Trachéophytes en France

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Groupes en France

Espèces représentatives Description

Lycophytes
(env 12 esp)
 

1. Présence en France et en Aquitaine
2. Taille et habitat en France
3. Prédateurs
4. Variétés et nombre d'espèces en France
8. Statut en France des Lycophytes

 

Lycopodium clavatumlycopode en massue Lycopodiella inundatalycopode inondé
Huperzia selago
lycopode sélagine
Diphasiastrum alpinum
lycopode des Alpes

Les Lycophytes sont présents dans l’ensemble de la France, mais de manière discontinue, principalement dans les zones montagnardes, les landes acides, les tourbières, les forêts humides et les milieux oligotrophes ; en Aquitaine, ils sont rares mais bien établis dans les landes de Gascogne, les tourbières relictuelles, les dunes intérieures, les mares oligotrophes et certains cours d’eau sableux, notamment les Isoetes dans les eaux claires et acides.

Les Lycophytes français mesurent généralement 5 à 40 cm pour les lycopodes (Lycopodium, Diphasiastrum), 1 à 10 cm pour les sélaginelles (Selaginella), et 2 à 20 cm pour les isoètes (Isoetes) ; leurs habitats incluent les landes atlantiques, les tourbières acides, les forêts humides, les pentes montagnardes, les mares oligotrophes, les lacs clairs et les sols sableux pauvres en nutriments, où ils forment souvent des populations discrètes mais stables.

Les Lycophytes ont peu de prédateurs spécialisés en raison de leurs composés défensifs (alcanoïdes, spores toxiques), mais ils peuvent être consommés par certains insectes phytophages, gastéropodes, petits mammifères herbivores, ainsi que par des micro-organismes décomposeurs attaquant les tissus âgés ; les Isoetes aquatiques peuvent être broutés par des invertébrés aquatiques ou des poissons herbivores.

La France compte environ 12 espèces de Lycophytes, réparties dans trois groupes principaux : les Lycopodiaceae (Lycopodium, Diphasiastrum, Huperzia), les Selaginellaceae (Selaginella denticulata), et les Isoetaceae (Isoetes echinospora, Isoetes lacustris, Isoetes malinverniana) ; plusieurs espèces sont protégées, notamment les Isoetes, en raison de la rareté de leurs habitats oligotrophes.

Les Lycophytes bénéficient d’un statut de conservation variable, mais globalement préoccupant : plusieurs espèces sont protégées au niveau national (Isoetes malinverniana, Isoetes lacustris), d’autres sont inscrites sur les listes rouges régionales en raison de la disparition des tourbières, de l’eutrophisation des eaux et de la fermeture des milieux ; en Aquitaine, les Lycophytes sont considérés comme patrimoniaux, avec des populations souvent fragiles et dépendantes de milieux oligotrophes en régression.

Monilophytes
(env 70 esp)

1. Présence en France et en Aquitaine
2. Taille et habitat en France
3. Prédateurs
4. Variétés et nombre d'espèces en France
8. Statut en France des Monilophytes

 

Pteridium aquilinum fougère aigle
Athyrium filix-femina
fougère femelle
 Dryopteris filix-masfougère mâle
Polystichum aculeatum
polystic à aiguillons Asplenium trichomanescapillaire des murailles Asplenium scolopendriumlangue de cerf
Osmunda regalis
osmonde royale
Equisetum telmateia
prêle géante


 

Les Monilophytes sont largement présents en France, depuis les zones littorales jusqu’aux hautes montagnes, avec une forte diversité dans les forêts humides, ravins ombragés, tourbières, pentes rocheuses, landes atlantiques et bords de rivières ; en Aquitaine, ils sont bien représentés dans les forêts atlantiques, les landes humides, les ripisylves, les tourbières relictuelles, les dunes boisées et les zones ombragées des vallons, où dominent les fougères hygrophiles et les prêles.

Les Monilophytes français présentent une taille allant de 5 à 30 cm pour les petites fougères (Asplenium, Woodsia), 30 à 120 cm pour les fougères communes (Dryopteris, Athyrium), jusqu’à plus de 2 m pour les grandes espèces comme Osmunda regalis ; leurs habitats incluent les forêts humides, lisières ombragées, pentes rocheuses, murs calcaires, tourbières, landes atlantiques, prairies humides, mares et bords de ruisseaux, où l’humidité et l’ombre sont des facteurs déterminants.

Les Monilophytes sont consommés par divers invertébrés (limaces, escargots, larves de coléoptères, pucerons spécialisés), par certains mammifères herbivores (chevreuils, lapins), ainsi que par des insectes mineurs ou mangeurs de spores ; les prêles (Equisetum) sont moins consommées en raison de leur silice élevée, tandis que certaines fougères contiennent des composés toxiques (ptaquiloside) limitant la prédation.

La France compte environ 70 espèces de Monilophytes, réparties dans plusieurs groupes majeurs : les Polypodiales (Dryopteris, Polypodium, Athyrium), les Osmundales (Osmunda), les Equisetales (Equisetum), les Ophioglossales (Botrychium, Ophioglossum) et les Hymenophyllales (Hymenophyllum dans les zones très humides) ; certaines espèces sont rares ou localisées, notamment les Botrychium et les fougères des ravins hyper‑hygrophiles.

Les Monilophytes bénéficient d’un statut de conservation variable, plusieurs espèces étant protégées nationalement (Osmunda regalis, Ophioglossum vulgatum, Botrychium lunaria) ou inscrites sur les listes rouges régionales ; leurs populations sont menacées par la destruction des zones humides, la fermeture des milieux, l’urbanisation, l’eutrophisation et la déforestation ; en Aquitaine, les Monilophytes sont considérés comme patrimoniaux, notamment dans les tourbières, ripisylves et landes humides, où plusieurs espèces sont en régression.

Gymnospermes
(env 25 esp)

1. Présence en France et en Aquitaine
2. Taille et habitat en France
3. Prédateurs
4. Variétés et nombre d'espèces en France
8. Statut en France des Gymnospermes

 

Pinus sylvestrispin sylvestre
 Pinus nigrapin noir
 Pinus pinasterpin maritime
Abies alba
sapin pectiné
Picea abies
épicéa commun
 Larix deciduamélèze d’Europe
Taxus baccata
if commun
Juniperus communis
genévrier commun


Les Gymnospermes sont largement présents en France, principalement dans les massifs montagneux, les forêts de conifères, les landes atlantiques, les zones littorales, les pentes rocheuses et les milieux secs ; en Aquitaine, ils sont très représentés dans les landes de Gascogne avec les vastes peuplements de Pin maritime (Pinus pinaster), mais aussi dans les dunes littorales, les ripisylves, les forêts relictuelles de Taxus baccata, et les zones sèches où pousse Juniperus communis.

Les Gymnospermes français varient de 1 à 5 m pour les petits genévriers (Juniperus), 10 à 30 m pour les pins et sapins, jusqu’à 40 m pour certaines espèces comme Pinus sylvestris ou Abies alba ; leurs habitats incluent les forêts montagnardes, les landes atlantiques, les dunes littorales, les pentes rocheuses, les sols acides, les zones sèches et les forêts humides pour le Taxus baccata, espèce relictuelle des forêts anciennes.

Les Gymnospermes sont consommés par divers insectes xylophages (scolytes, chenilles processionnaires), par des mammifères herbivores (chevreuils, cerfs, lapins), par certains oiseaux granivores consommant les graines (casse-noix, mésanges), ainsi que par des champignons lignivores et des pathogènes ; les taxanes du Taxus rendent cette espèce toxique pour la plupart des herbivores.

La France compte environ 25 espèces de Gymnospermes indigènes ou naturalisées, réparties dans plusieurs groupes : les Pinaceae (Pinus sylvestris, Pinus pinaster, Abies alba, Larix decidua), les Cupressaceae (Juniperus communis, Juniperus oxycedrus), les Taxaceae (Taxus baccata), et une espèce relictuelle emblématique, le Ginkgo biloba, naturalisé localement ; les espèces réellement indigènes sont surtout les pins, genévriers, sapins et ifs.

Les Gymnospermes présentent un statut contrasté en France : certaines espèces sont communes et largement exploitées (Pinus pinaster, Pinus sylvestris), tandis que d’autres sont protégées ou menacées, notamment Taxus baccata, inscrit sur plusieurs listes rouges régionales, et certains Juniperus sensibles à la fermeture des milieux ; les habitats naturels des Gymnospermes sont menacés par la déforestation, l’urbanisation, la plantation monospécifique, la pression sylvicole, et le changement climatique qui affecte les populations montagnardes.

Angiospermes
(env 5.800 esp)

1. Présence en France et en Aquitaine
2. Taille et habitat en France
3. Prédateurs
4. Variétés et nombre d'espèces en France
8. Statut en France des Angiospermes

 

Quercus roburchêne pédonculé
 Fagus sylvaticahêtre commun
Betula pendula
bouleau verruqueux
 Acer campestreérable champêtre
Taraxacum officinale
pissenlit commun
Bellis perennis
pâquerette vivace
Papaver rhoeas
coquelicot
 Digitalis purpureadigitale pourpre

Malus domesticapommier domestique
Pyrus communis
poirier commun
Prunus avium
merisier / cerisier sauvage
Prunus domestica
prunier domestique
Prunus armeniaca
abricotier
Prunus persica
pêcher
Ficus carica
figuier commun
Castanea sativa
châtaignier

Les Angiospermes, c’est‑à‑dire les plantes à fleurs, sont omniprésentes en France, depuis les littoraux atlantiques jusqu’aux Alpes, en passant par les plaines agricoles, les forêts, les zones humides, les garrigues et les montagnes ; en Aquitaine, la diversité est particulièrement élevée grâce au climat océanique doux et humide, aux sols variés (sables landais, calcaires du Périgord, argiles, zones humides) et à la mosaïque d’habitats : dunes, landes, forêts atlantiques, marais, prairies, ripisylves, pelouses calcaires et zones montagnardes pyrénéennes.

Les Angiospermes françaises couvrent une gamme de tailles immense, allant de quelques millimètres pour les plantes annuelles minuscules jusqu’à plus de 40 m pour les arbres comme le hêtre ou le chêne ; elles occupent tous les habitats terrestres et une partie des milieux aquatiques : forêts, prairies, zones humides, tourbières, dunes, falaises, cultures, friches, mares, étangs, rivières et même milieux urbains ; leur plasticité écologique explique leur domination dans la flore française.

Les prédateurs des Angiospermes sont extrêmement variés : insectes phytophages (chenilles, coléoptères, pucerons), gastéropodes (limaces, escargots), mammifères herbivores (chevreuils, lapins, rongeurs), oiseaux granivores, poissons herbivores pour les espèces aquatiques, ainsi que de nombreux champignons, bactéries et virus ; la pression herbivore est un moteur majeur de l’évolution des défenses végétales (toxines, épines, tanins, latex, poils urticants).

Les Angiospermes en France représentent environ 4 800 à 5 200 espèces indigènes et naturalisées, selon les référentiels (Flora Gallica, INPN, Tela Botanica) ; cette diversité inclut des familles très riches comme les Asteraceae, Poaceae, Fabaceae, Rosaceae, Caryophyllaceae et Brassicaceae ; la France métropolitaine est l’un des pays européens les plus riches en plantes à fleurs grâce à la diversité climatique et géologique.

Le statut des Angiospermes en France est très contrasté : si de nombreuses espèces communes ne sont pas menacées, environ 700 à 900 espèces sont inscrites sur les Listes rouges régionales ou nationale, dont certaines en danger critique (plantes des zones humides, littorales, pelouses sèches, tourbières, milieux pionniers) ; les principales menaces sont la destruction des habitats, l’urbanisation, l’agriculture intensive, le drainage des zones humides, les espèces invasives, la fermeture des milieux, la pollution et le changement climatique.