Mammifères en France

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Les Mammifères en France et en Aquitaine

La France métropolitaine abrite environ 180 espèces de mammifères réparties en 11 ordres et 40 familles, dont plusieurs sont présentes en Aquitaine.
Ordres représentés
Les mammifères français incluent les Carnivora (renard, blaireau, loup, lynx), Artiodactyla (cerf, chevreuil, sanglier, chamois), Rodentia (mulot, campagnol, écureuil, rat), Chiroptera (chauves-souris), Lagomorpha (lapin, lièvre), Eulipotyphla (hérisson, musaraigne, taupe), Cetacea (dauphins, rorquals), Pinnipedia (phoque gris), Perissodactyla (cheval domestique), Primates (humain), et Sirenia (rare, en Méditerranée).
Espèces communes en Aquitaine
La région Nouvelle-Aquitaine accueille des espèces comme le chevreuil, le sanglier, le blaireau, le renard roux, le lapin de garenne, le lièvre d’Europe, le hérisson commun, le mulot sylvestre, le campagnol terrestre, et plusieurs chauves-souris (dont Pipistrellus pipistrellus). Le cerf élaphe est présent dans les Landes et le Périgord. Le lynx boréal est absent, mais le chat forestier est signalé dans certains massifs boisés.
Espèces aquatiques et marines
Le littoral aquitain permet l’observation de dauphins communs, marsouins, et parfois de rorquals. Le phoque gris est occasionnellement observé sur la côte atlantique.
Espèces menacées et protégées
Plusieurs espèces sont classées comme vulnérables ou en danger selon la liste rouge UICN France, notamment certaines chauves-souris, le desman des Pyrénées, et le grand hamster d’Alsace (non présent en Aquitaine). Des espèces introduites comme le rat surmulot ou le ragondin sont bien acclimatées mais peuvent poser des problèmes écologiques.
Absence d’endémisme actuel
Il n’existe plus de mammifère endémique strictement français. La musaraigne corse (Asoriculus corsicanus) s’est éteinte au Moyen Âge.
Utilisation et intérêt scientifique
Les mammifères sont étudiés pour leur rôle écologique, leur comportement, leur génétique, et leur interaction avec les milieux anthropisés. Ils sont aussi utilisés comme bioindicateurs et dans les programmes de conservation.

 

En France

Espèces representatives

Description

Métathèriens
(Absent)

1. Présence en France et en Gironde des Métathèriens
2. Pourquoi absent en France

 

Les Métathériens — les marsupiaux au sens large, incluant les Didelphidae (opossums), Dasyuridae (sarcophiles, quolls), Macropodidae (kangourous), Phalangeridae (phalangers), Peramelidae (bandicoots), et autres lignées australiennes ou néotropicales — sont totalement absents de France, aussi bien en milieux terrestres, forêts, zones humides, milieux agricoles, zones urbaines, que dans les milieux côtiers du Golfe de Gascogne, de la Manche, de la côte Atlantique, ou de la Méditerranée. Aucun Métathérien n’a jamais été observé en Europe, ni à l’état sauvage, ni sous forme de populations introduites. Leur répartition mondiale est strictement néotropicale (opossums) ou australasienne (kangourous, wallabies, dasyures). En Gironde, les Métathériens sont évidemment absents, car les milieux disponibles (forêts atlantiques, marais, bocages, dunes, estuaire) ne correspondent pas du tout aux exigences écologiques des marsupiaux tropicaux ou australiens.

Ils sont absents de France pour des raisons biogéographiques, évolutives, et climatiques. Les Métathériens sont des mammifères dont l’évolution s’est déroulée hors d’Eurasie, confinée aux continents du Sud depuis des dizaines de millions d’années. L’Europe a été historiquement dominée par les Euthériens (placentaires), qui ont supplanté les métathériens dès le Paléogène. Les marsupiaux ne peuvent pas franchir les océans, n’ont pas de ponts continentaux vers l’Europe, et leur physiologie dépend de climats chauds, humides, ou méso‑tropicaux. Le climat français est trop froid, trop saisonnier, et les hivers sont incompatibles avec la majorité des métathériens. Les introductions sont interdites, car certains marsupiaux sont invasifs (ex. wallabies en Grande‑Bretagne), mais aucune population n’a été établie en France.

Afrotheriens
(Absent)

1. Présence en France et en Gironde des Afrotheriens
2.  Pourquoi absent en France

 

Les Afrothériens — super‑ordre regroupant les Proboscidiens (éléphants), Sirenia (lamantins, dugongs), Tubulidentata (oryctérope), Macroscelidea (musaraignes‑éléphants), Tenrecidae (tenrecs), et Chrysochloridae (rats‑taupes dorés) — sont totalement absents de France, aussi bien en milieux terrestres, forêts, zones humides, milieux agricoles, zones urbaines, que dans les milieux côtiers du Golfe de Gascogne, de la Manche, de la côte Atlantique, ou de la Méditerranée. Aucun Afrothérien n’a jamais été observé en Europe à l’état sauvage. Leur répartition mondiale est strictement africaine, malgache, ou indo‑pacifique (lamantins et dugongs). En Gironde, les Afrothériens sont évidemment absents, car les milieux disponibles (forêts atlantiques, marais, bocages, dunes, estuaire) ne correspondent pas du tout aux exigences écologiques de ces mammifères tropicaux ou subtropicaux.

Ils sont absents de France pour des raisons biogéographiques, évolutives, et climatiques. Les Afrothériens sont un groupe dont l’évolution s’est déroulée exclusivement en Afrique, à Madagascar, et dans l’Indo‑Pacifique depuis plus de 60 millions d’années. Ils n’ont jamais colonisé l’Eurasie, car ils sont séparés par des océans, des barrières climatiques, et des zones arides infranchissables pour des espèces non migratrices. L’Europe a été historiquement dominée par les Euthériens laurasiatheriens (carnivores, ongulés, insectivores) et les Euarchontoglires (rongeurs, primates), qui ont supplanté toute possibilité d’installation afrothérienne. Le climat français est trop froid, trop saisonnier, et les hivers sont incompatibles avec la physiologie des Afrothériens terrestres (tenrecs, musaraignes‑éléphants, rats‑taupes dorés) et marins (lamantins, dugongs). Les introductions sont interdites, car certaines espèces sont vulnérables, protégées, ou incapables de survivre hors de leurs milieux tropicaux.

Erinaceomorphes
(2 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Erinaceomorphes
2. Dangerosité éventuelles

Erinaceus europaeushérisson d’Europe
 Atelerix algirushérisson d’Algérie

Les Erinaceomorphes — ordre regroupant les Erinaceidae (hérissons) — sont présents en France, mais avec une seule espèce indigène : le Hérisson d’Europe. L’autre espèce européenne, le Hérisson d’Algérie, n’est présente qu’en Corse où il a été introduit. Le Hérisson d’Europe occupe les zones bocagères, lisières forestières, friches, jardins, parcs urbains, zones agricoles extensives, et les milieux périurbains. Il est absent des grandes forêts denses, des zones intensivement cultivées, et des milieux côtiers ouverts.

En Gironde, le Hérisson d’Europe est bien présent, mais discret. On le trouve dans les jardins, parcs, lotissements, lisières forestières, friches, haies, zones bocagères, et les milieux semi‑urbains. Il est fréquent dans les communes du Médoc, de la CUB, et des zones rurales. Il est absent des plages atlantiques, des dunes, et de l’estuaire salé, car il ne tolère pas les milieux dépourvus de couvert végétal ou trop ouverts. Sa présence en Gironde est donc réelle, mais dépendante des habitats mosaïques.

Concernant la dangerosité éventuelle, les Erinaceomorphes français sont totalement inoffensifs. Le Hérisson d’Europe ne possède pas de venin, pas de dard, pas de mécanisme offensif, et ses piquants ne sont pas toxiques. Il ne mord que rarement, et sa morsure est faible. Les piquants peuvent provoquer une petite irritation mécanique, mais sans danger. Le hérisson peut être porteur de puces spécifiques, qui ne colonisent pas l’humain. Aucun Erinaceomorphe européen n’est agressif, dangereux, ou capable de provoquer une blessure sérieuse. Leur dangerosité réelle est donc nulle, limitée à des piquants non toxiques et à une morsure légère en cas de manipulation.

Soricomorphes
(env 12 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Soricomorphes
2. Dangerosité éventuelles

 

Sorex araneusmusaraigne carrelet
Sorex minutus
musaraigne pygmée
Sorex coronatus
musaraigne couronnée
 Crocidura russulamusaraigne musette
Neomys fodiens
musaraigne aquatique
Neomys anomalus
musaraigne aquatique méridionale
Talpa europaea
taupe d’Europe
Talpa occidentalis
taupe ibérique 

 

Les Soricomorphes — ordre regroupant les Soricidae (musaraignes) et les Talpidae (taupes) — sont largement présents en France, occupant les forêts, zones bocagères, prairies, zones humides, milieux agricoles, zones urbaines, et les montagnes. Les espèces françaises comprennent la Musaraigne carrelet, la Musaraigne pygmée, la Musaraigne musette, la Musaraigne aquatique, la Taupe d’Europe, et la Taupe des Balkans (rare). Les Soricomorphes sont des insectivores stricts, très dépendants des sols meubles, de l’humidité, et d’une forte disponibilité en invertébrés.

En Gironde, les Soricomorphes sont très présents. Les plus fréquents sont la Musaraigne carrelet, la Musaraigne pygmée, la Musaraigne musette, et la Taupe d’Europe, toutes bien implantées dans les forêts atlantiques, les zones bocagères, les prairies, les jardins, et les milieux agricoles. La Musaraigne aquatique est présente dans les marais, fossés, canaux, et zones humides du Médoc et du bassin d’Arcachon. Les Soricomorphes sont absents des plages atlantiques, des dunes mobiles, et de l’estuaire salé, car ils ne tolèrent pas les milieux dépourvus de sol meuble ou trop salins.

Concernant la dangerosité éventuelle, les Soricomorphes français sont totalement inoffensifs. Les musaraignes possèdent une salive légèrement toxique pour leurs proies (invertébrés, petits vertébrés), mais sans danger pour l’humain : leur dentition est trop petite pour percer la peau efficacement, et leur venin est faible. La Taupe d’Europe est inoffensive, ne mord que si elle est manipulée, et n’a aucune agressivité. Aucun Soricomorphe français ne possède venin dangereux, dard, ou mécanisme offensif. Leur dangerosité réelle est donc nulle, limitée à une morsure légère en cas de manipulation directe.

Carnivores
(env 20 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Carnivores
2. Dangerosité éventuelles

 

Vulpes vulpesrenard roux
Canis lupus
loup gris
Felis silvestris
chat forestier
Martes martes
martre des pins
 Martes foinafouine
Meles meles
blaireau européen
 Mustela putoriusputois européen
Mustela nivalis
belette
Mustela erminea
hermine
Lutra lutra
loutre d’Europe
Genetta genetta
genette commune
 Procyon lotorraton laveur

Les Carnivores — ordre regroupant les Canidae (renards, loups), Felidae (chats sauvages), Mustelidae (martres, fouines, putois, blaireaux, loutres), Viverridae (genettes), et Procyonidae (ratons laveurs introduits) — sont largement présents en France, occupant les forêts, zones bocagères, prairies, zones humides, montagnes, milieux agricoles, et zones urbaines. Les espèces françaises comprennent le Renard roux, le Loup gris, le Chat forestier, la Genette commune, le Blaireau européen, la Fouine, la Martre, le Putois, la Loutre d’Europe, la Belette, l’Hermine, et le Raton laveur (introduit). Les grands carnivores exotiques (lynx africains, félins tropicaux, civettes asiatiques) sont absents.

En Gironde, les Carnivores sont très présents, avec une diversité élevée. Les plus fréquents sont le Renard roux, la Fouine, la Martre, le Blaireau, la Belette, et le Putois dans les forêts atlantiques, zones bocagères, prairies, lisières, et milieux agricoles. La Genette commune est bien implantée dans les forêts du Médoc et les zones boisées. Le Chat forestier est présent mais discret, surtout dans les secteurs forestiers du Médoc et du sud‑Gironde. La Loutre d’Europe est en expansion, observée dans certains cours d’eau et marais. Le Loup est absent de la Gironde. Le Raton laveur, espèce introduite, est occasionnel dans le sud‑ouest mais non établi en Gironde. Aucun carnivore n’occupe les plages atlantiques ouvertes, mais plusieurs fréquentent les dunes fixées, les marais, et les lisières forestières.

Concernant la dangerosité éventuelle, les Carnivores français sont globalement peu dangereux, mais leur dangerosité est comportementale. Le Renard roux est inoffensif, fuit systématiquement, et n’attaque pas l’humain. La Fouine, la Martre, la Belette, l’Hermine, et le Putois peuvent mordre uniquement si manipulés, mais n’ont aucune agressivité envers l’humain. Le Blaireau est paisible, mais peut se défendre si acculé. La Genette est timide et non agressive. Le Chat forestier peut mordre s’il est capturé, mais évite totalement l’humain. La Loutre est non agressive, mais une morsure peut être forte si l’animal est saisi. Le Loup, présent ailleurs en France, est extrêmement craintif et n’attaque pas l’humain en conditions naturelles. Aucun carnivore français ne possède venin, dard, ou mécanisme offensif spécialisé. Leur dangerosité réelle est donc faible, limitée à des morsures défensives en cas de manipulation ou de provocation.

Pholidotes
(Absent)

1. Présence en France et en Gironde des Pholidotes
2.  Pourquoi absent en France

 

Les Pholidotes — ordre des pangolins, incluant les Manidae (pangolins africains et asiatiques) — sont totalement absents de France, aussi bien en milieux terrestres, forêts, zones humides, milieux agricoles, zones urbaines, que dans les milieux côtiers du Golfe de Gascogne, de la Manche, de la côte Atlantique, ou de la Méditerranée. Leur répartition mondiale est strictement africaine (pangolin arboricole, pangolin terrestre, pangolin géant) et asiatique (pangolin de Chine, pangolin de Malaisie, pangolin de l’Inde). Aucun pangolin n’a jamais été observé en Europe à l’état sauvage. En Gironde, les Pholidotes sont évidemment absents, car les milieux disponibles (forêts atlantiques, marais, bocages, dunes, estuaire) ne correspondent pas du tout aux exigences écologiques de ces mammifères insectivores tropicaux.

Ils sont absents de France pour des raisons biogéographiques, évolutives, et climatiques. Les Pholidotes sont un groupe dont l’évolution s’est déroulée exclusivement en Afrique et en Asie, séparé de l’Europe par des océans, des zones arides, et des barrières climatiques infranchissables pour des mammifères non migrateurs. L’Europe a été historiquement dominée par les Euthériens laurasiatheriens (carnivores, ongulés, insectivores) et les Euarchontoglires (rongeurs, primates), qui ont supplanté toute possibilité d’installation pholidote. Le climat français est trop froid, trop saisonnier, et les hivers sont incompatibles avec la physiologie des pangolins, qui dépendent de températures chaudes, de milieux tropicaux, et de termites/ fourmis abondants toute l’année. Les introductions sont interdites, car les pangolins sont protégés, menacés, et incapables de survivre hors de leurs milieux naturels.

Périssodactyles
(1 esp)


1. Présence en France et en Gironde des Périssodactyles
2. Dangerosité éventuelles

 

Equus ferus przewalskiicheval de Przewalski

 

Les Périssodactyles — ongulés à nombre impair de doigts, incluant les Equidae (chevaux, zèbres), Tapiridae (tapirs) et Rhinocerotidae (rhinocéros) — sont quasi absents de France à l’état sauvage. La seule présence est le Cheval de Przewalski, réintroduit en semi‑liberté dans le Parc national des Cévennes, dans un cadre strictement conservatoire. Il ne s’agit pas d’une population sauvage autonome, mais d’un troupeau géré. Aucun rhinocéros, aucun tapir, aucun zèbre, aucun cheval sauvage n’existe en France métropolitaine. Les chevaux domestiques et ânes ne sont pas considérés comme faune sauvage.

En Gironde, les Périssodactyles sont absents. Aucun cheval sauvage, aucun équidé non domestique, aucun tapir, aucun rhinocéros n’est présent dans les forêts atlantiques, marais, bocages, dunes, zones humides, ou l’estuaire. Les seuls équidés visibles sont domestiques (chevaux, poneys, ânes), donc non comptabilisés dans la faune sauvage. La Gironde ne possède aucun milieu steppique ou semi‑aride compatible avec les équidés sauvages, et aucun programme de réintroduction n’y existe.

Concernant la dangerosité éventuelle, les Périssodactyles présents en France (donc uniquement le Cheval de Przewalski) sont globalement inoffensifs pour l’humain. Ils ne possèdent pas de venin, pas de dard, pas de mécanisme offensif spécialisé. Leur dangerosité est comportementale, liée à leur taille, leur force, et leur réactivité : un coup de sabot ou une ruade peut être dangereux, mais uniquement en cas de stress, surprise, ou proximité imprudente. Les Périssodactyles exotiques réellement dangereux (rhinocéros, tapirs agressifs, zèbres territoriaux) sont absents d’Europe. Leur dangerosité réelle en France est donc faible, limitée à des accidents de proximité dans les Cévennes.

Cétartiodactyles
(env 35 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Cétartiodactyles
2. Dangerosité éventuelles

Phocoena phocoenamarsouin commun
 Tursiops truncatusgrand dauphin
Delphinus delphis
dauphin commun
Stenella coeruleoalba
dauphin bleu et blanc
Balaenoptera physalus
rorqual commun Balaenoptera borealisrorqual boréal
 Megaptera novaeangliaebaleine à bosse
  Physeter macrocephaluscachalot


Cervus elaphus
cerf élaphe
 Capreolus capreoluschevreuil européen
Dama dama
daim européen
Sus scrofa
sanglier
Rupicapra rupicapra
chamois
 Rupicapra pyrenaicaisard
Ovis gmelini musimon
mouflon
 Capra ibexbouquetin des Alpes 

 

Les Cétartiodactyles — super‑ordre regroupant les Artiodactyles terrestres (cerfs, chevreuils, sangliers, bovins sauvages) et les Cétacés marins (baleines, dauphins, marsouins) — sont largement présents en France, aussi bien en milieux terrestres, forêts, zones humides, montagnes, plaines agricoles, que dans les milieux marins de l’Atlantique et de la Méditerranée. Les espèces terrestres françaises comprennent le Cerf élaphe, le Chevreuil, le Sanglier, le Chamois, l’Isard, le Mouflon corse, et le Bouquetin. Les espèces marines comprennent le Marsouin commun, le Grand dauphin, le Dauphin bleu et blanc, le Rorqual commun, le Rorqual boréal, le Cachalot, et occasionnellement la Baleine à bosse.

En Gironde, les Cétartiodactyles terrestres sont présents dans les forêts atlantiques, landes, zones bocagères, marais, et les milieux agricoles. Les espèces les plus fréquentes sont le Chevreuil, le Sanglier, et localement le Cerf élaphe dans les secteurs forestiers du Médoc. Le Mouflon et le Chamois sont absents, car la Gironde ne possède pas de milieux montagnards. Les Cétartiodactyles marins sont présents au large du Golfe de Gascogne : Grand dauphin, Marsouin commun, Rorqual commun, Cachalot. Ils n’entrent pas dans l’estuaire de la Gironde, car les eaux y sont trop turbides, peu profondes, et saumâtres.

Concernant la dangerosité éventuelle, les Cétartiodactyles terrestres français sont globalement inoffensifs, mais leur dangerosité est comportementale. Le Sanglier peut devenir agressif en cas de surprise, défense des petits, ou blessure, et sa charge peut être dangereuse. Le Cerf élaphe peut infliger des blessures avec ses bois en période de rut, mais reste fuyant. Le Chevreuil est inoffensif. Aucun Artiodactyle français ne possède venin, dard, ou mécanisme offensif spécialisé. Les Cétartiodactyles marins sont non agressifs : le Grand dauphin peut avoir des comportements territoriaux, mais n’attaque pas l’humain. Les baleines et rorquals sont paisibles, mais leur taille peut rendre dangereuse une collision. Le Cachalot est puissant, mais non agressif envers l’humain. Leur dangerosité réelle est donc faible, limitée à des accidents de proximité ou des charges défensives chez les espèces terrestres.

Chiroptères
(env 34 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Chiroptères
2. Dangerosité éventuelles

Rhinolophus ferrumequinumgrand rhinolophe
 Rhinolophus hipposiderospetit rhinolophe
 Rhinolophus euryalerhinolophe euryale
 Rhinolophus mehelyirhinolophe de Mehely
Myotis myotis
grand murin
 Myotis blythiimurin de Blyth
 Myotis daubentoniimurin de Daubenton
 Myotis nattererimurin de Natterer


 Myotis bechsteiniimurin de Bechstein
Pipistrellus pipistrellus
pipistrelle commune Pipistrellus kuhliipipistrelle de Kuhl
Pipistrellus pygmaeus
pipistrelle pygmée
Eptesicus serotinus
sérotine commune
Nyctalus noctula
noctule commune
 Plecotus auritusoreillard roux
Miniopterus schreibersii
minioptère de Schreibers 

Les Chiroptères — ordre des chauves‑souris, incluant les Vespertilionidae, Rhinolophidae et Miniopteridae — sont largement présents en France, avec 34 espèces recensées. Les espèces françaises comprennent le Grand murin, le Petit murin, le Murins à moustaches, le Murins de Daubenton, le Pipistrelle commune, la Pipistrelle de Kuhl, la Pipistrelle pygmée, le Rhinolophe ferrugineux, le Rhinolophe euryale, le Minioptère de Schreibers, et plusieurs espèces forestières ou cavernicoles. Elles occupent les forêts, zones bocagères, grottes, cavités, greniers, ponts, zones humides, parcs urbains, et les lisières. Les Chiroptères tropicaux (mégachiroptères, roussettes) sont absents de France.

En Gironde, les Chiroptères sont très présents, avec plus de 20 espèces confirmées. Les plus fréquentes sont la Pipistrelle commune, la Pipistrelle de Kuhl, la Pipistrelle pygmée, le Murins de Daubenton dans les zones humides, le Grand murin, le Petit murin, et le Rhinolophe ferrugineux dans les secteurs bocagers et forestiers. Les Minioptères sont présents dans certaines cavités du sud‑ouest. Les chauves‑souris utilisent les forêts atlantiques, les marais, les parcs urbains, les greniers, les ponts, et les zones humides du Médoc et de la CUB. Elles sont absentes des plages atlantiques ouvertes, mais chassent au‑dessus des dunes, des étangs, et des lisières forestières.

Concernant la dangerosité éventuelle, les Chiroptères français sont totalement inoffensifs. Ils ne possèdent pas de venin, pas de dard, pas de mécanisme offensif, et n’attaquent jamais l’humain. Leur dentition est petite, adaptée aux insectes, et une morsure n’arrive que si l’animal est manipulé. Les chauves‑souris françaises ne sont pas agressives, pas territoriales envers l’humain, et évitent systématiquement le contact. Le risque sanitaire est faible : certaines espèces peuvent porter des lyssavirus, mais les cas sont extrêmement rares, et uniquement en cas de manipulation directe. Aucun Chiroptère français ne représente un danger réel. Leur dangerosité est donc nulle, limitée à une morsure légère si on saisit l’animal à la main.

Primates
(Absent)

1. Présence en France et en Gironde des Primates
2.  Pourquoi absent en France

 

Les Primates — ordre regroupant les Strepsirrhiniens (lémuriens, loris, galagos) et les Haplorrhiniens (tarsiers, singes, hominoïdes) — sont totalement absents de France à l’état sauvage. Aucun lémurien, loris, galago, tarsier, cercopithécidé, gibbon, orang‑outan, gorille, chimpanzé, ou singe du Nouveau Monde n’a jamais été observé en France métropolitaine. Leur répartition mondiale est strictement tropicale ou subtropicale : Afrique, Madagascar, Asie du Sud‑Est, Amérique du Sud. Les seuls primates présents en France sont des individus captifs (zoos, centres de conservation). En Gironde, les Primates sont évidemment absents, car les milieux disponibles (forêts atlantiques, marais, bocages, dunes, estuaire) ne correspondent pas du tout aux exigences écologiques des primates arboricoles ou semi‑terrestres.

Ils sont absents de France pour des raisons biogéographiques, évolutives, et climatiques. Les Primates sont un groupe dont l’évolution s’est déroulée hors d’Eurasie tempérée, principalement en zones tropicales où la température, l’humidité, la structure forestière, et la disponibilité alimentaire (fruits, feuilles, insectes) sont constantes toute l’année. L’Europe a perdu ses primates autochtones au cours du Pléistocène, lorsque les glaciations ont éliminé les forêts chaudes nécessaires à leur survie. Les primates ne peuvent pas franchir les océans, n’ont pas de ponts continentaux récents vers l’Europe, et leur physiologie est incompatible avec les hivers froids, les gelées, et les variations saisonnières du climat français. Les introductions sont interdites, car les primates sont protégés, vulnérables, et incapables de survivre hors de leurs milieux tropicaux.

Lagomorphes
(3 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Lagomorphes
2.  Dangerosité éventuelles

 

Oryctolagus cuniculuslapin de garenne
 Lepus europaeuslièvre d’Europe
 Lepus timiduslièvre variable

Les Lagomorphes — ordre regroupant les Leporidae (lièvres, lapins) et les Ochotonidae (pikas) — sont présents en France, mais avec seulement deux espèces sauvages : le Lapin de garenne et le Lièvre d’Europe. Le Lièvre variable est présent uniquement dans les Alpes, le Jura et le Massif central, jamais en plaine atlantique. Les pikas sont absents d’Europe occidentale. Les Lagomorphes occupent les zones agricoles, friches, landes, bocages, lisières forestières, dunes fixées, et les milieux ouverts. Le Lapin de garenne est très dépendant des sols meubles pour creuser ses terriers, tandis que le Lièvre d’Europe préfère les mosaïques agricoles et les prairies.

En Gironde, les Lagomorphes sont présents, mais avec une répartition dépendante des milieux. Le Lapin de garenne est présent dans les landes atlantiques, les dunes fixées, les friches, les zones agricoles, et les milieux ouverts du Médoc, mais ses populations ont fortement diminué à cause de la myxomatose et de la VHD. Le Lièvre d’Europe est bien implanté dans les zones agricoles, les prairies, les lisières forestières, et les bocages. Le Lièvre variable est absent, car la Gironde ne possède pas de milieux montagnards. Aucun Lagomorphe n’occupe les plages atlantiques, les dunes mobiles, ni l’estuaire salé.

Concernant la dangerosité éventuelle, les Lagomorphes français sont totalement inoffensifs. Ils ne possèdent pas de venin, pas de dard, pas de mécanisme offensif, et n’attaquent jamais l’humain. Le Lapin de garenne peut mordre uniquement s’il est manipulé ou stressé, mais sa morsure est faible. Le Lièvre d’Europe est extrêmement craintif, fuit systématiquement, et n’a aucune agressivité. Aucun Lagomorphe français n’est dangereux, et aucun n’a de toxicité ou de capacité offensive. Leur dangerosité réelle est donc nulle, limitée à une morsure légère en cas de manipulation directe.

Rongeurs
(env 35 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Rongeurs
2.  Dangerosité éventuelles

 

Apodemus sylvaticusmulot sylvestre
 Apodemus flavicollismulot à collier
Mus musculus
souris domestique
 Rattus norvegicusrat surmulot
 Rattus rattusrat noir
Microtus arvalis
campagnol des champs
 Microtus agrestiscampagnol agreste
 Myodes glareoluscampagnol roussâtre


Arvicola amphibius
campagnol amphibie
 Arvicola schermancampagnol terrestre
Sciurus vulgaris
écureuil roux
 Glis glisloirs gris
 Eliomys quercinuslérot
 Muscardinus avellanariusMuscardin
Castor fiber
castor d’Europe
Myocastor coypus
ragondin 

Les Rongeurs — ordre des Rodentia incluant les Muridae (mulots, souris, rats), Cricetidae (campagnols, hamsters), Sciuridae (écureuils), Castoridae (castors), Gliridae (loirs, lérots), et Myocastoridae (ragondins) — sont largement présents en France, occupant les forêts, zones bocagères, prairies, zones humides, milieux agricoles, zones urbaines, montagnes, et littoraux. Les espèces françaises comprennent le Mulot sylvestre, le Campagnol roussâtre, le Campagnol amphibie, la Souris domestique, le Rat noir, le Rat surmulot, l’Écureuil roux, le Castor d’Europe, le Lérot, le Loir gris, et le Ragondin (introduit).

En Gironde, les Rongeurs sont très présents, avec une diversité élevée. Les plus fréquents sont le Mulot sylvestre, le Mulot à collier, le Campagnol roussâtre, le Campagnol des champs, la Souris domestique, le Rat surmulot, et l’Écureuil roux dans les forêts atlantiques. Le Campagnol amphibie est présent dans les marais, zones humides, fossés, et étangs. Le Castor d’Europe est absent de la Gironde (présent surtout dans le Rhône, Loire, Rhin). Le Ragondin, espèce introduite, est très commun dans les marais du Médoc, les canaux, les étangs, et les bras secondaires de l’estuaire. Le Lérot et le Loir sont présents dans les zones bocagères et les lisières forestières. Aucun Rongeur n’occupe les plages atlantiques ouvertes, mais plusieurs espèces fréquentent les dunes fixées et les lisières forestières.

Concernant la dangerosité éventuelle, les Rongeurs français sont globalement inoffensifs. Ils ne possèdent pas de venin, pas de dard, pas de mécanisme offensif, et n’attaquent jamais l’humain. Leur dangerosité est comportementale : une morsure légère peut survenir uniquement si l’animal est manipulé ou stressé. L’Écureuil roux est inoffensif. Le Castor peut mordre s’il est saisi, mais il est absent de la Gironde. Le Ragondin n’est pas agressif, mais peut mordre en cas de capture. Les rats peuvent transmettre des pathogènes, mais n’attaquent pas spontanément. Aucun Rongeur français n’a de toxicité, de venin, ou de capacité offensive réelle. Leur dangerosité est donc faible, limitée à des morsures accidentelles et à des risques sanitaires indirects pour les espèces commensales.