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Classification
récente ()
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Oiseaux-Passériformes-Oscines-Passeroidea
()
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Familles |
Espèces representatives |
Description |
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Régulidés
(2 gen, 6 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Régulidés
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Regulus regulus
Roitelet huppé
Regulus ignicapilla Roitelet triple‑bandeau
Regulus calendula Roitelet à couronne rubis
Regulus satrapa Roitelet à couronne dorée
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Les Régulidés
sont holarctiques, présents en Europe, Afrique du
Nord, Asie tempérée, Himalaya, Sibérie,
Chine, Corée, Japon, Amérique du Nord. Ils
occupent les forêts de conifères, forêts mixtes,
lisières, parcs, jardins, et les milieux
montagnards jusqu’à 2 500 m.
Taille 8 à 11 cm, poids 4 à 7 g. Ce sont parmi les
plus petits passereaux du monde. Corps minuscule, queue courte,
bec très fin. Silhouette légère et hyperactive.
Oiseaux insectivores : insectes, larves, araignées, petits
arthropodes. Vie hyperactive, fouillant les aiguilles de
conifères et les feuillages denses. Reproduction : nid en petite
coupe suspendue, très fine, souvent dans les conifères ; ponte
de 7 à 12 œufs (record chez les passereaux de cette taille) ;
nourrissage biparental. Territorialité modérée, activité constante.
Les Régulidés sont célèbres pour leur minuscule taille,
leur activité incessante, et leur crête colorée (jaune
ou orange) chez les mâles. Leur chant aigu, presque
ultrasonique, est typique. Leur capacité à survivre dans les
hivers froids malgré leur taille est remarquable : ils
augmentent leur métabolisme et se regroupent pour dormir.
Plumage vert‑olive, gris, blanc, avec une
crête jaune ou orange chez les mâles (roitelet huppé). Dessous
clairs. Bec très fin, pointu, adapté à l’insectivorie.
Motifs faciaux nets : bande oculaire sombre, sourcil pâle.
Migration variable. Les populations nordiques sont
migratrices, descendant vers l’Europe de l’Ouest, le bassin
méditerranéen ou l’Asie du Sud. Les populations tempérées sont
partiellement migratrices. Les populations montagnardes
effectuent des migrations altitudinales. Les espèces
américaines sont en majorité résidentes.
Les Régulidés regroupent 6 espèces dans deux genres :
– Regulus — roitelets, Europe, Asie, Amérique du Nord ; crête
colorée, taille minuscule. – Corthylio — roitelet à couronne
rubis, Amérique du Nord ; crête rouge chez le mâle. Points communs :
taille minuscule, insectivorie, crête colorée,
activité constante, chant aigu, milieux forestiers,
migration fréquente, distribution holarctique.
Diversité totale : 6 espèces, toutes dans le super‑clade
Muscicapoidea. |
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Passéridés
(8 gen, 42 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Passéridés
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Passer
domesticus
Moineau domestique
Passer montanus Moineau friquet
Passer hispaniolensis
Moineau espagnol
Passer luteus Moineau doré
Passer melanurus Moineau à dos jaune
Passer flaveolus Moineau pâle
Passer griseus Moineau gris
Passer simplex Moineau du désert
 Passer
simplex Moineau du désert
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Les Passéridés
sont originaires de l’Ancien Monde, présents naturellement en
Europe, Asie, Afrique et au Moyen‑Orient,
avec une diversité maximale dans les régions paléarctiques,
éthiopiennes et orientales ; plusieurs espèces comme
Passer domesticus et Passer montanus ont été
introduites par l’homme dans les Amériques, en Australie
et dans de nombreuses îles, ce qui leur confère aujourd’hui une
distribution presque cosmopolite .
Les Passéridés sont de petits oiseaux trapus, mesurant
généralement 12 à 18 cm pour un poids variant de 20 à 40 g,
avec un corps compact, des ailes courtes et un bec épais adapté à la
consommation de graines ; cette morphologie est typique des moineaux
de l’Ancien Monde .
Les Passéridés sont grégaires, diurnes et très
adaptables, vivant souvent à proximité de l’homme ; leur
régime est principalement granivore, complété par des
insectes en période de reproduction ; ils nichent dans des
cavités, des arbres, des bâtiments ou des
structures humaines, pondant généralement 3 à 6 œufs ;
leur reproduction est rapide, permettant plusieurs nichées par an,
ce qui explique le succès d’espèces comme Passer domesticus .
Les Passéridés se distinguent par leur forte capacité
d’adaptation aux milieux anthropisés, leur comportement
social développé, leur chant simple, leur bec conique
puissant et leur aptitude à coloniser des environnements variés,
depuis les zones désertiques jusqu’aux grandes villes ; ils sont
également connus pour leur plasticité écologique, leur
permettant de survivre dans des habitats très différents.
Le plumage des Passéridés est généralement brun, gris ou
beige, souvent discret, avec parfois des motifs contrastés chez
les mâles ; le bec est court, conique et très robuste,
spécialisé pour casser les graines, caractéristique majeure
de la famille ; cette morphologie est un critère clé pour distinguer
les Passéridés des moineaux du Nouveau Monde (Emberizidae)
La majorité des Passéridés sont sédentaires, notamment
les espèces urbaines comme Passer domesticus ; certaines
espèces vivant en altitude ou en zones froides peuvent effectuer de
courtes migrations ou des déplacements saisonniers,
mais la famille ne compte pas de grands migrateurs au sens strict ;
leur succès repose surtout sur leur capacité à rester toute l’année
dans des habitats variés.
Les Passéridés partagent une morphologie compacte, un
bec conique granivore, un comportement social, une
forte tolérance aux milieux ouverts et une adaptation aux
zones urbaines ; la famille comprend environ 40 à 50 espèces
selon les classifications, réparties dans 8 à 11 genres, dont
Passer (le plus diversifié), Gymnoris,
Montifringilla, Pyrgilauda et Carpospiza ; la
classification IOC recense 8 genres et environ 50 espèces ,
tandis que d’autres sources comme ADW mentionnent 11 genres et 40
espèces |
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Plocéidés
(15 gen, 122 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Plocéidés
|
Ploceus
cucullatus — tisserin à tête noire
Ploceus nigricollis — tisserin à collier noir
Ploceus subpersonatus — tisserin à masque jaune
Ploceus castaneiceps — tisserin à tête châtain
Quelea quelea — queléa à bec rouge
Quelea erythrops — queléa à tête rouge
Malimbus rubricollis — malimbus à collier rouge
Euplectes afer — veuve noire d’Afrique
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Les Plocéidés
sont africains, asiatiques et insulaires, présents en
Afrique subsaharienne, Madagascar, Comores,
Mascareignes, Inde, Sri Lanka, Asie du Sud‑Est,
Indonésie, Philippines. Quelques espèces ont été
introduites dans les Caraïbes, Hawaï, Océanie.
Ils occupent les savannes, prairies, zones
agricoles, forêts claires, lisières, marécages,
parcs, jardins, et les milieux ouverts.
Taille 10 à 18 cm, poids 12 à 40 g. Corps trapu, bec
conique puissant, queue courte. Silhouette typique des petits
granivores coloniaux.
Oiseaux granivores‑insectivores : graines, herbes, céréales,
insectes en saison de reproduction. Vie sociale, souvent en
groupes ou colonies. Reproduction : nid en boule tressée
extrêmement élaborée, suspendu aux branches ou aux roseaux ; ponte
de 2 à 5 œufs ; nourrissage biparental. Les mâles
construisent des nids complexes pour attirer les femelles.
Les Plocéidés sont célèbres pour leurs nids tressés
parmi les plus sophistiqués du monde avien : véritables
structures architecturales avec tunnels d’entrée, chambres
internes, tressage serré. Plusieurs espèces montrent des plumages
nuptiaux jaunes ou rouges très vifs. Leur vie coloniale
est spectaculaire, avec des centaines de nids sur un même arbre.
Plumage jaune, rouge, noir, brun,
olive, selon les genres. Les mâles nuptiaux sont souvent très
colorés. Les femelles sont plus brunes et cryptiques. Bec conique,
épais, granivore. Yeux sombres, motifs faciaux nets chez
plusieurs espèces.
Migration variable. La majorité des espèces africaines sont
résidentes, effectuant seulement des déplacements locaux
selon les pluies. Quelques espèces asiatiques sont partiellement
migratrices. Les espèces insulaires sont strictement
sédentaires.
Les Plocéidés regroupent ≈ 120 espèces dans plusieurs
genres majeurs : – Ploceus — tisserins classiques, nids
tressés, Afrique & Asie. – Quelea — quelea, oiseaux
granivores en immenses colonies, Afrique. – Malimbus —
tisserins rouges et noirs, forêts africaines. – Euplectes —
veuves, longues plumes caudales chez les mâles. Points communs :
granivorie, nids tressés, vie coloniale,
plumages nuptiaux vifs, distribution afro‑eurasienne,
fort dimorphisme sexuel, adaptation aux milieux ouverts.
Diversité totale : ≈ 120 espèces, toutes dans le super‑clade
Passeroidea. |
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Estrildidés
(34 gen, 145 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Estrildidés |
Estrilda astrild
— astrild ondulé
Estrilda troglodytes — astrild à joues noires
Estrilda melpoda — astrild à croupion orange
Estrilda paludicola — astrild des marais
Lonchura punctulata — capucin damier
Lonchura maja — capucin à tête blanche
Lonchura atricapilla — capucin à tête noire
Taeniopygia guttata — diamant mandarin
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Les Estrildidés
sont afro‑asiatiques et australo‑océaniens, présents en
Afrique subsaharienne, Madagascar, Inde, Sri
Lanka, Asie du Sud‑Est, Indonésie, Philippines,
Papouasie‑Nouvelle‑Guinée, Australie, et de nombreuses
îles du Pacifique. Ils occupent les savanes,
prairies, zones arbustives, lisières, forêts
claires, zones agricoles, villages, et les
milieux humides.
Taille 8 à 15 cm, poids 7 à 20 g. Corps petit,
compact, bec court et épais, silhouette typique de granivore
tropical. Les espèces australiennes peuvent être légèrement plus
robustes.
Oiseaux granivores‑insectivores : graines fines, herbes,
graminées, petits insectes. Vie sociale, souvent en groupes
ou colonies. Reproduction : nid en boule, dôme, ou
structure tissée, parfois très élaborée ; ponte de 4 à 6 œufs
; nourrissage biparental. Plusieurs espèces nichent en colonies
dans les herbes hautes ou les buissons.
Les Estrildidés sont célèbres pour leurs plumages colorés,
leurs motifs faciaux nets, et leur comportement social
très développé. Ils produisent des vocalisations fines,
parfois métalliques. Leur diversité est immense en Afrique et en
Australie. Certains genres (ex. Taeniopygia) sont devenus des
modèles scientifiques en neurobiologie du chant.
Plumage rouge, orange, jaune, bleu,
noir, blanc, brun, selon les espèces. Motifs
faciaux fréquents : masques, sourcils, joues colorées. Bec court,
épais, granivore, souvent rouge, orange, ou
noir. Les espèces australiennes montrent des motifs très
contrastés.
Majoritairement sédentaires. Certaines espèces africaines
suivent les pluies et les cycles de germination, avec
des déplacements locaux importants. Les espèces australiennes
peuvent effectuer des migrations irrégulières selon les
ressources. Aucune migration longue.
Les Estrildidés regroupent ≈ 140 espèces réparties
dans plusieurs genres majeurs : – Estrilda — bengalis
africains, plumages fins, bandes faciales. – Lonchura —
capucins, très diversifiés, Asie et Océanie. – Taeniopygia —
diamant mandarin, Australie, espèce modèle. – Erythrura —
diamantins verts et rouges, îles du Pacifique. – Amadina —
amadines africaines, plumages tachetés. Points communs :
granivorie, plumages colorés, vie sociale, nids
en boule, motifs faciaux, diversité afro‑asiatique,
petite taille, bec épais. Diversité totale : ≈ 140
espèces, toutes dans le super‑clade Passeroidea. |
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Fringillidés
(50 gen, 240 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Fringillidés
|
Pinson
des arbres — Fringilla coelebs
Pinson du Nord — Fringilla montifringilla
Chardonneret élégant — Carduelis carduelis
Serin cini — Serinus serinus
Bouvreuil pivoine — Pyrrhula pyrrhula
Roselin pourpré — Carpodacus purpureus
Euphonia
violacée — Euphonia violacea
Chlorophonie
à ventre jaune — Chlorophonia flavirostris
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Les Fringillidés
sont holarctiques, afro‑eurasiens et américains, présents en
Europe, Afrique du Nord, Afrique de l’Est,
Asie tempérée, Himalaya, Sibérie, Chine,
Corée, Japon, Asie du Sud‑Est, Inde,
Amérique du Nord, Amérique centrale, Amérique du Sud,
Caraïbes, Madagascar. Ils occupent les forêts,
lisières, zones arbustives, prairies,
montagnes, parcs, jardins, milieux ouverts
et zones agricoles.
Taille 10 à 20 cm, poids 12 à 40 g. Corps trapu, bec
conique puissant, queue courte ou moyenne. Silhouette typique des
granivores arboricoles.
Oiseaux granivores‑insectivores : graines, bourgeons, cônes,
fruits, insectes en saison de reproduction. Vie arboricole,
souvent en groupes hors reproduction. Reproduction : nid en
cuvette dans les arbres ou buissons ; ponte de 3 à 5 œufs
; nourrissage biparental. Territorialité modérée, chants variés.
Les Fringillidés sont célèbres pour leur bec conique
puissant, leur capacité à décortiquer les graines, et
leurs plumages colorés (rouges, jaunes, verts). Plusieurs
espèces montrent des adaptations extrêmes : bec croisé des
sapins, tarins acrobates, chardonnerets spécialisés sur les
chardons. Leur diversité vocale est très forte.
Plumage rouge, jaune, vert, bleu,
noir, brun, selon les genres. Les mâles sont souvent plus
colorés. Bec conique, épais, granivore ; chez les
Loxia, le bec est croisé pour ouvrir les cônes. Motifs
faciaux nets chez plusieurs espèces (masques, barres alaires).
Migration variable. Les espèces nordiques sont migratrices,
descendant vers l’Europe ou l’Asie du Sud. Les espèces tempérées
sont partiellement migratrices. Les espèces tropicales sont
résidentes. Les espèces montagnardes effectuent des
migrations altitudinales. Certaines espèces sont erratiques
selon la disponibilité des graines (tarins, becs‑croisés).
Les Fringillidés regroupent ≈ 230 espèces dans
plusieurs genres majeurs : – Fringilla — pinsons, Europe &
Asie, plumages contrastés. – Carduelis — chardonnerets,
tarins, granivores fins. – Spinus — tarins américains et
eurasiens, acrobates arboricoles. – Loxia — becs‑croisés,
cônes de conifères, adaptations extrêmes. – Haemorhous —
roselins américains, plumages rouges. Points communs : granivorie,
bec conique, plumages colorés, chants variés,
vie arboricole, migration fréquente, distribution
mondiale, fort dimorphisme sexuel. Diversité totale :
≈ 230 espèces, toutes dans le super‑clade Passeroidea. |
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Passerellidés
(22 gen, 140 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Passerellidés |
Calcarius
lapponicus — bruant lapon
Calcarius
pictus — bruant peint
Calcarius ornatus — bruant orné
Rhynchophanes mccownii — bruant de McCown
Junco hyemalis — junco ardoisé
Junco phaeonotus — junco à dos brun
Passerella iliaca — bruant fauve
Pipilo erythrophthalmus — tohi à flancs roux

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Les
Passerellidés sont strictement américains, présents du
Grand Nord canadien et de l’Alaska jusqu’au Mexique,
aux Caraïbes, et au nord de l’Amérique du Sud. Ils
occupent les forêts boréales, prairies, toundras,
déserts, zones arbustives, montagnes, marais,
forêts tempérées, et les milieux ouverts. C’est la
grande famille des bruants américains, remplaçant les
Emberizidés du Nouveau Monde.
Taille 12 à 20 cm, poids 15 à 40 g. Corps compact,
queue moyenne, bec conique granivore, silhouette typique de petit
passereau terrestre. Variabilité modérée selon les genres.
Oiseaux granivores‑insectivores : graines, herbes, insectes,
larves, petits arthropodes. Vie terrestre ou
semi‑arbustive, souvent en couples ou petits groupes.
Reproduction : nid en cuvette dans les buissons, herbes ou
arbres bas ; ponte de 3 à 5 œufs ; nourrissage biparental.
Les mâles chantent depuis des perchoirs élevés ou en vol court.
Les Passerellidés sont célèbres pour leur diversité écologique
et leurs chants complexes. Plusieurs espèces montrent des
dialectes régionaux. Certains groupes (ex‑Calcariidés) sont
adaptés aux milieux froids et aux prairies nordiques.
D’autres sont spécialisés dans les déserts ou les
montagnes. Leur radiation évolutive en Amérique est l’une des
plus vastes chez les Passeroidea.
Plumage brun, gris, roux, noir, souvent
strié, cryptique, avec parfois des motifs faciaux marqués. Bec
court, conique, granivore. Variabilité importante selon
les genres : certains très sobres, d’autres plus contrastés.
Migration variable. Les espèces boréales et des prairies (ex‑Calcarius
lapponicus) sont fortement migratrices, descendant
jusqu’aux États‑Unis ou au Mexique. Les espèces tropicales sont
sédentaires. Les espèces tempérées sont partiellement
migratrices. Grande diversité de stratégies.
Les Passerellidés regroupent plus de 130 espèces
réparties dans plusieurs genres majeurs : Zonotrichia —
bruants à couronne, chants puissants ; Spizella — petits
bruants graciles ; Junco — juncos, plumage sombre, habitats
froids ; Melospiza — bruants chanteurs, milieux humides ;
Pipilo — tohis, habitats denses ; Passerella — bruants
fauves ; Calcarius — anciens “Calcariidés”, milieux froids ;
Rhynchophanes — prairies nord‑américaines. Points communs :
bec conique, granivorie, plumage cryptique,
chants structurés, adaptation aux milieux ouverts,
diversité écologique élevée. Diversité totale : ≈ 130 espèces,
toutes dans le super‑clade Passeroidea. |
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Buphagidés
(1 gen, 2 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Buphagidés |
Buphagus
erythrorhynchus — pique‑bœuf à bec rouge Buphagus
africanus — pique‑bœuf à bec jaune
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Les Buphagidés
sont strictement africains, présents dans les savannes,
prairies arborées, zones ouvertes, bushveld, et
les écosystèmes à grands herbivores de l’Afrique
subsaharienne. On les trouve du Soudan à l’Afrique de
l’Est, en Afrique australe, et dans certaines régions de
l’Afrique de l’Ouest.
Taille 20 à 23 cm, poids 45 à 60 g. Corps allongé,
queue moyenne, bec robuste et coloré, pattes adaptées à l’adhérence
sur la peau des grands mammifères. Silhouette de passereau terrestre
mais comportement très spécialisé.
Oiseaux insectivores spécialisés : tiques, larves, parasites
cutanés, mouches piqueuses, sang coagulé. Ils vivent sur le dos
des grands herbivores (buffles, rhinocéros, girafes, zèbres,
antilopes). Reproduction : nid en cavité ou trou d’arbre
; ponte de 2 à 3 œufs ; nourrissage biparental. Vie sociale
en petits groupes.
Les Buphagidés sont célèbres pour leur mutualisme avec
les grands mammifères : ils retirent les parasites, alertent parfois
en cas de danger, et profitent d’une nourriture abondante. Leur bec
est adapté à ouvrir la peau pour atteindre les parasites ou
le sang, ce qui en fait un cas unique chez les passereaux. Leur
comportement “perché sur les animaux” est l’un des plus
emblématiques de la faune africaine.
Plumage brun, fauve, ocre, uniforme. Yeux
rouges ou jaunes selon l’espèce. Bec épais, coloré,
souvent rouge‑jaune ou orange, parfaitement adapté à
extraire les parasites. Aspect sobre mais très reconnaissable.
Espèces sédentaires. Déplacements locaux en fonction des
troupeaux d’herbivores, mais aucune migration longue distance. Leur
distribution dépend fortement des grands mammifères présents.
Les Buphagidae comprennent 2 espèces uniques :
Buphagus erythrorhynchus — Piquebœuf à bec rouge, Afrique de
l’Est et australe ; Buphagus africanus — Piquebœuf à bec
jaune, Afrique de l’Ouest et du Centre. Points communs :
mutualisme avec les grands herbivores, régime parasitaire,
plumage uniforme, bec coloré, vie sociale,
absence de migration, spécialisation extrême. Diversité
totale : 2 espèces, mais une niche écologique très marquée et
unique au monde. |
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Ictéridés
(33 gen, 109 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Ictéridés
|
Agelaius
phoeniceus — carouge à épaulettes
Quiscalus
quiscula — quiscale bronzé
Icterus galbula — oriole de Baltimore
Molothrus ater — vacher à tête brune
Euphagus cyanocephalus — quiscale à tête
brillante
Sturnella magna — sturnelle des prés
Xanthocephalus xanthocephalus — carouge à tête
jaune
Icterus
pustulatus — oriole à dos rayé
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Les Ictéridés
sont strictement américains, présents en Amérique du Nord,
Amérique centrale et Amérique du Sud. Très répandus
aux États‑Unis, Mexique, Caraïbes, Amérique
centrale, Amazonie, Andes, Pampa,
Patagonie. Ils occupent les forêts, marécages,
prairies, zones agricoles, mangroves, savannes,
parcs, jardins, et les milieux ouverts.
Taille 15 à 50 cm, poids 30 à 250 g selon les genres.
Corps robuste, bec fort, queue moyenne ou longue. Silhouette typique
des passereaux de taille moyenne à grande.
Oiseaux omnivores‑insectivores : insectes, fruits, graines,
nectar, petits invertébrés. Vie sociale fréquente, souvent en
groupes. Reproduction : nid en cuvette ou suspendu,
parfois très élaboré (troupiales). Ponte de 2 à 5 œufs ;
nourrissage biparental. Territorialité variable selon les espèces.
Les Ictéridés sont célèbres pour leurs plumages contrastés
(noir‑jaune‑orange), leurs chants puissants, et leurs
comportements sociaux. Plusieurs espèces montrent des
adaptations extrêmes : vachers parasites de couvée, troupiales
tisserands, quiscales très vocaux. Leur diversité écologique est
remarquable.
Plumage noir, jaune, orange, rouge,
brun, selon les genres. Les mâles sont souvent très colorés. Bec
fort, pointu, omnivore. Motifs faciaux nets chez
plusieurs espèces (masques, épaules colorées).
Migration variable. Les espèces nord‑américaines sont
migratrices, descendant vers le sud en hiver. Les espèces
tropicales sont résidentes. Les espèces tempérées sont
partiellement migratrices. Les espèces montagnardes effectuent
des migrations altitudinales.
Les Ictéridés regroupent ≈ 110 espèces dans plusieurs genres
majeurs : – Icterus — orioles du Nouveau Monde, plumages
orange/noir. – Quiscalus — quiscales, plumages noirs irisés,
vocalisations puissantes. – Agelaius — carouges, épaules
colorées, milieux humides. – Molothrus — vachers,
parasites de couvée. – Sturnella — sturnelles, prairies,
poitrine jaune. Points communs : omnivorie, plumages
contrastés, chants puissants, vie sociale,
adaptations écologiques variées, distribution américaine,
migration fréquente. Diversité totale : ≈ 110 espèces,
toutes dans le super‑clade Passeroidea. |
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Ictériidés
(1 gen, 1 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Ictériidés
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Icteria virens — ictérie polyglotte
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Les Ictériidés
sont strictement nord‑américains, présents aux États‑Unis,
au Mexique et localement au Canada. Ils occupent les
fourrés denses, lisières, zones arbustives humides,
ripisylves, prairies avec buissons, marécages
arbustifs, et les milieux semi‑ouverts riches en
végétation basse.
Taille 18 à 20 cm, poids 23 à 30 g. Corps élancé,
queue moyenne, bec fort et légèrement incurvé. Silhouette atypique
pour un « parulidé », plus massive et plus longue.
Oiseau insectivore‑omnivore : insectes, araignées, petits
invertébrés, parfois baies. Vie furtive, dans les fourrés
denses, souvent difficile à observer. Reproduction : nid en
cuvette dans les buissons ; ponte de 3 à 5 œufs ;
nourrissage biparental. Territorialité marquée, mâle très vocal.
Les Ictériidés sont célèbres pour leur comportement
étrange, mélange de parulidé, mimidé et ictéridé. Leur chant
polyglotte, composé de cris, sifflements, sons variés, est
unique. Leur morphologie est atypique : grand corps, bec
fort, queue longue. Leur classification a longtemps été débattue
avant d’être fixée en famille monotypique.
Plumage jaune vif sur la gorge et la poitrine, gris‑olive
sur le dessus, blanc sur le ventre. Masque facial sombre. Bec
fort, épais, insectivore. Plumage contrasté, très
reconnaissable.
Migration marquée. Les populations américaines migrent vers
le Mexique et l’Amérique centrale en hiver. Les
populations nordiques sont longue‑distance migratrices. Les
populations méridionales sont partiellement migratrices.
Les Ictériidés ne comprennent qu’une seule espèce : –
Icteria virens — Ictérie polyglotte, oiseau furtif des
fourrés nord‑américains. Points communs (famille monotypique) :
plumage jaune, chant polyglotte, comportement furtif,
habitats arbustifs, migration marquée, morphologie
atypique, distribution nord‑américaine. Diversité totale
: 1 espèce, dans le super‑clade Passeroidea. |
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Nesospingidés
( 1 gen, 1 esp)
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Nesospingus speculiferus — nesospingus de Porto
Rico
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Les Nesospingidés
sont strictement endémiques de Porto Rico. On les trouve dans
les forêts humides, forêts de montagne, forêts
secondaires, lisières, zones arbustives, et les
milieux subtropicaux boisés entre 200 et 1 200 m.
Taille 12 à 14 cm, poids 15 à 20 g. Corps compact, bec
fin, queue moyenne. Silhouette de petit insectivore/frugivore des
Caraïbes.
Oiseau insectivore‑frugivore : insectes, larves, baies,
petits fruits. Vie arboricole, souvent en couples ou petits
groupes. Reproduction : nid en cuvette dans les arbres ou
buissons ; ponte de 2 à 3 œufs ; nourrissage biparental.
Déplacements rapides dans les étages moyens de la forêt.
Les Nesospingidés sont remarquables par leur statut de
famille monotypique : une seule espèce pour toute la famille.
Leur écologie est celle d’un petit omnivore tropical occupant
les forêts humides de Porto Rico. Leur taxonomie a longtemps été
débattue avant d’être stabilisée dans une famille propre.
Plumage gris‑olive, brun, jaune pâle sur les
parties ventrales, avec des marques faciales discrètes. Bec
fin, pointu, adapté à l’insectivorie. Plumage
cryptique, adapté aux sous‑bois.
Espèce strictement résidente. Aucun déplacement migratoire
connu. Déplacements locaux selon les ressources fruitières et la
saison des pluies.
Les Nesospingidés ne comprennent qu’une seule espèce,
dans un seul genre : – Nesospingus speculiferus — nesospingus
de Porto Rico. Points communs (famille monotypique) :
insectivorie‑frugivorie, plumage cryptique, vie
arboricole, distribution strictement porto‑ricaine,
sédentarité, habitats forestiers humides, statut
taxonomique unique. Diversité totale : 1 espèce, dans le
super‑clade Passeroidea. |
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Zélédoniidés
(1 gen, 1 esp)
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Zeledonia coronata — zeledonie couronnée
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Les Zélédoniidés
sont strictement endémiques du Costa Rica et de l’ouest du Panama.
On les trouve dans les forêts montagnardes humides, forêts
de nuages, forêts de chênes, sous‑bois denses,
entre 1 500 et 3 000 m d’altitude.
Taille 12 à 13 cm, poids 12 à 15 g. Corps compact,
queue courte, bec fin. Silhouette de petit insectivore forestier
montagnard.
Oiseau insectivore : arthropodes, larves, petits invertébrés.
Vie terrestre et sous‑bois, se faufilant dans la végétation
dense. Reproduction : nid en cuvette dans les buissons ou
fougères ; ponte de 2 œufs ; nourrissage biparental.
Dépendance forte aux forêts humides intactes.
Les Zélédoniidés sont remarquables par leur statut
taxonomique unique : longtemps classés parmi les Parulidés, ils
forment aujourd’hui une famille isolée. Leur écologie est
très spécialisée : petit insectivore montagnard vivant dans
des forêts de nuages. Leur comportement est furtif,
avec des déplacements rapides dans les sous‑bois.
Plumage olive, brun‑vert, gris, avec une
couronne orangée ou jaune très distinctive. Dessous plus
clairs. Bec fin, pointu, insectivore. Motifs faciaux
nets, plumage cryptique adapté aux sous‑bois.
Espèce strictement résidente. Aucun déplacement migratoire
connu. Déplacements locaux selon les ressources et les saisons
humides.
Les Zélédoniidés ne comprennent qu’une seule espèce,
dans un seul genre : – Zeledonia coronata — zélédonie
couronnée, forêts de nuages du Costa Rica et du Panama. Points
communs (famille monotypique) : insectivorie, plumage
cryptique, couronne colorée, vie forestière
montagnarde, sédentarité, discrétion, endémisme
centraméricain. Diversité totale : 1 espèce, dans le
super‑clade Passeroidea. |
|
Spindalidés
(1 gen, 3 esp)
|
Spindalis zena — spindalis des Bahamas
Spindalis dominicensis — spindalis d’Hispaniola
Spindalis portoricensis — spindalis de Porto
Rico |
Les Spindalidés
sont strictement caribéens, présents à Cuba,
Jamaïque, Bahamas, Îles Caïmans, Hispaniola,
Porto Rico, Petites Antilles. Ils occupent les
forêts tropicales, forêts sèches, lisières,
zones arbustives, montagnes humides, parcs,
jardins, et les milieux semi‑ouverts.
Taille 15 à 20 cm, poids 25 à 40 g. Corps compact, bec
conique modérément puissant, queue moyenne. Silhouette typique des
petits frugivores/granivores arboricoles.
Oiseaux frugivores‑granivores‑insectivores : fruits, baies,
graines, insectes. Vie arboricole, souvent en couples ou
petits groupes. Reproduction : nid en cuvette dans les arbres
ou buissons ; ponte de 2 à 4 œufs ; nourrissage biparental.
Territorialité modérée, comportement calme.
Les Spindalidés sont célèbres pour leurs plumages très
colorés (orange, jaune, vert, noir, blanc), avec des bandes
faciales nettes. Leur distribution strictement insulaire
est unique : chaque île possède ses formes locales. Leur
écologie est celle de frugivores tropicaux occupant les
étages arborés.
Plumage orange, jaune, vert, noir,
blanc, selon les espèces et sous‑espèces. Motifs faciaux très
marqués : masques, bandes oculaires, gorge colorée.
Bec conique, épais, adapté aux fruits et graines.
Dimorphisme sexuel modéré : mâles plus colorés.
Espèces strictement résidentes. Aucun déplacement migratoire
connu. Les populations insulaires restent sur leur île toute
l’année, avec seulement des déplacements locaux selon les
ressources.
Les Spindalidés regroupent 3 espèces dans un seul
genre : – Spindalis zena — spindalis des Bahamas. –
Spindalis dominicensis — spindalis d’Hispaniola. – Spindalis
portoricensis — spindalis de Porto Rico. Points communs :
frugivorie, plumages très colorés, motifs faciaux nets,
vie arboricole, distribution strictement caribéenne,
sédentarité, dimorphisme modéré. Diversité totale :
3 espèces, toutes dans le super‑clade Passeroidea. |
|
Calyptophilidés
(1 gen, 2 esp)
|
Calyptophilus
frugivorus — calyptophile à
ventre clair
Calyptophilus tertius — calyptophile de la Selle
|
Les
Calyptophilidés sont strictement endémiques d’Haïti,
présents uniquement dans les massifs montagneux de l’ouest
d’Hispaniola : Massif de la Selle, Massif de la Hotte,
Montagnes du Sud. Ils occupent les forêts humides
montagnardes, forêts de pins caribéens, fourrés
d’altitude, et les zones boisées subtropicales entre
600 et 2 000 m.
Taille 12 à 15 cm, poids 15 à 25 g. Corps compact,
queue moyenne, bec fin et droit. Silhouette de petit passereau
forestier discret.
Oiseaux insectivores : arthropodes, larves, petits
invertébrés, parfois quelques fruits. Vie furtive, dans les
sous‑bois denses, souvent en couples ou petits groupes. Reproduction
: nid en cuvette dans les arbustes ou branches basses ; ponte
de 2 à 3 œufs ; nourrissage biparental. Dépendance forte aux
forêts intactes.
Les Calyptophilidés sont remarquables par leur endémisme
extrême : une famille entière limitée à Haïti. Leur écologie est
très spécialisée, liée aux forêts montagnardes menacées. Leur
comportement est furtif, avec des déplacements rapides dans
les sous‑bois. Leur statut de conservation est souvent préoccupant.
Plumage olive, brun‑vert, gris‑olive,
cryptique, adapté aux sous‑bois. Bec fin, droit,
insectivore. Yeux sombres, parfois un léger masque facial.
Espèces strictement sédentaires. Aucun déplacement migratoire
connu. Déplacements locaux uniquement selon les ressources
forestières.
Les Calyptophilidés comprennent un seul genre,
Calyptophilus, avec 2 espèces : – Calyptophilus
frugivorus — Calyptophile à ventre clair, forêts humides. –
Calyptophilus tertius — Calyptophile de la Selle, forêts
montagnardes. Points communs : endémisme haïtien,
insectivorie, plumage cryptique, vie forestière
montagnarde, sédentarité, discrétion,
dépendance aux habitats intacts. Diversité totale : 2 espèces,
toutes dans le super‑clade Passeroidea. |
|
Phaenicophilidés
(2 gen, 4 esp)
|
Phaenicophilus palmarum — palmchat haïtien
Phaenicophilus
poliocephalus — palmchat à tête grise
Xenoligea
montana — solitaire des montagnes
Microligea palustris — solitaire des marais |
Les
Phaenicophilidés sont strictement antillais, présents
uniquement sur l’île d’Hispaniola (Haïti + République
dominicaine). Ils occupent les forêts tropicales humides,
forêts sèches, lisières, zones arbustives,
montagnes humides, forêts de pins des Caraïbes, et les
milieux semi‑ouverts.
Taille 14 à 20 cm, poids 25 à 45 g. Corps compact, bec
robuste, queue moyenne. Silhouette typique des petits omnivores
arboricoles des Caraïbes.
Oiseaux omnivores‑insectivores : insectes, larves, fruits,
baies, parfois nectar. Vie arboricole, souvent en couples ou
petits groupes. Reproduction : nid en cuvette dans les arbres
ou buissons ; ponte de 2 à 3 œufs ; nourrissage biparental.
Territorialité modérée, comportement discret.
Les Phaenicophilidés sont célèbres pour leur distribution
ultra‑restreinte, limitée à Hispaniola, et pour leurs
plumages sombres avec marques faciales. Leur écologie est
unique : petits omnivores tropicaux occupant des habitats variés,
des forêts humides aux forêts de pins montagnardes. Leur statut de
famille endémique est remarquable.
Plumage gris, noir, olive, brun, parfois
avec des marques blanches ou jaunes sur la tête.
Motifs faciaux nets chez plusieurs espèces. Bec robuste,
épais, adapté à l’omnivorie. Dimorphisme sexuel faible.
Espèces strictement résidentes. Aucun déplacement migratoire
connu. Les populations restent sur leur île toute l’année, avec
seulement des déplacements locaux selon les ressources.
Les Phaenicophilidés regroupent 4 espèces dans deux genres :
– Phaenicophilus palmarum — palmchat haïtien, forêts humides
& sèches. – Phaenicophilus poliocephalus — palmchat à tête
grise, Hispaniola. – Xenoligea montana — solitaire des
montagnes, forêts de pins. – Microligea palustris — solitaire
des marais, forêts humides. Points communs : omnivorie,
plumages sombres, motifs faciaux, vie arboricole,
distribution strictement hispaniolaise, sédentarité,
habitats forestiers variés. Diversité totale : 4 espèces,
toutes dans le super‑clade Passeroidea. |
|
Mitrospingidés
(2 gen, 3 esp)
|
Mitrospingus cassinii — mitrospingus de Cassin
Mitrospingus
oleagineus — mitrospingus olivâtre
Lamprospiza
melanoleuca — lamprospize noir‑blanc
|
Les
Mitrospingidés sont strictement néotropicaux, présents au
Venezuela, Colombie, Équateur, Pérou,
Bolivie, Trinité‑et‑Tobago. Ils occupent les forêts
tropicales humides, forêts de piémont, lisières,
forêts de nuages, zones arbustives montagnardes, entre
500 et 2 000 m.
Taille 18 à 22 cm, poids 40 à 55 g. Corps robuste, bec
épais, queue moyenne. Silhouette de passereau forestier massif.
Oiseaux frugivores‑insectivores : fruits, baies, arthropodes,
larves. Vie arboricole, souvent en couples ou petits groupes.
Reproduction : nid en cuvette dans les arbres ; ponte de 2
à 3 œufs ; nourrissage biparental. Déplacements fréquents dans
la canopée et les étages moyens.
Les Mitrospingidés sont célèbres pour leur morphologie
robuste, leur plumage sombre, et leur statut
taxonomique récent : longtemps classés parmi les Thraupidés, ils
forment désormais une famille distincte. Leur écologie est
celle de frugivores forestiers des Andes et piémonts
tropicaux.
Plumage olive, brun, gris, noir, parfois
avec des marques jaunes ou orangées selon les espèces.
Bec épais, conique, adapté aux fruits et insectes.
Motifs faciaux discrets, plumage cryptique.Espèces strictement
résidentes. Aucun déplacement migratoire connu. Déplacements
locaux selon les ressources fruitières et la saison des pluies.
Les Mitrospingidés regroupent 3 espèces dans deux
genres : – Mitrospingus cassinii — cassin’s finch‑like
tanager, forêts humides andines. – Mitrospingus oleagineus —
olive‑backed mitrospingus, piémonts tropicaux. – Lamprospiza
melanoleuca — lamprospize noir‑blanc, forêts de
Trinité‑et‑Tobago. Points communs : frugivorie, plumage
sombre, morphologie robuste, vie arboricole,
distribution néotropicale, sédentarité, habitats
forestiers humides. Diversité totale : 3 espèces, toutes
dans le super‑clade Passeroidea. |
|
Embérizidés
(10 gen, 43 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Embérizidés
|
Bruant
zizi — Emberiza cirlus
Bruant jaune — Emberiza citrinella
Bruant ortolan — Emberiza hortulana
Bruant proyer — Emberiza calandra
Bruant
masqué — Emberiza spodocephala
Bruant à gorge blanche — Zonotrichia albicollis
Bruant à couronne blanche — Zonotrichia
leucophrys
Bruant familier — Passerella iliaca |
Les Embérizidés
sont paléarctiques et afrotropicaux, présents en Europe,
Afrique du Nord, Asie tempérée, Himalaya,
Sibérie, Japon, Corée, Chine, Mongolie,
Asie centrale, Moyen‑Orient, et une partie de l’Afrique
de l’Est. Ils occupent les prairies, steppes,
lisières, zones arbustives, cultures, montagnes,
forêts claires, marais, et les milieux ouverts.
Taille 12 à 18 cm, poids 15 à 35 g. Corps compact,
queue moyenne, bec conique granivore. Silhouette typique de petit
passereau terrestre ou semi‑arbustif.
Oiseaux granivores‑insectivores : graines, herbes, insectes,
larves, petits arthropodes. Vie terrestre ou arbustive,
souvent en couples ou petits groupes. Reproduction : nid en
cuvette dans les buissons ou au sol ; ponte de 3 à 5 œufs
; nourrissage biparental. Les mâles chantent depuis des perchoirs
élevés ou des fils électriques.
Les Embérizidés sont célèbres pour leurs motifs faciaux
contrastés : sourcils, moustaches, calottes, masques, souvent
très marqués. Plusieurs espèces montrent des dialectes régionaux
et des chants métalliques. Leur diversité écologique est
forte dans les steppes et les montagnes asiatiques.
Plumage brun, roux, gris, noir, souvent
strié, avec des motifs faciaux nets (jaune, blanc, noir). Bec
court, conique, granivore. Les mâles de certains
genres (ex. Emberiza citrinella) montrent des couleurs plus
vives.
Migration variable. Les espèces nordiques (ex. Emberiza
schoeniclus) sont migratrices, descendant vers l’Europe
de l’Ouest ou le bassin méditerranéen. Les espèces tempérées sont
partiellement migratrices. Les espèces montagnardes descendent
en altitude en hiver. Les espèces tropicales sont résidentes.
Les Embérizidés regroupent ≈ 45 espèces réparties dans
plusieurs genres majeurs : – Emberiza — genre principal,
motifs faciaux, steppes et forêts claires. – Miliaria —
bruant proyer, milieux agricoles. – Zonotrichia —
historiquement inclus, aujourd’hui Passerellidés (note
phylogénétique). – Melophus — bruant huppé, Asie. Points
communs : bec conique, granivorie, motifs faciaux,
plumage strié, chants métalliques, habitats ouverts,
diversité paléarctique. Diversité totale : ≈ 45 espèces,
toutes dans le super‑clade Passeroidea. |
|
Thraupidés
(102 gen, 382 esp) |
Tangara
seledon — tangara à tête verte
Tangara
chilensis — tangara évêque
Ramphocelus
carbo — tangara à bec d’argent
Ramphocelus dimidiatus — tangara à croupion
rouge
Thraupis episcopus — tangara évêque bleu
Thraupis palmarum — tangara palmiste
Dacnis cayana — dacnis bleu
Sporophila nigricollis — sporophile à collier
noir |
Les Thraupidés
sont strictement néotropicaux, présents en Amérique du Sud,
Amérique centrale, Caraïbes, Mexique, Andes,
Amazonie, Côte Pacifique, Côte Atlantique,
forêts tropicales, forêts de nuages, forêts sèches,
savannes, mangroves, zones arbustives,
montagnes jusqu’à 3 500 m. C’est l’une des familles les
plus répandues du Néotropique.
Taille 10 à 20 cm, poids 10 à 50 g. Corps compact, bec
variable (fin, épais, courbé selon les genres). Silhouette typique
des petits frugivores/insectivores tropicaux.
Oiseaux frugivores‑insectivores‑nectarivores : fruits, baies,
insectes, nectar, graines. Vie arboricole, souvent en couples
ou petits groupes. Reproduction : nid en cuvette dans les
arbres ou buissons ; ponte de 2 à 3 œufs ; nourrissage
biparental. Plusieurs espèces suivent les essaims de fourmis
ou fréquentent les fleurs pour le nectar.
Les Thraupidés sont célèbres pour leur diversité explosive
: plus de 380 espèces, avec des plumages spectaculaires
(bleu, vert, rouge, jaune, turquoise). Leur radiation évolutive
est l’une des plus rapides du monde avien. Ils montrent une
plasticité écologique extrême : frugivores, nectarivores,
insectivores, granivores. Leur diversité morphologique est immense.
Plumage bleu, vert, turquoise, rouge,
jaune, noir, multicolore, selon les genres. Les
tangaras du genre Tangara sont parmi les plus colorés du
monde. Bec fin, pointu, épais, conique,
courbé selon l’écologie (fruits, nectar, insectes). Motifs
faciaux souvent très marqués.
Migration faible. La majorité des espèces sont résidentes.
Quelques espèces andines effectuent des migrations altitudinales.
Les espèces des Caraïbes peuvent faire de courts déplacements
saisonniers. Aucune migration longue distance.
Les Thraupidés regroupent ≈ 380 espèces dans plus de
100 genres, dont les principaux : – Tangara — tangaras
multicolores, forêts humides. – Thraupis — tangaras bleus,
milieux forestiers et urbains. – Ramphocelus — tangaras
rouges et noirs, forêts secondaires. – Sporophila —
sporophiles granivores, savannes et zones ouvertes. – Dacnis
— dacnis bleus, nectarivores/insectivores. – Cyanerpes — guit‑guits,
nectarivores, plumages violets/bleus. – Coereba — sucrier à
ventre jaune, nectarivore généraliste. Points communs :
frugivorie‑insectivorie‑nectarivorie, plumages très colorés,
vie arboricole, distribution néotropicale,
sédentarité, diversité morphologique, radiation
évolutive massive. Diversité totale : ≈ 380 espèces,
toutes dans le super‑clade Passeroidea. |
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Cardinalidés
(14 gen, 53 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Cardinalidés
|
Cardinalis
cardinalis — cardinal rouge
Cardinalis sinuatus — cardinal du désert
Cardinalis phoeniceus — cardinal vermillon,
ou pape de Leclancher
Piranga rubra — piranga rouge
Piranga olivacea — piranga écarlate
Piranga ludoviciana — piranga de Louisiane
Pheucticus ludovicianus — gros-bec à poitrine
rose
Passerina ciris — passerin nonpareil
 |
Les Cardinalidés
sont strictement américains, présents du Canada méridional
jusqu’au Panama, aux Caraïbes, et dans une partie du
nord de l’Amérique du Sud. Ils occupent les forêts
tempérées, lisières, zones arbustives, milieux
ouverts, forêts tropicales, montagnes mexicaines,
savannes sèches, et les jardins suburbains. Leur
diversité maximale se trouve en Amérique centrale et au
Mexique.
Taille 12 à 25 cm, poids 20 à 60 g. Corps robuste, bec
épais et conique, tête souvent massive. Les plus grands (Piranga,
Cardinalis) dépassent nettement la taille des bruants.
Oiseaux granivores‑frugivores‑insectivores : graines, fruits,
baies, insectes, larves, petits arthropodes. Vie territoriale,
souvent en couples. Reproduction : nid en cuvette dans les
arbustes ou arbres bas ; ponte de 2 à 4 œufs ; nourrissage
biparental. Les mâles chantent depuis des perchoirs élevés, avec des
vocalisations puissantes et claires.
Les Cardinalidés sont célèbres pour leurs plumages rouges,
orangés, jaunes ou bleus, très vifs, chez les mâles de nombreux
genres. Ils sont aussi connus pour leurs chants mélodieux,
leur territorialité marquée, et leur rôle écologique dans la
dispersion des graines. Plusieurs espèces (Piranga) étaient
autrefois classées parmi les “tangaras”, mais la génétique les a
replacées dans les Cardinalidés.
Plumage rouge, écarlate, orangé, jaune,
bleu, noir, ou brun, selon les genres. Les
femelles sont souvent plus ternes. Bec épais, conique,
très puissant, adapté à la granivorie. Masques faciaux fréquents
chez Cardinalis.
Migration variable. Les espèces nord‑américaines (ex‑Piranga
rubra) sont migratrices, descendant en Amérique centrale.
Les espèces tropicales sont sédentaires. Certaines espèces
tempérées sont partiellement migratrices. Grande diversité de
stratégies selon les habitats.
Les Cardinalidés regroupent ≈ 50 espèces réparties
dans plusieurs genres majeurs : Cardinalis — cardinaux
rouges, très territoriaux ; Piranga — “tangaras” rouges et
jaunes, insectivores arboricoles ; Pheucticus — gros‑becs,
plumages contrastés ; Passerina — guiracas, mâles très
colorés ; Cyanocompsa — guiracas bleus ; Granatellus —
espèces tropicales colorées. Points communs : bec conique
puissant, plumages vifs, granivorie/frugivorie,
chants mélodieux, territorialité, diversité élevée en
Amérique centrale. Diversité totale : ≈ 50 espèces,
toutes dans le super‑clade Passeroidea. |
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Viduidés
(2 gen, 19 esp) |
Vidua
macroura — veuve dominicaine
Vidua paradisaea — veuve du paradis
Vidua chalybeata — veuve à tête bleue
Vidua interjecta — veuve intercalée |
Les Viduidés
sont strictement africains, présents en Afrique
subsaharienne, du Sénégal à l’Éthiopie, et jusqu’à
l’Afrique australe (Botswana, Namibie, Afrique du Sud). Ils
occupent les savannes, prairies, zones agricoles,
lisières, marécages, milieux ouverts et
bords de villages.
Taille 10 à 12 cm chez les femelles et les mâles hors saison
; jusqu’à 30 à 40 cm en plumage nuptial chez les mâles à
queue démesurée. Poids 12 à 20 g. Corps fin, bec conique,
queue variable.
Oiseaux granivores‑insectivores : graines, herbes, insectes
en saison de reproduction. Vie sociale, souvent en groupes.
Reproduction entièrement parasite : les Viduidés pondent
leurs œufs dans les nids de Estrildidés (amadines, capucins).
Les jeunes Viduidés imitent exactement les cris et
mouvements des jeunes hôtes pour être nourris. Ponte de 2 à 4
œufs par nid parasité.
Les Viduidés sont célèbres pour deux traits uniques : –
Parasitisme de couvée spécialisé, chaque espèce ciblant une
seule espèce d’Estrildidé. – Queues immenses des mâles en
plumage nuptial, parfois plus longues que le corps, utilisées
en parade aérienne. Ils sont aussi connus pour leur mimétisme
vocal : les jeunes apprennent les cris de l’espèce hôte.
Plumage noir, blanc, roux, brun, selon
les espèces. Les mâles nuptiaux montrent des queues
spectaculaires, des plumages contrastés, parfois des
colliers ou masques. Les femelles sont brunes et
cryptiques. Bec conique, granivore.
Migration variable. Plusieurs espèces sont nomades ou
erratiques, suivant les pluies et la disponibilité des
graines. Certaines sont partiellement migratrices selon les
saisons. Les espèces des savannes humides sont plus résidentes.
Les Viduidés regroupent ≈ 19 espèces dans deux genres
principaux : – Vidua — veuves classiques, queues immenses,
parasitisme strict. – Hypochera — veuves à queue plus courte,
parasitisme identique. Points communs : parasitisme de couvée,
mimétisme vocal, granivorie, queues nuptiales
spectaculaires, distribution africaine, vie sociale,
dimorphisme sexuel extrême. Diversité totale : ≈ 19
espèces, toutes dans le super‑clade Passeroidea. |
|
Peucedramidés
(1 gen, 1 esp) |
Peucedramus taeniatus — paruline à tête rayée |
Les
Peucedramidés sont strictement nord‑américains, présents
au Mexique, au Guatemala, au Honduras, au
Nicaragua, et localement dans le Sud‑Ouest des États‑Unis
(Arizona, Nouveau‑Mexique). Ils occupent les forêts de conifères,
forêts mixtes montagnardes, forêts de pins‑chênes,
entre 1 500 et 3 500 m.
Taille 12 à 14 cm, poids 8 à 12 g. Corps fin, bec
mince, queue moyenne. Silhouette de petit insectivore forestier
montagnarde.
Oiseau insectivore : arthropodes, larves, petits invertébrés,
capturés dans les aiguilles de conifères. Vie arboricole,
souvent en couples ou petits groupes. Reproduction : nid en
cuvette dans les conifères ; ponte de 3 à 4 œufs ;
nourrissage biparental. Dépendance forte aux forêts de pins.
Les Peucedramidés sont remarquables par leur statut
taxonomique unique : longtemps classés parmi les Parulidés, ils
forment aujourd’hui une famille isolée. Leur écologie est
très spécialisée : insectivore des conifères montagnards,
avec un comportement proche des roitelets et des parulidés, mais une
génétique distincte.
Plumage olive, jaune, gris, avec des bandes
faciales noires et une couronne orangée chez les mâles.
Dessous jaunâtres. Bec fin, pointu, insectivore.
Plumage contrasté mais discret dans les sous‑bois.
Migration partielle. Les populations du Sud‑Ouest des
États‑Unis descendent vers le Mexique en hiver. Les
populations mexicaines et centraméricaines sont résidentes ou
effectuent de courts déplacements altitudinaux.
Les Peucedramidés ne comprennent qu’une seule espèce,
dans un seul genre : – Peucedramus taeniatus — crested
warbler, insectivore des conifères montagnards. Points communs
(famille monotypique) : insectivorie, plumage olive‑jaune,
bandes faciales, vie arboricole, habitats
montagnards de conifères, migration partielle,
endémisme nord‑américain, statut taxonomique isolé.
Diversité totale : 1 espèce, dans le super‑clade
Passeroidea. |
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Parulidés
(18 gen, 119 esp) |
Setophaga
ruticilla — paruline flamboyante
Setophaga coronata — paruline à croupion jaune
Setophaga
petechia — paruline jaune
Setophaga magnolia — paruline à tête cendrée
Mniotilta varia — paruline noir et blanc
Geothlypis trichas — paruline masquée
Cardellina canadensis — paruline du Canada
Leiothlypis peregrina — paruline obscure Setophaga
adelaidea — fauvette d'Adelaïde
 |
Les Parulidés
sont strictement américains, présents en Amérique du Nord,
Amérique centrale, Caraïbes, Amérique du Sud.
Très répandus au Canada, États‑Unis, Mexique,
Antilles, Amérique centrale, Andes, Amazonie,
forêts tropicales, forêts tempérées, forêts de
conifères, forêts de nuages, mangroves, zones
arbustives, lisières, parcs, jardins.
Taille 10 à 15 cm, poids 8 à 15 g. Corps fin, bec
mince, queue moyenne. Silhouette typique des petits insectivores
arboricoles.
Oiseaux insectivores : insectes, larves, araignées, parfois
nectar ou fruits. Vie arboricole, très active, se déplaçant
rapidement dans les feuillages. Reproduction : nid en cuvette
dans les arbres ou buissons ; ponte de 3 à 5 œufs ;
nourrissage biparental. Territorialité marquée chez les mâles
chanteurs.
Les Parulidés sont célèbres pour leurs chants complexes,
leurs plumages colorés, et leur diversité écologique.
Plusieurs espèces montrent des migrations massives (ex.
Setophaga striata). Leur comportement est très actif, avec des
techniques de chasse variées : gleaning, hover‑gleaning,
sallying. Leur radiation évolutive est l’une des plus importantes du
Nouveau Monde.
Plumage jaune, bleu, vert, noir,
blanc, roux, selon les genres. Motifs faciaux nets :
masques, barres alaires, gorges colorées. Bec
fin, pointu, insectivore. Dimorphisme sexuel variable :
mâles souvent plus colorés.
Migration très marquée chez les espèces nord‑américaines :
migrations longue distance vers l’Amérique centrale et
l’Amérique du Sud. Les espèces tropicales sont résidentes.
Les espèces montagnardes effectuent des migrations altitudinales.
Certaines espèces sont partiellement migratrices selon les
ressources.
Les Parulidés regroupent ≈ 120 espèces dans plusieurs
genres majeurs : – Setophaga — le plus grand genre,
nombreuses espèces nord‑américaines très colorées. – Geothlypis
— parulines masquées, milieux humides. – Cardellina —
parulines rouges/noires, forêts montagnardes. – Mniotilta —
paruline rayée, insectivore spécialisée. – Oreothlypis —
petites parulines des forêts tempérées. Points communs :
insectivorie, plumages colorés, chants complexes,
vie arboricole, migration fréquente, distribution
américaine, activité élevée, diversité écologique.
Diversité totale : ≈ 120 espèces, toutes dans le super‑clade
Passeroidea. |
|
Dicéidés
(2 gen, env 48 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Dicéidés
|
Dicaeum
trigonostigma — dicée à dos
orange
Dicaeum cruentatum — dicée écarlate
Dicaeum ignipectus — dicée à poitrine de feu
Dicaeum pygmaeum — dicée pygmée
Prionochilus maculatus — prionochile tacheté
Prionochilus olivaceus — prionochile olivâtre
Prionochilus percussus — prionochile à gorge jaune
Prionochilus thoracicus — prionochile à poitrine
rousse
|
Les Dicéidés
sont asiatiques et australo‑océaniens, présents en Inde,
Sri Lanka, Himalaya, Chine du Sud, Taïwan,
Philippines, Indonésie, Malaisie,
Papouasie‑Nouvelle‑Guinée, Australie, et de nombreuses
îles du Pacifique. Ils occupent les forêts tropicales humides,
forêts secondaires, lisières, mangroves,
forêts de montagne, et les zones arborées riches en fleurs et
fruits.
Taille 7 à 12 cm, poids 5 à 15 g. Ce sont parmi les
plus petits passereaux du monde. Corps minuscule, bec court et
fin, silhouette compacte. Les Prionochilus sont légèrement
plus trapus que les Dicaeum.
Oiseaux nectarivores‑frugivores‑insectivores : nectar, petits
fruits, baies, pollen, arthropodes minuscules. Vie arboricole,
très active, se déplaçant rapidement entre les fleurs. Reproduction
: nid en petite poche ou sac suspendu, souvent très
finement tissé ; ponte de 2 à 3 œufs ; nourrissage
biparental. Comportement discret mais très mobile.
Les Dicéidés sont célèbres pour leur taille minuscule,
leur rôle essentiel dans la pollinisation des plantes
tropicales, et leurs plumages vifs chez les mâles. Ils
possèdent un bec très court, unique parmi les nectarivores,
ce qui les distingue des sucriers et des méliphages. Leur capacité à
consommer des fruits microscopiques (ex. figues minuscules)
est exceptionnelle.
Plumage rouge, écarlate, orange, jaune,
bleu, vert, ou noir, selon les espèces. Les
mâles sont souvent très colorés, les femelles plus ternes. Bec
court, fin, légèrement incurvé, adapté au nectar et aux
petits fruits. Yeux sombres, masque facial parfois marqué.
Espèces strictement sédentaires. Déplacements locaux selon la
floraison et la disponibilité des fruits. Les espèces montagnardes
peuvent descendre légèrement en altitude en saison sèche. Aucune
migration longue.
Les Dicéidés regroupent ≈ 50 espèces dans deux genres
principaux : – Dicaeum — flowerpeckers classiques, très
diversifiés, plumages vifs, nectarivores. – Prionochilus —
espèces plus trapues, spécialisées dans les fruits minuscules, Asie
du Sud‑Est.
Points communs : taille minuscule, nectarivorie/frugivorie,
plumages colorés, nids en poche, vie arboricole,
rôle dans la pollinisation, distribution
asiatique‑océanienne. Diversité totale : ≈ 50 espèces,
toutes dans le super‑clade Passeroidea. |
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Motacillidés
(2 gen, env 65 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Motacillidés |
Motacilla alba
— bergeronnette grise
Motacilla flava — bergeronnette printanière
Motacilla cinerea — bergeronnette des ruisseaux
Motacilla capensis — bergeronnette du Cap
Anthus pratensis — pipit farlouse
Anthus trivialis — pipit des arbres
Anthus spinoletta — pipit spioncelle
Anthus cervinus — pipit à gorge rousse
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Les Motacillidés
sont presque cosmopolites, présents en Europe,
Afrique, Asie, Océanie, Amérique du Nord
(quelques espèces), et Amérique du Sud (rare). Très répandus
dans les milieux ouverts : prairies, savannes,
zones agricoles, bords d’eau, marécages,
toundra, montagnes jusqu’à 4 000 m.
Taille 14 à 20 cm, poids 18 à 35 g. Corps élancé,
queue longue, bec fin. Silhouette typique des insectivores
terrestres.
Oiseaux insectivores : insectes, larves, petits invertébrés,
parfois graines. Vie terrestre, marchant ou trottant au sol.
Reproduction : nid en cuvette au sol ou dans les herbes ;
ponte de 4 à 6 œufs ; nourrissage biparental. Territorialité
modérée, chants souvent émis en vol nuptial.
Les Motacillidés sont célèbres pour leur queue longue
utilisée dans l’équilibre, leurs mouvements de pompage du
corps, et leurs vols nuptiaux spectaculaires chez les pipits.
Leur écologie est très liée aux milieux ouverts et aux
bords d’eau pour les bergeronnettes.
Plumage gris, jaune, blanc, noir,
brun, selon les genres. Les bergeronnettes (Motacilla)
montrent des plumages contrastés (gris, jaune, noir). Les
pipits (Anthus) ont un plumage brun‑rayé cryptique. Bec
fin, pointu, insectivore.
Migration très marquée chez les espèces nordiques :
migrations longue distance vers l’Afrique et l’Asie du Sud.
Les espèces tempérées sont partiellement migratrices. Les
espèces tropicales sont résidentes. Plusieurs pipits sont
erratiques selon les ressources.
Les Motacillidés regroupent ≈ 65 espèces dans deux
genres principaux : – Motacilla — bergeronnettes,
plumages contrastés, bords d’eau. – Anthus — pipits,
plumages bruns, milieux ouverts. Points communs : insectivorie,
queue longue, mouvements de pompage, vie terrestre,
milieux ouverts, migration fréquente, plumages
contrastés ou cryptiques, vols nuptiaux. Diversité totale
: ≈ 65 espèces, toutes dans le super‑clade Passeroidea. |
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Prunellidés
(1 gen, 13 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Prunellidés |
Prunella modularis —
accenteur mouchet
Prunella
collaris — accenteur alpin
Prunella
montanella — accenteur montanelle
Prunella
atrogularis — accenteur à gorge noire
Prunella
fulvescens — accenteur fuligineux
Prunella immaculata — accenteur immaculé
Prunella rubeculoides — accenteur rougegorge
Prunella
strophiata — accenteur à collier |
Les Prunellidés
sont strictement paléarctiques, présents en Europe,
Asie tempérée, Himalaya, Sibérie, Asie centrale,
Mongolie, Chine, Japon. Ils occupent les
forêts montagnardes, lisières, zones arbustives,
landes, rochers, toundra alpine, villages,
jardins, et les milieux ouverts froids jusqu’à
4 500 m.
Taille 13 à 18 cm, poids 18 à 35 g. Corps compact, bec
fin, queue moyenne. Silhouette typique des petits
insectivores/granivores montagnards.
Oiseaux insectivores‑granivores : insectes, larves, graines,
baies. Vie terrestre et arbustive, souvent discrète.
Reproduction : nid en cuvette dans les buissons ou rochers ;
ponte de 3 à 5 œufs ; nourrissage biparental. Plusieurs
espèces montrent des systèmes reproducteurs complexes
(polyandrie, polygynie chez l’accenteur mouchet).
Les Prunellidés sont célèbres pour leur plumage discret,
leur comportement furtif, et surtout leurs systèmes
sociaux atypiques : certains accenteurs ont des mating
systems parmi les plus complexes des passereaux. Leur écologie
est très liée aux milieux froids et montagnards.
Plumage gris, brun, roux, olive, avec
des rayures fines. Motifs faciaux discrets. Bec fin,
pointu, insectivore. Dimorphisme sexuel faible.
Migration variable. Les espèces nordiques sont migratrices,
descendant vers l’Europe ou l’Asie du Sud. Les espèces tempérées
sont partiellement migratrices. Les espèces montagnardes
effectuent des migrations altitudinales. Certaines
populations sont résidentes.
Les Prunellidés regroupent ≈ 13 espèces dans un seul
genre : – Prunella modularis — accenteur mouchet, Europe. –
Prunella collaris — accenteur alpin, montagnes d’Europe et
d’Asie. – Prunella montanella — accenteur de Sibérie. –
Prunella strophiata — accenteur à gorge rousse, Himalaya. –
Prunella fulvescens — accenteur fuligineux, Asie centrale.
Points communs : insectivorie‑granivorie, plumage
cryptique, vie discrète, milieux froids et montagnards,
migration fréquente, systèmes sociaux complexes,
distribution paléarctique. Diversité totale : ≈ 13 espèces,
toutes dans le super‑clade Passeroidea → Emberizoidea. |
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