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Platypezoidés
(env 315 esp)
1. Répartition géographique et habitat
2. taille et caractéristiques
3. Mode de vie nourriture et cycle de reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
6. Dangerosité éventuelle
6. Familles et nombre d'espèces chez les Platypezoidés
7. Présence en France et en Gironde |
Phora atra
— phore noire
Megaselia scalaris — mégasélie scalaire
Apocephalus borealis — apocephale boréal
Platypeza consobrina — platypeze consobrine
Platypeza fasciata — platypeze fasciée
Lonchoptera lutea — lonchoptère jaune
Lonchoptera bifurcata — lonchoptère bifurquée
Opetia nigra — opétie noire

Platypeza
consobrina — platypeze
consobrine
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Les
Platypezoidés sont des Diptères largement répandus dans les
régions tempérées de l’hémisphère nord, avec une présence
notable en Europe, Asie, Amérique du Nord,
et quelques espèces en zones tropicales humides. Ils fréquentent
les forêts, lisières, zones humides,
bois morts, champignons, et les micro‑habitats
forestiers riches en débris végétaux. Les adultes sont
souvent observés sur les champignons, les troncs
moussus, ou volant près du sol dans les sous‑bois.
Les Platypezoidés sont de petite taille,
généralement 1,5 à 6 mm. Leur corps est compact, avec des
ailes larges, souvent ornées de taches ou de
motifs chez certaines espèces. Les antennes sont courtes,
typiques des Brachycères. Les pattes sont fines, adaptées aux
déplacements sur les surfaces irrégulières des champignons. Leur
silhouette rappelle celle de petites mouches forestières
discrètes.
Les adultes se nourrissent de micro‑organismes, de
champignons, de matière organique humide, ou de
miellat selon les familles. Les larves sont mycophages,
vivant dans les champignons, les bois pourris, les
galeries humides, ou les substrats riches en
moisissures. Le cycle est holométabole : œuf → larve → pupe
→ adulte. Les femelles pondent dans les champignons ou les
substrats humides. Les larves se développent rapidement,
profitant de la décomposition active du milieu.
Les Platypezoidés sont connus pour leur association
étroite avec les champignons. Certaines espèces présentent
des ailes tachetées très caractéristiques. Leur écologie
est fortement liée aux micro‑habitats forestiers, ce qui
en fait de bons indicateurs de la qualité des milieux boisés.
Plusieurs espèces ont des comportements de vol planant ou
stationnaire, rappelant les syrphes mais en miniature.
Leurs principaux prédateurs sont les araignées, les
carabes, les staphylins, les syrphes prédateurs,
ainsi que les oiseaux insectivores des sous‑bois. Les
larves, cachées dans les champignons, sont surtout la proie de
coléoptères mycophages ou de acariens.
Les Platypezoidés sont totalement inoffensifs pour
l’être humain. Ils ne piquent pas, ne mordent pas, ne
transmettent aucune maladie, et ne causent aucun dommage aux
habitations. Leur rôle écologique est bénéfique : ils
participent à la décomposition et au cycle des
champignons.
Les Platypezoidés regroupent trois familles
principales : – Platypezidae : ≈ 250 espèces,
mouches des champignons, ailes souvent tachetées. – Opetiidae
: ≈ 15 espèces, très petites mouches forestières, groupe
relicte. – Lonchopteridae : ≈ 50 espèces, mouches
longchoptères, ailes triangulaires, vol planant. Total
approximatif : 315 espèces connues dans le monde.
Les Platypezoidés sont bien présents en France,
surtout dans les zones forestières tempérées riches en bois mort
et champignons. Les familles confirmées sont les Platypezidae,
les Lonchopteridae et les très rares Opetiidae. On
les rencontre dans les forêts feuillues, les sous‑bois humides,
les lisières, les zones à champignons et les micro‑habitats
moussus. Leur présence est attestée dans la plupart des régions
françaises, notamment dans les zones atlantiques, montagnardes
et continentales.
En Gironde, les Platypezoidés sont présents
mais discrets. Les Lonchopteridae sont les plus
fréquents, avec des espèces comme Lonchoptera lutea et
Lonchoptera bifurcata, typiques des sous‑bois humides et des
lisières forestières atlantiques. Les Platypezidae sont
également présents, surtout dans les forêts mixtes où les
champignons abondent en automne. Les Opetiidae, très
rares en Europe, sont probables mais non confirmés
localement en Gironde, faute d’observations récentes. Les
habitats girondins — forêts de chênes, de pins, zones humides,
bois morts, sols moussus — sont parfaitement adaptés à ces
petites mouches mycophages |