|
| |
Classification
récente ().
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Oiseaux-Passériformes-Oscines-Sylvioidea
()
|
Familles |
Espèces
representatives |
Description |
Aegithalidés
(1 gen, 11 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Variétés et Genres principaux des
Aegithalidés |
Aegithalos caudatus Mésange à longue queue
Aegithalos concinnus Mésange huppée
Aegithalos leucogenys Mésange à joues blanches
Aegithalos fuliginosus Mésange
fuligineuse |
Les
Aegithalidés sont
strictement paléarctiques, présents en
Europe,
Asie tempérée,
Himalaya,
Sibérie,
Chine,
Japon. Ils occupent les
forêts feuillues,
forêts mixtes,
lisières,
bosquets,
parcs,
jardins,
haies,
zones arbustives, et les
forêts montagnardes
jusqu’à 3 000 m.
Taille 12 à 16 cm (dont
une queue très longue),
poids 7 à 10 g. Corps
minuscule, queue démesurée, bec très fin. Silhouette typique des petits
insectivores arboricoles.
Oiseaux insectivores :
insectes, larves, araignées, parfois graines en hiver. Vie
arboricole, très
sociale, souvent en bandes
familiales. Reproduction : nid
sphérique extrêmement
élaboré, fait de mousses,
toiles d’araignée,
plumes,
lichens ; ponte de
8 à 12 œufs ;
nourrissage biparental + aides
familiales (coopération). Territorialité faible.
Les Aegithalidés sont célèbres pour leur
queue très longue, leur
nid sphérique unique
chez les passereaux, et leur vie
sociale coopérative. Leur comportement est très actif, avec des
déplacements rapides dans les feuillages. Leur structure familiale est
remarquable : helpers
qui assistent les parents.
Plumage blanc,
noir,
rose,
brun, selon les
sous‑espèces. Motifs faciaux nets :
masques noirs,
tête blanche ou
rosée. Bec
fin,
pointu, insectivore.
Plumage doux et cryptique dans les sous‑bois.
Espèces résidentes ou
partiellement migratrices.
Les populations nordiques peuvent effectuer de
courts déplacements vers
le sud. Les populations tempérées sont
résidentes. Aucune
migration longue distance.
Les Aegithalidés regroupent
≈ 11 espèces dans
un seul genre : –
Aegithalos caudatus — mésange à longue queue, Europe &
Asie. –
Aegithalos concinnus — mésange huppée, Asie de l’Est. –
Aegithalos leucogenys — mésange à joues blanches,
Himalaya. –
Aegithalos iouschistos — mésange à dos brun, Asie du
Sud. Points communs :
insectivorie, queue
longue, nid sphérique,
vie sociale,
plumage doux,
distribution paléarctique,
sédentarité,
coopération familiale.
Diversité totale : ≈ 11 espèces,
toutes dans le super‑clade
Passerida → Sylvioidea. |
Acrocéphalidés
(7 gen, env 60
esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Variétés et Genres principaux des
Acrocéphalidés
|
Acrocephalus arundinaceus —
rousserolle turdoïde
Acrocephalus scirpaceus —
rousserolle effarvatte
Acrocephalus
palustris —
rousserolle des buissons
Acrocephalus
orientalis —
rousserolle d’Orient
Hippolais polyglotta —
hypolaïs polyglotte
Hippolais icterina
— hypolaïs ictérine
Iduna opaca —
hypolaïs obscure
Iduna pallida —
hypolaïs pâle
 |
Les
Acrocéphalidés sont largement répartis en
Europe,
Afrique,
Asie, et dans plusieurs
îles de l’océan Indien.
Le genre
Acrocephalus domine en Eurasie et en Afrique, occupant
les roselières,
marais,
ripisylves,
zones humides,
buissons denses, et les
forêts tropicales pour
certaines espèces insulaires. Les genres
Nesillas et
Calamonastides sont endémiques de
Madagascar et de l’Afrique
de l’Est, tandis que
Graueria est limité aux forêts montagnardes du
Rift Albertin.
Taille 12 à 20 cm, poids
10 à 35 g. Corps
allongé, pattes solides pour se déplacer dans les roseaux, queue
moyenne, bec fin,
pointu, légèrement
incurvé, adapté à l’insectivorie. Morphologie homogène : passereaux de
taille moyenne, silhouette élancée.
Oiseaux insectivores :
diptères, lépidoptères, coléoptères, araignées, invertébrés aquatiques.
Certaines espèces consomment des
fruits ou baies
en fin de saison. Reproduction : nid en
cuvette ou
suspendu entre les tiges
de roseaux ou buissons ; ponte de
3 à 6 œufs ; incubation par la femelle ; nourrissage
biparental. Chant puissant, répétitif, territorial.
Les Acrocéphalidés sont connus pour leur
morphologie cryptique,
difficile à distinguer visuellement, ce qui a entraîné de nombreuses
révisions taxonomiques. Leur spécialisation pour les
milieux humides denses
en fait des oiseaux discrets mais très adaptés. Certaines espèces
insulaires comme Nesillas
montrent des évolutions uniques, avec des écologies très différenciées.
Plumage brun,
beige,
olive,
gris, uniforme et
cryptique, parfaitement adapté au camouflage dans les roseaux. Bec
fin,
pointu, insectivore.
Yeux souvent entourés d’un liseré
pâle, parfois un
supercilium marqué.
Migration variable selon les espèces. Les rousserolles paléarctiques (Acrocephalus
scirpaceus, A.
arundinaceus, A.
palustris) sont
migratrices vers l’Afrique
subsaharienne. Les espèces tropicales africaines et malgaches
sont sédentaires.
Certaines migrations dépassent
4.000 à 6.000 km.
Les
Acrocephalidae comprennent 7 genres principaux
:
Acrocephalus — rousserolles, les plus nombreuses,
spécialistes des roselières ;
Hippolais
— fauvettes des buissons, plus claires, plus arboricoles ;
Iduna
— formes intermédiaires, souvent en milieux secs ;
Nesillas
— espèces malgaches, écologie insulaire unique ;
Arundinax
— grande rousserolle de l’Asie orientale ;
Calamonastides — espèce africaine rare des marais ;
Graueria — forme montagnarde du Rift Albertin. Diversité
totale : ≈ 60 espèces, toutes spécialisées dans les
milieux humides ou arbustifs du Vieux Monde. |
Locustellidés
(11 gen, 65 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Variétés et Genres principaux des
Locustellidés
|
Locustella naevia —
locustelle tachetée
Locustella luscinioides
— locustelle luscinioïde
Locustella fluviatilis —
locustelle fluviatile
Locustella certhiola —
locustelle de Pallas
Bradypterus baboecala —
bradyptère africain
Bradypterus
thoracicus —
bradyptère à poitrine rayée
Amphilais seebohmi —
amphilais de Seebohm
Amphilais pulchra —
amphilais élégante |
Les
Locustellidés sont
largement répartis en Eurasie,
Afrique et Madagascar. Très présents en
Europe,
Russie,
Asie centrale,
Chine,
Inde,
Asie du Sud‑Est,
Afrique tropicale,
Afrique de l’Est,
Afrique australe,
Madagascar. Habitats :
prairies humides,
roselières,
marais,
tourbières,
herbes hautes,
fourrés denses,
lisières forestières,
savanes humides.
Taille 12 à 19 cm, poids
10 à 30 g. Corps
allongé, queue longue, ailes courtes, pattes solides. Silhouette typique
des passereaux furtifs des herbes hautes.
Oiseaux insectivores :
diptères, coléoptères, orthoptères, araignées, larves. Vie
terrestre et herbacée,
se déplaçant furtivement dans les herbes. Reproduction : nid en
cuvette au sol ou dans
les herbes ; ponte de 3 à 6 œufs
; nourrissage biparental. Chants
trillés, monotones,
souvent nocturnes.
Les Locustellidés sont célèbres pour leur
chant insectiforme
(trille continu rappelant un grillon), leur
comportement extrêmement discret,
et leur plumage cryptique.
Plusieurs espèces sont cryptiques
et ont été séparées grâce à la génétique. Spécialistes des
milieux herbacés fermés,
ils sont difficiles à observer.
Plumage brun,
olive,
beige,
rayé,
strié, parfaitement
cryptique. Bec fin,
pointu, insectivore.
Motifs faciaux discrets :
supercilium pâle, liseré
oculaire. Plumage adapté au camouflage dans les herbes.
Migration variable. Les
espèces paléarctiques sont
migratrices vers l’Afrique
subsaharienne ou l’Asie
du Sud. Les espèces africaines et malgaches sont
résidentes. Certaines
locustelles effectuent des migrations de
4 000 à 7 000 km.
Quelques espèces montrent une
plasticité migratoire.
Les Locustellidés regroupent ≈ 8
genres et ≈ 35 espèces
: –
Locustella — locustelles paléarctiques (luscinioides,
fluviatilis, naevia). –
Bradypterus — bradyptères africains et asiatiques,
fourrés denses. –
Amphilais — espèces malgaches, milieux arbustifs
tropicaux. –
Schoenicola — espèces indiennes des herbes hautes. –
Cincloramphus — espèces australo‑asiatiques, milieux
ouverts. Points communs :
insectivorie, plumage
cryptique, chant trillé,
vie furtive,
milieux herbacés,
migration fréquente,
distribution vieille‑monde,
spécialisation écologique forte.
Diversité totale : ≈ 60 espèces,
toutes dans le super‑clade
Sylvioidea.
|
Cisticolidés
(env 26 gen, env 160 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Variétés et Genres principaux des
Cisticolidés |
Cisticola juncidis —
cisticole des joncs
Cisticola chiniana —
cisticole à dos roux
Cisticola
erythropus —
cisticole à pattes rouges
Cisticola exilis —
cisticole gracile
Prinia gracilis —
prinia gracile
Prinia socialis —
prinia sociale
Apalis flavida —
apalis à gorge jaune
Camaroptera brevicaudata —
camaroptère à queue courte
 |
Les
Cisticolidés sont
afro‑asiatiques, présents en
Afrique subsaharienne,
Madagascar,
Inde,
Sri Lanka,
Népal,
Chine du Sud,
Asie du Sud‑Est,
Indonésie,
Papouasie‑Nouvelle‑Guinée,
et localement en Australie.
Ils occupent les savanes,
prairies hautes,
herbes denses,
marais,
lisières,
bambouseraies,
forêts tropicales, et
les milieux arbustifs.
Taille 9 à 15 cm, poids
6 à 20 g. Corps petit,
queue souvent longue et mobile, ailes courtes, bec fin et pointu.
Morphologie homogène de petits insectivores furtifs.
Oiseaux insectivores :
diptères, coléoptères, chenilles, araignées, orthoptères. Vie
discrète dans les herbes
et buissons. Reproduction : nids
en boule, en sac,
ou cousus dans les
feuilles selon les genres. Ponte de
2 à 5 œufs, incubation
par la femelle, nourrissage biparental ou parfois par le mâle seul.
Comportement territorial basé sur le chant.
Les Cisticolidés sont célèbres pour leur
diversification explosive
: plus de 160 espèces,
souvent très semblables visuellement mais distinctes par le
chant, le
comportement, ou la
structure du nid.
Certains genres (ex.
Orthotomus) cousent littéralement des feuilles pour
fabriquer un nid. D’autres (ex.
Cisticola) construisent des nids complexes en fibres
végétales. Leur radiation écologique est l’une des plus vastes du Vieux
Monde.
Plumage brun,
olive,
gris,
beige, souvent uniforme
ou légèrement strié. Les prinias peuvent être plus colorées (roux,
jaune, blanc). Bec fin,
pointu, insectivore.
Yeux souvent entourés d’un liseré pâle, supercilium discret chez
plusieurs espèces.
La majorité des espèces sont
sédentaires. Certaines asiatiques (ex. prinias himalayennes)
effectuent des migrations
altitudinales. Les espèces africaines suivent les
pluies et les
cycles de croissance des herbes,
avec des déplacements locaux parfois importants. Aucune migration longue
comparable aux Acrocephalidés.
Les Cisticolidés regroupent
≈ 160 espèces réparties
dans plusieurs genres majeurs : –
Cisticola — très diversifiés, nids en boule ou en sac,
savanes africaines. –
Prinia — prinias asiatiques, fourrés, prairies, plumages
plus contrastés. –
Apalis — espèces africaines forestières ou montagnardes,
duos vocaux. –
Orthotomus — “tailorbirds”, nids cousus dans les
feuilles. –
Euryptila — espèces africaines très discrètes. Points
communs : insectivorie,
plumage cryptique,
habitats herbacés ou arbustifs,
nids élaborés,
diversité extrême,
importance du chant.
Diversité totale : ≈ 160 espèces,
toutes dans le super‑clade Sylvioidea, selon notre classificaton. |
Sylviidés
(env 14 gen, env 70 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Variétés et Genres principaux des
Sylviidés |
Sylvia atricapilla —
fauvette à tête noire
Sylvia
borin — fauvette des
jardins
Sylvia
communis — fauvette
grisette
Sylvia curruca —
fauvette babillarde
Sylvia melanocephala —
fauvette mélanocéphale
Sylvia
cantillans — fauvette
passerinette
Sylvia conspicillata —
fauvette à lunettes
Sylvia
nisoria — fauvette
épervière |
Les
Sylviidés sont
afro‑eurasiens, présents en
Europe,
Afrique du Nord,
Afrique de l’Est,
Moyen‑Orient,
Asie tempérée,
Himalaya,
Sibérie,
Chine,
Corée,
Japon,
Asie du Sud‑Est. Ils
occupent les forêts humides,
lisières,
fourrés,
haies,
roselières,
zones arbustives,
garrigues,
parcs,
jardins, et les
milieux montagnards.
Taille 11 à 16 cm, poids
10 à 25 g. Corps fin,
queue moyenne, bec mince et pointu. Silhouette typique des petits
insectivores furtifs des sous‑bois.
Oiseaux insectivores‑omnivores
: insectes, larves, araignées, baies, fruits. Vie
furtive, dans les
buissons, fourrés, roselières, sous‑bois. Reproduction : nid en
cuvette dans les
buissons ou herbes hautes ; ponte de
4 à 6 œufs ; nourrissage
biparental. Territorialité marquée chez les mâles chanteurs.
Les Sylviidés sont célèbres pour leurs
chants complexes,
souvent flûtés ou rapides, et leur
comportement discret.
Plusieurs espèces montrent des
dialectes régionaux. Leur capacité à occuper des
milieux denses est
remarquable. Ce sont des spécialistes des
habitats fermés du Vieux
Monde.
Plumage brun,
gris,
olive,
roux,
noir, selon les genres.
Les fauvettes montrent souvent des
motifs faciaux (calotte
noire, joues claires). Bec fin,
pointu, insectivore.
Plumage cryptique, adapté aux milieux denses.
Migration fréquente. Les
espèces européennes et asiatiques sont
migratrices, descendant
vers l’Afrique ou l’Asie du Sud. Les espèces tempérées sont
partiellement migratrices.
Les espèces tropicales sont
résidentes. Les espèces montagnardes effectuent des
migrations altitudinales.
Les Sylviidés sont un petit noyau monophylétique de
Sylvioidea, stabilisé par la phylogénie génomique (Fregin
2012, Cai 2019, Kuhl 2021, Harvey 2024). Ils appartiennent à
Passeriformes → Passeri → Passerida → Sylvioidea. La famille regroupe
les “vraies fauvettes” sensu stricto, après extraction des
Phylloscopidae, Aegithalidae, Cisticolidae et autres familles jadis
incluses dans l’ancien “Sylviidae” fourre‑tout. La classification
moderne reconnaît 14 genres et environ 70
espèces, organisées en deux grands blocs internes : le clade
Sylvia (fauvettes paléarctiques classiques : Sylvia,
Curruca) et le clade Achaetops–Lioptilus–Pseudalcippe
(fauvettes africaines). Les genres principaux sont :
Sylvia,
Curruca,
Achaetops,
Lioptilus,
Pseudalcippe,
Chamaetylas,
Erythropygia, etc. Classification moderne :
Passeriformes → Passeri → Passerida → Sylvioidea → Sylviidae → ~14
genres / ~70 espèces, famille compacte, cohérente, parfaitement
stabilisée depuis la révision génomique. |
Leiothrichidés
(env 15 gen, env 140 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Variétés et Genres principaux des
Leiothrichidés
|
Trochalopteron milnei —
garrulaxe de Milne-Edwards
Trochalopteron
erythrocephalum —
garrulaxe à tête rouge
Trochalopteron
variegatum —
garrulaxe bigarré
Leiothrix lutea —
léiothrix jaune
Leiothrix
argentauris —
léiothrix à oreilles argentées
Minla cyanouroptera —
minla à ailes bleues
Minla ignotincta —
minla à gorge rousse
Heterophasia capistrata —
sibia capistrée |
Les
Leiothrichidés sont
strictement asiatiques,
présents en Himalaya,
Inde,
Népal,
Bhoutan,
Chine,
Myanmar,
Thaïlande,
Laos,
Vietnam,
Malaisie,
Indonésie. Habitats :
forêts tropicales humides,
forêts de nuages,
forêts subtropicales,
lisières,
bambouseraies,
zones arbustives montagnardes,
entre 300 et 3 500 m.
Taille 18 à 30 cm, poids
40 à 120 g. Corps
robuste, queue longue, bec fort. Silhouette typique des passereaux
forestiers actifs.
Oiseaux omnivores‑insectivores
: insectes, fruits, baies, graines, petits invertébrés. Vie
arboricole et arbustive,
souvent en groupes ou
troupes bruyantes.
Reproduction : nid en cuvette
dans les buissons ou arbres ; ponte de
2 à 4 œufs ; nourrissage
biparental. Comportement social marqué.
Les Leiothrichidés sont célèbres pour leurs
chants puissants, leurs
cris bavards, leur
vie sociale en bandes,
et leurs plumages variés.
Plusieurs espèces sont connues pour leur
comportement grégaire et
leurs déplacements bruyants
dans les sous‑bois. Leur diversité morphologique est importante.
Plumage brun,
roux,
gris,
noir,
jaune,
orange, selon les
genres. Motifs faciaux nets :
masques, bandes
oculaires, gorges
colorées. Bec fort,
conique, adapté à
l’omnivorie. Plumage souvent contrasté.
Espèces résidentes.
Quelques espèces montagnardes effectuent des
migrations altitudinales.
Aucune migration longue distance. Déplacements locaux selon les
ressources fruitières.
Les Leiothrichidés regroupent
≈ 135 espèces dans
≈ 15 genres, dont les
principaux : –
Trochalopteron — garrulaxes colorés, forêts humides
himalayennes. –
Leiothrix — leïothrix jaunes, forêts subtropicales. –
Minla — minlas colorés, forêts de nuages. –
Heterophasia — sibias élégants, forêts montagnardes. –
Liocichla — liocichlas, plumages verts et rouges. –
Garrulax — laughingthrushes classiques, troupes
bruyantes. Points communs :
omnivorie, vie sociale,
plumages variés,
chants puissants,
distribution asiatique,
sédentarité,
habitats forestiers montagnards,
diversité morphologique.
Diversité totale : ≈ 135 espèces,
toutes dans le super‑clade
Sylvioidea. |
Pellorneidés
(15 gen, env 90 esp) |
Pellorneum ruficeps —
pellorne à tête rousse
Pellorneum fuscocapillus —
pellorne à tête brune
Malacocincla abbotti —
malacocincla d’Abbott
Malacocincla sepiaria —
malacocincla sépia
Illadopsis fulvescens —
illadopsis fulvescent
Illadopsis albipectus —
illadopsis à poitrine blanche
Garrulax bicolor —
garrulaxe bicolore
Trichastoma
rostratum —
trichastome à long bec |
|
Timaliidés
(env 50 gen, env 270 esp) |
Garrulax canorus —
garrulaxe chanteur
Garrulax leucolophus —
garrulaxe à huppe blanche
Pomatorhinus ochraceiceps —
pomatorhin à tête ocrée
Pomatorhinus
hypoleucos —
pomatorhin à ventre blanc
Stachyris nigriceps —
stachyris à tête noire
Stachyris erythroptera —
stachyris à ailes rousses
Mixornis gularis —
timalie à gorge striée
Mixornis flavicollis —
timalie à collier jaune |
|
Paradoxornithidés
(17 gen, env 60 esp) |
Paradoxornis webbianus —
paradoxornis de Webb
Paradoxornis gularis —
paradoxornis à gorge noire
Sinosuthora webbiana —
suthora de Webb
Sinosuthora brunnea —
suthora brune
Cholornis paradoxa —
paradoxornis à tête grise
Cholornis
unicolor —
paradoxornis unicolore
Psittiparus ruficeps —
psittipare à tête rousse
Psittiparus gularis —
psittipare à gorge noire |
|
|
Alaudidés
(21 gen, 100 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Variétés et Genres principaux des
Alaudidés |
Alauda
arvensis — alouette des champs
Alauda
gulgula — alouette orientale
Galerida
cristata — cochevis huppé
Galerida
theklae — cochevis de Thekla
Eremophila alpestris — alouette hausse-col
Calandrella brachydactyla — alouette calandrelle
Melanocorypha
calandra — alouette calandre
Lullula arborea —
alouette lulu
 |
Les
Alaudidés sont largement répartis en
Europe,
Afrique,
Asie,
Moyen‑Orient,
Maghreb,
Afrique australe,
Inde,
Chine,
Mongolie, et
jusqu’aux steppes sibériennes.
Quelques espèces occupent les
zones arides, les
savannes, les
prairies, les landes,
les cultures agricoles,
les déserts, et les
hautes steppes. En
France, les plus communes sont
Alauda arvensis (alouette des champs) et
Lullula arborea (alouette lulu).
Taille 12 à 20 cm,
poids 20 à 45 g
selon les espèces. Corps trapu, pattes robustes, bec fin et
légèrement arqué, ailes longues adaptées au vol battu et plané.
Silhouette typique de passereau terrestre.
Oiseaux
granivores‑insectivores : graines, herbes, invertébrés,
larves, petits arthropodes. Vie
terrestre, souvent
en milieux ouverts. Reproduction : nid au
sol, bien dissimulé
; ponte de 3 à 5 œufs
; nourrissage biparental. Les mâles effectuent des
chants en vol stationnaire
très caractéristiques, souvent à grande hauteur.
Les Alaudidés sont célèbres pour leurs
chants puissants,
souvent émis en vol
ascensionnel ou
stationnaire, ce qui en fait des marqueurs sonores des
milieux ouverts. Leur capacité à occuper des
habitats extrêmes
(déserts, steppes froides, savannes brûlées) en fait un groupe très
adaptable. Plusieurs espèces montrent des
plumages cryptiques
parfaitement adaptés au camouflage au sol.
Plumage brun,
beige,
sable,
gris, très
cryptique, avec stries fines. Bec
fin,
pointu, légèrement
courbé, adapté à la prise de graines et d’insectes. Yeux sombres,
parfois un léger sourcil pâle.
Migration variable selon les espèces. Les alouettes paléarctiques (Alauda
arvensis) sont
partiellement migratrices vers l’Europe du Sud et l’Afrique
du Nord. Les espèces désertiques et tropicales sont
sédentaires.
Certaines migrations atteignent
plusieurs milliers de
kilomètres.
Les Alaudidae
regroupent plusieurs genres majeurs :
Alauda — alouettes typiques, chants en vol ;
Lullula — alouette lulu, forestière claire ;
Galerida — cochevis, souvent huppés ;
Calandrella — petites alouettes des steppes ;
Melanocorypha — grandes alouettes des steppes
froides ;
Eremophila — alouette hausse‑col, habitats arides.
Points communs : plumage
cryptique, chant
puissant, vie
terrestre, nids au
sol, adaptation aux
milieux ouverts. Diversité totale :
≈ 90 espèces,
couvrant une large gamme de milieux ouverts du Vieux Monde. |
Panuridés
(1 gen, 1 esp) |
Panurus biarmicus — panure à moustaches |
|
Pycnonotidés
(32 gen, env 160 esp)
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Variétés et Genres principaux des
Pycnonotidés |
Pycnonotus jocosus —
bulbul orphée
Pycnonotus
xanthopygos — bulbul
à ventre jaune
Pycnonotus barbatus —
bulbul des jardins
Hypsipetes leucocephalus —
bulbul à tête blanche
Hypsipetes madagascariensis —
bulbul de Madagascar
Alophoixus ochraceus —
bulbul à moustaches
Iole
propinqua — bulbul de
Cochinchine
Hemixos flavala —
bulbul à huppe striée |
|
Zosteropidés
(16 gen, 140 esp) |
Zosterops pallidus —
fauvette à lunettes pâle
Zosterops senegalensis —
fauvette à lunettes du Sénégal
Zosterops
abyssinicus —
fauvette à lunettes abyssinienne
Zosterops japonicus —
fauvette à lunettes du Japon
Zosterops erythropleurus —
fauvette à flancs rouges
Zosterops lateralis —
fauvette à lunettes argentée
Zosterops chloronothos —
fauvette à lunettes de Maurice
Zosterops borbonicus —
fauvette à lunettes de La Réunion |
|
Hyliidés
(2 gen, 2 esp) |
|
|
Pnoepygidés
(1 gen, 5 esp) |
|
|
Macrosphenidés
(6 gen, 20 esp) |
Melocichla mentalis —
mélocichle à moustaches
Sphenoeacus
afer — sphénoèque du
Cap
Achaetops pycnopygius —
achétopse à flancs roux
Macrosphenus flavicans —
nasique jaune
Macrosphenus concolor —
nasique uniforme
Sylvietta brachyura —
crombec à queue courte
Sylvietta leucophrys —
crombec à sourcils blancs
Cryptillas victorini —
cryptille de Victorin |
|
Bernieridés
(11 gen, 13 esp) |
|
|
Hyliotidés
(1 gen, 2 esp) |
Hyliota flavigaster Hyliote à ventre jaune
Hyliota australis Hyliote australe |
|
Nicatoridés
(1 gen, 3 esp) |
Nicator chloris — nicator verdâtre
Nicator vireo — nicator à gorge jaune
Nicator gularis — nicator à gorge blanche |
|
Modulatrieidés
(1 gen, 3 esp) |
|
|
Promeropidés
(1 gen, 2 esp) |
|
|
Phylloscopidés
(3 gen, env 80 esp)
|
Phylloscopus collybita —
pouillot véloce
Phylloscopus trochilus —
pouillot fitis
Phylloscopus bonelli —
pouillot de Bonelli
Phylloscopus ibericus —
pouillot ibérique
Phylloscopus inornatus —
pouillot à grands sourcils
Phylloscopus humei —
pouillot de Hume
Phylloscopus sibilatrix —
pouillot siffleur
Phylloscopus
fuscatus — pouillot
brun |
|
Régulidés
(1 gen, 6 esp)
|
Regulus regulus — roitelet huppé
Regulus ignicapilla — roitelet triple-bandeau
Regulus
satrapa — roitelet à couronne dorée
Regulus
calendula — roitelet à couronne rubis |
|
Macrosphenidés
(6 gen, 20 esp) |
Melocichla mentalis —
mélocichle à moustaches
Sphenoeacus
afer — sphénoèque du
Cap
Achaetops pycnopygius —
achétopse à flancs roux
Macrosphenus flavicans —
nasique jaune
Macrosphenus concolor —
nasique uniforme
Sylvietta brachyura —
crombec à queue courte
Sylvietta leucophrys —
crombec à sourcils blancs
Cryptillas victorini —
cryptille de Victorin |
|
Hyliotidés
(1 gen, 2 esp) |
Hyliota flavigaster Hyliote à ventre jaune
Hyliota australis Hyliote australe |
|
Stenostiridés
(4 gen, 10 esp) |
Stenostira scita Moucherolle liseré
Elminia longicauda Élminie à longue queue
Elminia albicauda Élminie à queue
blanche
Chelidorhynx hypoxanthus Sténostire à
ventre jaune |
|
Cettidés
(7 gen, 31 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Variétés et Genres principaux des
Cettidés |
Cettia cetti —
bouscarle de Cetti
Cettia major —
bouscarle géante
Horornis fortipes —
troglodyte des buissons à pattes fortes
Horornis
brunnescens —
troglodyte brun
Horornis parens —
troglodyte de Bougainville
Horornis haddeni —
troglodyte de Makira
Tesia cyaniventer —
tésie à ventre bleu
Tesia
superciliaris — tésie
à sourcil blanc

|
Les
Cettidés sont
asiatiques et océaniens,
présents du Pakistan à
l’Inde,
Népal,
Bhoutan,
Chine,
Taïwan,
Corée,
Japon,
Indonésie,
Philippines,
Nouvelle‑Guinée, et
jusqu’aux îles du Pacifique.
Quelques espèces atteignent l’Europe
(ex. Cettia cetti). Ils occupent
les forêts humides,
lisières,
fourrés denses,
bambouseraies,
zones ripicoles,
marais boisés, et les
sous‑bois tropicaux.
Taille 10 à 15 cm, poids
8 à 18 g. Corps rond,
queue courte, bec fin, silhouette de petit passereau furtif des fourrés.
Morphologie adaptée à la vie dans la végétation dense.
Oiseaux insectivores :
insectes, larves, araignées, petits arthropodes. Vie
extrêmement discrète,
souvent au sol ou dans les fourrés. Reproduction : nid en
cuvette dans les
buissons denses ; ponte de 3 à 5
œufs ; nourrissage biparental. Comportement furtif, souvent
détectés uniquement par le chant.
Les Cettidés sont célèbres pour leur
chant puissant, souvent
explosif, contrastant avec leur
discrétion extrême. Plusieurs espèces sont des
spécialistes des fourrés humides
et des bambouseraies.
Leur taxonomie a été longtemps confuse : ils ont été déplacés entre
Sylviidés,
Timaliidés,
Locustellidés, avant
d’être stabilisés dans les
Cettidés grâce à la génétique.
Plumage brun,
olive,
roux,
gris, très cryptique.
Dessous plus clair. Bec fin,
pointu, insectivore.
Yeux sombres, sourcil pâle discret. Aspect sobre, parfaitement adapté à
la vie dans les fourrés.
Migration variable. Les
espèces tempérées (ex. Cettia cetti)
sont résidentes ou
erratiques. Les espèces
asiatiques de haute altitude sont
partiellement migratrices, descendant en hiver. Les espèces
tropicales sont strictement
sédentaires.
Les Cettidés regroupent ≈
35 espèces réparties dans plusieurs genres majeurs : –
Cettia — espèces discrètes, chant puissant, Europe &
Asie. –
Horornis — bush‑warblers asiatiques, fourrés humides,
plumage cryptique. –
Tesia — minuscules espèces montagnardes, comportement
terrestre. –
Urosphena — espèces asiatiques très furtives, habitats
denses. Points communs :
insectivorie, plumage
cryptique, vie dans les
fourrés, discrétion
extrême, chant puissant,
distribution asiatique dominante.
Diversité totale : ≈ 35 espèces,
toutes dans le super‑clade
Passeroidea. |
Nectariniidés
(env 16 gen, env 145 esp) |
Cinnyris venustus —
souimanga à ventre jaune
Cinnyris pulchellus —
souimanga splendide
Cinnyris coccinigaster —
souimanga à ventre écarlate
Cinnyris
cupreus — souimanga
cuivré
Nectarinia famosa
— souimanga malachite
Nectarinia tacazze —
souimanga du Tacazze
Anthreptes collaris —
souimanga à collier
Chalcomitra senegalensis
— souimanga du Sénégal |
|
|