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La Banquise

1. Description du biotope
2. Richesse des espèces
3. Particularité et adaptation au climat
4. Faune présente dans la Banquise |
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La banquise est une
étendue de glace de mer flottante, formée par le gel de
l’eau salée dans les régions polaires ; c’est un milieu
extrêmement froid, instable, mouvant, soumis aux vents, aux
marées et aux fractures, dépourvu de sol, de nutriments et
de végétation, où seules quelques micro‑formes de vie
peuvent subsister dans les interstices de glace ou sous la
surface.
La richesse spécifique de la banquise est très faible
en surface, car l’absence de sol et les températures
extrêmes empêchent l’installation de plantes ou de
champignons ; la biodiversité se concentre surtout sous
la glace, où vivent algues microscopiques, crustacés,
poissons, invertébrés gélatineux et prédateurs marins,
formant une chaîne alimentaire dépendante de la lumière
filtrée et des algues de la glace. La
banquise se répartit uniquement dans les
régions polaires, là où la température de
l’océan reste suffisamment basse pour que l’eau de mer gèle
plusieurs mois par an ; elle n’existe donc que dans l’Arctique
et autour de l’Antarctique, formant deux
grands ensembles totalement séparés. Dans l’Arctique,
la banquise couvre l’océan Glacial Arctique et s’étend vers
les côtes du Groenland, du Canada, de l’Alaska, de la Russie
et de la Norvège ; elle est plus étendue en hiver et se
réduit fortement en été, laissant apparaître des zones
d’eaux libres. Dans l’Antarctique, la
banquise entoure le continent austral et forme un immense
anneau de glace saisonnier, beaucoup plus étendu en hiver
austral qu’en été, où elle se rétracte au plus près du
littoral. L’hémisphère Nord possède une
banquise plus mobile, plus fine et plus sensible aux
variations climatiques, tandis que l’hémisphère Sud
présente une banquise plus régulière, influencée par les
vents circumpolaires et l’isolement du continent
antarctique. Les organismes associés à la banquise sont adaptés à
des températures proches de −2 °C, à la faible lumière et à
la salinité variable ; les algues de la glace possèdent des
pigments spéciaux pour capter la lumière diffuse, les
poissons comme la morue polaire produisent des protéines
antigel, les invertébrés ralentissent leur métabolisme,
et les mammifères marins utilisent une épaisse couche de
graisse pour résister au froid et plonger sous la glace.
La faune de la banquise comprend les algues de la
glace qui tapissent la face inférieure de la banquise,
les copépodes et amphipodes comme Gammarus
wilkitzkii, les poissons polaires comme la morue
arctique, les invertébrés gélatineux, les phoques
(barbu, annelé), les ours polaires en Arctique, ainsi
que de nombreux oiseaux marins comme les mouettes
ivoire et les guillemots, tous dépendants de la productivité
microscopique sous la glace. |
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Champignons, Métaphytes et algues vertes
Aucun
champignon ne pousse sur la banquise. La banquise est un
désert biologique extrême : températures très basses,
absence de sol, absence d’humus, salinité élevée, lumière
très variable. Les champignons ont besoin d’un substrat
organique (bois, sol, plantes, animaux, algues, débris),
ce qui n’existe pas sur la glace flottante.
Aucun
métaphyte (plante embryophyte) ne pousse sur la
banquise, et c’est strictement impossible
biologiquement.
La banquise = glace de mer flottante, sans sol,
sans substrat, sans nutriments, sans eau
liquide, et soumise à des mouvements constants.
Or un métaphyte a obligatoirement besoin d’un substrat
(sol, roche, vase, humus) pour fixer ses racines.
Il
existe des micro‑algues vertes associées à la glace de
mer, vivant dans les micro‑canaux de la glace, ou
sous la banquise, là où il y a un peu de lumière.
Elles ne “poussent” pas sur la banquise, mais dans
la glace de mer ou sous la glace.
Chlamydomonas nivalis
— algue des neiges
Chlamydomonas raudensis — chlamydomonas
polaire
Chloromonas polyptera — chloromonas polaire
Chloromonas brevispina — chloromonas arctique

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Nématodes
et Protozoaires
Il n’existe
aucun nématode présent dans la banquise au sens strict.
La banquise = glace de mer flottante, un milieu
trop salé, sans sol, sans nutriments,
en mouvement permanent, où aucun nématode ne peut
vivre.
Il n’existe
aucun protozoaire strictement présent dans la banquise
(glace de mer flottante). La banquise est un milieu trop
salé, sans nutriments, sans substrat, et
en mouvement permanent, ce qui empêche l’installation
durable de protozoaires.
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Arthropodes
Gammarus
wilkitzkii
— gammare de la banquise
Apherusa glacialis — amphipode glacialis
Onisimus nanseni — onisimus de Nansen
Onisimus glacialis — onisimus glacialis
Themisto libellula — amphipode pélagique arctique
Eusirus holmii — eusire arctique
Gammaracanthus loricatus — gammaracanthe cuirassé
Acanthostepheia malmgreni — acanthostéphée
arctique

Les arthropodes adeptes de la
banquise incluent des amphipodes hyper‑adaptés au froid comme
Gammarus wilkitzkii, espèce emblématique vivant
littéralement dans les cavités de la glace de mer;
Apherusa glacialis, amphipode qui passe tout son
cycle de vie sous la banquise et migre verticalement selon la
lumière;
Onisimus nanseni, espèce prédatrice vivant dans
les zones d’ombre de la glace;
Onisimus glacialis, très commun sous les plaques
de glace dérivantes;
Themisto libellula, amphipode pélagique arctique
qui chasse sous la glace;
Eusirus holmii, espèce associée aux bords de la
banquise;
Gammaracanthus loricatus, amphipode cuirassé
fréquent dans les eaux glacées proches de la glace; et
Acanthostepheia malmgreni, amphipode bentho‑glaciaire
vivant sous les blocs de glace. Ces arthropodes sont adaptés à
la banquise grâce à des protéines antigel, des
membranes cellulaires souples, une
tolérance extrême au froid, une capacité à se
nourrir d’algues de glace, et une dépendance aux
micro‑habitats sous‑glaciaires où la glace crée
un écosystème riche en nutriments. |
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Poissons,
oiseaux, amphibiens et reptiles
Boreogadus
saida
— morue polaire
Arctogadus glacialis — morue arctique
Liparis fabricii — liparis de Fabricius
Gymnelus viridis — gymnèle arctique
Les poissons réellement
présents sous la banquise arctique sont des espèces
hyper‑adaptées au froid extrême, comme
Boreogadus saida, la morue polaire, espèce
dominante vivant littéralement sous la glace et produisant
des protéines antigel;
Arctogadus glacialis, la morue arctique, qui
occupe les crevasses et zones d’ombre de la banquise;
Liparis fabricii, le liparis de Fabricius,
poisson gélatineux vivant dans les micro‑habitats
sous‑glaciaires;
Gymnelus viridis, le gymnèle arctique,
capable de survivre dans des eaux très pauvres en oxygène;
Artediellus atlanticus, chaboisseau arctique
fréquent dans les zones glacées;
Leptoclinus maculatus, poisson juvénile
associé aux algues de glace; et
Lycodes polaris, un lycode vivant dans les
eaux froides proches de la banquise. Ces poissons survivent
grâce à des protéines antigel, des
membranes cellulaires souples, un
métabolisme ralenti, une tolérance aux
faibles niveaux d’oxygène et une capacité à
exploiter les micro‑habitats sous la glace,
où ils se nourrissent d’amphipodes, de copépodes et d’algues
de glace.
Pagophila
eburnea
— mouette blanche
Larus hyperboreus — goéland bourgmestre
Somateria mollissima — eider à duvet
Rissa tridactyla — mouette tridactyle
Les oiseaux adeptes de la
banquise incluent des espèces spécialisées comme
Pagophila eburnea, la mouette blanche,
strictement associée à la glace de mer où elle chasse
poissons et invertébrés;
Larus hyperboreus, le goéland bourgmestre,
qui utilise la banquise comme plateforme de repos et de
chasse;
Somateria mollissima, l’eider à duvet, qui
se nourrit dans les eaux glacées riches en invertébrés;
Somateria spectabilis, l’eider à tête grise,
fréquent aux lisières de la banquise;
Alle alle, le mergule nain, qui exploite les
zones productives proches de la glace;
Cepphus grylle, le guillemot à miroir,
chasseur de poissons sous la glace;
Uria lomvia, le guillemot de Brünnich,
plongeur profond fréquentant les marges de la banquise; et
Rissa tridactyla, le mouette tridactyle, qui
suit les fronts de glace pour exploiter les remontées de
nutriments. Ces oiseaux sont adaptés à la banquise grâce à
une isolation thermique exceptionnelle, une
capacité de plongée profonde, un
métabolisme élevé, des pattes et ailes
adaptées au froid, et une dépendance aux
zones productives créées par la glace de mer,
riches en poissons, crustacés et zooplancton.
Les
amphibiens ont une peau nue perméable incapable de
résister au gel, ils ont besoin d’eau liquide pour
respirer et se reproduire, et la banquise étant une
glace de mer flottante entre –20 et –40 °C sans sol, sans
mare, sans végétation et sans insectes, même les espèces
les plus résistantes comme la grenouille des bois ou les
tritons nordiques ne peuvent pas survivre dans ces
conditions polaires extrêmes.
Les
reptiles sont des ectothermes : leur température
corporelle dépend de l’environnement. Or la banquise =
glace de mer flottante, –20 à –40 °C, aucun
sol, aucune cachette, aucune proie,
aucune possibilité de thermorégulation. Un reptile y
mourrait en quelques minutes.
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Mammifères
Carnivores
Ursus
maritimus
— ours polaire
Vulpes lagopus — renard arctique
Phoca hispida — phoque annelé
Erignathus barbatus — phoque barbu
Pusa fasciata — phoque rubané
Pagophilus groenlandicus — phoque du Groenland
Odobenus rosmarus — morse
Canis lupus arctos — loup arctique

La
banquise arctique est un milieu extrême
constitué de glace de mer flottante, soumis à des
températures très basses, des vents violents, une luminosité
très variable selon les saisons, et une productivité
biologique faible mais concentrée autour des zones de
polynies et de fractures de glace ; ce biotope instable,
mouvant et pauvre en végétation n’abrite que des carnivores
spécialisés capables de vivre sur la glace, de chasser dans
l’eau glacée et de parcourir de vastes distances.
La
richesse en carnivores de la banquise est
faible mais très spécialisée : seuls quelques mammifères
carnivores sont capables d’y survivre durablement,
principalement l’ours
polaire (Ursus
maritimus), le
renard arctique (Vulpes
lagopus), et le
loup arctique (Canis
lupus arctos) dans certaines zones ; d’autres espèces
comme les gloutons
ou les hermines
n’y apparaissent que marginalement, en périphérie, car la
banquise ne fournit pas assez de ressources pour les
maintenir en permanence.
Les
carnivores de la banquise possèdent des
adaptations extrêmes : une épaisse couche de graisse
isolante, un pelage dense et souvent blanc pour le
camouflage, une thermorégulation fine, des extrémités
compactes pour limiter les pertes de chaleur, et une
capacité à parcourir des dizaines de kilomètres sur la glace
; l’ours polaire
possède des pattes larges antidérapantes, un odorat
exceptionnel pour détecter les phoques sous la neige, et
peut nager sur de longues distances ; le
renard arctique
change de pelage selon la saison et suit les ours pour
récupérer les restes ; le
loup arctique
chasse en meute sur de vastes territoires gelés et peut
survivre avec très peu de ressources.
La
faune carnivore de la banquise est dominée
par l’ours polaire,
prédateur suprême dépendant des phoques pour sa survie ; le
renard arctique
occupe les zones côtières et les bordures de banquise où il
se nourrit de carcasses, d’oiseaux et de petits invertébrés
; le loup arctique
est présent surtout dans les archipels du Haut‑Arctique
(Ellesmere, Groenland nord), où il suit les caribous, les
bœufs musqués et les charognes ; ces carnivores exploitent
la banquise comme plateforme de chasse, de déplacement et
d’accès aux ressources marines, faisant de ce milieu hostile
un territoire vital pour leur écologie.
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Mammifères
insectivores ou herbivores
La banquise =
glace de mer flottante, sans plantes, sans
insectes, sans sol, sans végétation, sans
proies herbivores, et avec des températures –20 à
–40 °C. Un herbivore n’y trouverait aucune nourriture,
un insectivore aucun insecte, et aucun ne pourrait
survivre au froid extrême.
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