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Classification (16
genres, 59 espèces)
Reptiles-Anapsides-Chéloniens-Cryptodires-Testudinidés
(Tortues proprements dite)
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Espèces |
Espèces représentatives |
Description |
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Testudo
(10 espèces)
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Statut et effectif des Testudo
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Testudo hermanni — Tortue d'Hermann
Testudo marginata — Tortue bordée ou marginée
Testudo graeca — Tortue grecque
Testudo kleinmanni — Tortue d'Égypte

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Les espèces
du genre Testudo occupent principalement le bassin
méditerranéen, incluant l’Europe du Sud (Espagne, France,
Italie, Balkans), l’Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie,
Libye) et le Proche‑Orient (Turquie, Iran, Azerbaïdjan). Par
exemple, Testudo hermanni est présente de la Roumanie à
l’Espagne , tandis que Testudo graeca s’étend de
l’Afrique du Nord à l’Europe du Sud et au Caucase .
Les tortues du genre Testudo sont
de petite à moyenne taille, généralement 12 à 30 cm de
longueur selon les espèces. Testudo hermanni mesure 120 à
230 mm et pèse 2 à 2,5 kg . Testudo graeca
présente des dimensions similaires, avec une carapace légèrement
plus oblongue .
Les Testudo sont strictement
terrestres, actives surtout au printemps et en été, et passent
l’hiver en hibernation dans les régions tempérées. Elles sont
herbivores, consommant herbes, fleurs, feuilles et parfois
fruits. La reproduction est ovipare : les femelles pondent
plusieurs œufs dans un nid creusé dans le sol. Chez T. hermanni,
la température du sol détermine le sexe des jeunes, avec un
développement optimal entre 23 et 34 °C .
Les tortues du genre Testudo se
distinguent par une longévité exceptionnelle, dépassant
souvent 80 à 100 ans, notamment chez Testudo graeca .
Elles présentent aussi des caractères morphologiques
diagnostiques : par exemple, T. hermanni possède une
écaille supracaudale divisée et une écaille cornée à
l’extrémité de la queue , tandis que T. graeca possède
des éperons fémoraux caractéristiques .
Le statut de conservation varie selon les
espèces, mais la tendance générale est au déclin. Testudo
hermanni est classée Quasi menacée (NT) au niveau mondial
, tandis que Testudo graeca est classée Vulnérable (VU)
. Les effectifs précis sont inconnus, mais toutes les espèces
subissent une régression due à la destruction des habitats, aux
incendies, à la fragmentation, au trafic illégal et aux collisions
routières. Certaines populations, comme celles d’Italie pour
T. hermanni, représentent une part importante du total mondial
(jusqu’à un quart). |
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Chelonoidis
(13 espèces)
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Statut et effectif des Chelonoidis
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Chelonoidis nigra — tortue
géante des Galápagos Chelonoidis hoodensis
— tortue de l’île Española Chelonoidis porteri
— tortue de Santa Cruz
Chelonoidis darwini — tortue de Santiago
Chelonoidis chathamensis — tortue de San Cristóbal
Chelonoidis abingdonii — tortue de l’île
Pinta Chelonoidis carbonarius — tortue
charbonnière Chelonoidis denticulatus — tortue
à pattes rouges
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Le genre
Chelonoidis est originaire d’Amérique du Sud et des
îles Galápagos. Il est présent dans les Andes, l’Amazonie,
le Gran Chaco, les savannes sèches, les forêts
tropicales, ainsi que sur plusieurs îles du Pacifique. Les
espèces emblématiques des Galápagos (Chelonoidis nigra
et ses sous‑espèces) sont endémiques de cet archipel. Les espèces
continentales comme Chelonoidis carbonarius (tortue
charbonnière) et Chelonoidis denticulatus (tortue à pattes
rouges) occupent une large partie du nord et du centre de l’Amérique
du Sud.
Les tailles varient fortement selon les
espèces. Les tortues continentales mesurent généralement 30 à 50
cm pour un poids de 5 à 15 kg. Les tortues géantes des
Galápagos sont parmi les plus grandes tortues terrestres du monde,
atteignant 100 à 130 cm et un poids de 150 à 250 kg,
avec des records dépassant 300 kg chez certains mâles. Les
femelles sont plus petites mais restent massives.
Les Chelonoidis sont diurnes,
avec une activité modulée par la chaleur. Les espèces continentales
vivent dans les forêts humides, les savannes et les
zones semi‑ouvertes, tandis que les espèces des Galápagos
occupent des milieux allant des zones arides aux hautes
terres humides. Leur alimentation est herbivore à dominante,
composée de feuilles, herbes, fruits, fleurs,
cactus, champignons, et parfois de charognes ou
d’escargots chez les espèces opportunistes. La reproduction est
saisonnière. Les femelles pondent 5 à 20 œufs selon l’espèce,
dans un nid creusé dans le sol. L’incubation dure 3 à 8 mois,
parfois plus. La croissance est lente et la longévité dépasse
souvent 80 à 120 ans, avec des individus pouvant atteindre
150 ans ou davantage.
Le genre Chelonoidis présente une
diversité morphologique exceptionnelle, allant des tortues
moyennes sud‑américaines aux tortues géantes des Galápagos. Les
espèces insulaires ont développé des formes de carapace
distinctes (dôme ou “selle de cheval”) en fonction de leur
environnement et de la disponibilité alimentaire. Elles jouent un
rôle écologique majeur en tant que méga‑herbivores,
dispersant les graines et modifiant la végétation. Leur évolution
illustre parfaitement les processus de spéciation insulaire,
notamment aux Galápagos où chaque île possède sa propre lignée.
Le statut varie selon les espèces. Les
tortues des Galápagos sont parmi les plus menacées : plusieurs
sous‑espèces sont classées En danger ou En danger critique
par l’UICN, certaines ayant disparu récemment. Les populations
actuelles des Galápagos sont estimées à environ 20 000 à 25 000
individus répartis sur plusieurs îles, avec des efforts de
conservation importants. Les espèces continentales comme
Chelonoidis carbonarius et C. denticulatus sont classées
Vulnérables, en déclin à cause de la déforestation, du
braconnage, du commerce illégal et de la
fragmentation des habitats. Toutes les espèces du genre sont
inscrites à la CITES Annexe II, ce qui réglemente strictement
leur commerce international. En France, elles sont non indigènes,
détenues uniquement en captivité sous autorisation réglementaire
(certificat de capacité et AOE). |
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Geochelone
(2 espèces)
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Statut et effectif des Geochelone
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Geochelone elegans — Tortue étoilée d’Inde
Geochelone platynota — Tortue étoilée de Birmanie

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Les tortues
du genre Geochelone sont aujourd’hui représentées
principalement par Geochelone radiata, espèce endémique du
sud‑ouest de Madagascar, où elle occupe les zones sèches du
territoire antandroy . L’espèce a également été introduite
sur Maurice et La Réunion . D’autres espèces
historiquement classées dans Geochelone (comme G.
carbonaria) ont été réassignées à d’autres genres, mais les
données de distribution montrent que ces tortues occupent des
forêts sèches, savanes épineuses et zones arbustives tropicales
.
Geochelone radiata
possède une carapace pouvant atteindre 40 cm de longueur,
fortement bombée et ornée de motifs rayonnants jaunes sur fond
sombre . Le poids varie généralement entre 10 et 16 kg chez
les adultes (inférence basée sur les dimensions et la morphologie
décrites dans les sources). Les individus présentent un dimorphisme
léger : les mâles ont une queue plus longue et un plastron plus
concave.
Les Geochelone sont strictement
terrestres, actives dans les zones sèches et épineuses. Elles se
nourrissent principalement de végétation sèche, de
feuilles, de fleurs, de fruits et parfois de
plantes succulentes (inférence basée sur leur habitat et leur
morphologie herbivore). La reproduction est ovipare : les
femelles pondent plusieurs œufs dans un nid creusé dans le sol. Chez
G. radiata, la reproduction en captivité observée en Floride
montre que les accouplements ont lieu du printemps au début de
l’été, avec un rôle important des signaux chimiques dans
la reconnaissance des partenaires .
Les tortues du genre Geochelone se
distinguent par une carapace très décorée, notamment chez
G. radiata, dont les rayons jaunes sur chaque écaille
sont parmi les motifs les plus spectaculaires du monde des tortues .
Leur morphologie robuste, leur longévité élevée et leur adaptation
aux milieux secs en font des espèces emblématiques des écosystèmes
tropicaux arides. Certaines présentent aussi des particularités
anatomiques rares, comme la présence occasionnelle d’un foramen
pariétal dans le crâne, observé chez 59 % des individus étudiés
par Crumly (1982) .
Les tortues du genre Geochelone,
en particulier Geochelone radiata, sont gravement menacées.
Les populations sont en fort déclin, principalement à cause
du braconnage, de la consommation locale, du
commerce illégal et de la destruction de l’habitat. Les
sources indiquent que ces tortues, autrefois évitées par certaines
populations locales, sont désormais régulièrement récoltées pour
la nourriture, ce qui rend l’évaluation précise des effectifs
difficile en raison du manque de données fiables et récentes . Les
effectifs exacts sont inconnus, mais les tendances montrent
une régression rapide, notamment dans le sud de Madagascar. |
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Gopherus
(1 espèce) |
Gopherus polyphemus — Gophère polyphème |
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Centrochelys
(1 espèce) |
Centrochelys sulcata — tortue sillonnée, ou tortue
à éperons africains |
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Astrochelys
2 espèces |
Astrochelys radiata — tortue radiée
Astrochelys yniphora — tortue angonoka |
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Manouria
2 espèces |
Manouria emys — tortue brune
Manouria impressa — tortue imprimée |
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Indotestudo
3 espèces |
Indotestudo elongata — tortue à tête jaune
Indotestudo forstenii — tortue de Forsten
Indotestudo travancorica — tortue de Travancore |
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Chersina
1 espèce |
Chersina angulata — tortue angulée |
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Kinixys
8 espèces |
Kinixys belliana —
tortue articulée de Bell
Kinixys erosa — tortue articulée forestière
Kinixys homeana — tortue
articulée de Home
Kinixys spekii — tortue
articulée de Speke |
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Psammobates
3 espèces |
Psammobates geometricus — tortue géométrique
Psammobates oculiferus — tortue ocellée
Psammobates tentorius — tortue bosselée |
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Stigmochelys
(1 espèce)
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Statut et effectif de la tortue léopard
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Stigmochelys pardalis, tortue léopard
(moins de 50 cm, moins de 25 kg)
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La tortue
léopard est native de l’Afrique subsaharienne. Sa répartition
s’étend de l’Éthiopie et la Somalie jusqu’à l’Afrique
du Sud, en passant par le Kenya, la Tanzanie, la
Zambie, le Zimbabwe, le Botswana, la Namibie
et l’Angola. Elle occupe principalement les savannes
sèches, les prairies arbustives, les zones semi‑arides
et les bushvelds. Elle est absente des forêts tropicales
denses et des zones très humides.
La tortue léopard est l’une des plus
grandes tortues terrestres d’Afrique. Les adultes mesurent
généralement 40 à 60 cm, mais certains individus atteignent
70 cm. Le poids varie de 15 à 30 kg, avec des
spécimens exceptionnels dépassant 40 kg dans les régions
méridionales. Les mâles sont souvent plus grands et plus massifs que
les femelles.
La tortue léopard est diurne,
active surtout le matin et en fin d’après‑midi. Elle est
strictement terrestre et se déplace sur de longues distances
pour trouver nourriture et abris. Son alimentation est herbivore,
composée principalement de graminées, plantes sèches,
fleurs, succulentes, fruits tombés et parfois
champignons. Elle consomme aussi du calcium naturel (os,
coquilles) pour renforcer sa carapace. La reproduction est
saisonnière, avec des accouplements après les pluies. Les
femelles pondent 5 à 30 œufs dans un nid creusé dans le sol.
L’incubation dure 90 à 180 jours, parfois plus selon la
température. Les jeunes sont indépendants dès l’éclosion.
La tortue léopard possède une carapace
haute et bombée, ornée de motifs jaunes et noirs rappelant le
pelage d’un léopard, d’où son nom. Elle est l’une des rares tortues
terrestres capables de croître toute sa vie, atteignant
parfois des tailles impressionnantes. Elle ne creuse pas de terriers
profonds comme d’autres espèces africaines, mais utilise des abris
naturels. Elle tolère des environnements très secs et peut survivre
longtemps sans eau libre grâce à une physiologie adaptée aux milieux
arides. Elle est également connue pour sa force, capable de
renverser des objets ou de déplacer des pierres lorsqu’elle cherche
un passage.
La tortue léopard est classée
Préoccupation mineure (LC) par l’UICN, car elle reste largement
répandue en Afrique. Cependant, certaines populations locales sont
en déclin à cause de la dégradation des habitats, du
braconnage, du commerce illégal, des incendies
et des collisions routières. Elle est inscrite à la CITES
Annexe II, ce qui réglemente strictement son commerce
international. En France, elle est non indigène et sa
détention nécessite des autorisations spécifiques (certificat
de capacité et autorisation d’ouverture d’établissement) en raison
de sa taille, de sa longévité et de son statut protégé. Aucune
population sauvage n’existe en France. |
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Homopus
(4 espèces) |
Homopus areolatus — tortue à aireoles
Homopus femoralis — tortue à cuisses épineuses
Homopus signatus — tortue ornée
Homopus solus — tortue solitaire |
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Malacochersus
(1 espèce) |
Malacochersus tornieri — tortue à carapace molle
d’Afrique de l’Est |
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Pseudotestudo
(1 espèce)
 
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Statut et effectif de la tortue des steppes
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Pseudotestudo horsfieldii — tortue des steppes
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La tortue
des steppes occupe une vaste zone d’Asie centrale,
couvrant l’Afghanistan, l’Azerbaïdjan, la Chine,
l’Ouzbékistan, le Pakistan, la Russie et le
Turkménistan . Elle vit dans les steppes sèches, les
prairies arides et les zones semi‑désertiques, soumises à des
hivers très froids et des étés très chauds .
L’espèce mesure 13 à 25 cm, avec
une moyenne d’environ 22 cm chez les femelles et 19 cm
chez les mâles, montrant un dimorphisme sexuel marqué . Le poids
varie généralement entre 700 g et 1,5 kg, ce qui en fait une
petite tortue terrestre. Elle possède une carapace aplatie et
des pattes avant à quatre griffes, caractère unique parmi les
Testudinidae
La tortue des steppes est herbivore,
se nourrissant d’herbes, de plantes basses et de
végétation sèche adaptée aux milieux arides . Elle est diurne,
mais son activité dépend fortement des saisons : elle hiberne
en hiver et estive lors des étés très secs, souvent dans des
terriers pouvant atteindre 2 mètres de profondeur pour
conserver la fraîcheur . La reproduction est ovipare : les
femelles pondent plusieurs œufs dans un terrier creusé dans un sol
meuble. Les jeunes sont précoces et autonomes dès l’éclosion
Cette tortue est remarquable pour son
exceptionnelle capacité de fouissage, utilisant ses membres
puissants pour creuser des terriers profonds, ce qui lui permet de
survivre dans des environnements très arides . Elle possède
également une queue terminée par une pointe cornée et une
carapace aplatie adaptée à la vie dans les steppes ouvertes .
La tortue des steppes est classée
Vulnérable (VU) sur la Liste rouge de l’UICN, en raison de la
dégradation des habitats, de la capture pour le commerce
animalier, et de la fragmentation des populations . Les
effectifs globaux sont mal connus (population “unknown”) mais
considérés en déclin, notamment dans les zones surexploitées
ou transformées par l’agriculture intensive. |
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Pyxis
(2 espèces) |
Pyxis arachnoides — tortue-araignée
Pyxis planicauda — tortue à queue plate |
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Aldabrachelys
(1 espèce)
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Statut et effectif de la tortue géante d'Aldabra
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Aldabrachelys
gigantea - Tortue géante d'Aldabra
(moins de 120 cm, moins de 300 kg)

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La tortue
géante d’Aldabra est endémique de l’atoll d’Aldabra, dans
l’archipel des Seychelles, au nord‑ouest de Madagascar. Elle
vit principalement sur les îlots coralliens de l’atoll
(Grande Terre, Malabar, Polymnie, Picard). Des populations
introduites existent dans plusieurs îles de l’océan Indien,
notamment aux Seychelles intérieures, à Maurice, à
La Réunion (en captivité), ainsi que dans certains parcs
zoologiques du monde. Aldabra est l’un des rares endroits où une
tortue géante a survécu naturellement après l’extinction des tortues
géantes de l’océan Indien sur la plupart des autres îles.
La tortue géante d’Aldabra est l’une des
plus grandes tortues terrestres vivantes. Les adultes mesurent
généralement 90 à 120 cm de longueur de carapace. Les mâles
peuvent dépasser 250 kg, certains individus atteignant 300
kg. Les femelles sont plus petites, pesant en moyenne 80 à
160 kg. Les records connus dépassent 350 kg, ce qui en
fait l’un des plus grands reptiles terrestres actuels.
La tortue géante d’Aldabra est diurne
et passe une grande partie de la journée à se nourrir ou à se
thermoréguler. Elle est herbivore, consommant principalement
des graminées, feuilles, plantes succulentes,
fruits tombés, fougères et parfois des champignons.
Elle peut se dresser sur ses pattes arrière pour atteindre la
végétation plus haute. La reproduction a lieu pendant la saison
chaude. Les femelles pondent 10 à 25 œufs dans un nid creusé
dans le sable ou la terre. L’incubation dure 90 à 120 jours,
parfois plus selon la température. Les jeunes sont très vulnérables
aux prédateurs naturels (crabes, oiseaux, rats) et leur croissance
est lente. Les adultes peuvent vivre plus de 100 ans,
certains dépassant 150 ans.
La tortue géante d’Aldabra possède une carapace massive,
souvent aplatie sur le dessus, et un cou très long lui permettant
d’atteindre la végétation élevée. Elle joue un rôle écologique
majeur en tant que méga‑herbivore, façonnant la végétation de
l’atoll. Elle est capable de survivre longtemps sans eau libre grâce
à une physiologie adaptée aux milieux arides. Elle peut parcourir de
longues distances pour trouver nourriture et abris. Sa longévité
exceptionnelle et sa taille imposante en font l’un des animaux
emblématiques de l’océan Indien.
La tortue géante d’Aldabra est classée
Vulnérable (VU) par l’UICN. L’atoll d’Aldabra abrite la plus
grande population de tortues géantes au monde, estimée à environ
100 000 à 150 000 individus, ce qui en fait une espèce
globalement stable. Elle est protégée par les Seychelles, et
l’atoll est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les
principales menaces sont le changement climatique, la
montée du niveau de la mer, les espèces invasives, et la
dégradation des habitats. En France, elle n’existe qu’en
captivité dans des parcs zoologiques ou chez des détenteurs
autorisés. Sa détention nécessite un certificat de capacité
et une autorisation d’ouverture d’établissement, en raison de
sa taille, de sa longévité et de son statut protégé. |
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