|
| |
Classification (Env 6.225 esp)
Métazoaires-Triploblastiques-Invertébrés-Protostomiens-Ecdysozoaires-Arthropodes-Mandibulates-Insectes-Néoptères-Ptérygotes-Néoptères-Neuroptérides
(Ascalaphes, Chrysopes, fourmilions, mantispes, Corydales, osmyles, raphidies... )
|
Ordre |
Espèces representatives |
Description |
|
Neuroptères
(env 5.700 esp)
1.
Répartition géographique et habitat
2. taille et caractéristiques
3. Mode de vie nourriture et cycle de reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
6. Dangerosité éventuelle
6. Points communs et diversité des familles chez les
Neuroptères

|
Chrysoperla carnea —
Chrysope verte
Chrysopa perla — Chrysope perlée
Hemerobius humulinus — Hémérobe du houblon
Hemerobius micans — Hémérobe brillant
Myrmeleon formicarius — Fourmilion européen
Euroleon nostras — Grand fourmilion
Mantispa styriaca — Mantispe d’Europe
Osmylus fulvicephalus — Osmyle à tête fauve

 |
Les
Neuroptères sont présents sur tous les continents, Ã
l’exception de l’Antarctique. Ils occupent une grande variété
d’habitats : forêts, prairies, zones humides,
lisières, jardins et milieux rocheux. Les
familles comme les Chrysopidae et Hemerobiidae
sont fréquentes en Europe, tandis que les Myrmeleontidae
se rencontrent surtout dans les zones sèches et
sableuses où leurs larves creusent des pièges. Les sources
indiquent que les Neuroptères vivent dans des milieux très
variés selon les familles, genres et espèces .
Les Neuroptères présentent une
amplitude de taille très large. Les plus petits, comme certains
Coniopterygidae, mesurent quelques millimètres.
Les espèces moyennes, telles que les Chrysopidae ou
Hemerobiidae, atteignent 1 à 2 cm de longueur. Les
plus grands, notamment certains Myrmeleontidae ou
Ascalaphidae, peuvent dépasser 10 cm d’envergure, ce
qui en fait parmi les plus grands représentants du groupe. Cette
variabilité est confirmée par les collections du MNHN,
qui indiquent une taille allant de quelques millimètres Ã
plus de 10 cm .
Les Neuroptères possèdent deux paires d’ailes
membraneuses de taille similaire, parcourues d’une
nervation dense et complexe, un trait diagnostique majeur du
groupe . Les ailes sont généralement tenues en toit au
repos. Les adultes ont des pièces buccales broyeuses, des
antennes fines, un corps élancé et de grands yeux
composés. Les larves sont très spécialisées : elles possèdent
des mandibules et maxilles soudées formant un canal
injecteur permettant une digestion extra‑orale, un
caractère bien documenté . Leur morphologie varie selon les
superfamilles (Coniopterygoidea, Hemerobioidea, Mantispoidea,
Myrmeleontoidea, Osmyloidea), mais elles restent reconnaissables
à leur silhouette allongée et leurs stylets prédateurs.
Les larves sont prédatrices,
s’attaquant à des proies tendres comme les pucerons, petites
larves ou arthropodes. Elles pratiquent une digestion
extra-orale, injectant des enzymes avant d’aspirer les
liquides. Les adultes peuvent être prédateurs,
omnivores ou se nourrir de nectar et pollen
selon les familles. Le cycle est holométabole : œuf,
larve, chrysalide dans un cocon (chez les Neuroptera), puis
adulte
Les Neuroptères se distinguent
par une nervation alaire très riche, héritage d’un groupe
ancien apparu au Permien, par des larves hautement
spécialisées, parfois constructrices de pièges comme chez
les Myrmeleontidae (fourmilions), et par des
comportements uniques tels que le parasitisme d’œufs
d’araignées observé chez certains Mantispidae.
Les Neuroptères sont consommés
par de nombreux prédateurs : oiseaux insectivores,
chauves-souris, araignées, amphibiens,
reptiles, ainsi que des insectes plus grands. Les larves,
bien que prédatrices, sont vulnérables aux prédateurs du sol et
aux parasites.
Les Neuroptères sont totalement
inoffensifs pour l’humain. Ils ne piquent pas, ne
mordent pas dangereusement, ne sont pas venimeux et
ne présentent aucun risque sanitaire. Les sources précisent
qu’ils ne sont pas nuisibles et même bénéfiques,
notamment les Chrysopidae, auxiliaires de lutte
biologique contre les pucerons .
Les points communs incluent :
ailes très nervurées, vol faible, larves
prédatrices à stylets, cycle holométabole, adultes
à pièces broyeuses. La diversité est élevée : plus de
5700 espèces décrites dans le monde , réparties en familles
très différentes comme les Chrysopidae, Hemerobiidae,
Myrmeleontidae, Mantispidae, Coniopterygidae,
etc., chacune occupant des niches écologiques distinctes. |
|
Mégaloptères
( env 300 esp)
1.
Répartition géographique et habitat
2. taille et caractéristiques
3. Mode de vie nourriture et cycle de reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
6. Dangerosité éventuelle
6. Points communs et diversité des familles chez les
Mégaloptères
 |
Sialis lutaria
— Sialide commune
Sialis fuliginosa — Sialide fuligineuse
Sialis nigripes — Sialide à pattes noires
Sialis morio — Sialide sombre
Corydalus cornutus — Cordyle oriental
Nigronia serricornis — Hellgrammite à antennes dentées
Protohermes grandis — Mégaloptère géant du Japon
Acanthacorydalis fruhstorferi — Mégaloptère géant de
Chine

 |
Les
Mégaloptères sont présents sur tous les continents
sauf l’Antarctique. Les Sialidae occupent surtout les
zones tempérées de l’hémisphère nord, tandis que les
Corydalidae sont plus diversifiés dans les régions
tropicales et subtropicales. Les adultes vivent près
des cours d’eau, étangs, marécages ou
rivières, car leurs larves sont strictement aquatiques.
Les larves se développent dans les fonds vaseux,
sableux ou caillouteux, souvent en eau courante bien
oxygénée.
Les Mégaloptères présentent
une taille très variable selon les familles. Les Sialidae
mesurent généralement 10 à 25 mm, avec des ailes sombres
et un corps allongé. Les Corydalidae, en particulier les
dobsonflies, comptent parmi les plus grands insectes
aquatiques du monde, avec une envergure pouvant dépasser 12 Ã
15 cm. Les adultes possèdent quatre ailes membraneuses
très nervurées, un corps robuste, de longues antennes
et, chez certains mâles de Corydalidae, des mandibules
hypertrophiées impressionnantes mais peu fonctionnelles. Les
larves, appelées hellgrammites, sont allongées,
puissantes, dotées de branchies latérales et de
mandibules prédatrices.
Les larves sont prédatrices,
capturant larves d’insectes, petits crustacés et invertébrés
aquatiques. Elles peuvent vivre 1 Ã 5 ans selon les
espèces. La nymphose se déroule dans une logette terrestre
creusée dans le sol humide près de l’eau. Les adultes vivent peu
de temps, souvent quelques jours à quelques semaines, et
se nourrissent peu ou pas. La reproduction implique une ponte
d’œufs en amas sur la végétation ou les rochers proches
de l’eau, les jeunes larves se laissant tomber dans le milieu
aquatique à l’éclosion.
Les Mégaloptères se
distinguent par leurs larves aquatiques très puissantes,
parmi les prédateurs les plus efficaces des rivières, par la
taille spectaculaire de certains adultes, notamment les
mâles de Corydalidae, et par leur cycle mixte
aquatique-terrestre unique. Les larves possèdent des
branchies latérales segmentées, un caractère rare chez les
insectes holométaboles. Les adultes ont un vol lourd et
sont souvent attirés par la lumière.
Les larves sont consommées par les
poissons, truites, perches, salamandres,
grenouilles, crustacés, ainsi que par des insectes
aquatiques plus grands. Les adultes sont la proie des oiseaux,
chauves-souris, araignées et amphibiens.
Leur grande taille n’empêche pas une forte prédation, notamment
lors des émergences massives.
Les Mégaloptères sont
inoffensifs pour l’humain. Les adultes ne piquent pas et ne
sont pas venimeux. Les larves peuvent pincer si elles
sont manipulées, mais la morsure, bien que parfois douloureuse,
n’est pas dangereuse. Aucun risque toxique, allergique ou
médical n’est associé à ce groupe.
Les points communs incluent : des
larves aquatiques prédatrices, un cycle holométabole,
des ailes très nervurées, un vol lourd, une forte
dépendance aux milieux d’eau douce et une morphologie
archaïque parmi les holométaboles. La diversité se répartit
en deux familles actuelles : les Sialidae, de petite
taille, largement distribués dans les zones tempérées, et les
Corydalidae, beaucoup plus grands, principalement tropicaux,
comprenant les spectaculaires dobsonflies et fishflies.
Malgré seulement deux familles, la diversité écologique
et morphologique est notable, surtout au stade larvaire. |
|
Raphidioptères
( env 225 esp)
1.
Répartition géographique et habitat
2. taille et caractéristiques
3. Mode de vie nourriture et cycle de reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
6. Dangerosité éventuelle
6. Points communs et diversité des familles chez les
Raphidioptères
|
Raphidia ophiopsis
— Raphidie commune
Raphidia notata — Raphidie marquée
Raphidia flavipes — Raphidie à pattes jaunes
Raphidia mediterranea — Raphidie méditerranéenne
Phaeostigma notata — Raphidie tachetée
Phaeostigma major — Grande raphidie
Dichrostigma flavipes — Raphidie jaune
Subilla confinis — Raphidie sombre |
|
|