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Mammifères terrestres présents en Gironde
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Familles |
Espèces representatives |
Description |
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Erinaceidés
(1 espèce)
1. Erinacéidés présents en Gironde
2. Situation actuel et protection
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Hérisson d'Europe
(Erinaceus europaeus)
(moins de 30 cm, moins de 1,2 kg)
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Le
Hérisson d’Europe est bien présent et largement distribué
en Gironde, y compris dans les zones urbaines comme
Villenave‑d’Ornon. Il est strictement protégé, mais
ses populations sont en déclin, ce qui en fait une espèce
à surveiller et à préserver activement.
Le Hérisson d’Europe (Erinaceus europaeus) est
largement présent en Gironde. C’est l’un des petits
mammifères les plus répandus du département. On le trouve dans
les zones rurales, les boisements feuillus, les lisières
forestières, les prairies, les haies, les friches, les jardins,
les parcs urbains et périurbains autour de Villenave‑d’Ornon,
Bordeaux, le Médoc, l’Entre‑deux‑Mers, le
Libournais et le Sud‑Gironde. L’espèce apprécie
particulièrement les mosaïques de milieux : haies, jardins, tas
de feuilles, zones herbacées et petits points d’eau. Elle est
active surtout la nuit et reste discrète malgré sa large
distribution.
Le Hérisson d’Europe est intégralement protégé en
France au titre de l’article L411‑1 du Code de
l’environnement. L’arrêté du 23 avril 2007 fixe sa
protection stricte : il est interdit de le capturer, détenir,
transporter, perturber, blesser ou tuer. Ses sites de
reproduction et d’hivernage sont également protégés. Au niveau
de la Liste rouge : France : Préoccupation mineure (LC)
mais en déclin Europe : tendance similaire, avec une
vigilance accrue Monde : récemment passé à Quasi menacé (NT)
selon la mise à jour UICN 2024, en raison d’un déclin généralisé
des populations. |
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Soricidés
(4 espèces)
1. Soricidés présents en Gironde
2. Situation actuel et protection
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Crocidura russula — musaraigne musette
(moins de 10 cm, moins de 20 g)
Crocidura suaveolens — musaraigne
odorante
(moins de 8 cm, moins 10 g)
Sorex coronatus — musaraigne couronnée
(moins de 5 cm, moins de 10 g)
Neomys fodiens — musaraigne aquatique
(moins de 10 cm, moins de 30 g)
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Les
Soricidés (musaraignes) sont bien présents en Gironde,
avec plusieurs espèces largement réparties dans le département.
Leur petite taille, leur activité nocturne et leur mode de vie
discret les rendent difficiles à observer, mais les données de
piégeage et d’atlas mammalogiques confirment leur présence dans
la majorité des milieux naturels et semi‑naturels du
Sud‑Ouest. Les espèces suivantes sont présentes en Gironde :
la Musaraigne musette (Crocidura russula) : très
commune, présente dans les jardins, haies, friches, zones
agricoles et milieux urbains autour de Villenave‑d’Ornon,
Bordeaux, le Médoc, l’Entre‑deux‑Mers et le
Libournais la Musaraigne carrelet (Sorex
araneus) : présente dans les zones boisées, les lisières
forestières, les prairies humides et les milieux bocagers du
Sud‑Gironde et du Libournais la Musaraigne pygmée
(Sorex minutus) : plus discrète, présente dans les
milieux humides, les prairies et les forêts fraîches la
Crocidure leucode (Crocidura leucodon) : rare et
localisée, surtout dans les zones agricoles traditionnelles et
les villages anciens Ces espèces sont réparties dans tout le
département, avec une densité plus forte dans les secteurs
bocagers et humides.
Toutes les espèces de Soricidés présentes en France sont
intégralement protégées par l’arrêté du 23 avril 2007.
Elles sont classées Préoccupation mineure (LC) dans la
Liste rouge nationale, mais plusieurs montrent des tendances
localement fragiles en raison de : la disparition des haies
l’intensification agricole l’usage de pesticides (qui réduit
leurs proies) la fragmentation des habitats En Gironde, la
Musaraigne musette est très commune, tandis que les
espèces du genre Sorex sont plus localisées mais
toujours bien présentes dans les milieux favorables. |
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Talpidés
(1 espèce) |
Talpa europaea — taupe d’Europe
(moins de 16 cm, moins de 130 g)
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La Taupe
d’Europe (Talpa europaea) est largement présente
en Gironde, mais sa répartition n’est pas homogène. Elle
occupe surtout les sols meubles, frais et riches en invertébrés.
On la trouve dans les prairies, jardins, parcs, zones agricoles,
lisières forestières et boisements feuillus du Libournais,
de l’Entre‑deux‑Mers, du Sud‑Gironde, du Médoc
et des secteurs périurbains autour de Bordeaux et
Villenave‑d’Ornon. Elle est en revanche moins fréquente
dans les zones de Pins maritimes très sableuses et
acides, typiques du centre du département, où les sols sont trop
pauvres pour elle. Dans ces secteurs, elle peut être remplacée
par des campagnols fouisseurs, ce qui crée parfois des
confusions.
La Taupe d’Europe n’est pas protégée en France.
Elle est même classée comme espèce susceptible d’occasionner
des dégâts dans certains contextes agricoles, ce qui
autorise des méthodes de régulation. Dans la Liste rouge
nationale, elle est classée Préoccupation mineure (LC),
car ses populations sont globalement stables à l’échelle du
pays. En Gironde, son statut est considéré comme
commun, avec une bonne capacité d’adaptation dans les zones
agricoles, bocagères et urbaines. Les seules zones où elle est
rare sont les massifs sableux du Landais et certaines
zones littorales. |
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Canidés
(2 espèces)
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Vulpes vulpes
— Renard roux
(moins de 90 cm, moins de 10 kg)
Canis familiaris — Chien domestique
(Variable selon les races)
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Le Renard
roux (Vulpes vulpes) est largement présent dans
toute la Gironde. C’est l’un des carnivores les plus communs
du département. Il occupe une grande variété de milieux : forêts
de Pins maritimes, bocages, prairies, vignobles de l’Entre‑deux‑Mers,
zones agricoles du Libournais, marais du Sud‑Gironde,
dunes et lisières du Médoc, ainsi que les zones
périurbaines autour de Bordeaux, Villenave‑d’Ornon,
Pessac et Mérignac. Il s’adapte très bien aux
paysages fragmentés et aux milieux humanisés, ce qui explique sa
présence régulière jusque dans les jardins, parcs et friches
urbaines.
Le Renard roux n’est pas protégé en France. Il est
classé comme espèce susceptible d’occasionner des dégâts (ESOD)
dans plusieurs départements, ce qui autorise des actions de
régulation. Dans la Liste rouge nationale, il est classé
Préoccupation mineure (LC), car ses populations sont
globalement stables. En Gironde, il est considéré comme
commun, avec une bonne capacité d’adaptation aux milieux
agricoles, forestiers et urbains. Les populations locales
semblent stables, malgré la pression routière et les campagnes
de régulation.
Le Chien domestique (Canis lupus familiaris) est
un animal domestique au sens du Code rural. Il n’est
pas protégé par les dispositifs de protection de la faune
sauvage (contrairement aux espèces sauvages comme le Hérisson ou
la Cistude). Il relève du droit des animaux domestiques,
ce qui implique : obligation de soins et de bien‑être (Code
rural, art. L214‑1) interdiction de maltraitance et d’abandon
(délit pénal) obligation d’identification (puce ou tatouage)
responsabilité civile du propriétaire en cas de dommages. |
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Mustélidés
(7 espèces)
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Mustela nivalis — belette d’Europe
Mustela erminea — hermine
Mustela putorius — putois d’Europe
Mustela vison — vison d’Amérique
Neogale furo — furet marron
Martes foina — fouine
Meles meles — blaireau européen
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Les
Mustélidés sont bien représentés en Gironde. La Belette
d’Europe (Mustela nivalis) est largement répandue
dans les zones bocagères, prairies, vignobles, friches, lisières
forestières et secteurs périurbains. L’Hermine (Mustela
erminea) est très rare et localisée, présente surtout dans
le nord du département et le Libournais. Le Putois
d’Europe (Mustela putorius) est présent mais discret,
lié aux zones humides, marais, prairies inondables et vallées de
la Garonne, de la Dordogne, du Ciron et des
marais du Sud‑Gironde. La Fouine (Martes foina)
est très commune, présente dans les villages, zones urbaines et
périurbaines comme Bordeaux, Villenave‑d’Ornon,
Pessac, ainsi que dans les lisières forestières. La
Martre des pins (Martes martes) est présente dans les
grands massifs forestiers du Médoc, du Sud‑Gironde
et des zones boisées de l’Entre‑deux‑Mers. La Loutre
d’Europe (Lutra lutra) est localisée, présente dans
les vallées de la Dordogne, de la Garonne, du
Ciron, de la Leyre et certains marais du Sud‑Gironde.
La Belette d’Europe n’est pas protégée et est classée
Préoccupation mineure (LC), commune en Gironde. L’Hermine
n’est pas protégée, Préoccupation mineure (LC), très rare en
Gironde. Le Putois d’Europe est protégé, classé Quasi
menacé (NT), localisé et en déclin. La Fouine n’est pas
protégée, Préoccupation mineure (LC), très commune. La Martre
des pins est protégée, Préoccupation mineure (LC), stable
dans les massifs forestiers. La Loutre d’Europe est
strictement protégée, Quasi menacée (NT), en recolonisation
lente mais fragile. |
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Félidés
(2 espèces) |
Felis silvestris — chat forestier
Felis catus — chat domestique
(Variable selon les races)
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Le Chat
forestier (Felis silvestris) est présent en
Gironde, mais de manière très localisée et
discrète. L’espèce occupe principalement les zones boisées
denses, les massifs forestiers du Médoc, du
Sud‑Gironde, les secteurs forestiers de l’Entre‑deux‑Mers,
ainsi que certaines vallées bocagères du Libournais. Sa
présence est confirmée par des données génétiques et des pièges
photographiques, mais les observations directes sont rares en
raison de son comportement farouche et de sa ressemblance avec
les chats domestiques tigrés. Les noyaux de population les plus
probables se situent dans les grands massifs forestiers
continus, loin des zones urbaines et des routes.
Le Chat forestier est une espèce strictement protégée
en France (arrêté du 23 avril 2007). Il est inscrit à l’annexe
IV de la Directive Habitats et à l’annexe II de la
Convention de Berne. Dans la Liste rouge nationale, il est
classé Préoccupation mineure (LC), mais avec une forte
vigilance en raison de la fragmentation des habitats et
surtout de l’hybridation avec les chats domestiques
errants. En Gironde, l’espèce est considérée comme
rare, avec une présence confirmée mais diffuse, et un enjeu
de conservation important lié à la préservation des massifs
forestiers et à la gestion des chats domestiques en divagation.
Le Chat domestique (Felis catus) est un animal
domestique au sens du Code rural. Il n’est pas considéré
comme une espèce sauvage et ne bénéficie donc d’aucune
protection spécifique liée à la faune sauvage. Il relève du
droit des animaux domestiques, ce qui implique : obligation de
soins et de bien‑être (Code rural, art. L214‑1) ; interdiction
de maltraitance et d’abandon (délit pénal) ; obligation
d’identification par puce électronique ; responsabilité civile
du propriétaire en cas de dommages. Le chat domestique n’est
inscrit dans aucune liste rouge de conservation, car il
ne s’agit pas d’une espèce menacée. |
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Viverridés
(1 espèce) |
Genetta genetta —
genette commune
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La Genette
commune (Genetta genetta) est bien présente en
Gironde, mais de manière discrète et souvent
sous‑détectée en raison de son activité nocturne et de son
comportement très furtif. Elle occupe principalement les zones
boisées, les lisières forestières, les vallées humides, les
bocages et les secteurs rocheux ou accidentés. Les noyaux les
plus importants se situent dans les massifs forestiers du
Médoc, du Sud‑Gironde, les boisements de l’Entre‑deux‑Mers,
les vallées de la Garonne, de la Dordogne, du
Ciron et de la Leyre. Elle peut également fréquenter
les zones agricoles et périurbaines, mais reste beaucoup plus
discrète que la Fouine ou le Renard. Sa présence est confirmée
par pièges photographiques, analyses génétiques et indices de
terrain (crottes caractéristiques déposées sur des points
hauts).
La Genette commune est une espèce protégée en France
(arrêté du 23 avril 2007). Elle est inscrite à l’annexe III
de la Convention de Berne. Dans la Liste rouge nationale, elle
est classée Préoccupation mineure (LC), avec des
populations considérées comme stables. En Gironde,
elle est considérée comme présente et relativement bien
implantée, mais toujours difficile à observer. Les
principales menaces locales sont la mortalité routière, la
fragmentation des habitats et la destruction des haies et
lisières. |
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Suidés
(1 espèce) |
Sus scrofa — sanglier
Sus scrofa domesticus — cochon
domestique
|
Le seul Suidé
présent naturellement en Gironde est le Sanglier (Sus
scrofa). Il est présent sur l’ensemble du département,
des Landes girondines au Médoc, du Bassin
d’Arcachon à l’Entre‑deux‑Mers**, jusqu’aux zones
périurbaines de Bordeaux Métropole. Aucune autre espèce
de Suidé sauvage n’est présente : pas de phacochère,
potamochère, hylochère ou babiroussa.
Le Sanglier occupe une grande variété de milieux :
forêts de pins, forêts mixtes, lisières,
zones agricoles, marais, ripisylves,
friches, dunes boisées et même parcs urbains.
Il privilégie les zones offrant couvert végétal,
points d’eau et ressources alimentaires abondantes.
Les vastes massifs forestiers du Sud‑Gironde et du Médoc
constituent ses noyaux principaux.
Le Sanglier est classé gibier en France. En
Gironde, il est considéré comme surabondant, avec une
forte croissance des populations depuis plusieurs décennies.
Il est soumis à la chasse et à des plans de régulation
en raison des dégâts agricoles, des collisions routières et de
sa présence accrue en zones urbanisées. Il n’est pas menacé
: son statut de conservation est préoccupation mineure (LC)
au niveau mondial.
Le cochon domestique (Sus scrofa domesticus)
dérive du Sanglier (Sus scrofa)**. Sa domestication s’est
produite indépendamment en plusieurs régions du monde :
dans le Croissant fertile vers −9000 / −8500 ans,
en Chine vers −8000 ans, et probablement en
Asie du Sud‑Est. Les populations domestiquées se sont
ensuite mélangées au fil des migrations humaines.
Les premiers cochons se sont rapprochés des campements humains
pour consommer les déchets. Les humains ont sélectionné les
individus dociles, polyphages, rapides à
croître et hautement reproducteurs. La domestication
a entraîné des modifications : museau plus court, oreilles
tombantes, pelage varié, taille plus hétérogène, comportement
plus calme.
Le cochon domestique s’est répandu en Europe avec les
premiers agriculteurs du Néolithique, en Afrique via les
routes commerciales, et en Océanie avec les migrations
austronésiennes. Aujourd’hui, il est présent sur tous les
continents sauf l’Antarctique. |
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Cervidés
(3 espèces) |
Cervus elaphus — cerf élaphe
Capreolus capreolus — chevreuil européen
Dama dama — daim européen

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Trois
cervidés sont présents en Gironde : le Chevreuil (Capreolus
capreolus), très commun et largement répandu ; le Cerf
élaphe (Cervus elaphus), présent surtout dans les
grandes forêts du Médoc et du Sud‑Gironde ; le
Daim (Dama dama)**, uniquement présent sous forme de
populations localisées et souvent issues d’anciens parcs.
Aucun Renne, Élan ou Chevreuil sibérien
n’est présent en France.
Le Chevreuil occupe les lisières, bocages,
forêts mixtes, zones agricoles, ripisylves
et les friches. Le Cerf élaphe utilise les
grands massifs forestiers du Médoc et du Sud‑Gironde, les
landes boisées, les zones humides forestières et les
clairières. Le Daim, lorsqu’il est présent,
fréquente les forêts claires, les parcs boisés et
les zones semi‑ouvertes.
Les populations de Chevreuil et de Cerf élaphe
sont en augmentation en Gironde, selon les suivis
cynégétiques départementaux . Le Chevreuil est très
abondant et bien installé sur tout le territoire. Le Cerf
élaphe est en expansion dans les massifs forestiers du Médoc
et du Sud‑Gironde. Le Daim n’a pas de statut sauvage
naturel : ses populations sont localisées, parfois
semi‑sauvages, et issues d’introductions anciennes. Tous les
cervidés sont classés gibier et font l’objet de plans
de chasse pour réguler les effectifs. Aucun cervidé n’est
menacé en Gironde : les statuts mondiaux sont LC
(Préoccupation mineure) pour le Chevreuil et le Cerf. Les
enjeux principaux concernent les dégâts agricoles, la
pression sur la régénération forestière et les collisions
routières. |
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Bovidés
(3 espèces)
1. Bovidés présents en Gironde
2. Situation actuel et protection
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Bos taurus — vache domestique
Capra hircus — chèvre domestique
Ovis aries — mouton domestique
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Les
Bovidés domestiques présents en Gironde proviennent de trois
espèces sauvages : le Bœuf domestique (Bos taurus),
issu de l’Aurochs (Bos primigenius)** domestiqué au
Proche‑Orient vers −10000 ans ; le Mouton (Ovis
aries), issu du Mouflon d’Asie (Ovis orientalis)
domestiqué vers −9 000 ans ; la Chèvre (Capra
hircus), issue du Bezoar (Capra aegagrus)
domestiqué vers −10 000 ans. Ces espèces ont été
introduites en Europe par les premiers agriculteurs du
Néolithique.
Les Bovidés domestiques arrivent en Gironde au
Néolithique, avec les premières communautés agricoles
installées dans le Sud‑Ouest. Ils deviennent rapidement
essentiels dans les prairies humides, les landes
ouvertes, les zones bocagères et les vallées de la
Garonne et de la Dordogne. L’élevage bovin, ovin et caprin
structure durablement les paysages ruraux girondins.
Les Bovidés domestiques occupent les prairies pâturées,
les zones bocagères, les prés humides, les
landes pâturées, les exploitations agricoles et les
zones d’élevage extensif. Le Bœuf domine dans les
grandes prairies du Médoc, du Blayais, de l’Entre‑deux‑Mers et
du Sud‑Gironde. Les Ovins sont présents dans les zones
plus sèches ou bocagères. Les Caprins sont plus
localisés, souvent liés à des élevages spécialisés. |
Chiroptères
présents en Gironde
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Familles |
Espèces representatives |
Description |
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Rhinolophidés
(4 espèces)
1. Répartition geographique en gironde et
habitat
2. Variété des espèces de la famille des Rhinolophidés en Gironde
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Rhinolophus ferrumequinum — grand rhinolophe
Rhinolophus hipposideros — petit rhinolophe
|
En Gironde,
les Rhinolophidés sont représentés par deux espèces : le
Petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros)** et le Grand
rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum)**. Leur répartition
se concentre dans le Sud‑Gironde, les vallées de la
Garonne, de la Dordogne et du Ciron, ainsi que
dans les zones rurales viticoles et bocagères. Ils évitent les
grandes zones urbaines mais utilisent les villages, les hameaux
et les bâtiments anciens pour leurs gîtes estivaux. Les sites
d’hibernation se situent principalement dans les anciennes
carrières, caves profondes et galeries
souterraines du département.
Les Rhinolophes utilisent des gîtes chauds et calmes pour la
reproduction, notamment les combles d’églises, de
châteaux, de moulins et de maisons anciennes.
Pour l’hibernation, ils recherchent des cavités fraîches,
humides et stables en température comme les carrières et
tunnels. Les habitats de chasse incluent les lisières
forestières, les ripisylves, les prairies
bocagères, les zones humides et les jardins
arborés, où ils chassent à faible hauteur près de la
végétation.
La famille des Rhinolophidés compte deux espèces présentes dans
le département : le Petit rhinolophe (Rhinolophus
hipposideros), espèce de petite taille largement répandue
mais sensible aux perturbations, et le Grand rhinolophe (Rhinolophus
ferrumequinum), plus rare et dépendant de gîtes très
spécifiques. Les autres espèces françaises comme le
Rhinolophe euryale ou le Rhinolophe de Mehely ne sont
pas présentes en Gironde. |
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Vespertilionidés
(env 20 espèces)
1. Répartition geographique
en gironde et habitat
2. Variétés des espèces de la famille des
Vespertilionidés
en Gironde
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Myotis myotis — grand murin
Myotis blythii — murins de Blyth
Myotis daubentonii — murins de Daubenton
Myotis nattereri — murins de Natterer
Pipistrellus pipistrellus — pipistrelle commune
Pipistrellus pygmaeus — pipistrelle pygmée
Pipistrellus kuhlii — pipistrelle de Kuhl
Eptesicus serotinus — sérotine commune
 |
Les
Vespertilionidés sont largement représentés en Gironde, avec
une diversité élevée liée aux forêts du Médoc et du
Sud‑Gironde, aux vallées de la Garonne, de la
Dordogne, du Ciron, de la Leyre, aux zones
bocagères de l’Entre‑deux‑Mers, ainsi qu’aux milieux
urbains de Bordeaux et Villenave‑d’Ornon. Les
espèces les plus communes sont la Pipistrelle commune (Pipistrellus
pipistrellus), la Pipistrelle de Kuhl (Pipistrellus
kuhlii) et la Sérotine commune (Eptesicus
serotinus). Les espèces régulières mais localisées incluent
le Vespertilion de Daubenton (Myotis daubentonii),
le Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus),
le Vespertilion de Natterer (Myotis nattereri), le
Noctule commune (Nyctalus noctula) et le
Noctule de Leisler (Nyctalus leisleri). Les espèces
rares sont le Vespertilion de Bechstein (Myotis
bechsteinii), la Barbastelle d’Europe (Barbastella
barbastellus) et la Sérotine bicolore (Vespertilio
murinus). Les gîtes sont variés : combles, arbres creux,
fissures, ponts, bâtiments anciens, ripisylves et forêts
matures.
Tous les Vespertilionidés sont strictement protégés
en France (arrêté du 23 avril 2007) et inscrits aux annexes
II et IV de la Directive Habitats selon les espèces. En
France, la majorité sont classées Quasi menacées (NT) ou
Vulnérables (VU), certaines En danger (EN) selon
les régions. En Gironde, les espèces communes comme
Pipistrellus pipistrellus, Pipistrellus kuhlii et
Eptesicus serotinus sont stables, tandis que les espèces
forestières spécialisées comme Myotis bechsteinii ou
Barbastella barbastellus sont rares et sensibles. Les
principales menaces sont la perte de gîtes, la rénovation des
bâtiments, les pesticides, la fragmentation forestière, les
éoliennes et la pollution lumineuse.
Les Vespertilionidés sont particulièrement nombreux en
Gironde parce que le département réunit tous les types
d’habitats essentiels aux chauves‑souris européennes. Les
vastes forêts du Médoc et du Sud‑Gironde offrent
des gîtes arboricoles et une forte disponibilité en insectes.
Les vallées de la Garonne, de la Dordogne, du
Ciron et de la Leyre fournissent des corridors
écologiques continus, des zones humides riches en proies et des
sites de chasse idéaux. Les villages, églises, ponts et
bâtiments anciens de l’Entre‑deux‑Mers, du Libournais
et de Bordeaux Métropole offrent de nombreux gîtes
anthropiques. Le climat océanique doux, avec des hivers modérés
et des étés longs, favorise une saison d’activité étendue et une
forte productivité en insectes. La mosaïque de milieux — forêts,
bocages, zones humides, dunes, vignobles, milieux urbains —
permet la coexistence d’espèces aux exigences écologiques très
différentes, depuis les pipistrelles urbaines jusqu’aux espèces
forestières rares comme Myotis bechsteinii ou
Barbastella barbastellus. L’ensemble de ces facteurs fait de
la Gironde l’un des départements les plus favorables aux
chiroptères du Sud‑Ouest. |
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Miniopteridés
(1 espèce)
1. Répartition geographique en gironde et
habitat
2. Statut et préservation de minioptère de Schreibers en Gironde
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Miniopterus schreibersii — minioptère de Schreibers
 |
Le
Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersii)** est
présent en Nouvelle‑Aquitaine, mais sa répartition en
Gironde est localisée et dépend presque exclusivement
de la présence de milieux souterrains adaptés. L’espèce
est strictement cavernicole, ce qui signifie qu’elle
utilise uniquement des cavités naturelles ou
artificielles pour ses gîtes. En Gironde, elle occupe
principalement des anciennes carrières, tunnels,
galeries de mines, caves profondes et autres
structures souterraines offrant obscurité, humidité élevée et
température stable. Les colonies peuvent être situées dans le
Sud‑Gironde et dans certains secteurs calcaires ou karstiques du
département, mais l’espèce reste beaucoup plus rare que
dans les zones méditerranéennes ou karstiques du Sud‑Est. Pour
la chasse, le Minioptère utilise des lisières forestières,
des mosaïques d’habitats ouverts, des zones bocagères,
des falaises et parfois des zones humides, où il
vole rapidement en altitude grâce à ses ailes longues et
étroites .
Le Minioptère de Schreibers
est une espèce protégée et considérée comme vulnérable
en France selon la Liste Rouge nationale, et quasi menacée
à l’échelle mondiale . Il est inscrit aux Annexes II et IV de
la Directive Habitats, ainsi qu’aux Conventions de Berne
et de Bonn, ce qui impose une protection stricte de ses
gîtes et de ses habitats. Les principales menaces en Gironde
sont la fermeture ou la dégradation des cavités souterraines,
la perturbation des colonies (tourisme souterrain,
travaux, dérangements), la banalisation des paysages
agricoles, et la réduction des zones de chasse
diversifiées. L’espèce forme des colonies pouvant atteindre
plusieurs milliers d’individus, ce qui rend chaque gîte
crucial pour la survie régionale. Les actions de préservation
incluent la protection des réseaux de gîtes, la mise
en place de dispositifs anti‑intrusion adaptés (sans
grillages obstruants), la préservation des paysages bocagers,
et la surveillance des colonies dans le cadre du Plan
National d’Actions Chiroptères . |
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Molossidés
(1 espèce)
1. Répartition geographique en gironde et
habitat
2. Statut et préservation du molosse de Cestoni en Gironde
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Tadarida teniotis — molosse de Cestoni
 |
Le Molosse
de Cestoni (Tadarida teniotis)** est une espèce rare et
localisée en Gironde. Sa présence est confirmée en
Nouvelle‑Aquitaine, mais le département se situe en limite
nord de son aire de répartition française,
traditionnellement centrée sur les régions méditerranéennes et
le Sud‑Ouest. En Gironde, l’espèce est observée de manière
irrégulière, souvent sous forme d’individus isolés ou de
petits groupes, principalement dans les secteurs urbanisés ou
semi‑urbanisés où elle trouve des gîtes adaptés. Son habitat
repose sur des fissures étroites situées en hauteur,
entre 2,5 et 4,5 cm de largeur, dans les façades
d’immeubles, ponts, corniches, joints de
dilatation, ou dans des falaises naturelles
lorsqu’elles existent. Pour la chasse, le Molosse utilise le
plein ciel, entre 10 et 300 m d’altitude, au‑dessus
d’une grande variété d’habitats, notamment les zones ouvertes,
champs, prairies, littoraux, falaises
et parfois les plans d’eau. Son vol rapide et puissant,
comparable à celui d’un martinet, lui permet d’exploiter des
insectes nocturnes de grande taille .
Le Molosse de Cestoni est
protégé à l’échelle nationale et européenne. Il est inscrit aux
Annexes II et IV de la Directive Habitats, ainsi qu’aux
Conventions de Berne et de Bonn, ce qui impose une
protection stricte de ses gîtes. En France, son statut UICN est
NT — Quasi menacé, et sa tendance démographique est
considérée comme inconnue, en raison d’un manque de
données et de la difficulté d’accès à ses gîtes en hauteur . Les
principales menaces en Gironde sont la destruction ou la
rénovation des bâtiments contenant des fissures favorables,
les travaux sur les ponts, les éoliennes (fort
risque de collision), ainsi que la perturbation des sites de
reproduction. Les actions de préservation incluent la
protection des gîtes en hauteur, la prise en compte de
l’espèce lors des rénovations urbaines, la limitation de
l’impact des éoliennes, et le suivi des colonies dans
le cadre du Plan National d’Actions Chiroptères. L’espèce étant
très mobile et difficile à détecter, chaque observation en
Gironde est considérée comme importante pour la connaissance
régionale. |
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