Neuroptérides en France

Accueil Remonter Notre Monde Le Monde Vivant Personnel World Of Warcraft

 

 

 

Ordre

Espèces representatives

Description

Neuroptères
(env 150 esp)

1. Taille et caractéristiques en France
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Dangerosité éventuelle en France
4. Diversité des espèces en France des Neuroptères

          

 

Chrysoperla carnea, la chrysope commune
(moins de 2 cm, enverg 2-3 cm, moins de 1 g)

Myrmeleon formicarius
, le fourmilion commun
(moins de 4 cm, moins de 7 cm, moins de 1 g)

Hemerobius humulinus
, l’hémérobe laineux
(moins de 2 cm, enverg 1-2 cm, moins de 1 g)
Coniopteryx pygmaea
, le conioptère pygmée
(moins de 1 cm, moins de 1 cm, moins de 1 g)

                       

 

 

Les Neuroptères présents en France sont de taille très variable selon les familles. Les plus petits, comme les Coniopterygidae, mesurent 2 à 5 mm. Les Chrysopidae (chrysopes) atteignent 10 à 20 mm de longueur, avec une envergure de 20 à 30 mm. Les Hemerobiidae sont légèrement plus petits, souvent 8 à 15 mm. Les Myrmeleontidae (fourmilions) comptent parmi les plus grands, avec des adultes pouvant dépasser 40 mm de longueur et 70 à 100 mm d’envergure. Les Neuroptères français se caractérisent par quatre ailes membraneuses très nervurées, un vol faible, des antennes fines, des yeux développés, et des larves prédatrices dotées de stylets pour la digestion extra‑orale.

Les Neuroptères sont largement répandus dans toute la France métropolitaine, présents dans les forêts, lisières, prairies, zones humides, dunes, garrigues, haies agricoles et jardins. En Nouvelle‑Aquitaine, et particulièrement en Gironde, on trouve une forte diversité de Chrysopidae, Hemerobiidae, Myrmeleontidae, Mantispidae et Coniopterygidae, favorisée par la mosaïque d’habitats : forêts de pins, zones humides, dunes littorales, bocages et milieux sableux propices aux fourmilions. Les fourmilions sont très bien représentés dans les zones sableuses du littoral aquitain et dans les sols meubles de l’intérieur.

Les Neuroptères sont totalement inoffensifs pour l’être humain. Ils ne piquent pas, ne mordent pas dangereusement, ne sont pas venimeux et ne présentent aucun risque sanitaire. Les larves prédatrices ne s’attaquent qu’à de petits arthropodes. Les adultes ne sont ni nuisibles ni agressifs. Certaines espèces, comme les Chrysopidae, sont même bénéfiques en agriculture et en jardinage, car elles consomment de grandes quantités de pucerons.

La France compte environ 120 à 140 espèces de Neuroptères, réparties dans une douzaine de familles. Les familles les mieux représentées sont les Chrysopidae, les Hemerobiidae, les Coniopterygidae, les Myrmeleontidae, les Mantispidae, les Osmylidae et les Ascalaphidae. Les Myrmeleontidae et Ascalaphidae sont particulièrement diversifiés dans le sud et l’ouest du pays, tandis que les Chrysopidae sont présents partout, y compris en milieu urbain. La diversité française reflète bien la variété des habitats, allant des zones humides aux milieux secs méditerranéens et atlantiques.

Raphidioptères
(18 espèces)

1. Taille et caractéristiques en France
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Dangerosité éventuelle en France
4. Diversité des espèces en France des Raphidioptères


 

Phaeostigma notatum Raphidie ponctuée
(moins de 2 cm, moins de 3 cm, moins de 1 g)
Xanthostigma xanthostigmaRaphidie jaune
(moins de 2 cm, moins de 3 cm, moins de 1 g)
Raphidia flavipesRaphidie à pattes jaunes
(moins de 3 cm, moins de 4 cm, moins de 1 g)
Puncha ratzeburgiRaphidie de Ratzeburg
(moins de 2 cm, moins de 3 cm, moins de 1 g)

                       

Les Raphidioptères français sont de taille moyenne, mesurant généralement 10 à 25 mm de longueur, avec une envergure de 20 à 35 mm. Leur caractéristique la plus visible est leur prothorax très allongé, donnant une silhouette évoquant un petit « serpent ». Les adultes possèdent quatre ailes membraneuses très nervurées, transparentes, tenues en toit au repos. Les femelles se distinguent par un ovipositeur long et rigide, utilisé pour déposer les œufs dans les fissures de l’écorce. Les larves sont allongées, aplaties, dotées de mandibules prédatrices, vivant sous l’écorce ou dans les cavités du bois mort. Leur vol est rapide mais peu puissant, et les adultes sont actifs surtout au printemps et en été.

Les Raphidioptères sont présents dans une grande partie de la France métropolitaine, mais uniquement dans les régions où les hivers ne sont pas trop doux : ils nécessitent une diapause froide, ce qui explique leur absence quasi totale en zone méditerranéenne. Ils sont bien représentés dans les régions montagneuses, collinéennes et atlantiques. En Nouvelle‑Aquitaine, on rencontre plusieurs espèces, notamment dans les forêts feuillues, les lisières, les zones bocagères et les milieux forestiers humides. La Gironde et les départements voisins abritent des espèces comme Raphidia et Phaeostigma, souvent observées sur les troncs, les haies ou les lisières boisées.

Les Raphidioptères sont totalement inoffensifs pour l’être humain. Ils ne piquent pas, ne mordent pas, ne sont pas venimeux et ne présentent aucun risque sanitaire. Leur apparence peut surprendre à cause du long prothorax et de l’ovipositeur des femelles, mais ils ne possèdent aucun mécanisme défensif dangereux. Ils jouent même un rôle bénéfique en consommant des insectes xylophages ou des petits arthropodes nuisibles.

La France compte environ 10 à 12 espèces de Raphidioptères, réparties dans deux familles : les Raphidiidae et les Inocelliidae. Les Raphidiidae (genre Raphidia, Phaeostigma) sont les plus fréquents, reconnaissables à leurs yeux plus développés et à leur ovipositeur long. Les Inocelliidae (genre Inocellia) sont plus discrets, avec des yeux plus petits et une morphologie légèrement différente. La diversité française est concentrée dans les zones montagneuses (Alpes, Pyrénées, Massif central) et les régions atlantiques et nordiques, où les conditions climatiques conviennent à leur cycle biologique.

Mégaloptères
(3 espèces)

1. Taille et caractéristiques en France
2. Présence en France et en Aquitaine
3. Dangerosité éventuelle en France
4. Diversité des espèces en France des Mégaloptères

Sialis lutariaSialie des mares
(moins de 2 cm, moins de 3 cm, moins de 1 g)
Sialis fuliginosaSialie fuligineuse
(moins de 2 cm, moins de 3 cm, moins de 1 g)

 

Les Mégaloptères présents en France appartiennent principalement aux Sialidae, qui sont de petite à moyenne taille, mesurant 10 à 25 mm de longueur avec une envergure de 20 à 40 mm. Leur silhouette est reconnaissable à leurs quatre ailes membraneuses très nervurées, à leur corps allongé, à leurs antennes fines et à leur vol lourd et peu agile. Les adultes ont une coloration sombre, souvent brun‑noir, et des ailes fumées. Les larves, strictement aquatiques, sont allongées, dotées de branchies latérales et de mandibules puissantes, ce qui en fait des prédateurs efficaces dans les rivières et étangs. Les grands Corydalidae, spectaculaires dans d’autres régions du monde, ne sont pas présents en France.

Les Mégaloptères sont présents dans toute la France métropolitaine, mais uniquement sous la forme des Sialidae, adaptés aux milieux aquatiques tempérés. Ils fréquentent les rivières, ruisseaux, étangs, zones humides, mares forestières et fossés permanents. En Nouvelle‑Aquitaine, y compris en Gironde, les Sialidae sont bien représentés dans les milieux aquatiques calmes ou faiblement courants, notamment dans les zones humides du Bassin d’Arcachon, les cours d’eau forestiers, les étangs landais et les marais. Leur présence dépend de la qualité de l’eau, car les larves nécessitent un milieu bien oxygéné.

Les Mégaloptères sont totalement inoffensifs pour l’être humain. Les adultes ne piquent pas, ne mordent pas et ne sont pas venimeux. Les larves peuvent pincer si elles sont manipulées, mais la morsure est faible et non dangereuse. Il n’existe aucun risque sanitaire, toxique ou allergique associé à ce groupe en France. Leur rôle écologique est bénéfique, car les larves contribuent à la régulation des invertébrés aquatiques.

La France compte environ 10 à 12 espèces de Sialidae, réparties principalement dans les genres Sialis et Protosialis. Les espèces les plus communes incluent Sialis lutaria, Sialis fuliginosa, Sialis nigripes et Sialis morio, largement distribuées dans les zones humides tempérées. Les Corydalidae, présents en Amérique, en Asie et en Afrique, sont absents de la faune française. La diversité française est donc modeste mais bien implantée, avec une répartition liée à la présence de milieux aquatiques permanents.