Lacs & étangs

Accueil Remonter Notre Monde Le Monde Vivant Personnel World Of Warcraft

 

 

Etangs et lacs (eaux calmes)

1. Description du biotope
2. Richesse des espèces
3. Particularité et adaptation au climat
4.  Faune présente dans les eaux calmes, étangs ou lacs.

Les eaux calmes comme les étangs et les lacs sont des plans d’eau stagnants ou faiblement brassés, caractérisés par une faible vitesse de courant, une stratification thermique saisonnière dans les lacs profonds (couches d’eau chaude en surface et froide en profondeur), et un brassage limité dans les étangs peu profonds ; ce sont des milieux dynamiques, en constante évolution, recevant des apports du bassin versant et soumis à un processus naturel d’eutrophisation qui enrichit progressivement l’eau en nutriments ; les étangs sont généralement peu profonds et ne stratifieront pas, tandis que les lacs profonds présentent une stratification estivale et parfois hivernale, influençant fortement l’oxygénation des couches profondes ; ces milieux sont structurés par les vents, les sédiments, la végétation aquatique et les échanges avec les zones humides environnantes.

Les eaux calmes sont des écosystèmes riches, abritant une biodiversité élevée : plantes aquatiques, algues, invertébrés, poissons, amphibiens, oiseaux d’eau ; les étangs sont décrits comme des réservoirs de biodiversité exceptionnels, jouant un rôle de refuge pour de nombreuses espèces animales et végétales ; les lacs et étangs du littoral aquitain présentent une diversité biologique remarquable, incluant des espèces rares, protégées ou endémiques, notam
ment parmi les plantes aquatiques ; ces milieux fournissent des services écosystémiques majeurs : production primaire, cycle des nutriments, séquestration du carbone, régulation hydrologique et support d’activités récréatives.

Les étangs et les grands lacs se répartissent sur tous les continents, mais selon des logiques très différentes : les étangs, petites étendues d’eau peu profondes, sont surtout présents dans les zones tempérées et humides où les dépressions naturelles, les marais et les plaines favorisent leur formation, tandis que les grands lacs se concentrent dans quelques régions géologiques particulières comme les fosses tectoniques, les zones glaciaires et les grands plateaux. En Europe, les étangs sont extrêmement nombreux en France, en Allemagne, en Pologne et dans les pays baltes, souvent issus d’anciennes zones humides ou de créations humaines, alors que les grands lacs se situent surtout en Scandinavie et en Russie (Ladoga, Onega, Vänern). En Asie, les étangs sont fréquents dans les plaines agricoles de Chine, d’Inde et du Sud‑Est asiatique, tandis que les grands lacs se concentrent dans les fosses tectoniques (Baïkal, Issyk‑Kul) et les hauts plateaux tibétains. En Amérique du Nord, les étangs sont très répandus dans les zones humides du Canada et des États‑Unis, mais la région est surtout marquée par les Grands Lacs (Supérieur, Michigan, Huron, Érié, Ontario), formés par l’érosion glaciaire. En Amérique du Sud, les étangs se trouvent dans les plaines humides (Pampas, Pantanal), tandis que les grands lacs sont rares et souvent d’origine tectonique ou volcanique (Titicaca, Maracaibo). En Afrique, les étangs sont présents dans les zones tropicales humides et les savanes, mais le continent est dominé par les grands lacs du Rift est‑africain (Victoria, Tanganyika, Malawi), parmi les plus vastes et profonds du monde. En Océanie, les étangs sont nombreux en Australie dans les zones humides saisonnières, tandis que les grands lacs se trouvent surtout en Nouvelle‑Zélande (Taupo, Te Anau) et dans les îles volcaniques. Dans les régions polaires, les étangs sont souvent saisonniers, issus de la fonte estivale, alors que les grands lacs sont rares mais parfois glaciaires ou subglaciaires (Vostok en Antarctique).

Les eaux calmes présentent des adaptations écologiques liées au climat, notamment la stratification thermique en été dans les lacs profonds, qui crée une couche profonde pauvre en oxygène jusqu’au brassage automnal ; les étangs, peu profonds, réagissent plus rapidement aux variations climatiques et ne stratifieront pas, ce qui les rend plus sensibles à l’eutrophisation, au réchauffement et aux espèces exotiques envahissantes ; les lacs et étangs aquitains, faiblement alcalins et oligotrophes, sont particulièrement sensibles au
réchauffement climatique, à la modification du régime des vents et à l’artificialisation des rives, ce qui entraîne un déclin de certaines communautés végétales (ex. isoétides) et une augmentation des espèces envahissantes ; ces milieux s’adaptent par la dynamique des végétations aquatiques, la circulation saisonnière de l’eau et les échanges avec les zones humides.

Les eaux calmes abritent une faune variée : poissons comme les gardons, brèmes, brochets, perches, tanches, invertébrés aquatiques, amphibiens, oiseaux d’eau (canards, foulques, grèbes), ainsi que de nombreuses plantes aquatiques dont certaines sont rares ou endémiques dans les lacs aquitains ; les étangs servent de refuge à une grande diversité d’espèces animales et végétales, et les lacs du littoral aquitain hébergent des communautés végétales spécifiques liées à la géologie et à la qualité de l’eau ; la faune benthique et les plantes aquatiques jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement écologique de ces milieux.

Champignons, Métaphytes et algues vertes

Psathyrella aquaticapsathyrelle aquatique
Myriostoma coliforme
myriostome
Peziza paludosa
pézize des marais
Galerina paludosa
galérine des tourbières

Nymphaea albanénuphar blanc
 Potamogeton natanspotamot nageant
 Ceratophyllum demersumcératophylle immergé
 Myriophyllum spicatummyriophylle en épi

Chara vulgarischarophyte commune
Nitella flexilis
nitelle flexible
 Spirogyra communisspirogyre commune
 Cladophora aegagropilaaegagropile

Nématodes et Protozoaires  

Tobrilus stefanskiitobrilus des eaux stagnantes
Plectus cirratus
plectus des mares
 Monhystera paludicolamonhystère paludicole
 Eumonhystera dispareumonhystère des vases

Paramecium caudatumparamécie caudée
Euplotes eurystomus
euplote des eaux calmes
Coleps hirtus
coleps cuirassé
Stentor coeruleus
stentor bleu

   Arthropodes

Notonecta glaucanotonecte commune
Corixa punctata
corise ponctuée
 Dytiscus marginalisdytique bordé
Hydrophilus piceus
hydrophile brun
 Gerris lacustrisgerris des étangs
 Cloeon dipteruméphémère des eaux stagnantes
Asellus aquaticus
aselle aquatique
Gammarus pulex
gammares des mares

Poissons, oiseaux, amphibiens et reptiles

Cyprinus carpiocarpe commune
Tinca tinca
tanche
Rutilus rutilus
gardon
Scardinius erythrophthalmus
rotengle

Fulica atrafoulque macroule
 Gallinula chloropuspoule d’eau
 Podiceps cristatusgrèbe huppé
Anas platyrhynchos
canard colvert

Pelophylax ridibundusgrenouille rieuse
 Pelophylax lessonaegrenouille de Lessona
Triturus cristatus
triton crêté
Lissotriton vulgaris
triton ponctué

Emys orbiculariscistude d’Europe
 Trachemys scriptatortue de Floride
 Natrix tessellatacouleuvre tessellée
Natrix natrix
couleuvre à collier

Mammifères Carnivores

Lutra lutraloutre d’Europe
Lontra canadensis
loutre de rivière nord‑américaine
 Neovison visonvison d’Amérique
Mustela lutreola
vison d’Europe
 Procyon lotorraton laveur
 Enhydra lutrisloutre de mer
Aonyx capensis
loutre à joues blanches
Hydrictis maculicollis
loutre à cou tacheté

Mammifères insectivores ou herbivores

Arvicola amphibiuscampagnol amphibie
Microtus agrestis
campagnol agreste
 Neomys fodiensmusaraigne aquatique
Neomys anomalus
musaraigne couronnée
Ondatra zibethicus
rat musqué
 Myocastor coypusragondin
Castor fiber
castor d’Europe
Apodemus sylvaticus
mulot sylvestre