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Parasitisme

1. Description du mode de vie
2. Richesse des espèces
3. Particularité et adaptation à ce mode de vie
4. Faune vivant en mode parasitisme |
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Le
mode de vie parasitaire consiste pour un organisme à
vivre aux dépens d’un hôte,
dont il tire nourriture, protection ou habitat ; le parasite
s’installe dans ou sur l’hôte, modifie son fonctionnement
biologique, détourne ses ressources et peut affaiblir sa croissance,
sa reproduction ou son immunité, tout en évitant de le tuer trop
vite pour maintenir sa propre survie.
La
richesse des parasites est immense : plus de la
moitié des espèces animales connues ont un stade parasitaire ; on
trouve des parasites dans tous les groupes — protozoaires,
nématodes, acariens, insectes, champignons, plantes et même
crustacés — ce qui fait du parasitisme l’un des modes de vie les
plus répandus et les plus diversifiés de la biosphère.
Les organismes adoptant le
mode parasitaire développent des adaptations
spécifiques comme des crochets, ventouses, stylets perforants,
cycles complexes, résistance immunitaire, mimétisme moléculaire,
réduction d’organes inutiles, multiplication rapide, ou encore
synchronisation avec le cycle de l’hôte ; ces adaptations permettent
d’entrer dans l’hôte, d’y rester, de s’y nourrir et de s’y
reproduire efficacement.
La faune parasitaire comprend les
protozoaires parasites comme les amibes pathogènes
et les coccidies, les
nématodes parasites des plantes et animaux, les
acariens parasites
comme les sarcoptes et varroas, les
insectes parasites
comme les puces, poux et guêpes parasitoïdes, ainsi que de nombreux
vers plats tels que
ténias et douves ; ces organismes exploitent leurs hôtes pour se
nourrir, se reproduire ou compléter leur cycle biologique. |
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Champignons, Métaphytes et algues vertes
Armillaria mellea — armillaire couleur de miel
Ophiocordyceps unilateralis — cordyceps des
fourmis,
Ustilago maydis — carie du maïs
Candida albicans — candida
Cuscuta europaea — cuscute d’Europe
Viscum album — gui blanc
Orobanche hederae — orobanche du lierre
Lathraea clandestina — lathrée clandestine
Cephaleuros virescens — algue rougeoyante
parasitaire
Cephaleuros
parasiticus — cephaleuros parasite
Phycopeltis
epiphyton — phycopeltis épiphyte parasitaire
Trentepohlia
jolithus — trentepohlie parasitaire

Les
champignons parasitaires vivant chez les humains ou
les animaux colonisent des biotopes internes ou externes : peau,
muqueuses, voies respiratoires, intestin, sang ou tissus profonds ;
ils se développent dans des milieux humides, chauds ou affaiblis
immunitairement, et exploitent les nutriments de l’hôte pour
croître, se reproduire et diffuser, formant un biotope biologique où
la compétition microbienne, l’immunité et l’humidité jouent un rôle
central.
La
richesse spécifique des champignons parasites est
élevée : chez l’humain, les plus fréquents sont
Candida albicans,
Malassezia,
Trichophyton,
Microsporum,
Aspergillus et
Cryptococcus ; chez
les animaux, on trouve des dermatophytes comme
Trichophyton verrucosum
(bovins), Microsporum canis
(chats, chiens), des levures comme
Candida tropicalis,
et des moisissures opportunistes comme
Aspergillus fumigatus
; certaines espèces sont strictement opportunistes, d’autres sont de
véritables parasites obligatoires.
Les
champignons parasites possèdent des adaptations
remarquables : capacité à adhérer aux tissus grâce à des filaments
(hyphes), production d’enzymes capables de digérer la kératine, la
peau ou les muqueuses, résistance aux défenses immunitaires,
formation de biofilms protecteurs, tolérance aux variations de pH et
de température, et reproduction rapide en milieu organique ;
Candida peut changer
de forme (levure ↔ hyphes) pour envahir les tissus,
Aspergillus produit
des spores microscopiques capables d’atteindre les poumons, et les
dermatophytes dégradent la kératine pour coloniser poils, ongles et
peau.
La
présence des champignons parasitaires varie selon
l’hôte et le milieu : chez l’humain,
Candida colonise la
bouche, l’intestin et les muqueuses,
Trichophyton et
Microsporum
provoquent mycoses cutanées, teignes et onychomycoses,
Aspergillus touche
les voies respiratoires ; chez les animaux domestiques,
Microsporum canis
est fréquent chez les chats et chiens,
Trichophyton verrucosum
chez les bovins, Aspergillus
chez les oiseaux, et Candida
chez les animaux immunodéprimés ; dans la faune sauvage, des
champignons comme
Batrachochytrium dendrobatidis parasitent les amphibiens,
tandis que Pseudogymnoascus
destructans provoque le syndrome du nez blanc chez les
chauves‑souris ; globalement, ces champignons exploitent les zones
humides, les tissus kératinisés ou les organismes affaiblis, formant
un ensemble de parasites très diversifiés et souvent spécialisés.
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Nématodes et
Protozoaires
Ascaris lumbricoides — ascaris de l’homme
Enterobius vermicularis — oxyure humain
Trichinella spiralis — trichine
Ancylostoma duodenale — ankylostome
Plasmodium falciparum — plasmodium du paludisme
Entamoeba
histolytica — amibe dysentérique
Giardia intestinalis — giardie
Toxoplasma gondii — toxoplasme

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Arthropodes
Ixodes ricinus — tique du mouton
Sarcoptes scabiei — sarcopte de la gale
Dermanyssus gallinae — pou rouge
Trombicula autumnalis — aoûtat
Pediculus
humanus — pou humain
Ctenocephalides felis — puce du chat
Cimex lectularius — punaise de lit
Oestrus ovis — mouche de la myiase ovine

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Poissons, oiseaux, amphibiens et reptiles
Les poissons ne peuvent pas
être parasites obligatoires : ce sont des vertébrés
trop grands, avec un métabolisme et une physiologie
incompatibles avec une vie à l’intérieur ou
sur un hôte comme le font les arthropodes, nématodes,
protozoaires ou trématodes.
Les
oiseaux parasites ont développé des adaptations
spectaculaires pour confier l’élevage de leurs petits à d’autres
espèces ; leur stratégie repose sur la ponte dans le nid
d’un hôte, la synchronisation du cycle reproducteur,
la discrétion, et parfois la manipulation
comportementale ; les femelles comme le
coucou gris pondent très rapidement un œuf mimant la
couleur et la taille de ceux de l’hôte, éliminent parfois un œuf du
nid pour ne pas éveiller les soupçons, et choisissent des nids
d’espèces précises grâce à une mémoire innée du site de naissance ;
les œufs des parasites éclosent souvent plus vite que ceux de
l’hôte, permettant au jeune parasite d’avoir un avantage immédiat ;
chez le coucou, le poussin fraîchement éclos expulse instinctivement
les œufs ou les jeunes de l’hôte pour monopoliser la nourriture ;
les
vachers d’Amérique adoptent une stratégie différente
: leurs poussins ne tuent pas les jeunes de l’hôte mais grandissent
plus vite, accaparant la majorité des ressources ; les
veuves africaines imitent non seulement les œufs
mais aussi les cris des jeunes de l’hôte pour
tromper les parents adoptifs ; globalement, les oiseaux parasites
présentent des adaptations morphologiques (œufs mimétiques),
physiologiques (incubation accélérée), comportementales (ponte
éclair, choix ciblé des nids) et parfois vocales (mimétisme du chant
ou des cris), faisant de ce mode de reproduction l’un des plus
sophistiqués et évolutifs du monde aviaire.
Cuculus canorus — coucou gris
Clamator glandarius — coucou geai
Molothrus ater — vacher à tête brune
Vidua
macroura — veuve dominicaine
IIl
n’existe aucun amphibien ou reptile parasite vivant dans un
hôte. Aucune espèce n’a un mode de vie parasitaire
: ce sont tous des vertébrés libres, incapables de vivre
dans ou sur un hôte comme le font les
nématodes, protozoaires, acariens ou champignons.

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Mammifères Carnivores
Comme pour les reptiles, amphibiens et
poissons, aucun mammifère (rongeur, chauve‑souris,
primate, carnivore…) n’a un mode de vie parasitaire : ce sont des
vertébrés autonomes, trop grands et
physiologiquement incapables de vivre dans ou
sur un hôte comme le font les nématodes, acariens,
protozoaires ou champignons.
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Mammifères insectivores ou herbivores
Comme pour les reptiles, amphibiens et
poissons, aucun mammifère (rongeur, chauve‑souris,
primate, carnivore…) n’a un mode de vie parasitaire : ce sont des
vertébrés autonomes, trop grands et
physiologiquement incapables de vivre dans ou
sur un hôte comme le font les nématodes, acariens,
protozoaires ou champignons.
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