Marchantiophyta

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Classification (env 8.400 esp)
Métaphytes-Bryophytes-Marchantiophyta
()

 

Classes

Espèces représentatives Description

Haplomitriopsida
(env 20 esp)

1. Présentation et description
2. distribution geographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Mode de vie et longévité
 5. Taille et particularité
6. Prédateurs
7. Variétés et nombre d'espèces du groupe
8. Statut des Haplomitriopsida

 

Haplomitrium hookeri — Haplomitrium de Hooker Haplomitrium gibbsiae — Haplomitrium de Gibbs Haplomitrium mnioides — Haplomitrium mniöide Haplomitrium blumei — Haplomitrium de Blume
Treubia lacunosa
— Tréubie lacuneuse
Treubia insignis
— Tréubie remarquable
Treubia scapanioides
— Tréubie scapanioïde
Apotreubia nana
— Apotréubie naine


Les Haplomitriopsida forment un petit groupe basal de bryophytes comprenant des hépatiques très anciennes et morphologiquement simples, caractérisées par un thalle ou des tiges feuillées primitives, une organisation cellulaire archaïque et une position phylogénétique isolée qui en fait l’un des lignages les plus anciens des plantes terrestres.
Les Haplomitriopsida possèdent une distribution disjointe à l’échelle mondiale, présentes en Amérique du Nord, Europe, Asie, Australie et Nouvelle‑Zélande, occupant des habitats frais et humides tels que les tourbières, les sols acides, les rochers ombragés, les forêts boréales et les zones montagnardes, leur présence étant souvent liée à des micro‑habitats très stables et peu perturbés.
Les Haplomitriopsida sont très rares en France, représentées principalement par Haplomitrium hookeri dans quelques stations montagnardes ou atlantiques, et leur présence en Aquitaine est considérée comme exceptionnelle, limitée à des micro‑habitats très humides, acides et ombragés, souvent difficiles d’accès et soumis à une forte exigence écologique.
Les Haplomitriopsida vivent dans des milieux constamment humides où elles se développent lentement, se reproduisent par spores et parfois par propagules, leur cycle de vie étant typique des bryophytes avec une dominance du gamétophyte, une longévité modérée mais une grande capacité à persister dans des micro‑habitats stables et peu compétitifs.
Les Haplomitriopsida sont de très petite taille, généralement de 1 à 3 cm, et se distinguent par une morphologie extrêmement primitive, une organisation cellulaire simple, l’absence de structures complexes présentes chez d’autres hépatiques, et une position phylogénétique unique qui en fait un groupe clé pour comprendre l’évolution des premières plantes terrestres.
Les Haplomitriopsida regroupent environ 15 à 20 espèces réparties dans les genres Haplomitrium et Treubia, cette diversité réduite reflétant un groupe ancien, peu diversifié mais très stable, conservant des traits morphologiques archaïques depuis des dizaines de millions d’années.
Les Haplomitriopsida sont prédatées principalement par de petits invertébrés tels que les collemboles, les acariens, certaines larves d’insectes et des gastéropodes comme les limaces, auxquels s’ajoutent des micro‑arthropodes consommateurs de tissus ou de spores, tandis que dans les milieux très humides certains champignons et protozoaires peuvent parasiter leurs cellules, ces pressions prédatrices restant toutefois faibles en raison de leur chimie défensive et de leur présence dans des micro‑habitats très spécialisés où l’herbivorie est limitée.
Les Haplomitriopsida sont considérées comme un groupe rare, souvent protégé ou vulnérable selon les régions, leur statut étant lié à leur faible capacité de dispersion, leur dépendance à des habitats très spécifiques et leur importance scientifique majeure pour l’étude de l’évolution des bryophytes et des premières plantes terrestres.

Jungermanniopsida
(env 8.000 esp)

1. Présentation et description
2. distribution geographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Mode de vie et longévité
 5. Taille et particularité
6. Prédateurs
7. Variétés et nombre d'espèces du groupe
8. Statut des Jungermanniopsida

Lophocolea bidentatahépatiques bidentées
Porella platyphylla
porelle à larges feuilles
Frullania dilatata
frullanée dilatée
Jungermannia exsertifolia
junguermannie des ruisseaux
Chiloscyphus polyanthos
chilocyphus polyanthe
Scapania nemorea
scapanie des bois
Calypogeia muelleriana
calypogée de Müller
Lepidozia reptans
lépidozie rampante

Les Jungermanniopsida constituent la plus vaste classe d’hépatiques parmi les bryophytes, regroupant des plantes non vasculaires à thalle ou à tiges feuillées, caractérisées par une grande diversité morphologique, une organisation simple dominée par le gamétophyte et une reproduction par spores, ce groupe représentant l’un des lignages les plus anciens et les plus évolutifs des plantes terrestres.
Les Jungermanniopsida sont présents sur tous les continents, particulièrement abondants dans les régions tempérées humides, les forêts boréales, les zones montagnardes, les tourbières, les rochers ombragés et les sols acides, leur distribution mondiale reflétant une forte capacité d’adaptation aux micro‑habitats frais, humides et faiblement éclairés.
Les Jungermanniopsida sont bien représentés en France, notamment dans les massifs montagneux, les forêts humides atlantiques et les zones tourbeuses, et en Aquitaine ils sont présents dans les landes humides, les ripisylves, les zones ombragées et les milieux acides, avec une diversité plus élevée dans les secteurs frais et forestiers de la Gironde, du Périgord et du Pays basque.
Les Jungermanniopsida vivent dans des milieux constamment humides où ils se développent lentement, se reproduisent par spores ou par propagules, présentent un cycle dominé par le gamétophyte, et possèdent une longévité variable mais souvent pluriennale grâce à leur capacité à persister dans des micro‑habitats stables et peu compétitifs.
Les Jungermanniopsida mesurent généralement de 5 mm à quelques centimètres, se distinguant par une grande diversité de formes allant des thalles simples aux tiges feuillées délicates, par l’absence de tissus vasculaires, par leur rôle écologique essentiel dans la rétention d’eau, la stabilisation des sols et la colonisation des substrats nus, ainsi que par leur sensibilité aux variations d’humidité et de lumière.
Les Jungermanniopsida sont prédatées principalement par de petits invertébrés tels que les collemboles, les acariens, certaines larves d’insectes et des gastéropodes comme les limaces, mais aussi par des micro‑arthropodes spécialisés qui consomment leurs tissus ou leurs spores, tandis que dans les milieux très humides certains champignons et protozoaires peuvent parasiter leurs cellules, ces pressions prédatrices restant toutefois limitées car les hépatiques possèdent des composés chimiques répulsifs et vivent dans des micro‑habitats où la compétition et l’herbivorie sont faibles.
Les Jungermanniopsida regroupent plus de 5 000 espèces réparties dans de nombreux ordres et familles tels que les Jungermanniales, les Porellales ou les Metzgeriales, cette diversité exceptionnelle en fait la classe la plus riche des hépatiques, occupant une grande variété de niches écologiques à l’échelle mondiale.
Les Jungermanniopsida présentent un statut globalement stable mais certaines espèces sont rares, localisées ou protégées en raison de la destruction des habitats humides, de la pollution atmosphérique et de la sensibilité extrême de ces bryophytes aux perturbations, ce qui en fait un groupe important pour l’évaluation écologique et la conservation des milieux naturels.

Marchantiopsida
(env 350 esp)

1. Présentation et description
2. distribution geographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Mode de vie et longévité
 5. Taille et particularité
6. Prédateurs
7. Variétés et nombre d'espèces du groupe
8. Statut des Marchantiopsida

 

 
Les Marchantiopsida sont une classe majeure d’hépatiques à thalle complexe, regroupant des bryophytes non vasculaires caractérisées par un thalle aplati, souvent lobé, doté de chambres aérifères, de pores respiratoires, de rhizoïdes unicellulaires et de structures reproductrices spécialisées (archégoniophores et anthéridiophores), ce groupe comprenant certaines des hépatiques les plus morphologiquement élaborées comme Marchantia, Lunularia ou Conocephalum.
Les Marchantiopsida sont présentes sur tous les continents, y compris dans les régions arctiques, tempérées, tropicales et montagnardes, occupant des habitats humides, ombragés, boueux, ripariens, rocheux, forestiers, marécageux ou anthropisés, leur distribution étant liée à la disponibilité d’une humidité constante, de substrats nus et de micro‑habitats pionniers.
Les Marchantiopsida sont bien représentées en France, avec plusieurs espèces communes comme Marchantia polymorpha, Lunularia cruciata ou Conocephalum salebrosum, occupant des milieux humides, ombragés, lisières forestières, sources, bords de ruisseaux, murs suintants ou sols perturbés ; en Aquitaine, elles sont fréquentes dans les ripisylves, zones humides atlantiques, forêts ombragées, sources ferrugineuses, talus humides et zones argileuses détrempées, où elles jouent un rôle pionnier important.
Les Marchantiopsida sont des bryophytes thalloïdes pérennes ou vivaces, vivant de quelques mois à plusieurs années selon les conditions, leur cycle étant dominé par le gamétophyte, tandis que le sporophyte, court‑vécu, reste fixé au thalle ; elles se reproduisent par spores, propagules (gemmes), fragmentation et parfois par bourgeonnement, leur longévité dépendant fortement de l’humidité du micro‑habitat.
Les Marchantiopsida mesurent généralement 2 à 10 cm pour le thalle, certaines espèces atteignant 20 cm, et se distinguent par leurs chambres aérifères, leurs pores complexes, leurs rhizoïdes unicellulaires, leurs structures reproductrices en ombrelle (archégoniophores) ou en disques (anthéridiophores), ainsi que par leur capacité à coloniser rapidement des sols nus humides après perturbation.
Les Marchantiopsida sont prédatées par de petits invertébrés du sol tels que les collemboles, acariens, larves de diptères, isopodes, gastéropodes et divers micro‑arthropodes, mais leur faible valeur nutritive, leurs composés phénoliques et leur habitat très humide limitent la pression de prédation.
Les Marchantiopsida regroupent environ 300 à 400 espèces réparties dans plusieurs ordres tels que les Marchantiales (Marchantia, Lunularia, Conocephalum) et les Sphaerocarpales, cette diversité comprenant des espèces pionnières, aquatiques, rupicoles, forestière humides, subalpines ou tropicales, ce qui en fait l’un des groupes d’hépatiques les plus morphologiquement complexes.
Les Marchantiopsida présentent un statut globalement stable à l’échelle mondiale, plusieurs espèces étant communes ou cosmopolites, mais certaines sont localisées, rares ou menacées en raison de la destruction des zones humides, de la pollution, de la déforestation, de la fermeture des milieux et de la disparition des micro‑habitats pionniers, ce groupe jouant un rôle essentiel dans la colonisation des substrats nus et la dynamique des sols humides.