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Classes en France |
Espèces
représentatives |
Description |
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Haplomitriopsida
(env 3 esp)
1. Présence en France et en Aquitaine
2. Taille et habitat en France
3. Prédateurs
4. Variétés et nombre d'espèces en France
8. Statut en France des
Haplomitriopsida
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Haplomitrium hookeri — haplomitrium de Hooker
Haplomitrium mnioides — haplomitrium mniöide
Haplomitrium gibbsiae — haplomitrium de Gibbs
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Les
Haplomitriopsida sont
présentes en France,
mais restent extrêmement
rares, limitées à quelques espèces du genre
Haplomitrium occupant des micro‑habitats très
humides et oligotrophes ; en
Aquitaine, elles sont
quasi absentes, leur
présence n’étant possible que dans des
sources acides,
suintements forestiers
ou zones tourbeuses
relictuelles, milieux devenus très rares dans la région.
Les
Haplomitriopsida
françaises mesurent généralement
1 à 3 cm, formant de
petites touffes vert sombre à brun‑olive, et occupent des habitats
extrêmement humides,
ombragés, souvent
acides, tels que les
sources suintantes,
tourbières pauvres,
bords de ruisseaux forestiers,
sols argileux détrempés
ou rochers ruisselants,
leur présence étant strictement dépendante d’une
humidité permanente
et d’une faible concurrence
végétale.Les
Haplomitriopsida
sont prédatées par de petits
invertébrés du sol tels que les
collemboles,
acariens,
larves d’insectes et
quelques gastéropodes,
mais leur faible valeur
nutritive, leur
structure simple et leur habitat très humide limitent
fortement la pression de prédation.
Les
Haplomitriopsida ne
comptent en France que 1 à 3
espèces, selon les référentiels, principalement
Haplomitrium hookeri, parfois accompagnée de
Haplomitrium mnioides
dans certaines classifications, ce groupe étant l’un des plus
rares,
discrets et
peu détectés des
bryophytes français.
Les
Haplomitriopsida
sont considérées comme très
rares, souvent
menacées ou quasi
menacées, en raison de la
disparition des sources
acides, de la
dégradation des zones humides, de la
pollution, de la
fermeture des milieux
forestiers et de la
raréfaction des suintements oligotrophes, ce groupe
constituant un indicateur précieux des
micro‑habitats humides
relictuels.
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Jungermanniopsida
(env 270 esp)
1. Présence en France et en Aquitaine
2. Taille et habitat en France
3. Prédateurs
4. Variétés et nombre d'espèces en France
8. Statut en France des
Jungermanniopsida
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Lophocolea bidentata — lophocolea à deux dents
Lophocolea
heterophylla — lophocolea hétérophylle
Porella
platyphylla — porelle à larges feuilles
Porella arboris-vitae — porelle arboris-vitae
Frullania
dilatata — frullanie dilatée
Frullania
tamarisci — frullanie tamarisque
Radula
complanata — radule aplatie
Plagiochila
porelloides — plagiocchile porelloïde

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Les
Jungermanniopsida, c’est‑à‑dire les hépatiques à
feuilles et les hépatiques à thalle, sont largement présentes en France,
surtout dans les milieux humides, ombragés et acides : forêts
atlantiques, ravins frais, tourbières, rochers suintants, berges de
ruisseaux et zones montagnardes ; en
Aquitaine, elles sont
bien représentées dans les landes
humides, les forêts
atlantiques, les sources
acides, les ravins
ombragés du Périgord, les
zones suintantes du Médoc
et les pentes fraîches
pyrénéennes, où elles forment des tapis discrets mais très
diversifiés. Les
Jungermanniopsida françaises sont de très petite taille,
généralement quelques millimètres
à 2–3 cm, parfois un peu plus pour les espèces à thalle ; elles
colonisent les sols humides,
bois pourris,
rochers acides,
écorces moussues,
tourbières,
sources,
fossés forestiers,
murs ombragés et
lisières fraîches,
préférant les milieux ombragés, acides et saturés en humidité.
Les
prédateurs des Jungermanniopsida sont rares car ces
plantes sont peu nutritives et souvent protégées par des composés amers
; quelques collemboles,
acariens,
larves de diptères et
micro‑arthropodes consomment leurs tissus ; certains gastéropodes
peuvent grignoter les thalles, mais globalement l’herbivorie reste très
faible, les hépatiques étant peu attractives pour la faune.
Les
Jungermanniopsida en France regroupent environ
250 à 300 espèces, selon
les référentiels bryologiques (Flora Gallica, BD bryo, GBIF France) ;
cette diversité inclut des genres très riches comme
Lophocolea,
Jungermannia,
Lepidozia,
Cephalozia,
Calypogeia,
Porella,
Frullania,
Riccardia et bien
d’autres ; la diversité est particulièrement élevée dans les régions
atlantiques, montagnardes et dans les zones très humides.
Le
statut des Jungermanniopsida en France est contrasté :
le groupe dans son ensemble n’est pas menacé, mais
de nombreuses espèces sont
protégées ou en déclin, notamment celles des
tourbières, des
sources acides, des
ravins frais et des
forêts anciennes ;
plusieurs espèces figurent sur les
Listes rouges régionales
(Nouvelle‑Aquitaine, Bretagne, Grand Est, Rhône‑Alpes) ; les principales
menaces sont la destruction des
zones humides, le
drainage, la
déforestation, l’eutrophisation,
la pollution, la
fermeture des milieux et
le réchauffement climatique
qui réduit l’humidité des micro‑habitats. |
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Marchantiopsida
(env 25 esp)
1. Présence en France et en Aquitaine
2. Taille et habitat en France
3. Prédateurs
4. Variétés et nombre d'espèces en France
8. Statut en France des
Marchantiopsida |
Marchantia polymorpha —
hépatiques à thalle polymorphe
Marchantia
paleacea — marchantie
pâle
Lunularia cruciata —
lunulaire cruciée
Conocephalum conicum —
conocéphale conique
Conocephalum salebrosum —
conocéphale rugueux
Riccia
fluitans — riccie
flottante
Riccia sorocarpa —
riccie sorocarpe
Riccia glauca —
riccie glauque

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Les
Marchantiopsida, c’est‑à‑dire les hépatiques à thalle
(comme Marchantia,
Lunularia,
Riccia,
Conocephalum), sont largement
présentes en France, surtout dans les milieux humides, ombragés ou
temporairement détrempés : berges de ruisseaux, sols nus humides,
rochers suintants, fossés forestiers, tourbières et zones marécageuses ;
en Aquitaine, elles sont
bien représentées dans les landes
humides, les sources
acides, les ravins
ombragés du Périgord, les
zones suintantes du Médoc,
les mares forestières et
les tourbières relictuelles,
où elles forment des thalles verts plaqués au sol ou sur les rochers.
Les
Marchantiopsida françaises sont de petite taille,
généralement 1 à 10 cm
de long selon les espèces, avec un thalle aplati, lobé, souvent brillant
; elles colonisent les sols
humides nus, les rochers
suintants, les
tourbières, les fossés
forestiers, les murs
ombragés, les bords de
ruisseaux, les prairies
détrempées et les zones
acides ; certaines espèces comme
Marchantia polymorpha tolèrent
aussi les milieux perturbés, les talus, les jardins humides et les zones
anthropisées.
Les
prédateurs des Marchantiopsida sont rares car ces
hépatiques sont peu nutritives et souvent protégées par des composés
amers ; quelques collemboles,
acariens,
larves de diptères,
nématodes et
micro‑arthropodes consomment leurs tissus ; certains
gastéropodes (limaces)
peuvent grignoter les thalles, surtout après la pluie ; globalement,
l’herbivorie reste faible, les hépatiques étant peu attractives pour la
faune.
Les
Marchantiopsida en France regroupent environ
70 à 80 espèces, selon
les référentiels bryologiques (Flora Gallica, BD bryo, GBIF France) ;
cette diversité inclut des genres importants comme
Marchantia,
Lunularia,
Riccia,
Conocephalum,
Pellia,
Preissia,
Targionia et
Reboulia ; les régions
les plus riches sont les zones atlantiques, montagnardes, les tourbières
et les ravins humides.
Le
statut des Marchantiopsida en France est variable : le
groupe n’est pas globalement menacé, mais
de nombreuses espèces sont
protégées ou en déclin, notamment celles des
tourbières, des
sources acides, des
ravins frais et des
zones humides relictuelles
; plusieurs espèces figurent sur les
Listes rouges régionales
(Nouvelle‑Aquitaine, Bretagne, Grand Est, Rhône‑Alpes) ; les principales
menaces sont la destruction des
zones humides, le
drainage, l’eutrophisation,
la pollution, la
déforestation, la
fermeture des milieux et
le réchauffement climatique
qui réduit l’humidité des micro‑habitats. |
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