Reptiles en Gironde

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Reptiles en Gironde

La Gironde accueille une part importante de la diversité herpétologique de Nouvelle‑Aquitaine, avec une quinzaine d’espèces de reptiles confirmées, mais leur situation est globalement préoccupante selon les données régionales issues du portail RANA et de la Liste rouge Aquitaine. Les espèces autrefois communes comme l’Orvet fragile (Anguis fragilis), le Lézard des murailles (Podarcis muralis) ou la Couleuvre à collier (Natrix helvetica) se maintiennent encore dans de nombreux secteurs, mais montrent des régressions locales dans les zones périurbaines et viticoles. Les espèces plus spécialisées, comme la Cistude d’Europe (Emys orbicularis), la Vipère aspic (Vipera aspis) ou le Lézard ocellé (Timon lepidus), sont particulièrement touchées par la destruction des milieux ouverts, l’assèchement des zones humides, la fermeture des paysages et la fragmentation des habitats par les routes et infrastructures. Les suivis régionaux indiquent que la Gironde est un département où la pression humaine — urbanisation diffuse, artificialisation des sols, disparition des haies, intensification agricole — exerce un impact direct sur la connectivité écologique, ce qui fragilise les populations de reptiles, notamment celles dépendantes des landes, des dunes, des marais et des mosaïques bocagères. Les données compilées par le réseau RANA montrent que si la connaissance progresse, la répartition réelle de plusieurs espèces reste sous‑estimée, et que la conservation nécessite une attention particulière aux corridors thermophiles, aux zones humides relictuelles et aux milieux sableux littoraux, essentiels pour les espèces les plus sensibles.

Espèces potentiellement dangereuses

En Gironde, les seules espèces réellement dangereuses pour l’être humain sont les vipères, en particulier la Vipère aspic (Vipera aspis), présente dans les zones boisées, bocagères et landaises, et plus localement la Vipère péliade (Vipera berus), rare et cantonnée aux secteurs les plus frais ou humides ; leurs morsures peuvent provoquer une envenimation nécessitant une prise en charge médicale, mais restent rarement mortelles. Les crapauds comme le Crapaud commun (Bufo bufo) et le Crapaud calamite (Epidalea calamita) ne sont pas dangereux au sens strict, mais leurs bufotoxines peuvent irriter les yeux ou la bouche si l’on manipule l’animal puis que l’on porte les mains au visage. La Salamandre tachetée (Salamandra salamandra) sécrète une toxine cutanée irritante, la samandarine, pouvant provoquer une inflammation locale en cas de contact avec les muqueuses, mais elle n’est pas dangereuse en simple manipulation prudente. Aucun lézard, aucune couleuvre, aucun triton et aucune grenouille de Gironde n’est dangereux pour l’être humain, et aucune espèce locale n’attaque spontanément.

 

Reptiles présents en Gironde (à l'état sauvage)

 

Sous-famille

Espèces representatives

Description

Vipéridés (1 espèce)

1. Présence en Gironde
2. Milieux naturels
3. Degré de dangerosité
4. Statut actuel en Gironde de la vipère aspic

Vipère aspic (Vipera aspis)
(moins de 85 cm, moins de 250 g)

La vipère aspic (Vipera aspis)** est une espèce largement répandue en France et particulièrement bien représentée dans la moitié sud du pays. Les sources indiquent qu’elle est présente surtout en France et en Italie, avec une répartition continue dans les zones favorables . En Gironde, elle est présente mais localisée, principalement dans les secteurs offrant des habitats secs et structurés : lisières forestières, coteaux, zones bocagères, landes sèches et talus ensoleillés. Sa présence est plus marquée dans le Sud‑Gironde, les landes intérieures, certains coteaux calcaires et les zones de transition forêt‑prairie.

La vipère aspic fréquente des milieux broussailleux, secs, bien exposés, avec une mosaïque de refuges et de zones d’insolation. Les habitats typiques incluent les lisières, friches, landes, pentes rocailleuses, murets, talus, et les zones boisées ouvertes. Les documents nationaux confirment que l’espèce utilise une variété d’habitats structurés, souvent liés à des conditions thermiques favorables .

La vipère aspic est venimeuse, mais sa dangerosité est souvent surestimée. Les sources indiquent que sa morsure peut être dangereuse voire mortelle dans de rares cas, mais que la majorité des envenimations restent sans gravité, et que la médecine moderne permet de traiter efficacement les cas sévères . Elle est discrète, fuit l’homme et ne mord que si elle est menacée ou manipulée. En résumé : espèce potentiellement dangereuse, mais accidents rares et rarement graves.

La vipère aspic est strictement protégée en France, comme le confirment les réglementations nationales et internationales. Elle est intégrée au Plan national d’actions 2025‑2030 sur les vipères de France, qui souligne la nécessité de préserver ses habitats, de réduire les menaces et d’améliorer la connaissance des populations locales. En Gironde, son statut est celui d’une espèce patrimoniale, parfois en déclin local à cause de la destruction des habitats liée à l’urbanisation et à la fermeture des milieux, de la fragmentation des paysages, de la persécution humaine et des collisions routières. Elle reste cependant bien implantée dans les secteurs favorables du département.

Colubridés (5 espèces)

1. Présence en Gironde
2. Milieux naturels
3. Degré de dangerosité
4. Statut actuel en Gironde des
Colubridés

 

 

Couleuvre à collier (Natrix natrix)
(moins de 120 cm, moins de 500 g)
Couleuvre verte et jaune (Hierophis viridiflavus)
(moins de 150 cm, moins de 600 g)
Couleuvre Helvétique (Natrix helvetica)
(moins de 110 cm, moins de 450 g)
Couleuvre d'Esculape (Zamenis longissimus)
(moins de 160 cm, moins de 800 g)
Couleuvre lisse (Coronella austriaca)
(moins de 70 cm, moins de 150 g)

Confusion des espèces Les Colubrinés de Gironde sont souvent confondus entre eux et parfois avec les vipères en raison de leur silhouette élancée et de leurs motifs variables les jeunes individus présentent souvent des couleurs plus contrastées qui accentuent la confusion Hierophis viridiflavus peut être pris pour une vipère à cause de ses motifs sombres alors qu’il est totalement inoffensif Coronella austriaca est fréquemment confondue avec Vipera aspis car elle possède une tête légèrement aplatie et un motif dorsal en zigzag mais elle n’a pas de venin dangereux pour l’homme Natrix helvetica et Natrix maura sont parfois prises pour des vipères en raison de leur comportement défensif qui imite celui des espèces venimeuses.
Présence en Gironde
Les Colubrinés sont bien représentés en Gironde grâce à la diversité des milieux du département on y trouve Natrix helvetica très commune dans les zones humides Natrix maura présente dans les fossés et marais Hierophis viridiflavus fréquent dans les lisières et les zones bocagères Coronella austriaca plus discrète mais présente dans les landes et les milieux secs ces espèces occupent des habitats variés allant des dunes littorales aux forêts de pins en passant par les zones agricoles et les marais.
Dangerosité
Les Colubridés présents en Gironde sont non venimeux pour l’être humain et considérés comme sans danger, même s’ils peuvent impressionner par leur taille ou leur comportement défensif. Les espèces locales — notamment la couleuvre verte et jaune (Hierophis viridiflavus), la couleuvre à collier (Natrix helvetica), la couleuvre vipérine (Natrix maura), la couleuvre d’Esculape (Zamenis longissimus) et la couleuvre à échelons (Zamenis scalaris)** — ne possèdent pas de venin injecté par crochets antérieurs, et leurs morsures, rares, sont sans gravité, limitées à de petites plaies superficielles. Certaines espèces peuvent adopter des comportements défensifs spectaculaires, comme la couleuvre vipérine qui imite la vipère en sifflant et en aplatissant la tête, ou la couleuvre à collier qui libère une odeur nauséabonde, mais ces stratégies sont strictement dissuasives. Aucune espèce de Colubridé de Gironde n’est dangereuse pour l’homme, et toutes jouent un rôle écologique essentiel dans la régulation des rongeurs et des amphibiens.
Toutes les couleuvres de Gironde sont protégées par la loi française : il est interdit de les capturer, de les tuer ou de détruire leurs habitats. Leur statut global est plutôt favorable, mais avec des nuances selon les espèces. Les Natrix restent relativement communes, bien que sensibles à la pollution des eaux, à la destruction des zones humides et à la mortalité routière. La Couleuvre verte et jaune est encore bien présente, mais ses populations peuvent être fragmentées par l’urbanisation. La Couleuvre d’Esculape est considérée comme localisée et fragile, car elle dépend de milieux boisés préservés et de corridors écologiques continus. La Couleuvre lisse est la plus discrète et probablement sous‑détectée, mais elle semble en déclin dans plusieurs secteurs du Sud‑Ouest.

Emydidés (2 espèces)

1. Présence en Gironde
2. Milieux naturels
3. Statut actuel en Gironde des Emydidés

 


 

Cistude d’Europe — Emys orbicularis
(moins de 20 cm, moins de 700 g)

Trachemys scripta
tortue de Floride
(moins de 30 cm, moins de 3 kg)

En Gironde, les Emydidés sont représentés par une espèce native et plusieurs espèces exotiques introduites. L’espèce native est la cistude d’Europe (Emys orbicularis)**, bien implantée dans plusieurs secteurs du département. Les espèces exotiques, issues de relâchers, sont principalement Trachemys scripta (tortue de Floride), ainsi que des individus isolés de Pseudemys concinna et Graptemys pseudogeographica. Les autres espèces de ces genres sont possibles mais non confirmées. La cistude est présente dans le Médoc, les marais de l’estuaire, les lagunes landaises du sud‑Gironde, les zones humides de la vallée de la Garonne et certains complexes de mares forestières. Les tortues exotiques sont surtout observées dans les plans d’eau urbains, les parcs, les retenues artificielles, les gravières et les lacs périurbains autour de Bordeaux.

Les Emydidés de Gironde occupent des zones humides calmes, ensoleillées et riches en végétation aquatique. La cistude privilégie les marais littoraux, lagunes, étangs forestiers, fossés en eau, bras morts, zones tourbeuses et réseaux de canaux offrant des berges pour la thermorégulation et des sols meubles pour la ponte. Les espèces exotiques, plus tolérantes, colonisent aussi bien les milieux naturels que les milieux artificiels, y compris les bassins urbains, les lacs de gravières, les retenues d’eau et les parcs municipaux. Leur plasticité écologique leur permet de s’installer dans des habitats où la cistude est absente ou marginale.

La cistude d’Europe est une espèce strictement protégée, classée Quasi menacée en France et considérée comme patrimoniale en Gironde. Ses populations sont localement solides mais restent fragmentées, dépendantes de la qualité des zones humides et vulnérables aux collisions routières, à la destruction des habitats, à la prédation des nids et à la pression des espèces exotiques. Les Emydidés exotiques (surtout Trachemys scripta, mais aussi Pseudemys et Graptemys) sont classés espèces exotiques envahissantes. Leur présence est en augmentation, notamment dans les milieux urbains et périurbains. Ils représentent une menace écologique par la compétition avec la cistude pour les sites de basking, la prédation opportuniste et la perturbation des habitats. La gestion locale vise à protéger les noyaux de cistudes, à restaurer les zones humides et à limiter la prolifération des tortues exotiques.

Dermochélyidés (1 espèce)

1. Présence dans le Golfe de Gascogne
2. Milieux naturels
3. Statut actuel dans le Golfe de Gascogne de la tortue Luth

Tortue luth — Dermochelys coriacea
(moins de 270 cm, moins de 500 kg)

La tortue luth (Dermochelys coriacea) est régulièrement présente dans le Golfe de Gascogne, qu’elle fréquente surtout pour s’alimenter lors de ses migrations dans l’Atlantique Nord‑Est. Elle y apparaît de manière occasionnelle mais récurrente, attirée par l’abondance de méduses, et peut s’approcher des côtes bien qu’elle reste principalement pélagique. Le golfe constitue une zone de passage importante entre ses aires tropicales de reproduction et ses zones tempérées d’alimentation.

La tortue luth vit presque exclusivement en haute mer, dans les eaux profondes et ouvertes du large, où elle peut plonger à plus de 1 000 mètres. Elle utilise les eaux tempérées du Golfe de Gascogne comme zone d’alimentation, profitant des concentrations de méduses et d’autres gélatineux. Elle ne se reproduit jamais en Europe : les pontes ont lieu uniquement sur les plages tropicales, ce qui fait du golfe une zone d’alimentation et de migration, jamais de reproduction.

La tortue luth est une espèce strictement protégée et classée menacée au niveau mondial. Dans le Golfe de Gascogne, elle est considérée comme vulnérable en raison des risques élevés de captures accidentelles dans les engins de pêche, de l’ingestion de plastiques flottants qu’elle confond avec des méduses, et des collisions avec les navires. Sa présence y est suivie par les réseaux d’observation marins, et bien que l’espèce soit encore régulièrement observée, son statut reste préoccupant dans cette zone fortement exploitée et traversée par de nombreuses routes maritimes.

Chéloniidés (3 espèces)

1. Présence dans le Golfe de Gascogne
2. Milieux naturels
3. Statut actuel de Chéloniidés dans le Golfe de Gascogne

 

Tortue caouanne — Caretta caretta
(moins de 100 cm, moins de 200 kg)
Tortue verte — Chelonia mydas
(moins de 150 cm, moins de 200 kg)
Tortue imbriquée — Eretmochelys imbricata
(moins de 100 cm, moins de 100 kg)

Présence sur les côtes girondines Les Chéloniidés ne sont pas présents de manière permanente sur les côtes girondines mais plusieurs espèces apparaissent occasionnellement lors de migrations ou d’échouages les individus observés sont généralement des tortues marines poussées vers le littoral par les courants les tempêtes ou affaiblies par la faim les espèces les plus souvent signalées sont Caretta caretta la tortue caouanne et plus rarement Chelonia mydas la tortue verte ces observations restent rares et ne correspondent pas à une présence stable car les Chéloniidés vivent en haute mer et ne se reproduisent pas sur les plages françaises.
Statut actuel des espèces
Les Chéloniidés observés en Gironde sont tous des espèces menacées Caretta caretta est classée vulnérable au niveau mondial en raison des captures accidentelles de la pollution plastique et des collisions avec les navires Chelonia mydas est classée en danger en raison de la destruction des sites de ponte et de la dégradation des habitats côtiers toutes les espèces de Chéloniidés sont strictement protégées en France et dans l’Union européenne toute capture détention transport ou perturbation est interdite leur présence sur les côtes girondines est un événement rare qui souligne l’importance écologique du golfe de Gascogne pour les tortues marines migratrices.

Anguidés (1 espèce)

1. Présence en Gironde
2. Milieux naturels
3. Statut actuel de l'orvet commun en Gironde

 

Anguis fragilisOrvet commun
(moins de 40 cm, moins de 50 g)

 
 

En Gironde, l’unique Anguidé présent est Anguis fragilis, largement répandu dans tout le département. L’espèce est régulièrement observée dans de nombreuses communes, aussi bien dans les zones naturelles que dans les espaces périurbains, ce qui confirme une présence stable et continue sur l’ensemble du territoire girondin.

En Gironde, Anguis fragilis occupe principalement des milieux frais, humides et ombragés, tels que les lisières forestières, les haies bocagères, les prairies hautes, les friches, les jardins et les zones semi‑naturelles riches en abris comme les pierres, les souches ou la litière de feuilles. Cette diversité d’habitats lui permet de se maintenir dans de nombreux secteurs, y compris dans des paysages partiellement anthropisés.

L’orvet commun est présent de manière certaine en Gironde, où il est considéré comme indigène et assez commun selon les données régionales du SINP et de FAUNA . Il occupe une grande variété de milieux : lisières, haies, bocage, friches, landes, boisements, lisières humides, et zones herbacées offrant un couvert végétal dense, ce qui correspond bien aux paysages girondins.
L’espèce est strictement protégée en France, inscrite à l’article 2 de l’arrêté ministériel du 8 janvier 2021, ce qui interdit sa destruction, sa capture, sa mutilation, son transport ou la destruction de ses habitats .Le statut de conservation de l’Orvet commun montre qu’au niveau national il est classé comme espèce menacée dans la Liste rouge des reptiles de France métropolitaine (UICN France, MNHN et SHF), et en Gironde comme dans l’ensemble de la Nouvelle‑Aquitaine il est considéré comme un enjeu de conservation fort, car ses populations sont sensibles à la destruction des haies et lisières, à l’urbanisation diffuse, à l’usage de pesticides réduisant ses proies comme les limaces et les vers, à la mortalité routière, ainsi qu’aux confusions avec les serpents entraînant des destructions illégales.
Les données régionales indiquent une présence certaine dans de nombreuses communes du département, avec une activité observée de février-mars à octobre . L’espèce reste discrète, car elle vit cachée sous la végétation, les pierres, les tas de bois ou dans les sols meubles.

Phyllodactylidés (1 espèce)

1. Présence en Gironde
2. Milieux naturels
3. Statut actuel des espèces en Gironde du Tarente de Maurétanie

 

Tarentola mauritanicaTarente de Maurétanie
(moins de 15 cm, moins de 20 g)

Présence en Gironde La Tarente de Maurétanie Tarentola mauritanica est présente en Gironde mais uniquement dans les zones urbaines les plus chaudes et les plus minéralisées elle n’est pas originaire du département et son apparition est récente elle a été observée pour la première fois dans le sud ouest au cours des années deux mille puis sa présence s’est confirmée dans plusieurs villes de Nouvelle Aquitaine notamment Bordeaux Mérignac et certains secteurs du littoral girondin elle colonise les murs les façades les toitures et les zones éclairées où elle chasse les insectes attirés par la lumière sa présence reste encore localisée mais elle progresse lentement vers le nord avec le réchauffement climatique.
Depuis quand
La Tarentola mauritanica est une espèce méditerranéenne qui n’était pas présente naturellement en Gironde avant les années récentes les premières mentions fiables dans le sud ouest datent d’environ deux mille cinq à deux mille dix et sa présence en Gironde semble s’être installée à partir des années deux mille dix elle s’est probablement propagée par le transport de matériaux de construction de plantes en pot ou par les réseaux ferroviaires elle profite aussi de l’augmentation des températures qui lui permet de survivre plus facilement en dehors de son aire méditerranéenne d’origine.
Statut actuel
La Tarentola mauritanica n’est pas considérée comme menacée elle est classée en préoccupation mineure à l’échelle européenne elle est protégée en France comme tous les reptiles mais elle n’est pas rare dans les régions où elle s’est installée elle n’est pas invasive au sens écologique strict car elle ne semble pas concurrencer fortement les espèces locales mais son expansion est surveillée elle est totalement inoffensive pour l’homme et utile car elle consomme de nombreux insectes nocturnes.

Lacertidés (6 espèces)

1. Présence en Gironde
2. Milieux naturels
3. Statut actuel des espèces en Gironde des Lacertidés

 

 

Lézard des murailles — Podarcis muralis
(moins de 20 cm, moins de 10 g)
Lézard vert occidental — Lacerta bilineata
(moins de 40 cm, moins de 50 g)
Lézard vivipare —
Zootoca vivipara
(moins de 20 cm, moins de 10 g)
Psammodrome d’Edwards —
Psammodromus edwardsianus
(moins de 20 cm, moins de 10 g)
Psammodrome algire — Psammodromus algirus
(moins de 30 cm, moins de 10 g)
Lézard ocellé — Timon lepidus
(moins de 60 cm, moins de 300 g)

Présence en Gironde Les Lacertidés sont bien représentés en Gironde et regroupent plusieurs espèces de lézards diurnes rapides et thermophiles la plus commune est le Lacerta bilineata lézard vert occidental présent dans les zones bocagères les lisières forestières les friches et les jardins ensoleillés on trouve aussi Podarcis muralis le lézard des murailles très fréquent dans les zones urbaines et rurales sur les murs les rochers et les talus secs une autre espèce présente mais plus localisée est Psammodromus algirus le psammodrome d’Algérie observé surtout dans le sud ouest de la France et ponctuellement en Gironde dans des milieux très chauds et ouverts les lacertidés sont absents des grandes zones très ombragées ou des milieux trop humides.
Milieux naturels
Les Lacertidés de Gironde occupent principalement des milieux secs chauds et bien exposés ils affectionnent les lisières les dunes fixées les friches les talus les murets les jardins ensoleillés et les zones agricoles traditionnelles Lacerta bilineata préfère les prairies bocagères les haies et les lisières où il peut alterner soleil et couvert végétal Podarcis muralis colonise volontiers les milieux anthropisés comme les murs les ruines les voies ferrées et les zones urbaines Psammodromus algirus recherche des milieux très ouverts secs et pierreux souvent proches des landes ou des zones sableuses bien exposées.
Statut des espèces
Les Lacertidés présents en Gironde sont protégés en France comme tous les reptiles Lacerta bilineata est en préoccupation mineure et reste commun dans le département Podarcis muralis est également en préoccupation mineure et très abondant dans les zones urbanisées Psammodromus algirus est plus localisé et son statut est surveillé car il dépend de milieux ouverts menacés par la fermeture des paysages aucune de ces espèces n’est considérée comme menacée à l’échelle nationale mais la fragmentation des habitats l’urbanisation et l’usage de pesticides peuvent localement réduire leurs populations.

Chélydridés
(1 espèce)

1. Présence et introduction en Gironde
2. Milieux naturels
3. Statut actuel des espèces en Gironde de la tortue serpentine

Chelydra serpentina, tortue serpentine
(moins de 35 cm, moins de 20 kg)

 

La Tortue serpentine est présente en Gironde à la suite de lâchers illégaux et d’abandons d’animaux captifs, avec des observations confirmées depuis les années 2000 ; les noyaux les plus connus se situent autour de Salaunes, où 22 individus ont été recensés en 2016, ainsi que dans le secteur du Grand Lambrusse à Carcans, et plus largement dans plusieurs zones humides du Médoc, ce qui en fait l’un des départements français où l’espèce est la mieux suivie.

En Gironde, la Tortue serpentine occupe principalement des eaux stagnantes ou faiblement courantes, comme les mares forestières, fossés, étangs, zones humides du Médoc, lacs littoraux, canaux et marécages, privilégiant les milieux boueux, riches en végétation aquatique, et offrant des zones de repos, de chasse et de camouflage, avec une tolérance notable aux eaux froides, troubles ou légèrement saumâtres.

Les populations girondines sont introduites, localisées et faiblement structurées, considérées comme potentiellement envahissantes mais encore limitées en extension, faisant l’objet d’une surveillance active par les services naturalistes en raison des risques de prédation sur la faune locale, de compétition avec les espèces autochtones et d’un danger potentiel pour l’humain lors de manipulations ; l’espèce n’a aucun statut de protection, n’étant pas indigène, et les effectifs restent faibles, dispersés et soumis à des opérations régulières de capture et retrait.
La Tortue serpentine est considérée comme potentiellement dangereuse en raison de sa morsure extrêmement puissante, capable d’occasionner des blessures graves, de son comportement défensif agressif hors de l’eau, où elle se retourne rapidement et frappe avec précision, de sa tête massive et de son bec recourbé qui peuvent sectionner un doigt, de sa réactivité fulgurante lorsqu’elle se sent menacée, et du risque sanitaire lié aux bactéries qu’elle peut transporter, notamment les salmonelles, ce qui rend toute morsure ou griffure susceptible de s’infecter, mais elle n’attaque jamais spontanément l’humain dans la nature et ne devient dangereuse que si elle est manipulée, surprise ou acculée, car dans l’eau elle adopte un comportement fuyant et cherche à éviter le contact.