisse permettant de piquer plusieurs fois, tandis que les
solitaires ont un dard plus discret et rarement utilisé.
Les Vespoidés sont très bien
représentés en France, avec une forte diversité en
Nouvelle‑Aquitaine, région chaude et boisée favorable aux
hyménoptères, où l’on trouve des guêpes sociales comme
Vespula et Dolichovespula, des frelons tels que
Vespa crabro (frelon européen) et Vespa velutina
(frelon asiatique), de nombreuses guêpes solitaires comme
Eumenes, Ancistrocerus et Odynerus, des
pompiles chasseurs d’araignées tels que Pompilus et
Anoplius, ainsi que des scolies comme Megascolia maculata,
très fréquente en Gironde, la région Aquitaine constituant un
véritable hotspot grâce à ses sols sableux, ses milieux ouverts
et ses forêts favorables à une grande diversité d’hyménoptères.
L’intensité et la dangerosité des
piqûres de Vespoidés en France varient fortement selon
les groupes : les guêpes sociales comme Vespula et
Dolichovespula provoquent des piqûres modérément
douloureuses, brèves mais parfois multiples en cas de
défense du nid ; les frelons tels que Vespa crabro
infligent une douleur plus intense mais généralement
moins agressive que les guêpes, tandis que le frelon
asiatique n’est pas plus dangereux pour l’humain et sa
piqûre est comparable à celle d’une guêpe ; les guêpes
solitaires comme Eumenes, Ancistrocerus ou
Odynerus piquent très rarement, leur venin étant
faible et leur comportement non agressif ; les pompiles tels que
Pompilus et Anoplius possèdent un venin puissant
pour paralyser les araignées mais n’attaquent presque jamais
l’humain, la piqûre étant rare mais très douloureuse ;
les scolies comme Megascolia maculata sont
impressionnantes mais inoffensives, ne piquant quasiment
jamais et n’utilisant leur dard qu’en cas de capture. Le danger
réel concerne surtout les personnes allergiques au venin
d’hyménoptères, pour lesquelles une seule piqûre peut provoquer
un choc anaphylactique, alors que pour la population
générale les piqûres sont peu dangereuses, localisées et
sans gravité, les Vespoidés jouant un rôle écologique essentiel
dans la pollinisation et la régulation des insectes.
La super‑famille Vespoidea comprend en France plus de
200 espèces réparties dans plusieurs familles, notamment les
Vespidae regroupant guêpes sociales, frelons et guêpes
maçonnes, les Pompilidae constitués des pompiles
chasseurs d’araignées, les Scoliidae incluant les scolies
dont la scolie géante, les Tiphiidae formés de guêpes
parasitoïdes de coléoptères, les Mutillidae ou «
fourmis‑velours » qui sont des guêpes parasites, ainsi que les
Sapygidae parasites des abeilles solitaires, la France
métropolitaine présentant l’une des plus fortes diversités
d’Europe, particulièrement marquée dans le Sud‑Ouest. |
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Ceraphronoidés |
env 30 esp |
Ceraphron
destillator – Ceraphron
distillateur
Ceraphron coruscus – Ceraphron étincelant
Megaspilus mirabilis – Mégaspile admirable
Conostigmus alpinus – Conostigme des Alpes
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Chalcidoidés |
env 1.500 esp |
richogramma evanescens –
Trichogramme évanescent
Pteromalus puparum – Ptéromale des pupes
Eurytoma rosae – Eurytome du rosier
Torymus sinensis – Toryme du cynips du châtaignier
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Cynipoidés |
env 200 esp |
Diplolepis
rosae – Cynips du
rosier
Andricus kollari – Cynips du chêne à galle de bille
Neuroterus quercusbaccarum – Cynips du chêne à galle
cerise
Dryocosmus kuriphilus – Cynips du châtaignier
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Evanioidés |
env 5 esp |
Evania
appendigaster – Évanie
à appendice
Prosevania punctata – Prosévanie ponctuée
Zeuxevania splendidula – Zeuxévanie splendide
Gasteruption jaculator – Gastéruption javelot
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Ichneumonoidés |
env 2.000 esp |
Ichneumon
suspiciosus – Ichneumon
soupçonneux
Ophion luteus – Ophion jaune
Pimpla rufipes – Pimple à pattes rouges
Aleiodes coxalis – Aleiode coxal |
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Platygastroidés |
env 100 esp |
Platygaster subuliformis –
Platygastre des galles du trèfle
Platygaster tuberculata – Platygastre tuberculé
Trissolcus basalis – Scélion parasite des punaises
Telenomus remus – Scélion parasite du ver-gris |
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Proctotrupoidés |
env 50 esp |
Proctotrupes brachypterus
– Proctotrupes à ailes courtes
Vanhornia leileri – Vanhornie du Jura
Helorus anomalipes – Hélore parasite des chrysopes
Rhopalosoma poeyi – Guêpe parasite des grillons |
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Trigonaloidés |
env 2 esp |
Pseudogonalos hahnii
Trigonalie de Hahn
Taeniogonalos raymenti
Trigonalie de Rayment |
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Formicoidés
(env 270 esp)
1. Taille
et caractéristiques en France
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Dangerosité éventuelle en France
4. Diversité des espèces en France des Formicoidés |
Formica
rufa — fourmi rousse
des bois
Formica fusca — fourmi noire des bois
Camponotus ligniperda — grand camponote
Camponotus lateralis — camponote méridional
Lasius niger — fourmi noire des jardins
Messor barbarus — fourmi moissonneuse
Myrmica rubra — fourmi rouge
Tapinoma nigerrimum — fourmi noire brillante


Linepithema humile
— la fourmi d’Argentine
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En France,
les Formicoidés présentent des tailles allant de 2 à
15 mm selon les espèces, avec des reines généralement plus
grandes que les ouvrières, un pétiole formé d’un ou deux
segments, des antennes coudées, un dimorphisme social
marqué entre reine, ouvrières et mâles,
certaines espèces comme Myrmica possédant un dard
fonctionnel tandis que d’autres comme Formica
projettent de l’acide formique, l’ensemble du groupe
montrant une morphologie adaptée à la vie sociale et à la
construction de nids complexes.
Les Formicoidés sont présents
dans toute la France, occupant une grande diversité de milieux
allant des forêts aux prairies, des zones
sableuses aux milieux urbains, et la région
Aquitaine se distingue par une richesse particulièrement
élevée grâce à son climat chaud et varié, permettant la
coexistence d’espèces forestières, thermophiles,
sableuses, montagnardes et urbaines,
notamment dans les Landes, le Pays basque et la Gironde.
En France, l’intensité des piqûres
chez les Formicoidés varie selon les sous‑familles, les
espèces à dard comme Myrmica, Tetramorium ou
Solenopsis provoquant des piqûres vives, brûlantes et
localement enflées dues à l’injection de venin, tandis que
les Formicinae comme Formica et Lasius ne
piquent pas mais projettent de l’acide formique
entraînant une irritation modérée, la dangerosité restant
généralement faible pour l’humain sauf en cas de
multiples piqûres, de piqûre dans une zone sensible
ou de réaction allergique, les allergies au venin de
fourmis étant rares en Europe mais pouvant provoquer un œdème
important, de l’urticaire généralisée ou un choc
anaphylactique, alors que pour la majorité des personnes les
piqûres de fourmis françaises demeurent localisées,
peu douloureuses et sans gravité.
La France compte environ 250
espèces de Formicoidés appartenant à la famille
unique des Formicidae, réparties dans plusieurs
sous‑familles telles que les Formicinae (ex. Formica,
Lasius), les Myrmicinae (ex. Myrmica,
Tetramorium, Solenopsis), les Dolichoderinae
(ex. Tapinoma), les Ponerinae (ex. Ponera,
Hypoponera), ainsi que les Amblyoponinae et les
Proceratiinae, cette diversité étant particulièrement
marquée dans le Sud‑Ouest où se rencontrent des espèces
adaptées à des habitats très contrastés.
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