Passéroidea

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Classification récente  ()
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Oiseaux-Passériformes-Oscines-Passeroidea
()

 

Familles

Espèces representatives

Description

Régulidés
(2 gen, 6 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Régulidés

 

Regulus regulus Roitelet huppé
 Regulus ignicapilla Roitelet triple‑bandeau
 Regulus calendula Roitelet à couronne rubis
 Regulus satrapa Roitelet à couronne dorée

Les Régulidés sont holarctiques, présents en Europe, Afrique du Nord, Asie tempérée, Himalaya, Sibérie, Chine, Corée, Japon, Amérique du Nord. Ils occupent les forêts de conifères, forêts mixtes, lisières, parcs, jardins, et les milieux montagnards jusqu’à 2 500 m.
Taille 8 à 11 cm, poids 4 à 7 g. Ce sont parmi les plus petits passereaux du monde. Corps minuscule, queue courte, bec très fin. Silhouette légère et hyperactive.
Oiseaux insectivores : insectes, larves, araignées, petits arthropodes. Vie hyperactive, fouillant les aiguilles de conifères et les feuillages denses. Reproduction : nid en petite coupe suspendue, très fine, souvent dans les conifères ; ponte de 7 à 12 œufs (record chez les passereaux de cette taille) ; nourrissage biparental. Territorialité modérée, activité constante.
Les Régulidés sont célèbres pour leur minuscule taille, leur activité incessante, et leur crête colorée (jaune ou orange) chez les mâles. Leur chant aigu, presque ultrasonique, est typique. Leur capacité à survivre dans les hivers froids malgré leur taille est remarquable : ils augmentent leur métabolisme et se regroupent pour dormir.
Plumage vert‑olive, gris, blanc, avec une crête jaune ou orange chez les mâles (roitelet huppé). Dessous clairs. Bec très fin, pointu, adapté à l’insectivorie. Motifs faciaux nets : bande oculaire sombre, sourcil pâle.
Migration variable. Les populations nordiques sont migratrices, descendant vers l’Europe de l’Ouest, le bassin méditerranéen ou l’Asie du Sud. Les populations tempérées sont partiellement migratrices. Les populations montagnardes effectuent des migrations altitudinales. Les espèces américaines sont en majorité résidentes.
Les Régulidés regroupent 6 espèces dans deux genres : – Regulus — roitelets, Europe, Asie, Amérique du Nord ; crête colorée, taille minuscule. – Corthylio — roitelet à couronne rubis, Amérique du Nord ; crête rouge chez le mâle. Points communs : taille minuscule, insectivorie, crête colorée, activité constante, chant aigu, milieux forestiers, migration fréquente, distribution holarctique. Diversité totale : 6 espèces, toutes dans le super‑clade Muscicapoidea.

Passéridés
(8 gen, 42 esp)
 

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Passéridés

 


 

Passer domesticus Moineau domestique
 Passer montanus Moineau friquet
 Passer hispaniolensis Moineau espagnol
Passer luteus
Moineau doré
 Passer melanurus Moineau à dos jaune
Passer flaveolus
Moineau pâle
Passer griseus
Moineau gris
 Passer simplex Moineau du désert

 Passer simplex Moineau du désert

Les Passéridés sont originaires de l’Ancien Monde, présents naturellement en Europe, Asie, Afrique et au Moyen‑Orient, avec une diversité maximale dans les régions paléarctiques, éthiopiennes et orientales ; plusieurs espèces comme Passer domesticus et Passer montanus ont été introduites par l’homme dans les Amériques, en Australie et dans de nombreuses îles, ce qui leur confère aujourd’hui une distribution presque cosmopolite .
Les Passéridés sont de petits oiseaux trapus, mesurant généralement 12 à 18 cm pour un poids variant de 20 à 40 g, avec un corps compact, des ailes courtes et un bec épais adapté à la consommation de graines ; cette morphologie est typique des moineaux de l’Ancien Monde .
Les Passéridés sont grégaires, diurnes et très adaptables, vivant souvent à proximité de l’homme ; leur régime est principalement granivore, complété par des insectes en période de reproduction ; ils nichent dans des cavités, des arbres, des bâtiments ou des structures humaines, pondant généralement 3 à 6 œufs ; leur reproduction est rapide, permettant plusieurs nichées par an, ce qui explique le succès d’espèces comme Passer domesticus .
Les Passéridés se distinguent par leur forte capacité d’adaptation aux milieux anthropisés, leur comportement social développé, leur chant simple, leur bec conique puissant et leur aptitude à coloniser des environnements variés, depuis les zones désertiques jusqu’aux grandes villes ; ils sont également connus pour leur plasticité écologique, leur permettant de survivre dans des habitats très différents.
Le plumage des Passéridés est généralement brun, gris ou beige, souvent discret, avec parfois des motifs contrastés chez les mâles ; le bec est court, conique et très robuste, spécialisé pour casser les graines, caractéristique majeure de la famille ; cette morphologie est un critère clé pour distinguer les Passéridés des moineaux du Nouveau Monde (Emberizidae)
La majorité des Passéridés sont sédentaires, notamment les espèces urbaines comme Passer domesticus ; certaines espèces vivant en altitude ou en zones froides peuvent effectuer de courtes migrations ou des déplacements saisonniers, mais la famille ne compte pas de grands migrateurs au sens strict ; leur succès repose surtout sur leur capacité à rester toute l’année dans des habitats variés.
Les Passéridés partagent une morphologie compacte, un bec conique granivore, un comportement social, une forte tolérance aux milieux ouverts et une adaptation aux zones urbaines ; la famille comprend environ 40 à 50 espèces selon les classifications, réparties dans 8 à 11 genres, dont Passer (le plus diversifié), Gymnoris, Montifringilla, Pyrgilauda et Carpospiza ; la classification IOC recense 8 genres et environ 50 espèces , tandis que d’autres sources comme ADW mentionnent 11 genres et 40 espèces

Plocéidés
(15 gen, 122 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Plocéidés

 

 Ploceus cucullatustisserin à tête noire
Ploceus nigricollis
tisserin à collier noir
 Ploceus subpersonatustisserin à masque jaune
Ploceus castaneiceps
tisserin à tête châtain
Quelea quelea
queléa à bec rouge
 Quelea erythropsqueléa à tête rouge
Malimbus rubricollis
malimbus à collier rouge
Euplectes aferveuve noire d’Afrique

 

Les Plocéidés sont africains, asiatiques et insulaires, présents en Afrique subsaharienne, Madagascar, Comores, Mascareignes, Inde, Sri Lanka, Asie du Sud‑Est, Indonésie, Philippines. Quelques espèces ont été introduites dans les Caraïbes, Hawaï, Océanie. Ils occupent les savannes, prairies, zones agricoles, forêts claires, lisières, marécages, parcs, jardins, et les milieux ouverts.
Taille 10 à 18 cm, poids 12 à 40 g. Corps trapu, bec conique puissant, queue courte. Silhouette typique des petits granivores coloniaux.
Oiseaux granivores‑insectivores : graines, herbes, céréales, insectes en saison de reproduction. Vie sociale, souvent en groupes ou colonies. Reproduction : nid en boule tressée extrêmement élaborée, suspendu aux branches ou aux roseaux ; ponte de 2 à 5 œufs ; nourrissage biparental. Les mâles construisent des nids complexes pour attirer les femelles.
Les Plocéidés sont célèbres pour leurs nids tressés parmi les plus sophistiqués du monde avien : véritables structures architecturales avec tunnels d’entrée, chambres internes, tressage serré. Plusieurs espèces montrent des plumages nuptiaux jaunes ou rouges très vifs. Leur vie coloniale est spectaculaire, avec des centaines de nids sur un même arbre.
Plumage jaune, rouge, noir, brun, olive, selon les genres. Les mâles nuptiaux sont souvent très colorés. Les femelles sont plus brunes et cryptiques. Bec conique, épais, granivore. Yeux sombres, motifs faciaux nets chez plusieurs espèces.
Migration variable. La majorité des espèces africaines sont résidentes, effectuant seulement des déplacements locaux selon les pluies. Quelques espèces asiatiques sont partiellement migratrices. Les espèces insulaires sont strictement sédentaires.
Les Plocéidés regroupent ≈ 120 espèces dans plusieurs genres majeurs : – Ploceus — tisserins classiques, nids tressés, Afrique & Asie. – Quelea — quelea, oiseaux granivores en immenses colonies, Afrique. – Malimbus — tisserins rouges et noirs, forêts africaines. – Euplectes — veuves, longues plumes caudales chez les mâles. Points communs : granivorie, nids tressés, vie coloniale, plumages nuptiaux vifs, distribution afro‑eurasienne, fort dimorphisme sexuel, adaptation aux milieux ouverts. Diversité totale : ≈ 120 espèces, toutes dans le super‑clade Passeroidea.

Estrildidés
(34 gen, 145 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Estrildidés

 Estrilda astrildastrild ondulé
Estrilda troglodytes
astrild à joues noires
 Estrilda melpodaastrild à croupion orange
 Estrilda paludicolaastrild des marais
Lonchura punctulata
capucin damier
 Lonchura majacapucin à tête blanche
Lonchura atricapilla
capucin à tête noire
 Taeniopygia guttatadiamant mandarin

 Les Estrildidés sont afro‑asiatiques et australo‑océaniens, présents en Afrique subsaharienne, Madagascar, Inde, Sri Lanka, Asie du Sud‑Est, Indonésie, Philippines, Papouasie‑Nouvelle‑Guinée, Australie, et de nombreuses îles du Pacifique. Ils occupent les savanes, prairies, zones arbustives, lisières, forêts claires, zones agricoles, villages, et les milieux humides.
Taille 8 à 15 cm, poids 7 à 20 g. Corps petit, compact, bec court et épais, silhouette typique de granivore tropical. Les espèces australiennes peuvent être légèrement plus robustes.
Oiseaux granivores‑insectivores : graines fines, herbes, graminées, petits insectes. Vie sociale, souvent en groupes ou colonies. Reproduction : nid en boule, dôme, ou structure tissée, parfois très élaborée ; ponte de 4 à 6 œufs ; nourrissage biparental. Plusieurs espèces nichent en colonies dans les herbes hautes ou les buissons.
Les Estrildidés sont célèbres pour leurs plumages colorés, leurs motifs faciaux nets, et leur comportement social très développé. Ils produisent des vocalisations fines, parfois métalliques. Leur diversité est immense en Afrique et en Australie. Certains genres (ex. Taeniopygia) sont devenus des modèles scientifiques en neurobiologie du chant.
Plumage rouge, orange, jaune, bleu, noir, blanc, brun, selon les espèces. Motifs faciaux fréquents : masques, sourcils, joues colorées. Bec court, épais, granivore, souvent rouge, orange, ou noir. Les espèces australiennes montrent des motifs très contrastés.
Majoritairement sédentaires. Certaines espèces africaines suivent les pluies et les cycles de germination, avec des déplacements locaux importants. Les espèces australiennes peuvent effectuer des migrations irrégulières selon les ressources. Aucune migration longue.
Les Estrildidés regroupent ≈ 140 espèces réparties dans plusieurs genres majeurs : – Estrilda — bengalis africains, plumages fins, bandes faciales. – Lonchura — capucins, très diversifiés, Asie et Océanie. – Taeniopygia — diamant mandarin, Australie, espèce modèle. – Erythrura — diamantins verts et rouges, îles du Pacifique. – Amadina — amadines africaines, plumages tachetés. Points communs : granivorie, plumages colorés, vie sociale, nids en boule, motifs faciaux, diversité afro‑asiatique, petite taille, bec épais. Diversité totale : ≈ 140 espèces, toutes dans le super‑clade Passeroidea.

Fringillidés
(50 gen, 240 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Fringillidés

 

 Pinson des arbresFringilla coelebs
Pinson du Nord
Fringilla montifringilla
Chardonneret élégant
Carduelis carduelis
Serin ciniSerinus serinus
Bouvreuil pivoine
Pyrrhula pyrrhula
Roselin pourpré
Carpodacus purpureus
 Euphonia violacéeEuphonia violacea
 Chlorophonie à ventre jauneChlorophonia flavirostris

 Les Fringillidés sont holarctiques, afro‑eurasiens et américains, présents en Europe, Afrique du Nord, Afrique de l’Est, Asie tempérée, Himalaya, Sibérie, Chine, Corée, Japon, Asie du Sud‑Est, Inde, Amérique du Nord, Amérique centrale, Amérique du Sud, Caraïbes, Madagascar. Ils occupent les forêts, lisières, zones arbustives, prairies, montagnes, parcs, jardins, milieux ouverts et zones agricoles.
Taille 10 à 20 cm, poids 12 à 40 g. Corps trapu, bec conique puissant, queue courte ou moyenne. Silhouette typique des granivores arboricoles.
Oiseaux granivores‑insectivores : graines, bourgeons, cônes, fruits, insectes en saison de reproduction. Vie arboricole, souvent en groupes hors reproduction. Reproduction : nid en cuvette dans les arbres ou buissons ; ponte de 3 à 5 œufs ; nourrissage biparental. Territorialité modérée, chants variés.
Les Fringillidés sont célèbres pour leur bec conique puissant, leur capacité à décortiquer les graines, et leurs plumages colorés (rouges, jaunes, verts). Plusieurs espèces montrent des adaptations extrêmes : bec croisé des sapins, tarins acrobates, chardonnerets spécialisés sur les chardons. Leur diversité vocale est très forte.
Plumage rouge, jaune, vert, bleu, noir, brun, selon les genres. Les mâles sont souvent plus colorés. Bec conique, épais, granivore ; chez les Loxia, le bec est croisé pour ouvrir les cônes. Motifs faciaux nets chez plusieurs espèces (masques, barres alaires).
Migration variable. Les espèces nordiques sont migratrices, descendant vers l’Europe ou l’Asie du Sud. Les espèces tempérées sont partiellement migratrices. Les espèces tropicales sont résidentes. Les espèces montagnardes effectuent des migrations altitudinales. Certaines espèces sont erratiques selon la disponibilité des graines (tarins, becs‑croisés).
Les Fringillidés regroupent ≈ 230 espèces dans plusieurs genres majeurs : – Fringilla — pinsons, Europe & Asie, plumages contrastés. – Carduelis — chardonnerets, tarins, granivores fins. – Spinus — tarins américains et eurasiens, acrobates arboricoles. – Loxia — becs‑croisés, cônes de conifères, adaptations extrêmes. – Haemorhous — roselins américains, plumages rouges. Points communs : granivorie, bec conique, plumages colorés, chants variés, vie arboricole, migration fréquente, distribution mondiale, fort dimorphisme sexuel. Diversité totale : ≈ 230 espèces, toutes dans le super‑clade Passeroidea.

Passerellidés
(22 gen, 140 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Passerellidés

 Calcarius lapponicus bruant lapon
 Calcarius pictusbruant peint
Calcarius ornatus
bruant orné
Rhynchophanes mccownii
bruant de McCown
Junco hyemalisjunco ardoisé
Junco phaeonotus
junco à dos brun
Passerella iliaca
bruant fauve
Pipilo erythrophthalmus
tohi à flancs roux


 Les Passerellidés sont strictement américains, présents du Grand Nord canadien et de l’Alaska jusqu’au Mexique, aux Caraïbes, et au nord de l’Amérique du Sud. Ils occupent les forêts boréales, prairies, toundras, déserts, zones arbustives, montagnes, marais, forêts tempérées, et les milieux ouverts. C’est la grande famille des bruants américains, remplaçant les Emberizidés du Nouveau Monde.
Taille 12 à 20 cm, poids 15 à 40 g. Corps compact, queue moyenne, bec conique granivore, silhouette typique de petit passereau terrestre. Variabilité modérée selon les genres.
Oiseaux granivores‑insectivores : graines, herbes, insectes, larves, petits arthropodes. Vie terrestre ou semi‑arbustive, souvent en couples ou petits groupes. Reproduction : nid en cuvette dans les buissons, herbes ou arbres bas ; ponte de 3 à 5 œufs ; nourrissage biparental. Les mâles chantent depuis des perchoirs élevés ou en vol court.
Les Passerellidés sont célèbres pour leur diversité écologique et leurs chants complexes. Plusieurs espèces montrent des dialectes régionaux. Certains groupes (ex‑Calcariidés) sont adaptés aux milieux froids et aux prairies nordiques. D’autres sont spécialisés dans les déserts ou les montagnes. Leur radiation évolutive en Amérique est l’une des plus vastes chez les Passeroidea.
Plumage brun, gris, roux, noir, souvent strié, cryptique, avec parfois des motifs faciaux marqués. Bec court, conique, granivore. Variabilité importante selon les genres : certains très sobres, d’autres plus contrastés.
Migration variable. Les espèces boréales et des prairies (ex‑Calcarius lapponicus) sont fortement migratrices, descendant jusqu’aux États‑Unis ou au Mexique. Les espèces tropicales sont sédentaires. Les espèces tempérées sont partiellement migratrices. Grande diversité de stratégies.
Les Passerellidés regroupent plus de 130 espèces réparties dans plusieurs genres majeurs : Zonotrichia — bruants à couronne, chants puissants ; Spizella — petits bruants graciles ; Junco — juncos, plumage sombre, habitats froids ; Melospiza — bruants chanteurs, milieux humides ; Pipilo — tohis, habitats denses ; Passerella — bruants fauves ; Calcarius — anciens “Calcariidés”, milieux froids ; Rhynchophanes — prairies nord‑américaines. Points communs : bec conique, granivorie, plumage cryptique, chants structurés, adaptation aux milieux ouverts, diversité écologique élevée. Diversité totale : ≈ 130 espèces, toutes dans le super‑clade Passeroidea.

Buphagidés
(1 gen, 2 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Buphagidés

 Buphagus erythrorhynchuspique‑bœuf à bec rouge Buphagus africanuspique‑bœuf à bec jaune

     

 

Les Buphagidés sont strictement africains, présents dans les savannes, prairies arborées, zones ouvertes, bushveld, et les écosystèmes à grands herbivores de l’Afrique subsaharienne. On les trouve du Soudan à l’Afrique de l’Est, en Afrique australe, et dans certaines régions de l’Afrique de l’Ouest.
Taille 20 à 23 cm, poids 45 à 60 g. Corps allongé, queue moyenne, bec robuste et coloré, pattes adaptées à l’adhérence sur la peau des grands mammifères. Silhouette de passereau terrestre mais comportement très spécialisé.
Oiseaux insectivores spécialisés : tiques, larves, parasites cutanés, mouches piqueuses, sang coagulé. Ils vivent sur le dos des grands herbivores (buffles, rhinocéros, girafes, zèbres, antilopes). Reproduction : nid en cavité ou trou d’arbre ; ponte de 2 à 3 œufs ; nourrissage biparental. Vie sociale en petits groupes.
Les Buphagidés sont célèbres pour leur mutualisme avec les grands mammifères : ils retirent les parasites, alertent parfois en cas de danger, et profitent d’une nourriture abondante. Leur bec est adapté à ouvrir la peau pour atteindre les parasites ou le sang, ce qui en fait un cas unique chez les passereaux. Leur comportement “perché sur les animaux” est l’un des plus emblématiques de la faune africaine.
Plumage brun, fauve, ocre, uniforme. Yeux rouges ou jaunes selon l’espèce. Bec épais, coloré, souvent rouge‑jaune ou orange, parfaitement adapté à extraire les parasites. Aspect sobre mais très reconnaissable.
Espèces sédentaires. Déplacements locaux en fonction des troupeaux d’herbivores, mais aucune migration longue distance. Leur distribution dépend fortement des grands mammifères présents.
Les Buphagidae comprennent 2 espèces uniques : Buphagus erythrorhynchus — Piquebœuf à bec rouge, Afrique de l’Est et australe ; Buphagus africanus — Piquebœuf à bec jaune, Afrique de l’Ouest et du Centre. Points communs : mutualisme avec les grands herbivores, régime parasitaire, plumage uniforme, bec coloré, vie sociale, absence de migration, spécialisation extrême. Diversité totale : 2 espèces, mais une niche écologique très marquée et unique au monde.

Ictéridés
(33 gen, 109 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Ictéridés

 

 Agelaius phoeniceus carouge à épaulettes
 Quiscalus quisculaquiscale bronzé
Icterus galbula
oriole de Baltimore
Molothrus atervacher à tête brune
Euphagus cyanocephalus
quiscale à tête brillante
Sturnella magna
sturnelle des prés
Xanthocephalus xanthocephalus
carouge à tête jaune
 Icterus pustulatusoriole à dos rayé

 

 Les Ictéridés sont strictement américains, présents en Amérique du Nord, Amérique centrale et Amérique du Sud. Très répandus aux États‑Unis, Mexique, Caraïbes, Amérique centrale, Amazonie, Andes, Pampa, Patagonie. Ils occupent les forêts, marécages, prairies, zones agricoles, mangroves, savannes, parcs, jardins, et les milieux ouverts.
Taille 15 à 50 cm, poids 30 à 250 g selon les genres. Corps robuste, bec fort, queue moyenne ou longue. Silhouette typique des passereaux de taille moyenne à grande.
Oiseaux omnivores‑insectivores : insectes, fruits, graines, nectar, petits invertébrés. Vie sociale fréquente, souvent en groupes. Reproduction : nid en cuvette ou suspendu, parfois très élaboré (troupiales). Ponte de 2 à 5 œufs ; nourrissage biparental. Territorialité variable selon les espèces.
Les Ictéridés sont célèbres pour leurs plumages contrastés (noir‑jaune‑orange), leurs chants puissants, et leurs comportements sociaux. Plusieurs espèces montrent des adaptations extrêmes : vachers parasites de couvée, troupiales tisserands, quiscales très vocaux. Leur diversité écologique est remarquable.
Plumage noir, jaune, orange, rouge, brun, selon les genres. Les mâles sont souvent très colorés. Bec fort, pointu, omnivore. Motifs faciaux nets chez plusieurs espèces (masques, épaules colorées).
Migration variable. Les espèces nord‑américaines sont migratrices, descendant vers le sud en hiver. Les espèces tropicales sont résidentes. Les espèces tempérées sont partiellement migratrices. Les espèces montagnardes effectuent des migrations altitudinales.
Les Ictéridés regroupent ≈ 110 espèces dans plusieurs genres majeurs : – Icterus — orioles du Nouveau Monde, plumages orange/noir. – Quiscalus — quiscales, plumages noirs irisés, vocalisations puissantes. – Agelaius — carouges, épaules colorées, milieux humides. – Molothrus — vachers, parasites de couvée. – Sturnella — sturnelles, prairies, poitrine jaune. Points communs : omnivorie, plumages contrastés, chants puissants, vie sociale, adaptations écologiques variées, distribution américaine, migration fréquente. Diversité totale : ≈ 110 espèces, toutes dans le super‑clade Passeroidea.

Ictériidés
(1 gen, 1 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Ictériidés


 

Icteria virensictérie polyglotte

Les Ictériidés sont strictement nord‑américains, présents aux États‑Unis, au Mexique et localement au Canada. Ils occupent les fourrés denses, lisières, zones arbustives humides, ripisylves, prairies avec buissons, marécages arbustifs, et les milieux semi‑ouverts riches en végétation basse.
Taille 18 à 20 cm, poids 23 à 30 g. Corps élancé, queue moyenne, bec fort et légèrement incurvé. Silhouette atypique pour un « parulidé », plus massive et plus longue.
Oiseau insectivore‑omnivore : insectes, araignées, petits invertébrés, parfois baies. Vie furtive, dans les fourrés denses, souvent difficile à observer. Reproduction : nid en cuvette dans les buissons ; ponte de 3 à 5 œufs ; nourrissage biparental. Territorialité marquée, mâle très vocal.
Les Ictériidés sont célèbres pour leur comportement étrange, mélange de parulidé, mimidé et ictéridé. Leur chant polyglotte, composé de cris, sifflements, sons variés, est unique. Leur morphologie est atypique : grand corps, bec fort, queue longue. Leur classification a longtemps été débattue avant d’être fixée en famille monotypique.
Plumage jaune vif sur la gorge et la poitrine, gris‑olive sur le dessus, blanc sur le ventre. Masque facial sombre. Bec fort, épais, insectivore. Plumage contrasté, très reconnaissable.
Migration marquée. Les populations américaines migrent vers le Mexique et l’Amérique centrale en hiver. Les populations nordiques sont longue‑distance migratrices. Les populations méridionales sont partiellement migratrices.
Les Ictériidés ne comprennent qu’une seule espèce : – Icteria virens — Ictérie polyglotte, oiseau furtif des fourrés nord‑américains. Points communs (famille monotypique) : plumage jaune, chant polyglotte, comportement furtif, habitats arbustifs, migration marquée, morphologie atypique, distribution nord‑américaine. Diversité totale : 1 espèce, dans le super‑clade Passeroidea.

Nesospingidés
( 1 gen, 1 esp)
 

Nesospingus speculiferusnesospingus de Porto Rico

Les Nesospingidés sont strictement endémiques de Porto Rico. On les trouve dans les forêts humides, forêts de montagne, forêts secondaires, lisières, zones arbustives, et les milieux subtropicaux boisés entre 200 et 1 200 m.
Taille 12 à 14 cm, poids 15 à 20 g. Corps compact, bec fin, queue moyenne. Silhouette de petit insectivore/frugivore des Caraïbes.
Oiseau insectivore‑frugivore : insectes, larves, baies, petits fruits. Vie arboricole, souvent en couples ou petits groupes. Reproduction : nid en cuvette dans les arbres ou buissons ; ponte de 2 à 3 œufs ; nourrissage biparental. Déplacements rapides dans les étages moyens de la forêt.
Les Nesospingidés sont remarquables par leur statut de famille monotypique : une seule espèce pour toute la famille. Leur écologie est celle d’un petit omnivore tropical occupant les forêts humides de Porto Rico. Leur taxonomie a longtemps été débattue avant d’être stabilisée dans une famille propre.
Plumage gris‑olive, brun, jaune pâle sur les parties ventrales, avec des marques faciales discrètes. Bec fin, pointu, adapté à l’insectivorie. Plumage cryptique, adapté aux sous‑bois.
Espèce strictement résidente. Aucun déplacement migratoire connu. Déplacements locaux selon les ressources fruitières et la saison des pluies.
Les Nesospingidés ne comprennent qu’une seule espèce, dans un seul genre : – Nesospingus speculiferus — nesospingus de Porto Rico. Points communs (famille monotypique) : insectivorie‑frugivorie, plumage cryptique, vie arboricole, distribution strictement porto‑ricaine, sédentarité, habitats forestiers humides, statut taxonomique unique. Diversité totale : 1 espèce, dans le super‑clade Passeroidea.

Zélédoniidés
(1 gen, 1 esp)
 

Zeledonia coronatazeledonie couronnée

Les Zélédoniidés sont strictement endémiques du Costa Rica et de l’ouest du Panama. On les trouve dans les forêts montagnardes humides, forêts de nuages, forêts de chênes, sous‑bois denses, entre 1 500 et 3 000 m d’altitude.
Taille 12 à 13 cm, poids 12 à 15 g. Corps compact, queue courte, bec fin. Silhouette de petit insectivore forestier montagnard.
Oiseau insectivore : arthropodes, larves, petits invertébrés. Vie terrestre et sous‑bois, se faufilant dans la végétation dense. Reproduction : nid en cuvette dans les buissons ou fougères ; ponte de 2 œufs ; nourrissage biparental. Dépendance forte aux forêts humides intactes.
Les Zélédoniidés sont remarquables par leur statut taxonomique unique : longtemps classés parmi les Parulidés, ils forment aujourd’hui une famille isolée. Leur écologie est très spécialisée : petit insectivore montagnard vivant dans des forêts de nuages. Leur comportement est furtif, avec des déplacements rapides dans les sous‑bois.
Plumage olive, brun‑vert, gris, avec une couronne orangée ou jaune très distinctive. Dessous plus clairs. Bec fin, pointu, insectivore. Motifs faciaux nets, plumage cryptique adapté aux sous‑bois.
Espèce strictement résidente. Aucun déplacement migratoire connu. Déplacements locaux selon les ressources et les saisons humides.
Les Zélédoniidés ne comprennent qu’une seule espèce, dans un seul genre : – Zeledonia coronata — zélédonie couronnée, forêts de nuages du Costa Rica et du Panama. Points communs (famille monotypique) : insectivorie, plumage cryptique, couronne colorée, vie forestière montagnarde, sédentarité, discrétion, endémisme centraméricain. Diversité totale : 1 espèce, dans le super‑clade Passeroidea.

Spindalidés
(1 gen, 3 esp)
 

Spindalis zenaspindalis des Bahamas
Spindalis dominicensis
spindalis d’Hispaniola
Spindalis portoricensis
spindalis de Porto Rico

Les Spindalidés sont strictement caribéens, présents à Cuba, Jamaïque, Bahamas, Îles Caïmans, Hispaniola, Porto Rico, Petites Antilles. Ils occupent les forêts tropicales, forêts sèches, lisières, zones arbustives, montagnes humides, parcs, jardins, et les milieux semi‑ouverts.
Taille 15 à 20 cm, poids 25 à 40 g. Corps compact, bec conique modérément puissant, queue moyenne. Silhouette typique des petits frugivores/granivores arboricoles.
Oiseaux frugivores‑granivores‑insectivores : fruits, baies, graines, insectes. Vie arboricole, souvent en couples ou petits groupes. Reproduction : nid en cuvette dans les arbres ou buissons ; ponte de 2 à 4 œufs ; nourrissage biparental. Territorialité modérée, comportement calme.
Les Spindalidés sont célèbres pour leurs plumages très colorés (orange, jaune, vert, noir, blanc), avec des bandes faciales nettes. Leur distribution strictement insulaire est unique : chaque île possède ses formes locales. Leur écologie est celle de frugivores tropicaux occupant les étages arborés.
Plumage orange, jaune, vert, noir, blanc, selon les espèces et sous‑espèces. Motifs faciaux très marqués : masques, bandes oculaires, gorge colorée. Bec conique, épais, adapté aux fruits et graines. Dimorphisme sexuel modéré : mâles plus colorés.
Espèces strictement résidentes. Aucun déplacement migratoire connu. Les populations insulaires restent sur leur île toute l’année, avec seulement des déplacements locaux selon les ressources.
Les Spindalidés regroupent 3 espèces dans un seul genre : – Spindalis zena — spindalis des Bahamas. – Spindalis dominicensis — spindalis d’Hispaniola. – Spindalis portoricensis — spindalis de Porto Rico. Points communs : frugivorie, plumages très colorés, motifs faciaux nets, vie arboricole, distribution strictement caribéenne, sédentarité, dimorphisme modéré. Diversité totale : 3 espèces, toutes dans le super‑clade Passeroidea.

Calyptophilidés
(1 gen, 2 esp)
 

Calyptophilus frugivoruscalyptophile à ventre clair
 Calyptophilus tertiuscalyptophile de la Selle 

 

Les Calyptophilidés sont strictement endémiques d’Haïti, présents uniquement dans les massifs montagneux de l’ouest d’Hispaniola : Massif de la Selle, Massif de la Hotte, Montagnes du Sud. Ils occupent les forêts humides montagnardes, forêts de pins caribéens, fourrés d’altitude, et les zones boisées subtropicales entre 600 et 2 000 m.
Taille 12 à 15 cm, poids 15 à 25 g. Corps compact, queue moyenne, bec fin et droit. Silhouette de petit passereau forestier discret.
Oiseaux insectivores : arthropodes, larves, petits invertébrés, parfois quelques fruits. Vie furtive, dans les sous‑bois denses, souvent en couples ou petits groupes. Reproduction : nid en cuvette dans les arbustes ou branches basses ; ponte de 2 à 3 œufs ; nourrissage biparental. Dépendance forte aux forêts intactes.
Les Calyptophilidés sont remarquables par leur endémisme extrême : une famille entière limitée à Haïti. Leur écologie est très spécialisée, liée aux forêts montagnardes menacées. Leur comportement est furtif, avec des déplacements rapides dans les sous‑bois. Leur statut de conservation est souvent préoccupant.
Plumage olive, brun‑vert, gris‑olive, cryptique, adapté aux sous‑bois. Bec fin, droit, insectivore. Yeux sombres, parfois un léger masque facial.
Espèces strictement sédentaires. Aucun déplacement migratoire connu. Déplacements locaux uniquement selon les ressources forestières.
Les Calyptophilidés comprennent un seul genre, Calyptophilus, avec 2 espèces : – Calyptophilus frugivorus — Calyptophile à ventre clair, forêts humides. – Calyptophilus tertius — Calyptophile de la Selle, forêts montagnardes. Points communs : endémisme haïtien, insectivorie, plumage cryptique, vie forestière montagnarde, sédentarité, discrétion, dépendance aux habitats intacts. Diversité totale : 2 espèces, toutes dans le super‑clade Passeroidea.

Phaenicophilidés
(2 gen, 4 esp)
 

Phaenicophilus palmarumpalmchat haïtien
 Phaenicophilus poliocephaluspalmchat à tête grise
 Xenoligea montanasolitaire des montagnes
Microligea palustris
solitaire des marais

Les Phaenicophilidés sont strictement antillais, présents uniquement sur l’île d’Hispaniola (Haïti + République dominicaine). Ils occupent les forêts tropicales humides, forêts sèches, lisières, zones arbustives, montagnes humides, forêts de pins des Caraïbes, et les milieux semi‑ouverts.
Taille 14 à 20 cm, poids 25 à 45 g. Corps compact, bec robuste, queue moyenne. Silhouette typique des petits omnivores arboricoles des Caraïbes.
Oiseaux omnivores‑insectivores : insectes, larves, fruits, baies, parfois nectar. Vie arboricole, souvent en couples ou petits groupes. Reproduction : nid en cuvette dans les arbres ou buissons ; ponte de 2 à 3 œufs ; nourrissage biparental. Territorialité modérée, comportement discret.
Les Phaenicophilidés sont célèbres pour leur distribution ultra‑restreinte, limitée à Hispaniola, et pour leurs plumages sombres avec marques faciales. Leur écologie est unique : petits omnivores tropicaux occupant des habitats variés, des forêts humides aux forêts de pins montagnardes. Leur statut de famille endémique est remarquable.
Plumage gris, noir, olive, brun, parfois avec des marques blanches ou jaunes sur la tête. Motifs faciaux nets chez plusieurs espèces. Bec robuste, épais, adapté à l’omnivorie. Dimorphisme sexuel faible.
Espèces strictement résidentes. Aucun déplacement migratoire connu. Les populations restent sur leur île toute l’année, avec seulement des déplacements locaux selon les ressources.
Les Phaenicophilidés regroupent 4 espèces dans deux genres : – Phaenicophilus palmarum — palmchat haïtien, forêts humides & sèches. – Phaenicophilus poliocephalus — palmchat à tête grise, Hispaniola. – Xenoligea montana — solitaire des montagnes, forêts de pins. – Microligea palustris — solitaire des marais, forêts humides. Points communs : omnivorie, plumages sombres, motifs faciaux, vie arboricole, distribution strictement hispaniolaise, sédentarité, habitats forestiers variés. Diversité totale : 4 espèces, toutes dans le super‑clade Passeroidea.

Mitrospingidés
(2 gen, 3 esp)
 

Mitrospingus cassiniimitrospingus de Cassin
 Mitrospingus oleagineusmitrospingus olivâtre
 Lamprospiza melanoleucalamprospize noir‑blanc
 

Les Mitrospingidés sont strictement néotropicaux, présents au Venezuela, Colombie, Équateur, Pérou, Bolivie, Trinité‑et‑Tobago. Ils occupent les forêts tropicales humides, forêts de piémont, lisières, forêts de nuages, zones arbustives montagnardes, entre 500 et 2 000 m.
Taille 18 à 22 cm, poids 40 à 55 g. Corps robuste, bec épais, queue moyenne. Silhouette de passereau forestier massif.
Oiseaux frugivores‑insectivores : fruits, baies, arthropodes, larves. Vie arboricole, souvent en couples ou petits groupes. Reproduction : nid en cuvette dans les arbres ; ponte de 2 à 3 œufs ; nourrissage biparental. Déplacements fréquents dans la canopée et les étages moyens.
Les Mitrospingidés sont célèbres pour leur morphologie robuste, leur plumage sombre, et leur statut taxonomique récent : longtemps classés parmi les Thraupidés, ils forment désormais une famille distincte. Leur écologie est celle de frugivores forestiers des Andes et piémonts tropicaux.
Plumage olive, brun, gris, noir, parfois avec des marques jaunes ou orangées selon les espèces. Bec épais, conique, adapté aux fruits et insectes. Motifs faciaux discrets, plumage cryptique.Espèces strictement résidentes. Aucun déplacement migratoire connu. Déplacements locaux selon les ressources fruitières et la saison des pluies.
Les Mitrospingidés regroupent 3 espèces dans deux genres : – Mitrospingus cassinii — cassin’s finch‑like tanager, forêts humides andines. – Mitrospingus oleagineus — olive‑backed mitrospingus, piémonts tropicaux. – Lamprospiza melanoleuca — lamprospize noir‑blanc, forêts de Trinité‑et‑Tobago. Points communs : frugivorie, plumage sombre, morphologie robuste, vie arboricole, distribution néotropicale, sédentarité, habitats forestiers humides. Diversité totale : 3 espèces, toutes dans le super‑clade Passeroidea.

Embérizidés
(10 gen, 43 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Embérizidés

 

Bruant ziziEmberiza cirlus
Bruant jaune
Emberiza citrinella
Bruant ortolan
Emberiza hortulana
Bruant proyer
Emberiza calandra
 Bruant masquéEmberiza spodocephala

Bruant à gorge blanche
Zonotrichia albicollis
Bruant à couronne blanche
Zonotrichia leucophrys
Bruant familier
Passerella iliaca

 Les Embérizidés sont paléarctiques et afrotropicaux, présents en Europe, Afrique du Nord, Asie tempérée, Himalaya, Sibérie, Japon, Corée, Chine, Mongolie, Asie centrale, Moyen‑Orient, et une partie de l’Afrique de l’Est. Ils occupent les prairies, steppes, lisières, zones arbustives, cultures, montagnes, forêts claires, marais, et les milieux ouverts.
Taille 12 à 18 cm, poids 15 à 35 g. Corps compact, queue moyenne, bec conique granivore. Silhouette typique de petit passereau terrestre ou semi‑arbustif.
Oiseaux granivores‑insectivores : graines, herbes, insectes, larves, petits arthropodes. Vie terrestre ou arbustive, souvent en couples ou petits groupes. Reproduction : nid en cuvette dans les buissons ou au sol ; ponte de 3 à 5 œufs ; nourrissage biparental. Les mâles chantent depuis des perchoirs élevés ou des fils électriques.
Les Embérizidés sont célèbres pour leurs motifs faciaux contrastés : sourcils, moustaches, calottes, masques, souvent très marqués. Plusieurs espèces montrent des dialectes régionaux et des chants métalliques. Leur diversité écologique est forte dans les steppes et les montagnes asiatiques.
Plumage brun, roux, gris, noir, souvent strié, avec des motifs faciaux nets (jaune, blanc, noir). Bec court, conique, granivore. Les mâles de certains genres (ex. Emberiza citrinella) montrent des couleurs plus vives.
Migration variable. Les espèces nordiques (ex. Emberiza schoeniclus) sont migratrices, descendant vers l’Europe de l’Ouest ou le bassin méditerranéen. Les espèces tempérées sont partiellement migratrices. Les espèces montagnardes descendent en altitude en hiver. Les espèces tropicales sont résidentes.
Les Embérizidés regroupent ≈ 45 espèces réparties dans plusieurs genres majeurs : – Emberiza — genre principal, motifs faciaux, steppes et forêts claires. – Miliaria — bruant proyer, milieux agricoles. – Zonotrichia — historiquement inclus, aujourd’hui Passerellidés (note phylogénétique). – Melophus — bruant huppé, Asie. Points communs : bec conique, granivorie, motifs faciaux, plumage strié, chants métalliques, habitats ouverts, diversité paléarctique. Diversité totale : ≈ 45 espèces, toutes dans le super‑clade Passeroidea.

Thraupidés
(102 gen, 382 esp)

 Tangara seledontangara à tête verte
 Tangara chilensistangara évêque
 Ramphocelus carbotangara à bec d’argent
Ramphocelus dimidiatus
tangara à croupion rouge
Thraupis episcopus
tangara évêque bleu
Thraupis palmarum
tangara palmiste
Dacnis cayana
dacnis bleu
Sporophila nigricollis
sporophile à collier noir

 Les Thraupidés sont strictement néotropicaux, présents en Amérique du Sud, Amérique centrale, Caraïbes, Mexique, Andes, Amazonie, Côte Pacifique, Côte Atlantique, forêts tropicales, forêts de nuages, forêts sèches, savannes, mangroves, zones arbustives, montagnes jusqu’à 3 500 m. C’est l’une des familles les plus répandues du Néotropique.
Taille 10 à 20 cm, poids 10 à 50 g. Corps compact, bec variable (fin, épais, courbé selon les genres). Silhouette typique des petits frugivores/insectivores tropicaux.
Oiseaux frugivores‑insectivores‑nectarivores : fruits, baies, insectes, nectar, graines. Vie arboricole, souvent en couples ou petits groupes. Reproduction : nid en cuvette dans les arbres ou buissons ; ponte de 2 à 3 œufs ; nourrissage biparental. Plusieurs espèces suivent les essaims de fourmis ou fréquentent les fleurs pour le nectar.
Les Thraupidés sont célèbres pour leur diversité explosive : plus de 380 espèces, avec des plumages spectaculaires (bleu, vert, rouge, jaune, turquoise). Leur radiation évolutive est l’une des plus rapides du monde avien. Ils montrent une plasticité écologique extrême : frugivores, nectarivores, insectivores, granivores. Leur diversité morphologique est immense.
Plumage bleu, vert, turquoise, rouge, jaune, noir, multicolore, selon les genres. Les tangaras du genre Tangara sont parmi les plus colorés du monde. Bec fin, pointu, épais, conique, courbé selon l’écologie (fruits, nectar, insectes). Motifs faciaux souvent très marqués.
Migration faible. La majorité des espèces sont résidentes. Quelques espèces andines effectuent des migrations altitudinales. Les espèces des Caraïbes peuvent faire de courts déplacements saisonniers. Aucune migration longue distance.
Les Thraupidés regroupent ≈ 380 espèces dans plus de 100 genres, dont les principaux : – Tangara — tangaras multicolores, forêts humides. – Thraupis — tangaras bleus, milieux forestiers et urbains. – Ramphocelus — tangaras rouges et noirs, forêts secondaires. – Sporophila — sporophiles granivores, savannes et zones ouvertes. – Dacnis — dacnis bleus, nectarivores/insectivores. – Cyanerpes — guit‑guits, nectarivores, plumages violets/bleus. – Coereba — sucrier à ventre jaune, nectarivore généraliste. Points communs : frugivorie‑insectivorie‑nectarivorie, plumages très colorés, vie arboricole, distribution néotropicale, sédentarité, diversité morphologique, radiation évolutive massive. Diversité totale : ≈ 380 espèces, toutes dans le super‑clade Passeroidea.

Cardinalidés
(14 gen, 53 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Cardinalidés

 

 Cardinalis cardinaliscardinal rouge
Cardinalis sinuatus
cardinal du désert
Cardinalis phoeniceuscardinal vermillon, ou pape de Leclancher
Piranga rubra
piranga rouge
Piranga olivacea
piranga écarlate
Piranga ludoviciana
piranga de Louisiane
Pheucticus ludovicianus
gros-bec à poitrine rose
Passerina cirispasserin nonpareil

Les Cardinalidés sont strictement américains, présents du Canada méridional jusqu’au Panama, aux Caraïbes, et dans une partie du nord de l’Amérique du Sud. Ils occupent les forêts tempérées, lisières, zones arbustives, milieux ouverts, forêts tropicales, montagnes mexicaines, savannes sèches, et les jardins suburbains. Leur diversité maximale se trouve en Amérique centrale et au Mexique.
Taille 12 à 25 cm, poids 20 à 60 g. Corps robuste, bec épais et conique, tête souvent massive. Les plus grands (Piranga, Cardinalis) dépassent nettement la taille des bruants.
Oiseaux granivores‑frugivores‑insectivores : graines, fruits, baies, insectes, larves, petits arthropodes. Vie territoriale, souvent en couples. Reproduction : nid en cuvette dans les arbustes ou arbres bas ; ponte de 2 à 4 œufs ; nourrissage biparental. Les mâles chantent depuis des perchoirs élevés, avec des vocalisations puissantes et claires.
Les Cardinalidés sont célèbres pour leurs plumages rouges, orangés, jaunes ou bleus, très vifs, chez les mâles de nombreux genres. Ils sont aussi connus pour leurs chants mélodieux, leur territorialité marquée, et leur rôle écologique dans la dispersion des graines. Plusieurs espèces (Piranga) étaient autrefois classées parmi les “tangaras”, mais la génétique les a replacées dans les Cardinalidés.
Plumage rouge, écarlate, orangé, jaune, bleu, noir, ou brun, selon les genres. Les femelles sont souvent plus ternes. Bec épais, conique, très puissant, adapté à la granivorie. Masques faciaux fréquents chez Cardinalis.
Migration variable. Les espèces nord‑américaines (ex‑Piranga rubra) sont migratrices, descendant en Amérique centrale. Les espèces tropicales sont sédentaires. Certaines espèces tempérées sont partiellement migratrices. Grande diversité de stratégies selon les habitats.
Les Cardinalidés regroupent ≈ 50 espèces réparties dans plusieurs genres majeurs : Cardinalis — cardinaux rouges, très territoriaux ; Piranga — “tangaras” rouges et jaunes, insectivores arboricoles ; Pheucticus — gros‑becs, plumages contrastés ; Passerina — guiracas, mâles très colorés ; Cyanocompsa — guiracas bleus ; Granatellus — espèces tropicales colorées. Points communs : bec conique puissant, plumages vifs, granivorie/frugivorie, chants mélodieux, territorialité, diversité élevée en Amérique centrale. Diversité totale : ≈ 50 espèces, toutes dans le super‑clade Passeroidea.

Viduidés
(2 gen, 19 esp)

 Vidua macrouraveuve dominicaine
Vidua paradisaeaveuve du paradis
Vidua chalybeataveuve à tête bleue
Vidua interjecta
veuve intercalée

Les Viduidés sont strictement africains, présents en Afrique subsaharienne, du Sénégal à l’Éthiopie, et jusqu’à l’Afrique australe (Botswana, Namibie, Afrique du Sud). Ils occupent les savannes, prairies, zones agricoles, lisières, marécages, milieux ouverts et bords de villages.
Taille 10 à 12 cm chez les femelles et les mâles hors saison ; jusqu’à 30 à 40 cm en plumage nuptial chez les mâles à queue démesurée. Poids 12 à 20 g. Corps fin, bec conique, queue variable.
Oiseaux granivores‑insectivores : graines, herbes, insectes en saison de reproduction. Vie sociale, souvent en groupes. Reproduction entièrement parasite : les Viduidés pondent leurs œufs dans les nids de Estrildidés (amadines, capucins). Les jeunes Viduidés imitent exactement les cris et mouvements des jeunes hôtes pour être nourris. Ponte de 2 à 4 œufs par nid parasité.
Les Viduidés sont célèbres pour deux traits uniques : – Parasitisme de couvée spécialisé, chaque espèce ciblant une seule espèce d’Estrildidé. – Queues immenses des mâles en plumage nuptial, parfois plus longues que le corps, utilisées en parade aérienne. Ils sont aussi connus pour leur mimétisme vocal : les jeunes apprennent les cris de l’espèce hôte.
Plumage noir, blanc, roux, brun, selon les espèces. Les mâles nuptiaux montrent des queues spectaculaires, des plumages contrastés, parfois des colliers ou masques. Les femelles sont brunes et cryptiques. Bec conique, granivore.
Migration variable. Plusieurs espèces sont nomades ou erratiques, suivant les pluies et la disponibilité des graines. Certaines sont partiellement migratrices selon les saisons. Les espèces des savannes humides sont plus résidentes.
Les Viduidés regroupent ≈ 19 espèces dans deux genres principaux : – Vidua — veuves classiques, queues immenses, parasitisme strict. – Hypochera — veuves à queue plus courte, parasitisme identique. Points communs : parasitisme de couvée, mimétisme vocal, granivorie, queues nuptiales spectaculaires, distribution africaine, vie sociale, dimorphisme sexuel extrême. Diversité totale : ≈ 19 espèces, toutes dans le super‑clade Passeroidea.

Peucedramidés
(1 gen, 1 esp)

Peucedramus taeniatusparuline à tête rayée

 Les Peucedramidés sont strictement nord‑américains, présents au Mexique, au Guatemala, au Honduras, au Nicaragua, et localement dans le Sud‑Ouest des États‑Unis (Arizona, Nouveau‑Mexique). Ils occupent les forêts de conifères, forêts mixtes montagnardes, forêts de pins‑chênes, entre 1 500 et 3 500 m.
Taille 12 à 14 cm, poids 8 à 12 g. Corps fin, bec mince, queue moyenne. Silhouette de petit insectivore forestier montagnarde.
Oiseau insectivore : arthropodes, larves, petits invertébrés, capturés dans les aiguilles de conifères. Vie arboricole, souvent en couples ou petits groupes. Reproduction : nid en cuvette dans les conifères ; ponte de 3 à 4 œufs ; nourrissage biparental. Dépendance forte aux forêts de pins.
Les Peucedramidés sont remarquables par leur statut taxonomique unique : longtemps classés parmi les Parulidés, ils forment aujourd’hui une famille isolée. Leur écologie est très spécialisée : insectivore des conifères montagnards, avec un comportement proche des roitelets et des parulidés, mais une génétique distincte.
Plumage olive, jaune, gris, avec des bandes faciales noires et une couronne orangée chez les mâles. Dessous jaunâtres. Bec fin, pointu, insectivore. Plumage contrasté mais discret dans les sous‑bois.
Migration partielle. Les populations du Sud‑Ouest des États‑Unis descendent vers le Mexique en hiver. Les populations mexicaines et centraméricaines sont résidentes ou effectuent de courts déplacements altitudinaux.
Les Peucedramidés ne comprennent qu’une seule espèce, dans un seul genre : – Peucedramus taeniatus — crested warbler, insectivore des conifères montagnards. Points communs (famille monotypique) : insectivorie, plumage olive‑jaune, bandes faciales, vie arboricole, habitats montagnards de conifères, migration partielle, endémisme nord‑américain, statut taxonomique isolé. Diversité totale : 1 espèce, dans le super‑clade Passeroidea.

Parulidés
(18 gen, 119 esp)

 Setophaga ruticillaparuline flamboyante
Setophaga coronata
paruline à croupion jaune
 Setophaga petechiaparuline jaune
Setophaga magnolia
paruline à tête cendrée
Mniotilta varia
paruline noir et blanc
Geothlypis trichas
paruline masquée
Cardellina canadensis
paruline du Canada
Leiothlypis peregrina
paruline obscure

 Setophaga adelaidea fauvette d'Adelaïde

 Les Parulidés sont strictement américains, présents en Amérique du Nord, Amérique centrale, Caraïbes, Amérique du Sud. Très répandus au Canada, États‑Unis, Mexique, Antilles, Amérique centrale, Andes, Amazonie, forêts tropicales, forêts tempérées, forêts de conifères, forêts de nuages, mangroves, zones arbustives, lisières, parcs, jardins.
Taille 10 à 15 cm, poids 8 à 15 g. Corps fin, bec mince, queue moyenne. Silhouette typique des petits insectivores arboricoles.
Oiseaux insectivores : insectes, larves, araignées, parfois nectar ou fruits. Vie arboricole, très active, se déplaçant rapidement dans les feuillages. Reproduction : nid en cuvette dans les arbres ou buissons ; ponte de 3 à 5 œufs ; nourrissage biparental. Territorialité marquée chez les mâles chanteurs.
Les Parulidés sont célèbres pour leurs chants complexes, leurs plumages colorés, et leur diversité écologique. Plusieurs espèces montrent des migrations massives (ex. Setophaga striata). Leur comportement est très actif, avec des techniques de chasse variées : gleaning, hover‑gleaning, sallying. Leur radiation évolutive est l’une des plus importantes du Nouveau Monde.
Plumage jaune, bleu, vert, noir, blanc, roux, selon les genres. Motifs faciaux nets : masques, barres alaires, gorges colorées. Bec fin, pointu, insectivore. Dimorphisme sexuel variable : mâles souvent plus colorés.
Migration très marquée chez les espèces nord‑américaines : migrations longue distance vers l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud. Les espèces tropicales sont résidentes. Les espèces montagnardes effectuent des migrations altitudinales. Certaines espèces sont partiellement migratrices selon les ressources.
Les Parulidés regroupent ≈ 120 espèces dans plusieurs genres majeurs : – Setophaga — le plus grand genre, nombreuses espèces nord‑américaines très colorées. – Geothlypis — parulines masquées, milieux humides. – Cardellina — parulines rouges/noires, forêts montagnardes. – Mniotilta — paruline rayée, insectivore spécialisée. – Oreothlypis — petites parulines des forêts tempérées. Points communs : insectivorie, plumages colorés, chants complexes, vie arboricole, migration fréquente, distribution américaine, activité élevée, diversité écologique. Diversité totale : ≈ 120 espèces, toutes dans le super‑clade Passeroidea.

Dicéidés
(2 gen, env 48 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Dicéidés

 

Dicaeum trigonostigmadicée à dos orange
 Dicaeum cruentatumdicée écarlate
Dicaeum ignipectus
dicée à poitrine de feu
 Dicaeum pygmaeumdicée pygmée
Prionochilus maculatus
prionochile tacheté
 Prionochilus olivaceusprionochile olivâtre
 Prionochilus percussusprionochile à gorge jaune
 Prionochilus thoracicusprionochile à poitrine rousse

 

Les Dicéidés sont asiatiques et australo‑océaniens, présents en Inde, Sri Lanka, Himalaya, Chine du Sud, Taïwan, Philippines, Indonésie, Malaisie, Papouasie‑Nouvelle‑Guinée, Australie, et de nombreuses îles du Pacifique. Ils occupent les forêts tropicales humides, forêts secondaires, lisières, mangroves, forêts de montagne, et les zones arborées riches en fleurs et fruits.
Taille 7 à 12 cm, poids 5 à 15 g. Ce sont parmi les plus petits passereaux du monde. Corps minuscule, bec court et fin, silhouette compacte. Les Prionochilus sont légèrement plus trapus que les Dicaeum.
Oiseaux nectarivores‑frugivores‑insectivores : nectar, petits fruits, baies, pollen, arthropodes minuscules. Vie arboricole, très active, se déplaçant rapidement entre les fleurs. Reproduction : nid en petite poche ou sac suspendu, souvent très finement tissé ; ponte de 2 à 3 œufs ; nourrissage biparental. Comportement discret mais très mobile.
Les Dicéidés sont célèbres pour leur taille minuscule, leur rôle essentiel dans la pollinisation des plantes tropicales, et leurs plumages vifs chez les mâles. Ils possèdent un bec très court, unique parmi les nectarivores, ce qui les distingue des sucriers et des méliphages. Leur capacité à consommer des fruits microscopiques (ex. figues minuscules) est exceptionnelle.
Plumage rouge, écarlate, orange, jaune, bleu, vert, ou noir, selon les espèces. Les mâles sont souvent très colorés, les femelles plus ternes. Bec court, fin, légèrement incurvé, adapté au nectar et aux petits fruits. Yeux sombres, masque facial parfois marqué.
Espèces strictement sédentaires. Déplacements locaux selon la floraison et la disponibilité des fruits. Les espèces montagnardes peuvent descendre légèrement en altitude en saison sèche. Aucune migration longue.
Les Dicéidés regroupent ≈ 50 espèces dans deux genres principaux : – Dicaeum — flowerpeckers classiques, très diversifiés, plumages vifs, nectarivores. – Prionochilus — espèces plus trapues, spécialisées dans les fruits minuscules, Asie du Sud‑Est.
Points communs : taille minuscule, nectarivorie/frugivorie, plumages colorés, nids en poche, vie arboricole, rôle dans la pollinisation, distribution asiatique‑océanienne. Diversité totale : ≈ 50 espèces, toutes dans le super‑clade Passeroidea.

Motacillidés
(2 gen, env 65 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Motacillidés

Motacilla albabergeronnette grise
Motacilla flava
bergeronnette printanière
Motacilla cinerea
bergeronnette des ruisseaux
 Motacilla capensisbergeronnette du Cap
Anthus pratensis
pipit farlouse
 Anthus trivialispipit des arbres
Anthus spinoletta
pipit spioncelle
Anthus cervinus
pipit à gorge rousse
 

Les Motacillidés sont presque cosmopolites, présents en Europe, Afrique, Asie, Océanie, Amérique du Nord (quelques espèces), et Amérique du Sud (rare). Très répandus dans les milieux ouverts : prairies, savannes, zones agricoles, bords d’eau, marécages, toundra, montagnes jusqu’à 4 000 m.
Taille 14 à 20 cm, poids 18 à 35 g. Corps élancé, queue longue, bec fin. Silhouette typique des insectivores terrestres.
Oiseaux insectivores : insectes, larves, petits invertébrés, parfois graines. Vie terrestre, marchant ou trottant au sol. Reproduction : nid en cuvette au sol ou dans les herbes ; ponte de 4 à 6 œufs ; nourrissage biparental. Territorialité modérée, chants souvent émis en vol nuptial.
Les Motacillidés sont célèbres pour leur queue longue utilisée dans l’équilibre, leurs mouvements de pompage du corps, et leurs vols nuptiaux spectaculaires chez les pipits. Leur écologie est très liée aux milieux ouverts et aux bords d’eau pour les bergeronnettes.
Plumage gris, jaune, blanc, noir, brun, selon les genres. Les bergeronnettes (Motacilla) montrent des plumages contrastés (gris, jaune, noir). Les pipits (Anthus) ont un plumage brun‑rayé cryptique. Bec fin, pointu, insectivore.
Migration très marquée chez les espèces nordiques : migrations longue distance vers l’Afrique et l’Asie du Sud. Les espèces tempérées sont partiellement migratrices. Les espèces tropicales sont résidentes. Plusieurs pipits sont erratiques selon les ressources.
Les Motacillidés regroupent ≈ 65 espèces dans deux genres principaux : – Motacilla — bergeronnettes,
 plumages contrastés, bords d’eau. – Anthus — pipits, plumages bruns, milieux ouverts. Points communs : insectivorie, queue longue, mouvements de pompage, vie terrestre, milieux ouverts, migration fréquente, plumages contrastés ou cryptiques, vols nuptiaux. Diversité totale : ≈ 65 espèces, toutes dans le super‑clade Passeroidea.

Prunellidés
(1 gen, 13 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Points communs et diversité des espèces chez les Prunellidés

Prunella modularis accenteur mouchet
 Prunella collarisaccenteur alpin
 Prunella montanellaaccenteur montanelle
 Prunella atrogularisaccenteur à gorge noire
 Prunella fulvescensaccenteur fuligineux
Prunella immaculata
accenteur immaculé
Prunella rubeculoides
accenteur rougegorge
 Prunella strophiataaccenteur à collier

Les Prunellidés sont strictement paléarctiques, présents en Europe, Asie tempérée, Himalaya, Sibérie, Asie centrale, Mongolie, Chine, Japon. Ils occupent les forêts montagnardes, lisières, zones arbustives, landes, rochers, toundra alpine, villages, jardins, et les milieux ouverts froids jusqu’à 4 500 m.
Taille 13 à 18 cm, poids 18 à 35 g. Corps compact, bec fin, queue moyenne. Silhouette typique des petits insectivores/granivores montagnards.
Oiseaux insectivores‑granivores : insectes, larves, graines, baies. Vie terrestre et arbustive, souvent discrète. Reproduction : nid en cuvette dans les buissons ou rochers ; ponte de 3 à 5 œufs ; nourrissage biparental. Plusieurs espèces montrent des systèmes reproducteurs complexes (polyandrie, polygynie chez l’accenteur mouchet).
Les Prunellidés sont célèbres pour leur plumage discret, leur comportement furtif, et surtout leurs systèmes sociaux atypiques : certains accenteurs ont des mating systems parmi les plus complexes des passereaux. Leur écologie est très liée aux milieux froids et montagnards.
Plumage gris, brun, roux, olive, avec des rayures fines. Motifs faciaux discrets. Bec fin, pointu, insectivore. Dimorphisme sexuel faible.
Migration variable. Les espèces nordiques sont migratrices, descendant vers l’Europe ou l’Asie du Sud. Les espèces tempérées sont partiellement migratrices. Les espèces montagnardes effectuent des migrations altitudinales. Certaines populations sont résidentes.
Les Prunellidés regroupent ≈ 13 espèces dans un seul genre : – Prunella modularis — accenteur mouchet, Europe. – Prunella collaris — accenteur alpin, montagnes d’Europe et d’Asie. – Prunella montanella — accenteur de Sibérie. – Prunella strophiata — accenteur à gorge rousse, Himalaya. – Prunella fulvescens — accenteur fuligineux, Asie centrale. Points communs : insectivorie‑granivorie, plumage cryptique, vie discrète, milieux froids et montagnards, migration fréquente, systèmes sociaux complexes, distribution paléarctique. Diversité totale : ≈ 13 espèces, toutes dans le super‑clade Passeroidea → Emberizoidea.