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Cette
infographie est consacrée aux eaux rapides et
oxygénées, plus précisément aux torrents de
montagne, des milieux aquatiques caractérisés par
une forte pente, un courant rapide
et turbulent, une eau froide, claire et
très riche en oxygène dissous, ainsi qu’un fond
composé de rochers, galets et graviers. Le
paysage représenté montre un torrent alpin traversant une
vallée montagneuse boisée, alimenté par les précipitations,
les sources et souvent la fonte des neiges.
Ces milieux sont généralement pauvres en nutriments,
mais leur excellente oxygénation permet le développement
d’une faune spécialisée et souvent très sensible à la
pollution. L’infographie souligne que ces écosystèmes
possèdent une biodiversité remarquable malgré des conditions
physiques difficiles, avec de nombreuses espèces considérées
comme indicatrices d’une eau de très bonne qualité.
La faune illustrée comprend notamment la Truite
fario (Salmo trutta), l’Ombre
commun (Thymallus thymallus)
et le Chabot (Cottus gobio),
des poissons adaptés aux eaux fraîches et bien oxygénées. La
Truite fario possède un corps
fuselé réduisant la résistance au courant ainsi
qu’une musculature puissante lui permettant de se maintenir
dans des eaux rapides. Le Chabot, visible
sur le fond pierreux, présente un corps aplati
lui permettant de rester plaqué contre le substrat pour
éviter d’être emporté. Parmi les invertébrés figurent les
larves d’éphémères, les larves de
trichoptères et les larves de plécoptères,
considérées comme des bioindicateurs majeurs de la
qualité de l’eau. Beaucoup possèdent des
crochets, griffes ou structures adhésives leur
permettant de s’accrocher aux pierres malgré le courant.
Certaines larves de trichoptères construisent même des
fourreaux protecteurs en sable ou en petits graviers,
qui les stabilisent sur le fond. Les amphibiens mentionnés
comprennent notamment la Grenouille rousse
(Rana temporaria), présente dans
les zones plus calmes ou en amont des torrents.
L’oiseau emblématique représenté est le Cincle
plongeur (Cinclus cinclus),
un oiseau exceptionnellement adapté à ce milieu grâce à sa
capacité à marcher sous l’eau et plonger dans les
courants pour capturer larves et petits
invertébrés. Son plumage dense et imperméable ainsi que sa
physiologie lui permettent d’exploiter une niche écologique
presque unique parmi les passereaux. Le mammifère illustré
est la Loutre d’Europe (Lutra
lutra), prédateur semi-aquatique qui fréquente
certains torrents de bonne qualité où elle trouve poissons,
écrevisses et amphibiens.
L’infographie met également en avant plusieurs adaptations
communes à la faune des torrents : tolérance au
froid, métabolisme adapté à une eau
fortement oxygénée, corps profilés,
structures d’ancrage contre le courant,
reproduction synchronisée avec les saisons
et recherche d’abris dans les zones calmes derrière les
rochers. Le message principal est que les torrents
de montagne constituent des écosystèmes fragiles mais d’une
très grande valeur écologique, accueillant une
faune hautement spécialisée dont la présence témoigne
généralement d’une eau pure, froide et peu perturbée,
faisant de ces milieux des indicateurs précieux de la santé
des cours d’eau.
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Cette
infographie
intitulée
«
Champignons
et
algues
des
milieux
humides
»
présente
douze
organismes
associés
aux
forêts
humides,
tourbières,
rivières
et
ruisseaux,
répartis
en
trois
ensembles
:
champignons,
algues
rouges
et
algues
vertes.
La
première
rangée
montre
quatre
champignons
:
Artomyces
pyxidatus,
appelé
ici
clavaire
en
chandelle,
possède
un
sporophore
très
ramifié
rappelant
un
petit
corail
et
se
développe
sur
le
bois
mort
en
milieu
forestier
;
Mycena
epipterygia,
la
mycène
épiptérygie,
est
un
petit
champignon
à
pied
grêle
fréquent
dans
les
habitats
forestiers
humides
et
moussus
;
Arrhenia
retiruga,
l’arrhénie
des
mousses,
forme
de
petits
sporophores
directement
associés
aux
tapis
de
mousses
;
enfin
Galerina
paludosa,
la
galérine
des
tourbières,
est
étroitement
associée
aux
milieux
riches
en
sphaignes.
La
seconde
rangée
est
annoncée
comme
celle
des
algues
rouges
(Rhodophycées)
et
présente
Batrachospermum
moniliforme,
algue
rouge
d’eau
douce
à
l’aspect
ramifié
caractéristique,
Lemanea
fluviatilis,
dont
les
thalles
rouge
sombre
se
développent
dans
les
eaux
courantes,
et
Hildenbrandia
rivularis,
qui
forme
des
croûtes
rougeâtres
plaquées
sur
les
pierres
immergées.
Une
erreur
scientifique
importante
apparaît
toutefois
dans
cette
rangée
:
Cladophora
glomerata
y
est
placée
parmi
les
algues
rouges
alors
qu’il
s’agit
d’une
algue
verte,
appartenant
aux
Chlorophytes
;
l’infographie
la
représente
d’ailleurs
une
seconde
fois,
correctement
cette
fois,
dans
la
rangée
inférieure
consacrée
aux
algues
vertes.
La
troisième
rangée
présente
donc
quatre
algues
vertes
:
Cladophora
glomerata,
algue
filamenteuse
pouvant
former
des
touffes
vertes
dans
les
cours
d’eau
;
Ulothrix
zonata,
constituée
de
filaments
simples
non
ramifiés
et
associée
notamment
aux
eaux
courantes
;
Chaetophora
elegans,
dont
le
thalle
ramifié
peut
former
des
masses
vertes
sur
les
substrats
immergés
; et
Draparnaldia
mutabilis,
algue
filamenteuse
ramifiée
associée
aux
eaux
douces,
notamment
fraîches
et
bien
oxygénées.
Les
agrandissements
circulaires
accompagnant
plusieurs
espèces
cherchent
à
montrer
leur
structure
microscopique,
ce
qui
permet
de
visualiser
la
différence
entre
les
filaments
cellulaires
des
algues
vertes,
les
structures
ramifiées
de
certaines
algues
rouges
et
les
caractères
morphologiques
des
champignons.
Le décor général, composé de mousses, bois humide, rochers et cours
d’eau
forestier,
correspond
bien
au
thème
des
milieux
humides,
même
si
toutes
ces
espèces
n’ont
évidemment
pas
exactement
les
mêmes
exigences
écologiques.
Le
message
principal
de
l’infographie
est
que
les
milieux
humides
abritent
une
biodiversité
discrète
mais
importante
de
champignons
et
d’algues
participant
au
fonctionnement
des
écosystèmes,
mais
la
double
présence
de
Cladophora
glomerata,
dont
une
fois
incorrectement
classée
parmi
les
Rhodophycées,
constitue
la
principale
erreur
scientifique
visible
et
devrait
être
corrigée.
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