Landes de Gascogne

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Cette infographie est consacrée aux Landes de Gascogne, l’un des plus vastes ensembles naturels d’Europe occidentale, couvrant environ 14 000 km² (1,4 million d’hectares) entre les départements de la Gironde, des Landes et du Lot-et-Garonne. La carte localise correctement ce territoire dans le sud-ouest de la France, entre l’Océan Atlantique, Soulac, Tarnos et Nérac. L’infographie souligne qu’il s’agit d’un paysage fortement marqué par la présence du Pin maritime (Pinus pinaster), qui occupe aujourd’hui une grande partie du massif forestier et représente environ 66 % du territoire selon les chiffres indiqués.

 La section consacrée au climat met en avant un climat océanique aquitain caractérisé par des hivers doux, des étés relativement chauds, des précipitations régulières et une forte influence maritime. Les sols sont décrits comme sableux, acides et pauvres en nutriments, ce qui correspond bien aux caractéristiques géologiques du plateau landais. L’infographie insiste également sur le rôle du cordon dunaire littoral, qui limite l’écoulement des eaux vers l’océan et explique la présence historique de nombreuses zones humides, lagunes et tourbières. La partie « mosaïque de milieux naturels » montre correctement la diversité écologique du territoire avec des forêts de pins, des landes à bruyères, des milieux humides et tourbeux, des milieux dunaires côtiers et des ripisylves bordant les cours d’eau. La flore présentée est largement représentative du massif landais.

Le Pin maritime constitue l’espèce dominante, accompagné de plusieurs bruyères comme la Bruyère ciliée (Erica ciliaris), la Bruyère cendrée (Erica cinerea), la Bruyère à quatre angles (Erica tetralix) et la Callune (Calluna vulgaris). Parmi les espèces remarquables figurent le Faux Carum de Thore (Carum verticillatum, dont le nom affiché semble imprécis), le Ciste faux alysson (Halimium halimifolium), les Droseras (Drosera spp.), plantes carnivores typiques des tourbières acides, l’Osmonde royale (Osmunda regalis) et le Flûteau nageant (Luronium natans), espèce protégée des eaux douces oligotrophes. La section consacrée aux sphaignes rappelle leur importance dans la formation des tourbières et indique la présence de nombreuses espèces régionales.

La ripisylve est illustrée par des aulnes, frênes et chênes tauzins (Quercus pyrenaica), espèces caractéristiques de certains secteurs du massif. La faune présentée reflète la diversité du territoire avec des mammifères tels que le Chevreuil (Capreolus capreolus), le Sanglier (Sus scrofa), la Genette commune (Genetta genetta), le Renard roux (Vulpes vulpes), la Loutre d’Europe (Lutra lutra) et le Vison d’Europe (Mustela lutreola), ce dernier constituant l’une des espèces les plus remarquables et menacées du territoire. Les oiseaux illustrés comprennent notamment le Busard Saint-Martin (Circus cyaneus), le Tarier pâtre (Saxicola rubicola), la Bergeronnette printanière (Motacilla flava) et le Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus), tous régulièrement observés dans les landes et zones humides.

 Les amphibiens et reptiles représentés, comme la Grenouille verte et le Lézard ocellé (Timon lepidus), témoignent de la diversité des habitats. Les invertébrés incluent des odonates, des lépidoptères, des abeilles solitaires et des carabes psammophiles, adaptés aux milieux sableux. L’infographie insiste enfin sur la richesse biologique du massif avec plus de 4 000 espèces recensées et plus de 200 espèces protégées, tout en rappelant que cet équilibre demeure fragile et nécessite des actions de conservation. Le message principal est que les Landes de Gascogne constituent un vaste territoire où coexistent forêts, landes, tourbières, dunes et zones humides, formant une mosaïque écologique exceptionnelle qui abrite une biodiversité remarquable malgré des conditions naturelles souvent contraignantes liées aux sols sableux et acides.

 

 

Description

Landes sèches atlantiques

 

Landes humides et molinaies

 

 

Tourbières (ombrotrophes et minérotrophes)


 

 

 Étangs arrière‑littoraux

 

 

Forêts‑galeries et ripisylves

 

Lagunes forestières (mares temporaires landaises)

 

 

 

Pinèdes (habitat dominant)

 

 
   
   
   

 

 

Landes humides et molinaies

Flore

Faune


 

1. Description du biotope
2. Richesse des espèces
3. Particularité
4.  Faune présente dans les
Landes humides et molinaies
des Landes de Gascogne

 

Sphagnum palustre — sphaigne palustre
Sphagnum cuspidatum
— sphaigne cuspidée
Sphagnum fallax
— sphaigne trompeuse
 Polytrichum commune — polytric commun
 Aulacomnium palustre — aulacomnie des marais Calliergonella cuspidata — calliergonelle cuspidée
Warnstorfia fluitans
— warnstorfie flottante
 Straminergon stramineum — straminergon pailleux
Molinia caerulea — molinie bleue
Erica tetralix
— bruyère à quatre angles
 Erica ciliaris — bruyère ciliée
Drosera rotundifolia
— droséra à feuilles rondes
Drosera intermedia
— droséra intermédiaire
 Rhynchospora alba — rhynchospore blanc
Narthecium ossifragum
— narthécie ossifrage
Potentilla erecta
— potentille tormentille

   

   Triturus marmoratus — triton marbré
Lissotriton helveticus
— triton palmé
Rana temporaria
— grenouille rousse
Pelophylax perezi
— grenouille de Pérez
Zootoca vivipara
— lézard vivipare
Natrix helvetica
— couleuvre helvétique
Emberiza schoeniclus
— bruant des roseaux
Capreolus capreolus
— chevreuil
Coenagrion mercuriale
— agrion de Mercure
 Aeshna juncea — aeschne des joncs
 Cordulia aenea — cordulie bronzée
Carabus nitens
— carabe doré
Agonum ericeti
— carabe des landes humides
Tipula paludosa
— tipule des marais
Cloeon dipterum
— éphémère des eaux stagnantes acides
Helophorus brevipalpis
— coléoptère hydrophile des mares tourbeuses

                  

Les Landes humides et molinaies des Landes de Gascogne forment un biotope oligotrophe, acidophile, caractérisé par des sols sableux, gorgés d’eau en hiver, secs en été, dominés par la Molinie bleue (Molinia caerulea), les bruyères hygrophiles, les sphaignes, et une mosaïque de mares temporaires, fossés oligotrophes, dépressions humides, landes tourbeuses et lisières de pinèdes ; ce milieu dépend d’une hydrologie fluctuante, d’une faible fertilité, et d’une gestion extensive (pâturage, feu, ouverture des milieux).

Les landes humides et molinaies présentent une richesse spécifique élevée, dominée par des espèces hygrophiles, acidophiles et oligotrophes : bruyères humides, graminées spécialisées, sphaignes, mousses de tourbière, orchidées atlantiques, cicendies, lycopodes, isoètes, droseras, ainsi qu’une faune d’insectes et d’oiseaux typiques des milieux ouverts humides ; ce biotope constitue un réservoir majeur de biodiversité dans les Landes de Gascogne, notamment pour les espèces rares des zones humides atlantiques.

Les landes humides et molinaies se distinguent par leur caractère hydro‑oligotrophe, acidophile et fortement saisonnier, reposant sur des sols sableux gorgés d’eau en hiver puis durcis et secs en été, dominés par la Molinie bleue, les bruyères hygrophiles, les sphaignes et une mosaïque de dépressions humides, fossés oligotrophes, mares temporaires et lisières tourbeuses ; leur particularité réside dans la coexistence d’espèces strictement atlantiques, hygrophiles et oligotrophes, souvent rares ou relictuelles, dépendantes d’une hydrologie fluctuante et d’une ouverture du milieu ; ces landes constituent un écosystème unique en Europe occidentale, où survivent des plantes spécialisées comme les Drosera, les Isoetes, les cicendies, les orchidées atlantiques, ainsi qu’une faune adaptée aux cycles d’inondation/assèchement, faisant de ces milieux un réservoir majeur de biodiversité au sein du massif landais.
Les landes humides et molinaies accueillent une faune spécialisée comprenant des amphibiens comme le Triton marbré, la Grenouille agile et le Crapaud calamite, des oiseaux de milieux ouverts humides comme le Busard Saint‑Martin, la Fauvette pitchou, l’Engoulevent d’Europe et le Tarier pâtre, ainsi que des insectes patrimoniaux tels que les Zygènes, les odonates des mares oligotrophes, les carabes hygrophiles, les abeilles solitaires, les papillons atlantiques et divers coléoptères aquatiques ; les reptiles comme la Couleuvre à collier et le Lézard vivipare sont fréquents dans les zones plus sèches.

Les landes humides et molinaies de Gascogne forment une mosaïque oligotrophe où les sphaignes et mousses créent des micro‑zones tourbeuses humides, les éricacées et la molinie structurent la végétation, et les invertébrés, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères tissent des réseaux de pollinisation, herbivorie et prédation qui maintiennent la dynamique de l’écosystème. Dans ces milieux acides et constamment humides, les coussinets de Sphagnum palustre, Sphagnum cuspidatum et Sphagnum fallax favorisent l’accumulation de matière organique, maintiennent une nappe proche de la surface et créent des micro‑habitats pour larves et invertébrés aquatiques, tandis que Polytrichum commune, Aulacomnium palustre, Calliergonella cuspidata, Warnstorfia fluitans et Straminergon stramineum forment des tapis qui retiennent l’eau et abritent des proies pour les prédateurs terrestres; ces mousses influencent fortement la disponibilité en eau et la chimie du sol, conditionnant la présence d’espèces caractéristiques.
Molinia caerulea
peut dominer les molinaies et, par sa densité et son cycle de combustion, modifier la structure du milieu en favorisant soit l’ouverture soit la fermeture du couvert végétal selon la gestion hydrique et les perturbations; elle entre en compétition avec Erica tetralix et Erica ciliaris pour l’espace et la lumière, mais ces éricacées persistent dans les poches plus humides où elles fournissent nectar et abri.
Les plantes carnivores Drosera rotundifolia et Drosera intermedia exploitent la pauvreté minérale du milieu en piégeant des insectes, contribuant au recyclage local des nutriments. Les espèces de tourbières comme Rhynchospora alba, Narthecium ossifragum et Potentilla erecta occupent niches spécifiques liées au niveau d’eau et à la compaction de la tourbe. Les insectes aquatiques et semi‑aquatiques — Cloeon dipterum, Tipula paludosa, Helophorus brevipalpis — et les odonates Aeshna juncea et Cordulia aenea utilisent les mares et flaques acides pour se reproduire et constituent des ressources alimentaires pour amphibiens et oiseaux.
 Les amphibiens Triturus marmoratus, Lissotriton helveticus, Rana temporaria et Pelophylax perezi se reproduisent dans ces eaux stagnantes et consomment larves et invertébrés, reliant les compartiments aquatiques et terrestres; ils servent de proies pour la Natrix helvetica et pour certains oiseaux. Le Zootoca vivipara exploite les lisières et les tapis moussus pour chasser arthropodes, tandis que les carabes Carabus nitens et Agonum ericeti, le tipuleur et le fourmilion (larves) participent à la régulation des populations d’invertébrés.
 L’Emberiza schoeniclus et d’autres oiseaux palustres se nourrissent d’insectes et de graines dans la mosaïque végétale, et le Capreolus capreolus peut utiliser les bordures pour le broutage, influençant la régénération. Ces interactions sont sensibles à l’hydrologie et à la gestion : drainage, plantation de résineux, abandon du pâturage ou modification des brûlages favorisent l’expansion de Molinia et la perte des sphaignes et des espèces spécialisées, tandis que la restauration hydrique, le maintien de mares et la gestion extensive (pâturage, fauche ciblée) favorisent la persistance de la diversité spécifique et fonctionnelle de ces landes humides.

 

Tourbières (ombrotrophes et minérotrophes)

Flore

Faune


1. Description du biotope
2. Richesse des espèces
3. Particularité
4.  Faune présente dans les
Tourbières (ombrotrophes et minérotrophes)
des Landes de Gascogne

Sphagnum magellanicum — sphaigne magellanique
 Sphagnum papillosum — sphaigne papilleuse
Sphagnum capillifolium
— sphaigne capillifoliée
Sphagnum subnitens
— sphaigne luisante
Warnstorfia fluitans
— warnstorfie flottante
Straminergon stramineum
— straminergon pailleux
Calliergon giganteum
— calliergon géant
Aulacomnium palustre
— aulacomnie des marais
Drosera rotundifolia
— droséra à feuilles rondes
 Drosera intermedia — droséra intermédiaire
 Erica tetralix — bruyère à quatre angles
Erica ciliaris
— bruyère ciliée
Rhynchospora alba
— rhynchospore blanc
 Rhynchospora fusca — rhynchospore brun
 Narthecium ossifragum — narthécie ossifrage
Molinia caerulea
— molinie bleue

   

Triturus marmoratus — triton marbré
Lissotriton helveticus
— triton palmé
Rana temporaria
— grenouille rousse
Pelophylax perezi
— grenouille de Pérez
Zootoca vivipara
— lézard vivipare
Natrix helvetica
— couleuvre helvétique
Emberiza schoeniclus
— bruant des roseaux
Capreolus capreolus
— chevreuil
Coenagrion mercuriale — agrion de Mercure
 Aeshna juncea — aeschne des joncs
 Cordulia aenea — cordulie bronzée
Carabus nitens
— carabe doré
Agonum ericeti
— carabe des landes humides
Cloeon dipterum
— éphémère commune
 Tipula paludosa — tipule des marais
Helophorus brevipalpis
— hélophore à courts palpes

                  

Les tourbières ombrotrophes et minérotrophes des Landes de Gascogne sont des milieux oligotrophes, acidophiles, dominés par des sphaignes, des mousses hygrophiles, des bruyères tourbeuses et des dépressions humides alimentées soit uniquement par les précipitations (ombrotrophes), soit par des écoulements souterrains pauvres en minéraux (minérotrophes) ; ces tourbières se développent sur des sols sableux, gorgés d’eau, avec une accumulation lente de tourbe et une hydrologie très stable, essentielle à leur fonctionnement.

Les tourbières landaises abritent une richesse spécifique élevée mais très spécialisée, comprenant des sphaignes, des mousses de tourbière, des plantes carnivores comme les Drosera, des graminées oligotrophes, des orchidées atlantiques, des isoètes, des cicendies, des lycopodes, ainsi qu’une faune d’insectes et d’amphibiens adaptée aux milieux froids, acides et pauvres en nutriments ; ces tourbières constituent un réservoir majeur de biodiversité pour les espèces rares des zones humides atlantiques.

Les tourbières ombrotrophes et minérotrophes landaises se distinguent par leur caractère extrêmement oligotrophe, acidophile et hydrologiquement stable, reposant sur une alimentation en eau soit exclusivement atmosphérique pour les tourbières ombrotrophes, soit faiblement minéralisée pour les tourbières minérotrophes ; leur particularité réside dans la dominance des sphaignes, véritables ingénieures écologiques capables d’acidifier, stocker l’eau et construire la tourbe, créant un milieu unique où prospèrent des espèces strictement atlantiques, hygrophiles, oligotrophes et souvent relictuelles, comme les Drosera, les Sphagnum spécialisés, les isoètes, les cicendies et diverses mousses rares ; ces tourbières constituent des archives écologiques et des réservoirs de biodiversité uniques en Europe occidentale, dépendant d’une hydrologie très stable, d’une faible minéralisation et d’une absence de perturbation autre que les fluctuations naturelles du niveau d’eau, ce qui en fait des milieux extrêmement sensibles aux changements climatiques et aux modifications hydrologiques.

Les tourbières landaises accueillent une faune spécialisée comprenant des amphibiens comme le Triton marbré, la Grenouille agile, le Crapaud calamite et parfois le Triton ponctué, des oiseaux de milieux humides ouverts comme le Busard Saint‑Martin, l’Engoulevent d’Europe, le Tarier pâtre et la Fauvette pitchou, ainsi que des insectes patrimoniaux tels que les odonates des mares oligotrophes, les carabes hygrophiles, les papillons atlantiques, les abeilles solitaires, les coléoptères aquatiques et les zygènes ; les reptiles comme la Couleuvre à collier et le Lézard vivipare sont fréquents dans les zones plus sèches en périphérie.

Dans les tourbières ombrotrophes et minérotrophes des Landes de Gascogne, les interactions reposent d’abord sur la domination des sphaignes comme Sphagnum magellanicum, Sphagnum papillosum, Sphagnum capillifolium et Sphagnum subnitens, qui retiennent l’eau, acidifient le substrat et créent des micro‑habitats saturés indispensables aux mousses associées telles Warnstorfia fluitans, Straminergon stramineum, Calliergon giganteum et Aulacomnium palustre. Ces tapis moussus contrôlent l’hydrologie, déterminent la chimie du sol et permettent l’installation de plantes typiques des milieux oligotrophes comme Drosera rotundifolia, Drosera intermedia, Erica tetralix, Erica ciliaris, Rhynchospora alba, Rhynchospora fusca, Narthecium ossifragum et Molinia caerulea, qui se partagent l’espace selon le niveau d’eau, l’acidité et la lumière.
Les droséras capturent les insectes pour compenser la pauvreté en nutriments, tandis que les linaigrettes et rhynchospores stabilisent les zones tremblantes. Les amphibiens comme Triturus marmoratus, Lissotriton helveticus, Rana temporaria et Pelophylax perezi utilisent les mares acides et les fossés tourbeux pour se reproduire et consomment larves et invertébrés, reliant les compartiments aquatiques et terrestres. Les reptiles tels Zootoca vivipara et Natrix helvetica exploitent les zones plus sèches ou les bordures pour chasser insectes, têtards et petits vertébrés. Les oiseaux comme Emberiza schoeniclus utilisent les roselières et linaigrettes pour nicher et se nourrir d’insectes, tandis que le Capreolus capreolus fréquente les lisières pour consommer jeunes pousses de molinie ou de bruyère, influençant la dynamique végétale. Les insectes aquatiques et semi‑aquatiques — Coenagrion mercuriale, Aeshna juncea, Cordulia aenea, Cloeon dipterum, Tipula paludosa, Helophorus brevipalpis — dépendent des eaux stagnantes acides pour leur cycle larvaire et constituent une ressource alimentaire essentielle pour amphibiens, oiseaux et araignées.
Les coléoptères prédateurs comme Carabus nitens et Agonum ericeti régulent les populations d’invertébrés au sol et dans les tapis de sphaignes. L’ensemble forme un réseau où les sphaignes contrôlent l’eau et la fertilité, où les plantes spécialisées structurent la mosaïque d’habitats, où les insectes assurent pollinisation et transfert d’énergie, et où amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères exploitent ces ressources selon les gradients d’humidité et de végétation, assurant ainsi la cohésion écologique des tourbières landaises.

 

Lagunes forestières (mares temporaires landaises)

Flore

Faune


1. Description du biotope
2. Richesse des espèces
3. Particularité
4.  Faune présente dans les
Lagunes forestières (mares temporaires landaises)
 
des Landes de Gascogne

Pinus pinaster — pin maritime
Quercus robur
— chêne pédonculé
Betula pubescens
— bouleau pubescent
Alnus glutinosa
— aulne glutineux
Erica tetralix — bruyère à quatre angles
Lysimachia vulgaris
— lysimaque commune
Potamogeton polygonifolius
— potamot à feuilles lancéolées Hydrocotyle vulgaris — hydrocotyle commune
Fissidens crassipes
— fissidens à feuilles épaisses
 Fissidens fontanus — fissidens des fontaines
Riccia cavernosa
— riccie cavernicole
Riccia sorocarpa
— riccie sorocarpe
 Riccia warnstorfii — riccie de Warnstorf
Pellia endiviifolia
— pellie endiviforme
Aneura pinguis
— anéure grasse
 Calliergonella cuspidata — calliergonelle cuspidée

    

Gallinula chloropus — gallinule poule‑d’eau
 Anas platyrhynchos — canard colvert
Tachybaptus ruficollis
— grèbe castagneux
Ardea cinerea
— héron cendré
Zootoca vivipara
— lézard vivipare
Natrix helvetica
— couleuvre helvétique
Gallinula chloropus
— gallinule poule‑d’eau
Vulpes vulpes
— renard roux
Littorophiloscia vittata — cloporte littoral des lagunes
Sphaeromias longipennis
— moucheron des zones humides temporaires
Cloeon dipterum
— éphémère commune
Sigara lateralis
— corise latérale
Helophorus brevipalpis
— hélophore à courts palpes
Hydroporus planus
— hydropore plan
 Tipula paludosa — tipule des marais
Anisoptera sp.
— libellules pionnières des mares temporaires

                  

Les lagunes forestières, ou mares temporaires landaises, sont des dépressions naturelles oligotrophes, acidophiles, creusées dans les sables éoliens du massif landais, caractérisées par une inondation hivernale et un assèchement estival ; elles présentent une zonation nette allant des hélophytes périphériques aux plantes amphibies puis aux espèces submergées en période d’eau, avec une eau pauvre en nutriments, faiblement minéralisée, et une forte dépendance aux précipitations et à la nappe phréatique superficielle ; ces lagunes sont souvent entourées de pinèdes ou de landes humides, formant une mosaïque écologique unique.

Les lagunes forestières abritent une richesse spécifique élevée et très spécialisée, comprenant des plantes amphibies rares, des isoètes, des cicendies, des littorelles, des potamots oligotrophes, des mousses hygrophiles, des sphaignes, ainsi qu’une faune d’insectes, d’amphibiens et de crustacés adaptée aux cycles d’inondation/assèchement ; ces milieux constituent un hotspot de biodiversité pour les espèces atlantiques oligotrophes, dont plusieurs sont protégées ou strictement inféodées aux mares temporaires.

Les lagunes forestières landaises se distinguent par leur caractère hydro‑saisonnier extrême, alternant une inondation hivernale profonde et un assèchement total en été, créant un cycle écologique unique en Europe occidentale ; leur particularité réside dans la présence d’espèces strictement inféodées aux eaux temporaires oligotrophes, dépendantes de ce rythme hydrologique, comme les Isoetes, les Littorella, les cicendies, les potamots rares, les mousses hygrophiles et divers branchiopodes temporaires ; ces lagunes, creusées dans les sables éoliens acides, fonctionnent comme des réservoirs de biodiversité atlantiques, abritant une faune et une flore relictuelles, oligotrophes et hautement spécialisées, absentes des milieux permanents ; leur isolement, leur faible minéralisation, leur dépendance exclusive aux précipitations et leur forte sensibilité aux perturbations hydrologiques en font des écosystèmes exceptionnels, rares et extrêmement vulnérables au sein du massif landais.

Les lagunes forestières accueillent une faune spécialisée comprenant des amphibiens comme le Triton marbré, le Triton ponctué, le Crapaud calamite et la Grenouille agile, des odonates typiques des eaux oligotrophes comme Lestes dryas, Coenagrion mercuriale et Aeshna juncea, des coléoptères aquatiques patrimoniaux (dytiscidés, hydrophilidés), des crustacés temporaires comme les Branchiopodes (Triops, Lepidurus, Branchipus selon les sites), ainsi que des oiseaux tels que le Tarier pâtre, l’Engoulevent d’Europe et le Busard Saint‑Martin ; les reptiles comme
la Couleuvre à collier fréquentent les marges, tandis que les micro‑mammifères utilisent les zones périphériques plus végétalisées.

Dans les lagunes forestières temporaires des Landes de Gascogne, les interactions reposent sur la dynamique saisonnière de mares qui se remplissent en hiver et s’assèchent en été, structurant un réseau écologique où les arbres comme Pinus pinaster, Quercus robur, Betula pubescens et Alnus glutinosa stabilisent les berges, apportent litière et ombrage, influençant la température et la chimie de l’eau. Les hélophytes et plantes hygrophiles telles Erica tetralix, Lysimachia vulgaris, Potamogeton polygonifolius et Hydrocotyle vulgaris fournissent abris et supports de ponte aux invertébrés et amphibiens, tandis que les mousses et hépatiques comme Fissidens crassipes, Fissidens fontanus, Riccia cavernosa, Riccia sorocarpa, Riccia warnstorfii, Pellia endiviifolia, Aneura pinguis et Calliergonella cuspidata colonisent les zones humides et stabilisent les micro‑substrats.
Les oiseaux d’eau comme
Gallinula chloropus, Anas platyrhynchos, Tachybaptus ruficollis et Ardea cinerea exploitent les mares pour se nourrir d’invertébrés, têtards et petits poissons, tout en contribuant à la dispersion des graines et spores. Les reptiles comme Zootoca vivipara et Natrix helvetica utilisent les berges pour chasser insectes, amphibiens et alevins, tandis que le Vulpes vulpes profite des ressources concentrées autour des points d’eau.
Les invertébrés aquatiques —
Littorophiloscia vittata, Sphaeromias longipennis, Cloeon dipterum, Sigara lateralis, Helophorus brevipalpis, Hydroporus planus, Tipula paludosa et les Anisoptera pionnières — assurent la décomposition, filtrent l’eau, servent de proies aux amphibiens et oiseaux, et participent à la pollinisation des plantes riveraines. Les amphibiens, bien que non listés ici, utilisent ces mares temporaires comme sites de reproduction essentiels, profitant de l’absence de poissons prédateurs. L’ensemble forme un réseau où la végétation contrôle l’hydrologie et la structure des habitats, où les invertébrés assurent le transfert d’énergie, et où oiseaux, reptiles et mammifères exploitent les ressources concentrées dans ces milieux temporaires, assurant la cohésion écologique des lagunes forestières landaises.

 

 Étangs arrière‑littoraux

Flore

Faune


1. Description du biotope
2. Richesse des espèces
3. Particularité
4.  Faune présente dans les
 Étangs arrière‑littoraux
des Landes de Gascogne

 

Pinus pinaster — pin maritime
Quercus robur
— chêne pédonculé
 Myrica gale — piment royal
Erica tetralix
— bruyère à quatre angles
 Frangula alnus — bourdaine
Salix atrocinerea
— saule gris
Ulex minor
— ajonc nain
Molinia caerulea
— molinie bleue
Rhynchospora alba — rhynchospore blanc
Eleocharis multicaulis
— scirpe à nombreuses tiges
Drosera intermedia
— droséra intermédiaire
Sphagnum auriculatum
— sphaigne auriculée
Sphagnum palustre
— sphaigne des marais
Pinguicula lusitanica
— grassette du Portugal
Hydrocotyle vulgaris
— hydrocotyle commune
 

   

Capreolus capreolus — chevreuil
Vulpes vulpes
— renard roux
Lepus europaeus
— lièvre d’Europe
Erinaceus europaeus
— hérisson d’Europe
Ardea cinerea — héron cendré
Tachybaptus ruficollis
— grèbe castagneux
Anas platyrhynchos
— canard colvert
Gallinula chloropus
— gallinule poule‑d’eau
Anguilla anguilla — anguille européenne
Esox lucius
— brochet
 Perca fluviatilis — perche commune
Rutilus rutilus
— gardon
Libellula depressa — libellule déprimée
Aeshna cyanea
— aeschne bleue
 Gerris lacustris — gerris des étangs
Notonecta glauca
— notonecte glauque

              

Les étangs arrière‑littoraux des Landes de Gascogne sont de vastes plans d’eau oligotrophes à mésotrophes, situés en arrière du cordon dunaire, alimentés par les précipitations, les nappes phréatiques superficielles et parfois par des ruisseaux forestiers ; leurs eaux sont faiblement minéralisées, douces, souvent acides, et bordées de roselières, cariçaies, aulnaies marécageuses, landes humides, dunes boisées et lagunes forestières ; la dynamique hydrologique est influencée par les sables dunaires, les vents atlantiques, et la fluctuation saisonnière des niveaux d’eau, créant une mosaïque de micro‑habitats aquatiques et amphibies.

Les étangs arrière‑littoraux abritent une richesse spécifique élevée, comprenant des macrophytes aquatiques (potamots, myriophylles, nénuphars), des plantes amphibies rares, des cicendies, des isoètes, des mousses aquatiques, des sphaignes marginales, ainsi qu’une faune diversifiée d’odonates, coléoptères aquatiques, amphibiens, poissons, oiseaux d’eau et mammifères semi‑aquatiques ; ces étangs constituent un hotspot de biodiversité pour les espèces atlantiques oligotrophes et jouent un rôle majeur dans la connectivité écologique du littoral aquitain.

Les étangs arrière‑littoraux se distinguent par leur origine dunaire et leur fonctionnement hydro‑écologique unique, résultant de la présence d’un cordon dunaire littoral qui isole des dépressions internes alimentées par les précipitations, la nappe phréatique superficielle et parfois des ruisseaux forestiers ; leur particularité réside dans la combinaison rare d’eaux douces, faiblement minéralisées, souvent acides, associées à une mosaïque de roselières, cariçaies, aulnaies marécageuses, landes humides, lagunes forestières et dunes boisées, formant un système écologique complexe, stratifié et hautement diversifié ; ces étangs constituent des réservoirs de biodiversité atlantiques, abritant des espèces oligotrophes, amphibies, aquatiques et semi‑aquatiques absentes des milieux permanents classiques, et jouent un rôle essentiel dans la connectivité écologique du littoral, la régulation hydrologique, la filtration naturelle et la résilience climatique du massif landais ; leur isolement, leur faible minéralisation, leur dépendance aux dynamiques dunaires et leur sensibilité aux perturbations hydrologiques en font des écosystèmes exceptionnels, rares et extrêmement vulnérables.

Les étangs arrière‑littoraux accueillent une faune spécialisée comprenant des amphibiens comme le Triton marbré, le Triton ponctué, la Grenouille agile et le Crapaud calamite, des odonates typiques des eaux oligotrophes comme Lestes dryas, Coenagrion mercuriale et Aeshna juncea, des poissons tels que le brochet, la perche, le gardon et parfois l’anguille, des oiseaux d’eau comme le Grèbe castagneux, la Foulque macroule, le Héron cendré et le Busard Saint‑Martin, ainsi que des mammifères semi‑aquatiques comme la loutre d’Europe et le vison d’Europe dans les secteurs les mieux préservés ; les reptiles comme la Couleuvre à collier fréquentent les marges, tandis que les micro‑mammifères utilisent les zones périphériques plus végétalisées.

Dans les étangs arrière‑littoraux des Landes de Gascogne, les interactions reposent sur une mosaïque d’habitats où les arbres riverains comme Pinus pinaster, Quercus robur, Betula pubescens et Alnus glutinosa stabilisent les berges, enrichissent l’eau en matière organique et créent des zones d’ombre modulant la température des étangs. Les plantes hygrophiles et aquatiques telles Erica tetralix, Lysimachia vulgaris, Potamogeton polygonifolius et Hydrocotyle vulgaris fournissent abris, supports de ponte et nourriture aux invertébrés et amphibiens, tandis que les bryophytes comme Fissidens crassipes, Fissidens fontanus, Riccia cavernosa, Riccia sorocarpa, Riccia warnstorfii, Pellia endiviifolia, Aneura pinguis et Calliergonella cuspidata colonisent les zones humides, stabilisent les substrats et filtrent l’eau.
Les oiseaux d’eau comme Gallinula chloropus, Anas platyrhynchos, Tachybaptus ruficollis et Ardea cinerea exploitent les étangs pour se nourrir d’invertébrés, têtards et petits poissons, tout en contribuant à la dispersion des graines et spores. Les reptiles comme Zootoca vivipara et Natrix helvetica chassent insectes, amphibiens et alevins sur les berges, tandis que le Vulpes vulpes profite des ressources concentrées autour des points d’eau.
Les invertébrés aquatiques — Littorophiloscia vittata, Sphaeromias longipennis, Cloeon dipterum, Sigara lateralis, Helophorus brevipalpis, Hydroporus planus, Tipula paludosa et les Anisoptera pionnières — assurent la décomposition, filtrent l’eau, servent de proies aux amphibiens, oiseaux et reptiles, et participent à la pollinisation des plantes riveraines. L’ensemble forme un réseau où la végétation contrôle l’hydrologie et la structure des habitats, où les invertébrés assurent le transfert d’énergie, et où oiseaux, reptiles et mammifères exploitent les ressources concentrées dans ces milieux, assurant la cohésion écologique des étangs arrière‑littoraux landais.

 

Forêts‑galeries et ripisylves

Flore

Faune


1. Description du biotope
2. Richesse des espèces
3. Particularité
4.  Faune présente dans les
Forêts‑galeries et ripisylves
 
des Landes de Gascogne

 

 

Alnus glutinosa — aulne glutineux
Salix atrocinerea
— saule gris
Frangula alnus
— bourdaine
Lysimachia vulgaris
— lysimaque commune
Lythrum salicaria — salicaire commune
Caltha palustris
— populage des marais
 Iris pseudacorus — iris des marais
Salix alba
— saule blanc
Populus nigra
— peuplier noir
Fraxinus excelsior
— frêne élevé
Sphagnum palustre
— sphaigne des marais
 Brachythecium rutabulum — brachythécie des fossés Calliergonella cuspidata — calliergonelle cuspidée
Polytrichum commune
— polytric commun

 

   

Myotis daubentonii — murin de Daubenton
Arvicola amphibius
— campagnol amphibie
Ardea cinerea — héron cendré
Gallinula chloropus
— gallinule poule‑d’eau
Alcedo atthis
— martin‑pêcheur d’Europe
Cinclus cinclus
— cincle plongeur
Troglodytes troglodytes — troglodyte mignon
Erithacus rubecula
— rougegorge familier
Sylvia atricapilla
— fauvette à tête noire
 Phylloscopus collybita — pouillot véloce
Carabus nemoralis — carabe des bois
 Gerris lacustris — gerris des étangs
Dolomedes fimbriatus
— araignée dolomède
Chironomus plumosus
— chironyme plumeux
Pararge aegeria — tircis
Gonepteryx rhamni
— citron

                

Les forêts‑galeries et ripisylves des Landes de Gascogne sont des formations boisées linéaires longeant les cours d’eau, ruisseaux forestiers, crastes et sources du massif landais ; elles se développent sur des sols sableux, humides, faiblement minéralisés, souvent gorgés d’eau en hiver, et bénéficient d’un microclimat frais, ombragé et stable, contrastant fortement avec les pinèdes environnantes ; la végétation est dominée par des aulnes, saules, frênes, bouleaux, houx, osmondes royales, mousses hygrophiles et fougères, formant un corridor écologique essentiel à la connectivité et à la circulation de la faune.

Les forêts‑galeries et ripisylves présentent une richesse spécifique élevée, abritant des plantes hygrophiles, des fougères relictuelles, des mousses de ruisseaux, des orchidées forestières, des arbustes atlantiques, ainsi qu’une faune diversifiée d’odonates, coléoptères, amphibiens, oiseaux forestiers, mammifères semi‑aquatiques et reptiles ; ces milieux constituent des réservoirs de biodiversité dans un paysage dominé par les pinèdes, et jouent un rôle majeur dans la filtration de l’eau, la stabilisation des berges et la régulation thermique des cours d’eau.

Les forêts‑galeries et ripisylves landaises se distinguent par leur rôle de refuges hydriques, thermiques et biologiques au sein d’un paysage dominé par les pinèdes sèches ; elles forment des corridors linéaires froids, ombragés et humides, abritant une biodiversité nettement plus élevée que les milieux environnants, avec des espèces hygrophiles, sciaphiles et parfois relictuelles ; leur particularité réside dans leur fonction de continuité écologique, permettant la circulation de la faune, la stabilisation des berges, la filtration naturelle de l’eau, la régulation thermique des cours d’eau, et la présence d’espèces végétales et animales absentes du reste du massif ; ces ripisylves constituent ainsi des oasis écologiques dans un environnement très homogène, jouant un rôle essentiel pour les amphibiens, les odonates, les mammifères semi‑aquatiques et les mousses hygrophiles, tout en assurant une résilience écologique face aux sécheresses et aux perturbations climatiques.

Les ripisylves landaises accueillent une faune spécialisée comprenant des amphibiens comme le Triton marbré, le Triton ponctué, la Grenouille agile et la Grenouille verte, des odonates typiques des eaux forestières comme Cordulegaster boltonii, Calopteryx virgo et Lestes sponsa, des oiseaux forestiers tels que le Pic épeiche, le Pouillot véloce, le Rossignol philomèle et le Martin‑pêcheur d’Europe, ainsi que des mammifères semi‑aquatiques comme la loutre d’Europe, le vison d’Europe (rare) et le campagnol amphibie ; les reptiles comme la Couleuvre à collier fréquentent les berges, tandis que les coléoptères aquatiques (dytiques, hydrophiles) et les éphémères sont abondants dans les eaux claires et ombragées.

Dans les forêts‑galeries et ripisylves des Landes de Gascogne, les interactions reposent sur une végétation hygrophile dominée par des arbres comme Alnus glutinosa, Salix atrocinerea, Frangula alnus, Salix alba, Populus nigra et Fraxinus excelsior, qui stabilisent les berges, enrichissent le sol en matière organique et créent un microclimat humide favorable à une flore spécialisée. Les plantes riveraines comme Lysimachia vulgaris, Lythrum salicaria, Caltha palustris et Iris pseudacorus fournissent nectar, pollen et abris aux insectes et amphibiens, tandis que les mousses et bryophytes telles Sphagnum palustre, Brachythecium rutabulum, Calliergonella cuspidata et Polytrichum commune colonisent les sols humides, filtrent l’eau et stabilisent les micro‑substrats.
 Les mammifères comme Myotis daubentonii chassent les insectes au‑dessus de l’eau, tandis que Arvicola amphibius creuse les berges et consomme végétation aquatique, influençant la structure des rives. Les oiseaux d’eau et de ripisylve — Ardea cinerea, Gallinula chloropus, Alcedo atthis, Cinclus cinclus — exploitent les invertébrés, poissons et amphibiens, tout en dispersant graines et spores. Les passereaux comme Troglodytes troglodytes, Erithacus rubecula, Sylvia atricapilla et Phylloscopus collybita consomment insectes et baies, participant à la régulation des populations d’invertébrés.
Les prédateurs du sol et de la surface de l’eau comme Carabus nemoralis, Gerris lacustris et Dolomedes fimbriatus contrôlent les invertébrés aquatiques et terrestres. Les insectes aquatiques tels Chironomus plumosus, Pararge aegeria et Gonepteryx rhamni assurent pollinisation, décomposition et alimentation pour oiseaux, chauves‑souris et amphibiens. L’ensemble forme un réseau où les arbres contrôlent l’humidité et la lumière, où les plantes riveraines structurent les micro‑habitats, où les invertébrés assurent le transfert d’énergie, et où oiseaux, mammifères et arachnides exploitent les ressources concentrées le long des cours d’eau, assurant la cohésion écologique des forêts‑galeries et ripisylves landaises.

  

Pinèdes (habitat dominant)

Flore

Faune


1. Description du biotope
2. Richesse des espèces
3. Particularité
4.  Faune présente dans les

Pinèdes (habitat dominant)
 
des Landes de Gascogne

Pinus pinaster — pin maritime
Pinus sylvestris
— pin sylvestre
 Pinus nigra — pin noir
Pinus pinea
— pin parasol
Juniperus communis
— genévrier commun
 Juniperus oxycedrus — genévrier cade
Taxus baccata
— if commun
Cupressus sempervirens
— cyprès toujours‑vert
Erica cinerea
— bruyère cendrée
Erica tetralix
— bruyère à quatre angles
Ulex europaeus
— ajonc d’Europe
Pteridium aquilinum
— fougère aigle
Molinia caerulea
— molinie bleue
Cistus salviifolius
— ciste à feuilles de sauge
 Cistus monspeliensis — ciste de Montpellier
Calluna vulgaris
— callune

    

Sciurus vulgaris — écureuil roux
Capreolus capreolus
— chevreuil européen
Sus scrofa
— sanglier
Vulpes vulpes
— renard roux
Lullula arborea
— alouette lulu
Anthus trivialis
— pipit des arbres
Parus major
— mésange charbonnière
Turdus merula
— merle noir
Tettigonia viridissima — grande sauterelle verte
Cicindela hybrida
— cicindèle hybride
Formica rufa
— fourmi rousse des bois
 Agrotis segetum — noctuelle des moissons
Z
ootoca vivipara — lézard vivipare
Natrix helvetica
— couleuvre helvétique
Rana temporaria
— grenouille rousse
 Bufo spinosus — crapaud épineux

                

Les pinèdes des Landes de Gascogne constituent un vaste biotope anthropisé, dominé par le Pin maritime implanté sur des sols sableux, acides, pauvres en nutriments et soumis à un climat océanique doux mais marqué par des étés secs ; ces forêts, souvent monospécifiques et gérées en futaie régulière, présentent une structure verticale simple, un sous‑bois composé de bruyères, ajoncs, molinies ou lichens, et une mosaïque de coupes, jeunes peuplements, futaies matures, pare‑feux et zones humides enclavées, créant un paysage forestier homogène mais écologiquement contrasté.

Les pinèdes landaises abritent une richesse spécifique modérée, dominée par des espèces xérophiles, acidophiles et généralistes, mais leur mosaïque d’âges et de micro‑habitats permet la présence d’une faune variée comprenant des oiseaux forestiers, des reptiles thermophiles, des insectes saproxyliques, des mammifères forestiers et des mousses pionnières ; la richesse augmente fortement dans les zones de lisière, de clairières, de mares forestières et de ripisylves, qui constituent des noyaux de biodiversité au sein du massif.

La particularité des pinèdes landaises réside dans leur statut d’écosystème forestier artificialisé à très grande échelle, unique en Europe, issu d’un vaste programme de boisement du XIXᵉ siècle ; elles forment un paysage monospécifique, géré, hautement inflammable, mais aussi écologiquement structurant, offrant un habitat continu pour des espèces forestières tout en intégrant des enclaves naturelles comme les landes humides, les lagunes forestières, les tourbières et les ripisylves ; leur homogénéité contraste avec la richesse des milieux associés, faisant des pinèdes un cadre matriciel essentiel mais relativement pauvre en espèces strictement inféodées.

Les pinèdes landaises accueillent une faune dominée par des oiseaux forestiers comme le Pic épeiche, le Pouillot véloce, le Geai des chênes et le Faucon crécerelle, des mammifères tels que le chevreuil, le sanglier, le renard, la genette et divers micro‑mammifères, des reptiles thermophiles comme la Couleuvre verte et jaune et le Lézard vivipare, ainsi qu’une grande diversité d’insectes saproxyliques, de fourmis, de lépidoptères et de coléoptères du bois mort ; les zones humides enclavées accueillent des amphibiens comme le Triton marbré et la Grenouille agile, renforçant la diversité locale.

Dans les pinèdes des Landes de Gascogne, les interactions reposent sur une strate arborée dominée par Pinus pinaster, Pinus sylvestris, Pinus nigra et Pinus pinea, auxquels s’ajoutent des ligneux pionniers comme Juniperus communis, Juniperus oxycedrus, Taxus baccata et Cupressus sempervirens, qui structurent l’ombre, l’acidité du sol et la disponibilité en litière. Le sous‑bois est dominé par des espèces pyrophiles et acidophiles telles Erica cinerea, Erica tetralix, Ulex europaeus, Pteridium aquilinum, Molinia caerulea, Cistus salviifolius, Cistus monspeliensis et Calluna vulgaris, qui fournissent nectar, graines, abris et combustibles naturels influençant les cycles de feu.
Les mammifères comme Sciurus vulgaris exploitent les graines de pins et de genévriers, tandis que Capreolus capreolus consomme jeunes pousses et régénération, modulant la structure du sous‑bois; Sus scrofa fouille le sol, accélérant la minéralisation et créant des micro‑habitats pour invertébrés, ce qui profite indirectement au Vulpes vulpes, prédateur opportuniste. Les oiseaux forestiers comme Lullula arborea, Anthus trivialis, Parus major et Turdus merula exploitent graines, insectes et baies, tout en dispersant les graines de bruyères, genévriers et cistes. Les invertébrés jouent un rôle central : Tettigonia viridissima consomme feuilles et jeunes pousses, Cicindela hybrida chasse sur les sols nus, Formica rufa structure les communautés d’insectes et participe à la dispersion de graines myrmécochores, tandis que Agrotis segetum influence la régénération en consommant racines et plantules.
Les reptiles comme Zootoca vivipara et Natrix helvetica chassent insectes, amphibiens et micromammifères dans les clairières et lisières. Les amphibiens tels Rana temporaria et Bufo spinosus utilisent les fossés forestiers et mares temporaires pour se reproduire, consommant larves et invertébrés, et servant de proies aux serpents et oiseaux. L’ensemble forme un réseau où les pins contrôlent lumière, acidité et structure, où les bruyères, ajoncs et fougères modulent la biodiversité du sous‑bois, où les invertébrés assurent pollinisation et décomposition, et où mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens exploitent les ressources créées par cette matrice forestière, assurant la cohésion écologique des pinèdes landaises.

 

Dunes intérieures fossiles

Flore

Faune


1. Description du biotope
2. Richesse des espèces
3. Particularité
4.  Faune présente dans les
Dunes intérieures fossiles
des Landes de Gascogne

Pinus pinaster — pin maritime
Pinus pinea
— pin parasol
Pinus sylvestris
— pin sylvestre
 Pinus nigra — pin noir
 Juniperus communis — genévrier commun
Juniperus oxycedrus
— genévrier cade
Taxus baccata
— if commun
Cupressus sempervirens
— cyprès toujours‑vert
elichrysum stoechas
— immortelle des sables
 Ammophila arenaria — oyat
 Cistus salviifolius — ciste à feuilles de sauge
Cistus monspeliensis
— ciste de Montpellier
 Thymus vulgaris — thym commun
Armeria arenaria
— gazon d’Olympe des sables
Lotus creticus
— lotier des sables
 Silene littorea — silène littorale

    

Lullula arborea — alouette lulu
Anthus campestris
— pipit rousseline
Galerida cristata
— cochevis huppé
Sylvia undata
— fauvette pitchou
Oryctolagus cuniculus
— lapin de garenne
Erinaceus europaeus
— hérisson d’Europe
 Vulpes vulpes — renard roux
Apodemus sylvaticus
— mulot sylvestre
Psammodromus algirus
— psammodrome algire
Podarcis muralis
— lézard des murailles
Pelodytes punctatus
— pélodyte ponctué
Bufo spinosus
— crapaud épineux
Cicindela maritima
— cicindèle maritime
Myrmeleon formicarius
— fourmilion
 Gryllus campestris — grillon champêtre
Tachycines asynamorus
— grillon des bois

                 

Les dunes intérieures fossiles des Landes de Gascogne sont des reliefs sableux hérités d’anciens épisodes éoliens post‑glaciaires, aujourd’hui stabilisés, boisés ou colonisés par des landes sèches, formant des buttes allongées ou paraboliques au sein du plateau landais ; leurs sols sont extrêmement sableux, acides, xérophiles, très drainants, et présentent une forte hétérogénéité microtopographique créant des contrastes thermiques et hydriques marqués entre crêtes sèches et dépressions plus humides ; la végétation est dominée par des bruyères, lichens terricoles, mousses pionnières, pins maritimes clairsemés et parfois des chênes tauzins, formant un biotope ouvert, lumineux et très sensible à l’érosion.

Les dunes fossiles abritent une richesse spécifique modérée mais très spécialisée, dominée par des espèces xérophiles, acidophiles et pionnières, adaptées aux sols pauvres et à la sécheresse ; on y trouve des lichens terricoles, des mousses psammophiles, des Ericaceae naines, des graminées oligotrophes, ainsi qu’une faune d’insectes thermophiles, de reptiles et d’oiseaux de milieux ouverts ; la richesse augmente dans les dépressions inter‑dunaires où apparaissent des espèces plus mésophiles ou hygrophiles, créant une mosaïque écologique contrastée.

La particularité des dunes intérieures fossiles réside dans leur origine géomorphologique unique, témoins d’anciens champs dunaires continentaux aujourd’hui stabilisés et relictuels, extrêmement rares en Europe occidentale ; elles forment des micro‑reliefs qui modifient localement le microclimat, la circulation de l’eau, la température du sol et la distribution des espèces, créant des niches écologiques pour des plantes et des animaux strictement psammophiles ; leur caractère xéro‑oligotrophe, leur forte sensibilité à l’érosion, leur faible fertilité et leur dépendance aux perturbations naturelles (feu, ouverture du milieu) en font des écosystèmes exceptionnels, fragiles et hautement patrimoniaux au sein du massif landais.

Les dunes fossiles accueillent une faune spécialisée comprenant des reptiles thermophiles comme la Couleuvre verte et jaune, la Couleuvre à collier et le Lézard vivipare, des oiseaux de milieux ouverts tels que le Faucon crécerelle, la Fauvette pitchou et parfois l’Engoulevent d’Europe, ainsi qu’une grande diversité d’insectes psammophiles comme les carabes sableux, les fourmis rousses, les abeilles solitaires, les lépidoptères xérophiles et divers coléoptères du bois mort dans les zones boisées ; les micro‑dépressions abritent ponctuellement des amphibiens et des odonates lorsque l’humidité est suffisante.

 

Prairies humides et mégaphorbiaies

Flore

Faune


1. Description du biotope
2. Richesse des espèces
3. Particularité
4.  Faune présente dans les
Prairies humides et mégaphorbiaies

 des Landes de Gascogne 

 Sphagnum palustre — sphaigne palustre
Sphagnum fimbriatum
— sphaigne frangée
Calliergonella cuspidata
— calliergonelle cuspidée
 Calliergon cordifolium — calliergon à feuilles cordées
 Polytrichum commune — polytric commun
Aulacomnium palustre
— aulacomnie des marais
Bryum pseudotriquetrum
— bryum des marais
 Warnstorfia fluitans — warnstorfie flottante
Filipendula ulmaria
— reine‑des‑prés
Lysimachia vulgaris
— lysimaque commune
 Lythrum salicaria — salicaire pourpre
Caltha palustris
— populage des marais
Carex riparia
— laîche des rives
Juncus effusus
— jonc épars
Angelica sylvestris
— angélique sauvage
 Epilobium hirsutum — épilobe hirsute

Arvicola amphibius — campagnol amphibie
Neomys fodiens
— musaraigne aquatique
Myotis daubentonii
— murin de Daubenton
Lutra lutra
— loutre d’Europe
Rallus aquaticus
— râle d’eau
Gallinula chloropus
— poule d’eau
Acrocephalus scirpaceus
— rousserolle effarvatte
Locustella luscinioides
— locustelle luscinioïde
Pelophylax perezi
— grenouille de Pérez
Hyla arborea
— rainette verte
Vipera berus
— vipère péliade
Natrix helvetica
— couleuvre helvétique
Cordulegaster boltonii
— cordulégastre annelé
Coenagrion puella
— agrion jouvencelle
Tipula maxima
— tipule géante
Gerris lacustris
— gerris des étangs

Les prairies humides et mégaphorbiaies des Landes de Gascogne sont des milieux ouverts, hygrophiles et très productifs, installés dans des dépressions humides, fonds de vallons, bords de ruisseaux, zones de suintement ou lisières de ripisylves ; elles se développent sur des sols sableux, gorgés d’eau en hiver, frais à humides en été, riches en matière organique mais pauvres en minéraux, dominés par des graminées hygrophiles, des cypéracées, des jonçaies, et dans les mégaphorbiaies par des plantes hautes nitrophiles formant une strate dense et luxuriante.

Ces milieux présentent une richesse spécifique élevée, dominée par des plantes hygrophiles, oligotrophes à mésotrophes, comme les carex, joncs, renoncules, lysimaches, menthes, salicaires, orchidées atlantiques, ainsi que des plantes hautes caractéristiques des mégaphorbiaies ; la diversité faunistique est également importante, incluant des odonates, lépidoptères, orthoptères, amphibiens, oiseaux de milieux ouverts humides et micro‑mammifères, faisant de ces prairies des réservoirs de biodiversité essentiels dans le massif landais.

La particularité des prairies humides et mégaphorbiaies landaises réside dans leur caractère semi‑naturel, dépendant d’un équilibre hydrologique précis et d’une gestion extensive (pâturage, fauche tardive) qui empêche l’enfrichement par les saules, aulnes et pins ; elles forment des milieux ouverts, lumineux, froids et humides, contrastant fortement avec les pinèdes environnantes, et abritent des espèces strictement hygrophiles, atlantiques ou relictuelles, absentes des landes sèches ; leur mosaïque végétale, allant des prairies oligotrophes aux mégaphorbiaies luxuriantes, en fait des écosystèmes hautement productifs, floristiquement riches et écologiquement essentiels pour la reproduction des amphibiens, des insectes aquatiques et des oiseaux de milieux humides.

Ces milieux accueillent une faune spécialisée comprenant des amphibiens comme le Triton marbré, la Grenouille agile, le Crapaud calamite et la Grenouille verte, des odonates tels que Coenagrion mercuriale, Aeshna cyanea et Lestes sponsa, des oiseaux comme le Tarier pâtre, la Bergeronnette printanière, le Bruant des roseaux et parfois le Busard Saint‑Martin, ainsi qu’une grande diversité d’orthoptères hygrophiles, de papillons atlantiques, de coléoptères aquatiques, de micro‑mammifères et de reptiles fréquentant les zones plus sèches en périphérie.

 

Cours d’eau et bras morts

Flore

Faune


1. Description du biotope
2. Richesse des espèces
3. Particularité
4.  Faune présente dans les
Cours d’eau et bras morts

 des Landes de Gascogne 

 Fontinalis antipyretica — fontinale commune
Rhynchostegium riparioides
— rhynchostège des rives
 Platyhypnidium riparioides — platyhypnide des rivières
Leptodictyum riparium
— leptodictyon des rives
Calliergon cordifolium
— calliergon à feuilles cordées
 Warnstorfia fluitans — warnstorfie flottante
 Amblystegium serpens — amblystégie rampante
Brachythecium rivulare
— brachythécie des rives

Alisma plantago‑aquatica
— plantain d’eau
 Butomus umbellatus — jonc fleuri
 Sparganium erectum — rubanier dressé
Glyceria maxima
— glycérie aquatique
Phragmites australis
— roseau commun
Typha latifolia
— massette à larges feuilles
Hottonia palustris
— hottonie des marais
Ranunculus flammula
— renoncule flammette
 

 Salmo trutta — truite fario
Anguilla anguilla
— anguille européenne
Esox lucius
— brochet
Scardinius erythrophthalmus
— rotengle
 Rutilus rutilus — gardon
Gobio gobio
— goujon
Pelophylax perezi
— grenouille ibérique
Natrix helvetica
— couleuvre helvétique
Ephemera danica
— éphémère commune
Baetis rhodani
— petit éphémère brun
Hydropsyche pellucidula
— trichoptère hydropsyche
Limnephilus flavicornis
— porte‑bois limnéphile
 Gammarus pulex — gammares
Asellus aquaticus
— aselle aquatique
 Lymnaea stagnalis — limnée stagnale
 Planorbarius corneus — planorbe cornu

Les cours d’eau et bras morts des Landes de Gascogne forment un réseau hydrographique lent, sinueux et faiblement minéralisé, alimenté par des sources acides, des ruisseaux forestiers et des nappes superficielles circulant dans les sables du plateau landais ; ces milieux se caractérisent par une eau brune, riche en acides humiques, un lit étroit, des berges ombragées par les ripisylves, et une dynamique hydrologique marquée par des crues hivernales et des étiages estivaux ; les bras morts, issus d’anciens méandres abandonnés, constituent des zones d’eau stagnante ou faiblement courante, riches en végétation aquatique, débris ligneux, vasières et micro‑habitats essentiels à la biodiversité.

Ces milieux présentent une richesse spécifique élevée, dominée par des espèces hygrophiles, aquatiques et semi‑aquatiques, adaptées aux eaux acides et pauvres en nutriments ; la flore comprend des potamots, myriophylles, nénuphars, mousses aquatiques, cariçaies, roselières et aulnaies marécageuses, tandis que la faune regroupe des odonates, coléoptères aquatiques, amphibiens, poissons, oiseaux d’eau, micro‑mammifères et une grande diversité d’invertébrés benthiques ; les bras morts, plus calmes et plus chauds, abritent une biodiversité encore plus riche que les cours d’eau actifs.

La particularité des cours d’eau et bras morts landais réside dans leur acidité naturelle, leur faible minéralisation, leur couleur ambrée, et leur dépendance à un réseau forestier dense qui régule la lumière, la température et la qualité de l’eau ; ces milieux constituent des réservoirs de biodiversité au sein du massif landais, abritant des espèces relictuelles, atlantiques ou strictement hygrophiles, absentes des eaux calcaires ; les bras morts jouent un rôle essentiel comme nurseries, zones de reproduction, refuges thermiques et habitats de substitution lors des crues ou des sécheresses, faisant de cet ensemble hydro‑écologique un système complexe, fragile et hautement patrimonial.

Ces milieux accueillent une faune spécialisée comprenant des amphibiens comme le Triton marbré, la Grenouille agile, la Grenouille verte et le Crapaud épineux, des poissons tels que l’Anguille européenne, le Goujon, la Vandoise et parfois le Brochet dans les bras morts, des odonates comme Aeshna cyanea, Coenagrion mercuriale et Lestes sponsa, ainsi que des coléoptères aquatiques, notonectes, dytiques, gammares et aselles ; les oiseaux comprennent le Martin‑pêcheur, la Gallinule poule‑d’eau, le Héron cendré, le Tarier pâtre et divers passereaux de ripisylve, tandis que les mammifères incluent la Loutre d’Europe, le Campagnol amphibie et parfois le Vison d’Europe dans les secteurs les mieux préservés.

 

Fourrés et ourlets forestiers

Flore

Faune


1. Description du biotope
2. Richesse des espèces
3. Particularité
4.  Faune présente dans les
fourrés et ourlets forestiers
 
des Landes de Gascogne

 

 Pleurozium schreberi — pleurozie de Schreber
Hylocomium splendens
— hylocomie brillante
Dicranum scoparium
— dicrane en balai
Pseudoscleropodium purum
— mousse des gazons
Hypnum cupressiforme
— hypne cyprès
Thuidium tamariscinum
— thuidie tamaris
Brachythecium rutabulum
— brachythécie rude
 Eurhynchium striatum — eurhynchie striée

Rubus fruticosus
— ronce commune
Sambucus nigra
— sureau noir
Crataegus monogyna
— aubépine monogyne
Prunus spinosa
— prunellier
Hedera helix
— lierre grimpant
Lonicera periclymenum
— chèvrefeuille des bois
 Ulex europaeus — ajonc d’Europe
Rubia peregrina
— garance voyageuse

 

 Sylvia atricapilla — fauvette à tête noire
 Erithacus rubecula — rougegorge familier
Turdus merula
— merle noir
Phylloscopus collybita
— pouillot véloce
Meles meles
— blaireau européen
Vulpes vulpes
— renard roux
Vipera aspis
— vipère aspic
Salamandra salamandra
— salamandre tachetée

Lucanus cervus
— lucane cerf‑volant
Dorcus parallelipipedus
— petit capricorne
Carabus nemoralis
— carabe des bois
Timarcha tenebricosa
— crache‑sang
 Gonepteryx rhamni — citron
 Pyronia tithonus — amaryllis
Bombus pascuorum
— bourdon des prés
Formica rufa
— fourmi rousse des bois

Les fourrés et ourlets forestiers des Landes de Gascogne constituent des habitats de transition situés entre les pinèdes, les landes ouvertes et les ripisylves, caractérisés par une végétation dense, arbustive ou herbacée, dominée par des ajoncs, bruyères, ronces, prunelliers, aubépines, fougères et jeunes chênes tauzins ; ces milieux se développent sur des sols sableux, acides, bien drainés, et bénéficient d’une forte luminosité en lisière, créant un gradient écologique où se mêlent espèces forestières, landicoles et héliophiles.

Les fourrés et ourlets forestiers présentent une richesse spécifique élevée, car ils combinent des espèces héliophiles, semi‑ombragées, arbustives, herbacées, ainsi que des espèces de lisière et de milieux ouverts ; la flore comprend des éricacées, rosacées, graminées, fougères, lianes et plantes nectarifères, tandis que la faune associe des oiseaux insectivores, des pollinisateurs, des lépidoptères, des orthoptères, des petits mammifères et des reptiles thermophiles, faisant de ces habitats des zones de biodiversité particulièrement actives.

La particularité des fourrés et ourlets forestiers landais réside dans leur rôle d’écotones, zones de transition où se rencontrent des communautés végétales et animales provenant des landes, des forêts et des zones humides, créant une diversité écologique supérieure à celle des milieux adjacents ; ces habitats jouent un rôle essentiel dans la dynamique forestière, en servant de zones refuges, de corridors écologiques, de sites de reproduction pour de nombreuses espèces, et de réservoirs de nectar pour les insectes ; ils constituent également des milieux temporaires, évoluant naturellement vers la forêt en l’absence de perturbations comme le feu, le pâturage ou les coupes forestières.

Ces habitats accueillent une faune diversifiée comprenant des oiseaux comme le Fauvette pitchou, le Tarier pâtre, la Linotte mélodieuse, le Geai des chênes et divers bruants, des mammifères tels que le Renard roux, la Genette, le Lapin de garenne et plusieurs micro‑mammifères, des reptiles thermophiles comme le Lézard vivipare et la Couleuvre verte et jaune, ainsi qu’une grande diversité d’insectes pollinisateurs, de lépidoptères, de coléoptères et d’orthoptères, attirés par la richesse floristique et la structure hétérogène de ces milieux.

Dans les fourrés et ourlets forestiers des Landes de Gascogne, les mousses comme Pleurozium schreberi, Hylocomium splendens, Dicranum scoparium, Pseudoscleropodium purum, Hypnum cupressiforme, Thuidium tamariscinum, Brachythecium rutabulum et Eurhynchium striatum retiennent l’humidité du sol sableux, abritent larves d’insectes et amphibiens comme Salamandra salamandra, et servent de refuge aux coléoptères comme Carabus nemoralis et Timarcha tenebricosa; les arbustes comme Rubus fruticosus, Sambucus nigra, Crataegus monogyna et Prunus spinosa produisent baies et drupes consommées par les oiseaux frugivores tels Sylvia atricapilla, Erithacus rubecula, Turdus merula et Phylloscopus collybita, qui dispersent les graines dans les lisières;
les lianes comme Hedera helix, Lonicera periclymenum et Rubia peregrina fournissent nectar, fruits et abris aux insectes pollinisateurs tels Bombus pascuorum et Gonepteryx rhamni, ainsi qu’aux araignées et coléoptères; les plantes épineuses comme Ulex europaeus créent des refuges impénétrables utilisés par les passereaux nicheurs et les petits mammifères; les prédateurs comme Vulpes vulpes et Meles meles exploitent les fourrés pour chasser lombrics, insectes, petits rongeurs et fruits de ronce et d’aubépine, contribuant à la dispersion des graines; les reptiles comme Vipera aspis utilisent les ourlets ensoleillés pour thermoréguler et chassent micromammifères et lézards;
les insectes saproxyliques comme Lucanus cervus et Dorcus parallelipipedus décomposent le bois mort des haies et fourrés, enrichissant le sol et favorisant les mousses; les fourmis comme Formica rufa structurent le sol, prédatent larves et chenilles, et influencent la dynamique des populations d’insectes; les papillons comme Pyronia tithonus exploitent les clairières fleuries et servent de proies aux oiseaux insectivores; l’ensemble forme un réseau où mousses, arbustes, lianes, insectes, oiseaux, reptiles et mammifères interagissent par pollinisation, dispersion, prédation, compétition et ingénierie écologique, maintenant la structure et la diversité des fourrés et ourlets fore
stiers des Landes de Gascogne.

 

Habitats anthropiques associés

Flore

Faune

 

1. Description du biotope
2. Richesse des espèces
3. Particularité
4.  Faune présente dans les
Habitats anthropiques associés
 
des Landes de Gascogne
 

 Bryum argenteum — bryum argenté
Ceratodon purpureus
— cératodon pourpre
Tortula muralis
— tortule des murs
Grimmia pulvinata
— grimmie en coussinet
Syntrichia ruralis
— syntrichie rurale
 Brachythecium rutabulum — brachythécie rude
Kindbergia praelonga
— kindbergie allongée
Hypnum cupressiforme
— hypne cyprès

Plantago major — plantain majeur
Taraxacum officinale
— pissenlit commun
Urtica dioica
— grande ortie
Rumex obtusifolius
— patience à feuilles obtuses
Stellaria media
— mouron des oiseaux
Poa annua
— pâturin annuel
Chenopodium album
— chénopode blanc
Conyza canadensis
— vergerette du Canada

 Erithacus rubecula — rougegorge familier
 Parus major — mésange charbonnière
Passer domesticus
— moineau domestique
 Turdus merula — merle noir
Erinaceus europaeus
— hérisson d’Europe
Rattus norvegicus
— rat brun
Pipistrellus pipistrellus
— pipistrelle commune
 Podarcis muralis — lézard des murailles

Forficula auricularia — perce‑oreille européen
 Lasius niger — fourmi noire des jardins
Vespula germanica
— guêpe germanique
Araneus diadematus
— épeire diadème
Pieris brassicae
— piéride du chou
 Culex pipiens — moustique commun
Oniscus asellus
— cloporte commun
 Carabus granulatus — carabe granulé

Les habitats anthropiques associés des Landes de Gascogne regroupent un ensemble de milieux créés ou fortement modifiés par l’activité humaine, tels que les fossés, canaux, routes forestières, pare‑feux, clairières d’exploitation, zones agricoles, prairies pâturées, plans d’eau artificiels et anciennes gravières ; ces milieux se développent sur des sols sableux, acides, souvent perturbés, et présentent une mosaïque de conditions écologiques allant des zones humides aux milieux secs, des espaces ouverts aux lisières semi‑ombragées, créant un réseau de micro‑habitats favorables à de nombreuses espèces opportunistes ou spécialisées.

Ces habitats présentent une richesse spécifique élevée, car ils combinent des espèces rudérales, pionnières, hygrophiles, xérophiles, forestière de lisière et agro‑pastorales ; la flore comprend des graminées, cypéracées, joncs, plantes nitrophiles, éricacées, rosacées, ainsi que des espèces pionnières colonisant les sols nus ; la faune associe des oiseaux de milieux ouverts, des pollinisateurs, des amphibiens, des reptiles thermophiles, des micro‑mammifères, des odonates et de nombreux invertébrés profitant de la diversité structurelle et de la disponibilité en ressources.

La particularité des habitats anthropiques associés réside dans leur rôle de réservoirs secondaires de biodiversité, souvent plus riches que les milieux forestiers homogènes environnants ; ils fonctionnent comme des corridors écologiques, facilitant la circulation des espèces entre les landes, prairies, ripisylves et zones humides, et offrent des refuges thermiques, des sites de reproduction, des zones de chasse et des habitats de substitution pour de nombreuses espèces ; leur dynamique dépend fortement des pratiques humaines (gestion forestière, pâturage, entretien des fossés, ouverture des pare‑feux), ce qui en fait des milieux instables, temporaires, mais écologiquement essentiels dans le paysage landais.

Ces milieux accueillent une faune diversifiée comprenant des oiseaux comme le Tarier pâtre, la Bergeronnette printanière, la Linotte mélodieuse, le Faucon crécerelle et divers bruants, des amphibiens tels que le Crapaud calamite, la Grenouille agile et le Triton marbré dans les fossés et mares artificielles, des reptiles thermophiles comme le Lézard vivipare et la Couleuvre verte et jaune, ainsi que des mammifères tels que le Renard roux, le Lapin de garenne, la Genette et divers micro‑mammifères ; les insectes sont particulièrement abondants, notamment les lépidoptères, orthoptères, abeilles solitaires, coléoptères et odonates, attirés par la diversité floristique et la structure ouverte de ces habitats.

Dans les habitats anthropiques des Landes de Gascogne, les mousses pionnières comme Bryum argenteum, Ceratodon purpureus, Tortula muralis, Grimmia pulvinata et Syntrichia ruralis colonisent murs, trottoirs et sols tassés, stabilisant les micro‑substrats et abritant invertébrés comme Forficula auricularia, Oniscus asellus et larves de diptères; les mousses plus nitrophiles comme Brachythecium rutabulum, Kindbergia praelonga et Hypnum cupressiforme prospèrent dans les zones ombragées et humides, servant de refuge aux coléoptères comme Carabus granulatus; les plantes rudérales comme Plantago major, Taraxacum officinale, Urtica dioica, Rumex obtusifolius, Stellaria media, Poa annua, Chenopodium album et Conyza canadensis fournissent graines, feuilles et abris aux oiseaux comme Erithacus rubecula, Parus major, Passer domesticus et Turdus merula, qui consomment insectes, baies et graines tout en dispersant les plantes nitrophiles; les mammifères comme Erinaceus europaeus exploitent les friches pour chasser limaces, cloportes et larves, tandis que Rattus norvegicus profite des ressources humaines et prédatent invertébrés et graines;
les chauves‑souris comme Pipistrellus pipistrellus chassent les moustiques Culex pipiens attirés par les eaux stagnantes et les zones urbaines; les reptiles comme Podarcis muralis utilisent murs et pierres chauffées pour thermoréguler et chassent mouches, fourmis et araignées; les insectes pollinisateurs comme Pieris brassicae et Bombus pascuorum exploitent pissenlits, orties et mouron, assurant la pollinisation des plantes rudérales; les prédateurs arthropodes comme Lasius niger, Vespula germanica et Araneus diadematus régulent les populations d’insectes, tandis que les coléoptères saproxyliques comme Lucanus cervus et Dorcus parallelipipedus exploitent le bois mort des jardins et haies; l’ensemble forme un réseau où mousses pionnières, plantes rudérales, oiseaux généralistes, mammifères opportunistes, reptiles thermophiles et arthropodes prédateurs interagissent par herbivorie, prédation, pollinisation, dispersion et compétition, structurant les habitats
anthropiques associés des Landes de Gascogne.