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Marais, marécages

1. Description du biotope
2. Richesse des espèces
3. Particularité et adaptation au climat
4. Faune présente dans les marais et marécages |
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Les marais et marécages sont
des zones humides d’eau douce caractérisées par une
inondation fréquente ou permanente, des sols saturés en
eau (vaseux, limoneux ou organiques) et une végétation
hydrophile dense et très productive ; ils forment une
mosaïque de chenaux, mares temporaires,
roselières, vasières et zones plus fermes,
structurées par les variations saisonnières du niveau d’eau ;
les marais sont dominés par des plantes herbacées
(roseaux, joncs, carex), tandis que les marécages comportent une
proportion importante de végétation ligneuse (arbustes,
petits arbres) ; ces milieux jouent un rôle majeur de
filtration naturelle, de stockage de l’eau, d’atténuation
des crues et de réservoir de biodiversité .
Les marais et marécages sont des réservoirs de
biodiversité exceptionnels, hébergeant une faune et une
flore adaptées aux conditions humides : plantes émergentes,
herbiers, invertébrés aquatiques, poissons, amphibiens,
reptiles, oiseaux d’eau et mammifères semi‑aquatiques ; la forte
productivité végétale et l’abondance de matière organique
soutiennent des densités animales élevées, notamment
d’insectes, de poissons juvéniles et d’oiseaux ; ces milieux
comptent parmi les écosystèmes les plus riches et
fournissent des services écologiques essentiels comme la
régulation hydrologique, la rétention des nutriments
et la séquestration du carbone.
Les
marais et
marécages sont présents sur tous les continents,
mais leur répartition dépend fortement du climat, du relief et
de l’hydrologie : ils dominent dans les zones humides, les
plaines inondables, les deltas, les régions tropicales et les
zones tempérées riches en précipitations, tandis qu’ils
deviennent rares ou saisonniers dans les régions arides. En
Europe, ils sont très répandus dans les plaines
atlantiques et continentales (France, Allemagne, Pologne, Pays
baltes), dans les deltas (Danube, Pô) et dans les zones
littorales ; les marais atlantiques, les tourbières nordiques et
les marécages forestiers russes forment les principaux
ensembles. En Asie, les marais couvrent
d’immenses surfaces en Sibérie (taïga et toundra), dans les
plaines de Chine du Nord, du Bangladesh, du Cambodge et du
Vietnam, ainsi que dans les deltas du Gange, du Mékong et
du Yangtsé ; les marécages tropicaux d’Asie du Sud‑Est
comptent parmi les plus riches du monde. En Amérique du
Nord, les marais sont très abondants dans les Grands
Lacs, le Mississippi, la Floride (Everglades), les
plaines canadiennes et l’Alaska, où alternent zones humides
boréales et marécages forestiers. En Amérique du Sud,
ils dominent dans les plaines tropicales comme le Pantanal,
l’Orénoque, l’Amazone et les Llanos, formant certains des plus
vastes marécages de la planète. En Afrique, les
marais sont concentrés dans les zones tropicales humides et les
grands bassins fluviaux : Sudd du Nil, delta du Niger,
Okavango, Congo, ainsi que dans les zones côtières de
l’Afrique de l’Ouest ; ils deviennent rares dans les régions
arides mais existent dans les montagnes humides. En
Océanie, les marais sont fréquents en
Papouasie‑Nouvelle‑Guinée, en Nouvelle‑Zélande et dans les zones
humides saisonnières d’Australie, où alternent marécages
temporaires et zones inondables. Dans les régions
polaires, les marais sont surtout estivaux, issus de la
fonte du pergélisol, mais couvrent d’immenses surfaces en
toundra arctique, notamment en Sibérie, en Alaska et au nord du
Canada.
Les marais et marécages sont des amortisseurs
naturels du changement climatique, capables de stocker
l’eau, de réduire l’intensité des crues et de maintenir
l’humidité des sols en période sèche ; leur végétation
hydrophile, grâce à ses racines, favorise l’évapotranspiration,
l’infiltration et la régulation thermique ; les
tourbières (hauts‑marais) constituent des puits de carbone
très efficaces, stockant de grandes quantités de CO₂ ; ces
milieux s’adaptent aux variations saisonnières du niveau d’eau,
mais restent sensibles à la drainage, à l’artificialisation,
à la pollution et à la modification des régimes
hydrologiques ; leur fonctionnement dépend de l’équilibre
entre apports d’eau, végétation et dynamique sédimentaire .
Les marais et marécages abritent une faune très
diversifiée : oiseaux d’eau comme les hérons, canards,
rallidés, limicoles, amphibiens utilisant les eaux
calmes pour la reproduction, poissons exploitant les herbiers
comme nurseries, et une grande diversité d’invertébrés
aquatiques (insectes, mollusques, crustacés) ; on y trouve
aussi des mammifères semi‑aquatiques (castors, ragondins
selon les régions), des reptiles (couleuvres aquatiques,
tortues), et dans certaines zones tropicales des crocodiliens
; la liste fournie par la source inclut des espèces
emblématiques comme le capybara, le buffle d’Afrique,
le caïman à lunettes, le caïman noir, l’alligator
d’Amérique, ainsi que de nombreux oiseaux et petits
mammifères, témoignant de la richesse de ces milieux . |
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Champignons, Métaphytes et algues vertes
Galerina paludosa
— galérine des tourbières
Peziza paludosa — pézize des marais
Hygrocybe helobia — hygrocybe des marais
Mycena megaspora — mycène des tourbières
Phragmites australis
— roseau commun
Typha latifolia — massette à larges feuilles
Carex riparia — laîche des rives
Alisma plantago‑aquatica — plantain d’eau
Chara hispida
— charophyte hérissée
Nitella mucronata — nitelle mucronée
Zygnema insigne — zygéma des marais
Mougeotia scalaris — mougeotia des eaux stagnantes
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Nématodes et Protozoaires
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Arthropodes |
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Poissons, oiseaux, amphibiens et reptiles
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Mammifères Carnivores |
Mammifères insectivores ou herbivores |
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