Sylvioidea

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Classification récente ().
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Oiseaux-Passériformes-Oscines-Sylvioidea
()

 

Familles

Espèces representatives Description
Aegithalidés
(1 gen, 11 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Variétés et Genres principaux des
Aegithalidés

Aegithalos caudatus Mésange à longue queue
 Aegithalos concinnus Mésange huppée
Aegithalos leucogenys
Mésange à joues blanches
 Aegithalos fuliginosus Mésange fuligineuse
Les Aegithalidés sont strictement paléarctiques, présents en Europe, Asie tempérée, Himalaya, Sibérie, Chine, Japon. Ils occupent les forêts feuillues, forêts mixtes, lisières, bosquets, parcs, jardins, haies, zones arbustives, et les forêts montagnardes jusqu’à 3 000 m.
Taille 12 à 16 cm (dont une queue très longue), poids 7 à 10 g. Corps minuscule, queue démesurée, bec très fin. Silhouette typique des petits insectivores arboricoles.
Oiseaux insectivores : insectes, larves, araignées, parfois graines en hiver. Vie arboricole, très sociale, souvent en bandes familiales. Reproduction : nid sphérique extrêmement élaboré, fait de mousses, toiles d’araignée, plumes, lichens ; ponte de 8 à 12 œufs ; nourrissage biparental + aides familiales (coopération). Territorialité faible.
Les Aegithalidés sont célèbres pour leur queue très longue, leur nid sphérique unique chez les passereaux, et leur vie sociale coopérative. Leur comportement est très actif, avec des déplacements rapides dans les feuillages. Leur structure familiale est remarquable : helpers qui assistent les parents.
Plumage blanc, noir, rose, brun, selon les sous‑espèces. Motifs faciaux nets : masques noirs, tête blanche ou rosée. Bec fin, pointu, insectivore. Plumage doux et cryptique dans les sous‑bois.
Espèces résidentes ou partiellement migratrices. Les populations nordiques peuvent effectuer de courts déplacements vers le sud. Les populations tempérées sont résidentes. Aucune migration longue distance.
Les Aegithalidés regroupent ≈ 11 espèces dans un seul genre : – Aegithalos caudatus — mésange à longue queue, Europe & Asie. – Aegithalos concinnus — mésange huppée, Asie de l’Est. – Aegithalos leucogenys — mésange à joues blanches, Himalaya. – Aegithalos iouschistos — mésange à dos brun, Asie du Sud. Points communs : insectivorie, queue longue, nid sphérique, vie sociale, plumage doux, distribution paléarctique, sédentarité, coopération familiale. Diversité totale : ≈ 11 espèces, toutes dans le super‑clade Passerida → Sylvioidea.
Acrocéphalidés
(7 gen, env 60 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Variétés et Genres principaux des
Acrocéphalidés

 

Acrocephalus arundinaceusrousserolle turdoïde Acrocephalus scirpaceusrousserolle effarvatte
 
Acrocephalus palustris rousserolle des buissons
 Acrocephalus orientalis rousserolle d’Orient
Hippolais polyglotta
hypolaïs polyglotte
Hippolais icterina
hypolaïs ictérine
Iduna opaca
hypolaïs obscure
Iduna pallida
hypolaïs pâle

Les Acrocéphalidés sont largement répartis en Europe, Afrique, Asie, et dans plusieurs îles de l’océan Indien. Le genre Acrocephalus domine en Eurasie et en Afrique, occupant les roselières, marais, ripisylves, zones humides, buissons denses, et les forêts tropicales pour certaines espèces insulaires. Les genres Nesillas et Calamonastides sont endémiques de Madagascar et de l’Afrique de l’Est, tandis que Graueria est limité aux forêts montagnardes du Rift Albertin.
Taille 12 à 20 cm, poids 10 à 35 g. Corps allongé, pattes solides pour se déplacer dans les roseaux, queue moyenne, bec fin, pointu, légèrement incurvé, adapté à l’insectivorie. Morphologie homogène : passereaux de taille moyenne, silhouette élancée.
Oiseaux insectivores : diptères, lépidoptères, coléoptères, araignées, invertébrés aquatiques. Certaines espèces consomment des fruits ou baies en fin de saison. Reproduction : nid en cuvette ou suspendu entre les tiges de roseaux ou buissons ; ponte de 3 à 6 œufs ; incubation par la femelle ; nourrissage biparental. Chant puissant, répétitif, territorial.
Les Acrocéphalidés sont connus pour leur morphologie cryptique, difficile à distinguer visuellement, ce qui a entraîné de nombreuses révisions taxonomiques. Leur spécialisation pour les milieux humides denses en fait des oiseaux discrets mais très adaptés. Certaines espèces insulaires comme Nesillas montrent des évolutions uniques, avec des écologies très différenciées.
Plumage brun, beige, olive, gris, uniforme et cryptique, parfaitement adapté au camouflage dans les roseaux. Bec fin, pointu, insectivore. Yeux souvent entourés d’un liseré pâle, parfois un supercilium marqué.
Migration variable selon les espèces. Les rousserolles paléarctiques (Acrocephalus scirpaceus, A. arundinaceus, A. palustris) sont migratrices vers l’Afrique subsaharienne. Les espèces tropicales africaines et malgaches sont sédentaires. Certaines migrations dépassent 4.000 à 6.000 km.
Les Acrocephalidae comprennent 7 genres principaux : Acrocephalus — rousserolles, les plus nombreuses, spécialistes des roselières ; Hippolais — fauvettes des buissons, plus claires, plus arboricoles ; Iduna — formes intermédiaires, souvent en milieux secs ; Nesillas — espèces malgaches, écologie insulaire unique ; Arundinax — grande rousserolle de l’Asie orientale ; Calamonastides — espèce africaine rare des marais ; Graueria — forme montagnarde du Rift Albertin. Diversité totale : ≈ 60 espèces, toutes spécialisées dans les milieux humides ou arbustifs du Vieux Monde.
Locustellidés
(11 gen, 65 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Variétés et Genres principaux des
Locustellidés

 

 

Locustella naevia locustelle tachetée
Locustella luscinioides
locustelle luscinioïde
Locustella fluviatilis
locustelle fluviatile
Locustella certhiola
locustelle de Pallas
Bradypterus baboecala
bradyptère africain
 Bradypterus thoracicus bradyptère à poitrine rayée
Amphilais seebohmi
amphilais de Seebohm
Amphilais pulchra
amphilais élégante
Les Locustellidés sont largement répartis en Eurasie, Afrique et Madagascar. Très présents en Europe, Russie, Asie centrale, Chine, Inde, Asie du Sud‑Est, Afrique tropicale, Afrique de l’Est, Afrique australe, Madagascar. Habitats : prairies humides, roselières, marais, tourbières, herbes hautes, fourrés denses, lisières forestières, savanes humides.
Taille 12 à 19 cm, poids 10 à 30 g. Corps allongé, queue longue, ailes courtes, pattes solides. Silhouette typique des passereaux furtifs des herbes hautes.
Oiseaux insectivores : diptères, coléoptères, orthoptères, araignées, larves. Vie terrestre et herbacée, se déplaçant furtivement dans les herbes. Reproduction : nid en cuvette au sol ou dans les herbes ; ponte de 3 à 6 œufs ; nourrissage biparental. Chants trillés, monotones, souvent nocturnes.
Les Locustellidés sont célèbres pour leur chant insectiforme (trille continu rappelant un grillon), leur comportement extrêmement discret, et leur plumage cryptique. Plusieurs espèces sont cryptiques et ont été séparées grâce à la génétique. Spécialistes des milieux herbacés fermés, ils sont difficiles à observer.
Plumage brun, olive, beige, rayé, strié, parfaitement cryptique. Bec fin, pointu, insectivore. Motifs faciaux discrets : supercilium pâle, liseré oculaire. Plumage adapté au camouflage dans les herbes.
Migration variable. Les espèces paléarctiques sont migratrices vers l’Afrique subsaharienne ou l’Asie du Sud. Les espèces africaines et malgaches sont résidentes. Certaines locustelles effectuent des migrations de 4 000 à 7 000 km. Quelques espèces montrent une plasticité migratoire.
Les Locustellidés regroupent ≈ 8 genres et ≈ 35 espèces : – Locustella — locustelles paléarctiques (luscinioides, fluviatilis, naevia). – Bradypterus — bradyptères africains et asiatiques, fourrés denses. – Amphilais — espèces malgaches, milieux arbustifs tropicaux. – Schoenicola — espèces indiennes des herbes hautes. – Cincloramphus — espèces australo‑asiatiques, milieux ouverts. Points communs : insectivorie, plumage cryptique, chant trillé, vie furtive, milieux herbacés, migration fréquente, distribution vieille‑monde, spécialisation écologique forte. Diversité totale : ≈ 60 espèces, toutes dans le super‑clade Sylvioidea.
 
Cisticolidés
(env 26 gen, env 160 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Variétés et Genres principaux des

Cisticolidés

Cisticola juncidis cisticole des joncs
Cisticola chiniana
cisticole à dos roux
 Cisticola erythropus cisticole à pattes rouges
Cisticola exilis
cisticole gracile
Prinia gracilis
prinia gracile
Prinia socialis
prinia sociale
Apalis flavida
apalis à gorge jaune
Camaroptera brevicaudata
camaroptère à queue courte

Les Cisticolidés sont afro‑asiatiques, présents en Afrique subsaharienne, Madagascar, Inde, Sri Lanka, Népal, Chine du Sud, Asie du Sud‑Est, Indonésie, Papouasie‑Nouvelle‑Guinée, et localement en Australie. Ils occupent les savanes, prairies hautes, herbes denses, marais, lisières, bambouseraies, forêts tropicales, et les milieux arbustifs.
Taille 9 à 15 cm, poids 6 à 20 g. Corps petit, queue souvent longue et mobile, ailes courtes, bec fin et pointu. Morphologie homogène de petits insectivores furtifs.
Oiseaux insectivores : diptères, coléoptères, chenilles, araignées, orthoptères. Vie discrète dans les herbes et buissons. Reproduction : nids en boule, en sac, ou cousus dans les feuilles selon les genres. Ponte de 2 à 5 œufs, incubation par la femelle, nourrissage biparental ou parfois par le mâle seul. Comportement territorial basé sur le chant.
Les Cisticolidés sont célèbres pour leur diversification explosive : plus de 160 espèces, souvent très semblables visuellement mais distinctes par le chant, le comportement, ou la structure du nid. Certains genres (ex. Orthotomus) cousent littéralement des feuilles pour fabriquer un nid. D’autres (ex. Cisticola) construisent des nids complexes en fibres végétales. Leur radiation écologique est l’une des plus vastes du Vieux Monde.
Plumage brun, olive, gris, beige, souvent uniforme ou légèrement strié. Les prinias peuvent être plus colorées (roux, jaune, blanc). Bec fin, pointu, insectivore. Yeux souvent entourés d’un liseré pâle, supercilium discret chez plusieurs espèces.
La majorité des espèces sont sédentaires. Certaines asiatiques (ex. prinias himalayennes) effectuent des migrations altitudinales. Les espèces africaines suivent les pluies et les cycles de croissance des herbes, avec des déplacements locaux parfois importants. Aucune migration longue comparable aux Acrocephalidés.
Les Cisticolidés regroupent ≈ 160 espèces réparties dans plusieurs genres majeurs : – Cisticola — très diversifiés, nids en boule ou en sac, savanes africaines. – Prinia — prinias asiatiques, fourrés, prairies, plumages plus contrastés. – Apalis — espèces africaines forestières ou montagnardes, duos vocaux. – Orthotomus — “tailorbirds”, nids cousus dans les feuilles. – Euryptila — espèces africaines très discrètes. Points communs : insectivorie, plumage cryptique, habitats herbacés ou arbustifs, nids élaborés, diversité extrême, importance du chant. Diversité totale : ≈ 160 espèces, toutes dans le super‑clade Sylvioidea, selon notre classificaton.
Sylviidés
(env 14 gen, env 70 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Variétés et Genres principaux des
Sylviidés

Sylvia atricapilla fauvette à tête noire
 Sylvia borinfauvette des jardins
 Sylvia communisfauvette grisette
Sylvia curruca
fauvette babillarde
Sylvia melanocephala
fauvette mélanocéphale
 Sylvia cantillansfauvette passerinette
Sylvia conspicillata
fauvette à lunettes
 Sylvia nisoriafauvette épervière
Les Sylviidés sont afro‑eurasiens, présents en Europe, Afrique du Nord, Afrique de l’Est, Moyen‑Orient, Asie tempérée, Himalaya, Sibérie, Chine, Corée, Japon, Asie du Sud‑Est. Ils occupent les forêts humides, lisières, fourrés, haies, roselières, zones arbustives, garrigues, parcs, jardins, et les milieux montagnards.
Taille 11 à 16 cm, poids 10 à 25 g. Corps fin, queue moyenne, bec mince et pointu. Silhouette typique des petits insectivores furtifs des sous‑bois.
Oiseaux insectivores‑omnivores : insectes, larves, araignées, baies, fruits. Vie furtive, dans les buissons, fourrés, roselières, sous‑bois. Reproduction : nid en cuvette dans les buissons ou herbes hautes ; ponte de 4 à 6 œufs ; nourrissage biparental. Territorialité marquée chez les mâles chanteurs.
Les Sylviidés sont célèbres pour leurs chants complexes, souvent flûtés ou rapides, et leur comportement discret. Plusieurs espèces montrent des dialectes régionaux. Leur capacité à occuper des milieux denses est remarquable. Ce sont des spécialistes des habitats fermés du Vieux Monde.
Plumage brun, gris, olive, roux, noir, selon les genres. Les fauvettes montrent souvent des motifs faciaux (calotte noire, joues claires). Bec fin, pointu, insectivore. Plumage cryptique, adapté aux milieux denses.
Migration fréquente. Les espèces européennes et asiatiques sont migratrices, descendant vers l’Afrique ou l’Asie du Sud. Les espèces tempérées sont partiellement migratrices. Les espèces tropicales sont résidentes. Les espèces montagnardes effectuent des migrations altitudinales.
Les Sylviidés sont un petit noyau monophylétique de Sylvioidea, stabilisé par la phylogénie génomique (Fregin 2012, Cai 2019, Kuhl 2021, Harvey 2024). Ils appartiennent à Passeriformes → Passeri → Passerida → Sylvioidea. La famille regroupe les “vraies fauvettes” sensu stricto, après extraction des Phylloscopidae, Aegithalidae, Cisticolidae et autres familles jadis incluses dans l’ancien “Sylviidae” fourre‑tout. La classification moderne reconnaît 14 genres et environ 70 espèces, organisées en deux grands blocs internes : le clade Sylvia (fauvettes paléarctiques classiques : Sylvia, Curruca) et le clade Achaetops–Lioptilus–Pseudalcippe (fauvettes africaines). Les genres principaux sont : Sylvia, Curruca, Achaetops, Lioptilus, Pseudalcippe, Chamaetylas, Erythropygia, etc. Classification moderne : Passeriformes → Passeri → Passerida → Sylvioidea → Sylviidae → ~14 genres / ~70 espèces, famille compacte, cohérente, parfaitement stabilisée depuis la révision génomique.
Leiothrichidés
(env 15 gen, env 140 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Variétés et Genres principaux des
Leiothrichidés

 

 

Trochalopteron milneigarrulaxe de Milne-Edwards
 Trochalopteron erythrocephalum garrulaxe à tête rouge
 Trochalopteron variegatum garrulaxe bigarré
Leiothrix lutea
léiothrix jaune
 Leiothrix argentauris léiothrix à oreilles argentées
Minla cyanouroptera
minla à ailes bleues
Minla ignotincta
minla à gorge rousse
Heterophasia capistrata
sibia capistrée
Les Leiothrichidés sont strictement asiatiques, présents en Himalaya, Inde, Népal, Bhoutan, Chine, Myanmar, Thaïlande, Laos, Vietnam, Malaisie, Indonésie. Habitats : forêts tropicales humides, forêts de nuages, forêts subtropicales, lisières, bambouseraies, zones arbustives montagnardes, entre 300 et 3 500 m.
Taille 18 à 30 cm, poids 40 à 120 g. Corps robuste, queue longue, bec fort. Silhouette typique des passereaux forestiers actifs.
Oiseaux omnivores‑insectivores : insectes, fruits, baies, graines, petits invertébrés. Vie arboricole et arbustive, souvent en groupes ou troupes bruyantes. Reproduction : nid en cuvette dans les buissons ou arbres ; ponte de 2 à 4 œufs ; nourrissage biparental. Comportement social marqué.
Les Leiothrichidés sont célèbres pour leurs chants puissants, leurs cris bavards, leur vie sociale en bandes, et leurs plumages variés. Plusieurs espèces sont connues pour leur comportement grégaire et leurs déplacements bruyants dans les sous‑bois. Leur diversité morphologique est importante.
Plumage brun, roux, gris, noir, jaune, orange, selon les genres. Motifs faciaux nets : masques, bandes oculaires, gorges colorées. Bec fort, conique, adapté à l’omnivorie. Plumage souvent contrasté.
Espèces résidentes. Quelques espèces montagnardes effectuent des migrations altitudinales. Aucune migration longue distance. Déplacements locaux selon les ressources fruitières.
Les Leiothrichidés regroupent ≈ 135 espèces dans ≈ 15 genres, dont les principaux : – Trochalopteron — garrulaxes colorés, forêts humides himalayennes. – Leiothrix — leïothrix jaunes, forêts subtropicales. – Minla — minlas colorés, forêts de nuages. – Heterophasia — sibias élégants, forêts montagnardes. – Liocichla — liocichlas, plumages verts et rouges. – Garrulax — laughingthrushes classiques, troupes bruyantes. Points communs : omnivorie, vie sociale, plumages variés, chants puissants, distribution asiatique, sédentarité, habitats forestiers montagnards, diversité morphologique. Diversité totale : ≈ 135 espèces, toutes dans le super‑clade Sylvioidea.
Pellorneidés
(15 gen, env 90 esp)
Pellorneum ruficeps pellorne à tête rousse
Pellorneum fuscocapillus
pellorne à tête brune
Malacocincla abbotti
malacocincla d’Abbott
Malacocincla sepiaria
malacocincla sépia
Illadopsis fulvescens
illadopsis fulvescent
Illadopsis albipectus
illadopsis à poitrine blanche
Garrulax bicolor
garrulaxe bicolore
 Trichastoma rostratum trichastome à long bec
 
Timaliidés
(env 50 gen, env 270 esp)

 

Garrulax canorus garrulaxe chanteur
Garrulax leucolophus
garrulaxe à huppe blanche
Pomatorhinus ochraceiceps
pomatorhin à tête ocrée
 Pomatorhinus hypoleucos pomatorhin à ventre blanc
Stachyris nigriceps
stachyris à tête noire
Stachyris erythroptera
stachyris à ailes rousses
Mixornis gularis
timalie à gorge striée
Mixornis flavicollis
timalie à collier jaune
 
Paradoxornithidés
(17 gen, env 60 esp)
Paradoxornis webbianusparadoxornis de Webb Paradoxornis gularisparadoxornis à gorge noire
Sinosuthora webbiana
suthora de Webb
Sinosuthora brunnea
suthora brune
Cholornis paradoxa
paradoxornis à tête grise
 Cholornis unicolor paradoxornis unicolore
Psittiparus ruficeps
psittipare à tête rousse
Psittiparus gularis
psittipare à gorge noire
 

Alaudidés
(21 gen, 100 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Variétés et Genres principaux des

Alaudidés

 Alauda arvensisalouette des champs
 Alauda gulgulaalouette orientale
 Galerida cristatacochevis huppé
 Galerida theklaecochevis de Thekla
Eremophila alpestris
alouette hausse-col
Calandrella brachydactyla
alouette calandrelle
 Melanocorypha calandraalouette calandre
Lullula arborea
alouette lulu

Les Alaudidés sont largement répartis en Europe, Afrique, Asie, Moyen‑Orient, Maghreb, Afrique australe, Inde, Chine, Mongolie, et jusqu’aux steppes sibériennes. Quelques espèces occupent les zones arides, les savannes, les prairies, les landes, les cultures agricoles, les déserts, et les hautes steppes. En France, les plus communes sont Alauda arvensis (alouette des champs) et Lullula arborea (alouette lulu).
Taille 12 à 20 cm, poids 20 à 45 g selon les espèces. Corps trapu, pattes robustes, bec fin et légèrement arqué, ailes longues adaptées au vol battu et plané. Silhouette typique de passereau terrestre.
Oiseaux granivores‑insectivores : graines, herbes, invertébrés, larves, petits arthropodes. Vie terrestre, souvent en milieux ouverts. Reproduction : nid au sol, bien dissimulé ; ponte de 3 à 5 œufs ; nourrissage biparental. Les mâles effectuent des chants en vol stationnaire très caractéristiques, souvent à grande hauteur.
Les Alaudidés sont célèbres pour leurs chants puissants, souvent émis en vol ascensionnel ou stationnaire, ce qui en fait des marqueurs sonores des milieux ouverts. Leur capacité à occuper des habitats extrêmes (déserts, steppes froides, savannes brûlées) en fait un groupe très adaptable. Plusieurs espèces montrent des plumages cryptiques parfaitement adaptés au camouflage au sol.
Plumage brun, beige, sable, gris, très cryptique, avec stries fines. Bec fin, pointu, légèrement courbé, adapté à la prise de graines et d’insectes. Yeux sombres, parfois un léger sourcil pâle.
Migration variable selon les espèces. Les alouettes paléarctiques (Alauda arvensis) sont partiellement migratrices vers l’Europe du Sud et l’Afrique du Nord. Les espèces désertiques et tropicales sont sédentaires. Certaines migrations atteignent plusieurs milliers de kilomètres.
Les Alaudidae regroupent plusieurs genres majeurs : Alauda — alouettes typiques, chants en vol ; Lullula — alouette lulu, forestière claire ; Galerida — cochevis, souvent huppés ; Calandrella — petites alouettes des steppes ; Melanocorypha — grandes alouettes des steppes froides ; Eremophila — alouette hausse‑col, habitats arides. Points communs : plumage cryptique, chant puissant, vie terrestre, nids au sol, adaptation aux milieux ouverts. Diversité totale : ≈ 90 espèces, couvrant une large gamme de milieux ouverts du Vieux Monde.
Panuridés
(1 gen, 1 esp)
Panurus biarmicuspanure à moustaches  
Pycnonotidés
(32 gen, env 160 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Variétés et Genres principaux des

Pycnonotidés

Pycnonotus jocosus bulbul orphée
 Pycnonotus xanthopygosbulbul à ventre jaune Pycnonotus barbatus bulbul des jardins
Hypsipetes leucocephalus
bulbul à tête blanche Hypsipetes madagascariensisbulbul de Madagascar
Alophoixus ochraceus
bulbul à moustaches
 Iole propinquabulbul de Cochinchine
Hemixos flavala
bulbul à huppe striée
 
Zosteropidés
(16 gen, 140 esp)
Zosterops pallidus fauvette à lunettes pâle
Zosterops senegalensis
fauvette à lunettes du Sénégal
 Zosterops abyssinicus fauvette à lunettes abyssinienne
Zosterops japonicus
fauvette à lunettes du Japon Zosterops erythropleurusfauvette à flancs rouges
Zosterops lateralis
fauvette à lunettes argentée
Zosterops chloronothos
fauvette à lunettes de Maurice
Zosterops borbonicus
fauvette à lunettes de La Réunion
 
Hyliidés
(2 gen, 2 esp)
   
Pnoepygidés
(1 gen, 5 esp)
   
Macrosphenidés
(6 gen, 20 esp)
Melocichla mentalis mélocichle à moustaches
 Sphenoeacus afersphénoèque du Cap
Achaetops pycnopygius
achétopse à flancs roux
Macrosphenus flavicans
nasique jaune
Macrosphenus concolor
nasique uniforme
Sylvietta brachyura
crombec à queue courte
Sylvietta leucophrys
crombec à sourcils blancs
Cryptillas victorini
cryptille de Victorin
 
Bernieridés
(11 gen, 13 esp)
   
Hyliotidés
(1 gen, 2 esp)
Hyliota flavigaster Hyliote à ventre jaune
Hyliota australis
Hyliote australe
 
Nicatoridés
(1 gen, 3 esp)
Nicator chlorisnicator verdâtre
Nicator vireo
nicator à gorge jaune
Nicator gularis
nicator à gorge blanche
 
Modulatrieidés
(1 gen, 3 esp)
   
Promeropidés
(1 gen, 2 esp)
   
Phylloscopidés
(3 gen, env 80 esp)
 
Phylloscopus collybitapouillot véloce
Phylloscopus trochilus
pouillot fitis
Phylloscopus bonelli
pouillot de Bonelli
Phylloscopus ibericus
pouillot ibérique
Phylloscopus inornatus
pouillot à grands sourcils Phylloscopus humei pouillot de Hume
Phylloscopus sibilatrix
pouillot siffleur
 Phylloscopus fuscatuspouillot brun
 
Régulidés
(1 gen, 6 esp)
 
Regulus regulusroitelet huppé
Regulus ignicapilla
roitelet triple-bandeau
 Regulus satraparoitelet à couronne dorée
 Regulus calendularoitelet à couronne rubis
 
Macrosphenidés
(6 gen, 20 esp)
Melocichla mentalis mélocichle à moustaches
 Sphenoeacus afersphénoèque du Cap
Achaetops pycnopygius
achétopse à flancs roux
Macrosphenus flavicans
nasique jaune
Macrosphenus concolor
nasique uniforme
Sylvietta brachyura
crombec à queue courte
Sylvietta leucophrys
crombec à sourcils blancs
Cryptillas victorini
cryptille de Victorin
 
Hyliotidés
(1 gen, 2 esp)
Hyliota flavigaster Hyliote à ventre jaune
Hyliota australis
Hyliote australe
 
Stenostiridés
(4 gen, 10 esp)
Stenostira scita Moucherolle liseré
Elminia longicauda
Élminie à longue queue
 Elminia albicauda Élminie à queue blanche
 Chelidorhynx hypoxanthus Sténostire à ventre jaune
 
Cettidés
(7 gen, 31 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Variétés et Genres principaux des
Cettidés

Cettia cetti bouscarle de Cetti
Cettia major
bouscarle géante
Horornis fortipes
troglodyte des buissons à pattes fortes
 Horornis brunnescens troglodyte brun
Horornis parens
troglodyte de Bougainville
Horornis haddeni
troglodyte de Makira
Tesia cyaniventer
tésie à ventre bleu
 Tesia superciliaristésie à sourcil blanc

 

Les Cettidés sont asiatiques et océaniens, présents du Pakistan à l’Inde, Népal, Bhoutan, Chine, Taïwan, Corée, Japon, Indonésie, Philippines, Nouvelle‑Guinée, et jusqu’aux îles du Pacifique. Quelques espèces atteignent l’Europe (ex. Cettia cetti). Ils occupent les forêts humides, lisières, fourrés denses, bambouseraies, zones ripicoles, marais boisés, et les sous‑bois tropicaux.
Taille 10 à 15 cm, poids 8 à 18 g. Corps rond, queue courte, bec fin, silhouette de petit passereau furtif des fourrés. Morphologie adaptée à la vie dans la végétation dense.
Oiseaux insectivores : insectes, larves, araignées, petits arthropodes. Vie extrêmement discrète, souvent au sol ou dans les fourrés. Reproduction : nid en cuvette dans les buissons denses ; ponte de 3 à 5 œufs ; nourrissage biparental. Comportement furtif, souvent détectés uniquement par le chant.
Les Cettidés sont célèbres pour leur chant puissant, souvent explosif, contrastant avec leur discrétion extrême. Plusieurs espèces sont des spécialistes des fourrés humides et des bambouseraies. Leur taxonomie a été longtemps confuse : ils ont été déplacés entre Sylviidés, Timaliidés, Locustellidés, avant d’être stabilisés dans les Cettidés grâce à la génétique.
Plumage brun, olive, roux, gris, très cryptique. Dessous plus clair. Bec fin, pointu, insectivore. Yeux sombres, sourcil pâle discret. Aspect sobre, parfaitement adapté à la vie dans les fourrés.
Migration variable. Les espèces tempérées (ex. Cettia cetti) sont résidentes ou erratiques. Les espèces asiatiques de haute altitude sont partiellement migratrices, descendant en hiver. Les espèces tropicales sont strictement sédentaires.
Les Cettidés regroupent ≈ 35 espèces réparties dans plusieurs genres majeurs : – Cettia — espèces discrètes, chant puissant, Europe & Asie. – Horornis — bush‑warblers asiatiques, fourrés humides, plumage cryptique. – Tesia — minuscules espèces montagnardes, comportement terrestre. – Urosphena — espèces asiatiques très furtives, habitats denses. Points communs : insectivorie, plumage cryptique, vie dans les fourrés, discrétion extrême, chant puissant, distribution asiatique dominante. Diversité totale : ≈ 35 espèces, toutes dans le super‑clade Passeroidea.
Nectariniidés
(env 16 gen, env 145 esp)

 

Cinnyris venustus souimanga à ventre jaune
Cinnyris pulchellus
souimanga splendide
Cinnyris coccinigaster
souimanga à ventre écarlate
 Cinnyris cupreussouimanga cuivré
Nectarinia famosa
souimanga malachite
Nectarinia tacazze
souimanga du Tacazze
Anthreptes collaris
souimanga à collier
Chalcomitra senegalensis
souimanga du Sénégal