|
| |
Classification (env 1.300 esp)
Métaphytes-Trachéophytes-Lycophytes
()
|
Classes |
Espèces
représentatives |
Description |
|
Lycopodiales
(env 400 esp)
1. Présentation et
description
2. distribution geographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Mode de vie et longévité
5. Taille et particularité
6. Prédateurs
7. Variétés et nombre d'espèces du groupe
8. Statut des Lycopodiales
|
Lycopodium clavatum — lycopode en massue
Lycopodium annotinum — lycopode des Alpes
Lycopodiella inundata — lycopode inondé
Lycopodiella cernua — lycopode penché
Huperzia selago — huperzie sélagine
Huperzia lucidula — huperzie brillante
Diphasiastrum
complanatum — lycopode aplati
Phlegmariurus phlegmaria — lycopode liane tropical

 |
Les
Lycopodiales sont un
ordre de lycophytes
primitifs regroupant des plantes vasculaires anciennes à tiges fines et
feuillées, caractérisées par des
microphylles, une reproduction par
spores portées dans des
strobiles, et une
morphologie rappelant les premières plantes terrestres du Paléozoïque,
ce groupe occupant une position clé dans l’évolution des végétaux
terrestres.
Les Lycopodiales sont
présents sur presque tous les continents, particulièrement dans les
régions tempérées humides,
les forêts boréales, les
zones montagnardes, les
tourbières, les
landes acides et les
sous‑bois ombragés, leur
distribution étant fortement liée aux sols
acides,
pauvres et
humides où la
concurrence végétale est faible.
En France, les Lycopodiales
sont bien représentés dans les
massifs montagneux, les
landes atlantiques et les
forêts humides, tandis
qu’en Aquitaine ils sont
présents dans les landes acides,
les zones tourbeuses relictuelles,
les sous‑bois ombragés
et certains secteurs humides de
Gironde, Landes
et Périgord, leur
présence étant toutefois localisée et souvent dépendante de
micro‑habitats stables.
Les Lycopodiales vivent
dans des milieux frais et humides où ils se développent lentement, se
reproduisent par spores
via des strobiles et possèdent un cycle dominé par le
sporophyte, leur
longévité étant souvent élevée grâce à des rhizomes persistants capables
de survivre plusieurs décennies dans des habitats peu perturbés.
Les Lycopodiales
mesurent généralement de 5 à 30
cm, certaines espèces atteignant
50 cm, et se distinguent
par leurs microphylles
étroites, leurs tiges
dichotomiques, leurs
strobiles porteurs de spores et leur apparence archaïque
rappelant les grandes forêts de lycophytes du Carbonifère, ce qui en
fait un groupe botanique d’un intérêt évolutif majeur.
Les Lycopodiales sont
prédatés principalement par des
gastéropodes, des
collemboles, certaines
larves d’insectes et quelques
micro‑arthropodes, mais
leur prédation reste faible grâce à des
composés chimiques répulsifs
et à leur présence dans des habitats acides et ombragés où l’herbivorie
est limitée.
Les Lycopodiales
regroupent environ 400 espèces
réparties dans des genres tels que
Lycopodium,
Diphasiastrum,
Huperzia et
Lycopodiella, cette diversité reflétant une grande
variété d’adaptations écologiques allant des espèces montagnardes aux
espèces de landes humides ou de forêts boréales.
Les Lycopodiales
présentent un statut souvent
vulnérable ou protégé
selon les régions en raison de la destruction des habitats humides et
acides, de la sylviculture intensive et de leur croissance lente, ce
groupe étant considéré comme un
indicateur écologique important des milieux naturels préservés
et des sols pauvres et acides. |
|
Sélaginellales
(env 780 esp)
1. Présentation et
description
2. distribution geographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Mode de vie et longévité
5. Taille et particularité
6. Prédateurs
7. Variétés et nombre d'espèces du groupe
8. Statut des Sélaginellales
|
|
Les
Sélaginellales sont un ordre de
lycophytes vasculaires
regroupant les sélaginelles,
plantes basses proches des premiers végétaux terrestres,
caractérisées par des
microphylles, une
ramification dichotomique, des
strobiles produisant
deux types de spores (hétérosporie)
et une forte capacité à coloniser des milieux humides ou secs,
certaines espèces étant capables d’entrer en
cryptobiose (plantes
« résurrectionnelles »).
Les
Sélaginellales sont
présentes sur tous les
continents, principalement dans les
régions tropicales et
subtropicales, occupant des habitats
forestiers humides,
sous‑bois ombragés,
rochers suintants,
sols sableux,
zones montagnardes,
milieux xériques
pour les espèces résurrectionnelles, leur distribution étant liée à
une forte plasticité
écologique et à une capacité remarquable à survivre à la
sécheresse ou à l’inondation
selon les espèces.
Les Sélaginellales
sont présentes en France,
mais uniquement via une seule
espèce indigène,
Selaginella selaginoides, rare et localisée dans les
zones montagnardes humides
; en Aquitaine,
l’espèce est absente,
car elle nécessite des
tourbières froides,
prairies acides montagnardes et
sources oligotrophes,
habitats inexistants dans les plaines atlantiques.
Les Sélaginellales
sont des plantes vivaces,
vivant de plusieurs années
à plusieurs décennies,
selon les conditions, leur cycle étant marqué par une
hétérosporie stricte
(microspores et macrospores), une reproduction dépendante de l’eau
pour la fécondation, et chez certaines espèces une capacité à entrer
en dormance prolongée
lors de la dessiccation, reprenant vie après réhydratation.
Les Sélaginellales
mesurent généralement 2 à 20
cm, certaines espèces tropicales atteignant
30 cm, et se
distinguent par leurs
microphylles disposées en quatre rangs, leurs
strobiles fertiles,
leur hétérosporie,
leur ramification
dichotomique, et chez certaines espèces leur capacité
spectaculaire à devenir
complètement sèches, puis à se
réhydrater et
reprendre leur activité métabolique.
Les Sélaginellales
sont consommées par de petits
invertébrés tels que les
collemboles,
acariens,
larves d’insectes,
ainsi que par certains
gastéropodes et
orthoptères, mais leur
faible valeur nutritive,
leurs composés secondaires
et leur habitat souvent
pauvre en herbivores limitent la pression de prédation.
Les Sélaginellales
regroupent environ 750 à 800
espèces dans le monde, toutes appartenant au genre
Selaginella, ce qui en fait l’un des groupes de
lycophytes les plus diversifiés, avec des espèces
tropicales,
montagnardes,
xérophiles,
aquatiques ou
épiphytes,
témoignant d’une grande diversité morphologique et écologique.
Les Sélaginellales
présentent un statut globalement
stable à l’échelle
mondiale, mais plusieurs espèces sont
localisées,
rares ou
menacées en raison
de la déforestation tropicale,
de la destruction des
tourbières, de la
fragmentation des habitats humides et du
réchauffement climatique
; en France, Selaginella
selaginoides est considérée comme
rare, parfois
vulnérable, en
raison de la disparition progressive des
tourbières acides
montagnardes.
|
|
Isoetales
(env 280 esp)
1. Présentation et
description
2. distribution geographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Mode de vie et longévité
5. Taille et particularité
6. Prédateurs
7. Variétés et nombre d'espèces du groupe
8. Statut des Isoetales
|
|
Les
Isoetales sont un ordre de
lycophytes aquatiques ou
amphibies, regroupant les
isoètes, plantes
primitives à rosette basale
formée de feuilles
cylindriques et rigides, insérées sur un
cormus renflé. Elles
produisent deux types de spores (hétérosporie)
dans des sporanges
situés à la base des feuilles, et représentent l’un des groupes
végétaux actuels les plus proches des premières plantes vasculaires
du Dévonien.
Les
Isoetales sont
présentes sur tous les
continents, sauf l’Antarctique, avec une forte diversité
dans les régions tempérées,
montagnardes et
méditerranéennes,
occupant des habitats
aquatiques clairs,
mares oligotrophes,
lacs acides, sources
froides, dépressions
tourbeuses, landes
humides ou zones
sableuses inondées, leur présence étant strictement liée à
des eaux pauvres en
nutriments,
faiblement minéralisées et
non perturbées.
Les Isoetales sont
présentes en France,
mais restent rares et très
localisées, limitées à quelques espèces du genre
Isoetes dans les
lacs clairs montagnards,
mares oligotrophes
atlantiques,
tourbières acides et
sources froides ; en
Aquitaine, leur présence est
possible mais très restreinte,
principalement dans certaines
landes humides relictuelles,
mares temporaires
oligotrophes ou
lagunes acides, habitats devenus rares dans la région.
Les Isoetales sont
des plantes vivaces,
pouvant vivre plusieurs
années à plusieurs décennies, leur cycle étant marqué par
une croissance lente,
une reproduction par spores
hétérosporées, et une forte dépendance à la
qualité de l’eau ;
certaines espèces peuvent survivre à des
assèchements temporaires,
grâce à leur cormus capable de rester en dormance dans la vase
humide.
Les Isoetales
mesurent généralement 5 à 25
cm, parfois jusqu’à
40 cm pour certaines espèces montagnardes, et se
distinguent par leurs
feuilles cylindriques rigides, leur
cormus bulbeux,
leurs sporanges basaux,
leur hétérosporie,
et leur capacité à coloniser des
milieux aquatiques
oligotrophes où peu d’autres plantes vasculaires peuvent
survivre.
Les Isoetales sont
consommées par certains
invertébrés aquatiques (larves d’insectes, gastéropodes),
quelques crustacés,
ainsi que par des herbivores
aquatiques comme certains poissons ou oiseaux d’eau, mais
leur texture coriace,
leur faible valeur nutritive
et leur habitat souvent
pauvre en herbivores limitent la pression de prédation.
Les Isoetales
regroupent environ 250 à 300
espèces dans le monde, toutes appartenant au genre
Isoetes, ce qui en fait un groupe relativement
diversifié de lycophytes aquatiques, avec des espèces
montagnardes,
atlantiques,
méditerranéennes,
tropicales,
xérophiles ou
strictement aquatiques,
témoignant d’une grande diversité écologique.
Les Isoetales sont
globalement menacées
en France, plusieurs espèces étant classées
vulnérables,
en danger ou
en danger critique,
en raison de la disparition
des mares oligotrophes, de l’eutrophisation,
de la pollution, du
drainage des zones humides,
de l’urbanisation et
de la banalisation des
milieux aquatiques, ce groupe constituant un indicateur
précieux des eaux claires
acides et oligotrophes.
|
|