En France

Espèces representatives

Description

Neuroptères
(env 150 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Neuroptères
2. Dangerosité éventuelle 
3. Taille et poids des espèces en France

           

 

Chrysoperla carnea, la chrysope commune
Myrmeleon formicarius, le fourmilion commun
Hemerobius humulinus, l’hémérobe laineux
Coniopteryx pygmaea, le conioptère pygmée
 

                       

 

 

Les Neuroptères sont largement présents en France, avec 162 espèces recensées . On y trouve les Chrysopidae (chrysopes), Hemerobiidae (hémérobes), Coniopterygidae (conioptérygidés), Myrmeleontidae (fourmilions), Ascalaphidae (ascalaphes), ainsi que les familles de Mantispoidea et Osmyloidea. Les espèces françaises couvrent une large gamme de tailles (3 à 70 mm) et sont présentes dans tous les milieux : forêts, prairies, dunes, zones humides, vignobles, jardins, haies, friches. Les larves et adultes sont prédateurs, terrestres, et consomment de nombreux petits arthropodes. Les chrysopes sont particulièrement communes et bien étudiées en France, notamment dans les vignobles où plusieurs espèces sont recensées .

En Gironde, les Neuroptères sont omniprésents. Les Chrysopidae sont très fréquents dans les vignobles, lisières, zones humides, forêts de pins, chênaies atlantiques, et milieux urbains. Les Hemerobiidae et Coniopterygidae sont abondants dans les haies, friches, prairies, zones humides, et les milieux agricoles. Les Myrmeleontidae (fourmilions) sont bien représentés dans les dunes littorales et les sols meubles du littoral aquitain. Les Ascalaphidae sont présents dans les zones ouvertes et chaudes du sud-ouest. Les données agricoles confirment que les Neuroptères sont des auxiliaires naturels majeurs en Gironde, notamment dans les vignobles où ils régulent les pucerons et autres ravageurs .

Concernant la dangerosité éventuelle, les Neuroptères sont totalement inoffensifs pour l’humain. Les sources agronomiques et entomologiques indiquent qu’ils sont non nuisibles, non phytophages, et sans impact sanitaire . Les larves possèdent des stylets injectant un venin digestif destiné uniquement aux petites proies (pucerons, cochenilles, larves d’insectes) , mais ce venin n’a aucun effet sur l’humain. Les adultes ont des pièces buccales broyeuses classiques et ne peuvent ni piquer ni mordre dangereusement. Leur rôle écologique est bénéfique, en particulier les chrysopes, hémérobes et conioptérygidés, qui sont des prédateurs auxiliaires essentiels dans les milieux naturels et agricoles.

Les Neuroptères français présentent une variabilité de taille très large, allant de 2 à 5 mm pour les plus petits Coniopterygidae, jusqu’à 40 mm de corps et 70 à 100 mm d’envergure pour les plus grands Myrmeleontidae (fourmilions) et Ascalaphidae. Les Chrysopidae (chrysopes) mesurent 10 à 20 mm de corps pour une envergure de 20 à 30 mm, tandis que les Hemerobiidae atteignent 8 à 15 mm. Les Osmylidae se situent autour de 10 à 15 mm de corps pour 25 à 35 mm d’envergure. Concernant le poids, il est très faible : les petits Coniopterygidae pèsent moins de 1 mg, les Chrysopidae 2 à 5 mg, les Hemerobiidae 1 à 3 mg, et les grands Myrmeleontidae ou Ascalaphidae 10 à 30 mg selon la taille (inférence basée sur la masse des insectes de même gabarit). Même les fourmilions géants restent extrêmement légers malgré leur envergure.

Raphidioptères
(env 18 espèces)

1. Présence en France et en Gironde des Raphidioptères
2. Dangerosité éventuelle 
3. Taille et poids des espèces en France

 

Phaeostigma notatum Raphidie ponctuée
Xanthostigma xanthostigmaRaphidie jaune
Raphidia flavipesRaphidie à pattes jaunes
Puncha ratzeburgiRaphidie de Ratzeburg
 

                       

Les Raphidioptères — “insectes serpents”, ordre Raphidioptera — sont bien présents en France, avec ≈ 10–12 espèces réparties dans les familles Raphidiidae et Inocelliidae. Leur distribution couvre les régions atlantiques, montagnardes, continentales, nordiques, et les zones collinéennes où les hivers sont suffisamment froids pour permettre leur diapause obligatoire. Ils sont absents des zones méditerranéennes chaudes car ils exigent un hiver froid marqué. On les trouve dans les forêts feuillues, lisières, haies, zones bocagères, forêts mixtes, milieux humides, troncs, écorces, et les zones boisées fraîches. Leur présence est confirmée dans les massifs Alpins, Pyrénéens, Massif central, Vosges, Jura, et dans une large partie de la France atlantique.

En Gironde, les Raphidioptères sont présents, mais discrets. Les espèces du genre Raphidia et Phaeostigma sont observées dans les chênaies atlantiques, lisières boisées, haies bocagères, forêts de pins humides, zones ombragées, vignobles bordés de haies, et les milieux forestiers frais du Médoc et de l’Entre‑deux‑Mers. Le climat océanique girondin, avec des hivers suffisamment froids, des forêts feuillues, et des zones humides, est compatible avec leur cycle biologique. Leur rareté apparente vient surtout de leur discrétion, de leur vol faible, et du fait qu’ils sont actifs surtout au printemps et en début d’été.

Concernant la dangerosité éventuelle, les Raphidioptères sont totalement inoffensifs pour l’humain. Ils ne piquent pas, ne mordent pas, ne sont pas venimeux, et ne possèdent aucun mécanisme offensif. Leur long prothorax et l’ovipositeur des femelles peuvent impressionner, mais ils n’ont aucun impact sanitaire. Les adultes sont des prédateurs bénéfiques de petits arthropodes, et les larves consomment des insectes xylophages sous l’écorce. Leur dangerosité est donc nulle, et leur rôle écologique est positif dans les milieux forestiers.

Les Raphidioptères français — insectes serpents — sont des névroptères de taille moyenne, mesurant 10 à 25 mm de longueur totale pour les adultes. Les espèces du genre Raphidia atteignent 15 à 22 mm, celles du genre Phaeostigma 12 à 18 mm, et les Inocelliidae comme Inocellia sont plus petits, autour de 10 à 15 mm. L’envergure des ailes varie de 20 à 35 mm, parfois 40 mm chez les plus grands spécimens alpins. Les larves, allongées et prédatrices, mesurent 8 à 15 mm selon l’espèce et le stade. Concernant le poids, il est faible : les Raphidioptères adultes pèsent 10 à 30 mg, rarement 40 mg pour les plus grands (inférence basée sur la masse des insectes de même gabarit). Les larves pèsent 5 à 15 mg. Leur corps fin, leur cuticule légère et leurs ailes membraneuses expliquent cette masse très faible.

Mégaloptères
(env 6 espèces)

1. Présence en France et en Gironde des Mégaloptères
2. Dangerosité éventuelle
3. Taille et poids des espèces en France

 

Sialis lutariaSialie des mares
Sialis fuliginosaSialie fuligineuse

 

Les Mégaloptères — ordre Megaloptera, incluant les Sialidae (sialis), Corydalidae (dobsonflies, hellgrammites) — sont présents en France, mais avec une diversité faible. La France accueille ≈ 6 espèces, toutes dans la famille Sialidae, principalement du genre Sialis. Les Corydalidae, spectaculaires en Amérique et en Asie, sont absents d’Europe. Les Mégaloptères français vivent dans les zones humides, berges de rivières, étangs, marais, forêts riveraines, car leurs larves sont aquatiques et strictement dépendantes des eaux courantes ou stagnantes propres. Leur présence est confirmée dans une grande partie de la France : Nord, Ouest, Centre, Est, Alpes, Pyrénées, partout où les milieux aquatiques sont préservés.

En Gironde, les Mégaloptères sont présents, mais discrets. Les espèces de Sialis sont observées dans les zones humides atlantiques, marais du Médoc, berges de la Garonne, Dordogne, circuits d’eau forestiers, étangs, mares forestières, zones ripariennes des chênaies et des forêts de pins. Leur petite taille (10–15 mm), leur vol faible, et leur activité printanière les rendent peu visibles, mais les habitats girondins — riches en eaux stagnantes et courantes — sont idéaux pour eux. Aucun Corydalidae n’est présent en Gironde, ni en France.

Concernant la dangerosité éventuelle, les Mégaloptères sont totalement inoffensifs pour l’humain. Les adultes ne piquent pas, ne mordent pas, ne sont pas venimeux, et n’ont aucun mécanisme offensif. Les larves aquatiques, bien que prédatrices, ne représentent aucun danger : elles capturent de petits invertébrés aquatiques. Les grandes espèces américaines de Corydalidae peuvent pincer si manipulées, mais cela ne concerne pas l’Europe. Les Mégaloptères français sont donc sans danger, et jouent un rôle écologique positif dans les milieux aquatiques.

Les Mégaloptères français appartiennent uniquement aux Sialidae (les sialis), car les grands Corydalidae sont absents d’Europe. Leur taille est modeste : le corps mesure 10 à 25 mm, l’envergure 20 à 40 mm selon l’espèce. Les espèces communes comme Sialis lutaria ou Sialis fuliginosa se situent autour de 12–18 mm de corps pour 25–35 mm d’envergure. Les larves, strictement aquatiques, mesurent 15 à 30 mm, parfois 35 mm dans les eaux froides bien oxygénées. Concernant le poids, il est très faible : les adultes pèsent 10 à 30 mg, rarement 40 mg pour les plus grands spécimens (inférence basée sur la masse des insectes de même gabarit). Les larves, plus denses, atteignent 20 à 50 mg selon la taille et le stade. Leur cuticule fine, leurs ailes membraneuses et leur faible volume expliquent cette masse légère.