|
| |

|
Eaux rapides et oxygénées (torrents)

1. Description du biotope
2. Richesse des espèces
3. Particularité et adaptation au climat
4. Faune présente dans les eaux rapides (torrents) et
oxygénées
|
|
Les eaux rapides ou
torrents sont des cours d’eau de montagne,
caractérisés par une faible température (5 à 15 °C), un
fort courant, un brassage intense et une
saturation en oxygène due aux chutes et remous ; ils
transportent des matériaux grossiers (graviers, sables,
limons) qui se déposent en bancs colonisés par une végétation
rivulaire spécifique ; leur hydromorphologie dynamique
alterne zones d’érosion et de dépôt, avec un lit composé de
cailloux, sables et vases, permettant
l’installation d’une grande diversité d’organismes aquatiques ;
ces milieux sont naturellement mobiles, façonnés par les
crues et les variations saisonnières.
Les
torrents et
eaux rapides
existent partout où des reliefs montagneux imposent une forte
pente, un écoulement violent et une eau froide saturée en
oxygène ; on les trouve ainsi sur tous les continents, dans les
chaînes jeunes comme anciennes, depuis les zones tempérées
jusqu’aux régions tropicales et subpolaires. En Europe,
ils sont très présents dans les Alpes, les Pyrénées, les
Carpates, les Balkans, les Apennins, les Monts Scandinaves et
les massifs britanniques ; en France, ils dominent dans les
Alpes, les Pyrénées, le Massif central et les Vosges, où ils
sculptent des vallées étroites et très oxygénées. En
Asie, ils parcourent l’Himalaya, le Karakorum, le Tien
Shan, les montagnes du Japon, de Chine du Sud, de Corée, du
Caucase et d’Asie du Sud‑Est ; les torrents himalayens comptent
parmi les plus puissants du monde grâce à la fonte des neiges et
des glaciers. En Amérique du Nord, ils se
rencontrent dans les Rocheuses, la Sierra Nevada, les
Appalaches, les Cascades, les montagnes d’Alaska et les Chaînes
Côtières ; les rivières rapides du Canada et de l’Alaska
figurent parmi les plus froides et oxygénées du continent. En
Amérique du Sud, ils sont omniprésents dans les
Andes, du nord de la Colombie jusqu’au Chili et à l’Argentine ;
ces torrents andins, souvent glaciaires, sont extrêmement
froids, très oxygénés et alimentent les vallées inter‑andines.
En Afrique, ils existent dans l’Atlas, les
monts d’Éthiopie, les montagnes d’Afrique de l’Est
(Kilimandjaro, Rwenzori), les Drakensberg et les massifs du
Maghreb ; ils sont plus rares dans les zones tropicales humides
mais présents dans les reliefs escarpés. En Océanie,
ils abondent en Nouvelle‑Zélande, dans les Alpes du Sud, en
Tasmanie, dans les Monts Australiens et dans les îles
volcaniques du Pacifique où les pentes abruptes génèrent des
cours d’eau rapides et très oxygénés. Dans les régions
polaires, on observe des torrents saisonniers issus de
la fonte nivale et glaciaire, notamment au Groenland, en
Islande, en Norvège arctique et dans certaines zones côtières de
l’Antarctique ; ces torrents sont parmi les plus froids, les
plus rapides et les plus oxygénés du globe.
Les eaux rapides abritent une faune spécialisée, exigeant
un milieu froid, propre et très oxygéné ; on y trouve des
truites fario, espèces emblématiques des torrents, ainsi
que de nombreuses larves d’insectes aquatiques
(éphéméroptères, plécoptères, perles), grands consommateurs
d’oxygène dissous ; la présence de ces insectes est un
bio‑indicateur de la qualité du milieu ; les torrents
accueillent aussi des espèces adaptées au courant comme le
chabot et des oiseaux spécialisés tels que le cincle
plongeur, capable de marcher sous l’eau pour capturer les
invertébrés ; la richesse spécifique dépend de la diversité du
substrat et de la dynamique naturelle du cours d’eau.
Les organismes des torrents présentent des adaptations au
froid, au courant fort et à la haute teneur en
oxygène ; les poissons comme la truite possèdent un corps
fuselé et une puissance musculaire permettant de se
maintenir dans le courant ; les larves d’insectes ont des
formes aplaties, des crochets, ou vivent sous les
pierres pour résister au flux ; les plantes rivulaires
stabilisent les berges et participent à l’auto‑épuration
du milieu ; les torrents, grâce à leur dynamique naturelle et à
leurs méandres, limitent les crues violentes, se
refroidissent naturellement en été et maintiennent des
conditions favorables aux espèces sensibles au réchauffement ;
ces adaptations permettent à la faune de survivre dans un milieu
instable, froid et très énergétique.
Les eaux rapides hébergent une faune spécialisée : la
truite fario, espèce emblématique des torrents, les
chabots, les larves de plécoptères (perles),
d’éphéméroptères et de trichoptères, indicatrices d’un milieu
sain et oxygéné ; le cincle plongeur, oiseau totalement
lié aux torrents, marche sur le fond pour capturer les insectes
aquatiques ; ces espèces témoignent d’un milieu dynamique,
froid et riche en oxygène, typique des zones amont des cours
d’eau. |
|
Champignons, Métaphytes et algues vertes
Artomyces pyxidatus — clavaire en
chandelle
Mycena epipterygia — mycène épipterygie
Arrhenia retiruga — arrhénie des mousses
Galerina paludosa — galérine des
tourbières
Cladophora glomerata — cladophore des
rivières
Batrachospermum moniliforme —
batrachosperme
Lemanea
fluviatilis — lemanea des rivières
Hildenbrandia
rivularis — hildenbrandie des ruisseaux
Cladophora glomerata — cladophore des
rivières
Ulothrix
zonata — ulothrix des torrents
Chaetophora elegans — chaetophore
élégante
Draparnaldia mutabilis — draparnaldie
des eaux froides

Les
eaux rapides et oxygénées des torrents
forment un biotope froid, turbulent, très riche en oxygène
dissous, pauvre en nutriments, avec des rochers ruisselants,
des berges détrempées, des mousses constamment éclaboussées
et des troncs immergés ; la vitesse du courant empêche
l’accumulation de matière organique, créant un milieu
instable où seuls des champignons spécialisés peuvent se
maintenir sur des substrats détrempés, glissants et souvent
immergés. La
richesse des champignons des torrents est
faible mais très spécialisée : on y trouve des espèces
hydrophiles ou hygrophiles vivant sur bois détrempé, mousses
ruisselantes, feuilles immergées ou berges saturées ; parmi
les plus typiques,
Artomyces pyxidatus,
Mycena epipterygia,
Arrhenia retiruga,
Galerina paludosa,
mais aussi des champignons aquatiques microscopiques comme
les hyphomycètes
aquatiques (ex.
Tetracladium,
Lemonniera,
Anguillospora) qui colonisent les feuilles mortes
transportées par le courant. Les
champignons des torrents sont adaptés à un
milieu froid, très oxygéné et en mouvement constant grâce à
un mycélium capable d’adhérer fortement aux substrats
détrempés, des spores fusiformes ou filiformes facilitant la
dispersion dans l’eau, une tolérance élevée aux basses
températures, et une capacité à se développer sur des
substrats pauvres en nutriments ; les espèces macroscopiques
possèdent souvent des fructifications petites, translucides
ou gélatineuses pour résister au ruissellement, tandis que
les hyphomycètes aquatiques développent des spores en forme
de « bras » permettant de s’accrocher aux feuilles
immergées. Les
champignons des eaux rapides se rencontrent
sur le bois immergé (ex.
Artomyces pyxidatus),
sur les mousses ruisselantes des berges (ex.
Arrhenia retiruga),
sur les feuilles mortes coincées entre les pierres (hyphomycètes
aquatiques comme
Tetracladium marchalianum), sur les troncs
partiellement submergés (ex.
Mycena epipterygia),
et dans les zones de suintements froids (ex.
Galerina paludosa)
; ils jouent un rôle essentiel dans la décomposition des
feuilles transportées par le courant, fournissant nutriments
et micro‑débris aux invertébrés aquatiques comme les larves
de trichoptères et d’éphémères. |
Nématodes et
Protozoaires
Tobrilus gracilis
— tobrilus gracile
Monhystera
stagnalis — monhystère des eaux
courantes
Plectus aquatilis — plectus aquatique
Eumonhystera
filiformis — eumonhystère filiforme
Vorticella convallaria — vorticelle des
ruisseaux
Carchesium polypinum — cilié colonial
des torrents
Epistylis flavicans — épistyle des eaux
courantes
Ochromonas danica — chrysophycée des
eaux froides rapides

Les
nématodes des
torrents rapides et très oxygénés existent
réellement, mais ce sont des espèces
interstitielles,
vivant dans les
interstices du gravier, les
biofilms fixés sur
les rochers et les
sédiments battus par
le courant. Ils ne nagent pas dans le flux
principal : ils exploitent des
micro‑habitats
protégés où le courant est ralenti. Voici tout en
un seul bloc,
sans alinéas, avec noms d’espèces en
gras.
Les nématodes adaptés
aux torrents montrent des
adaptations
morphologiques (corps très fin et flexible
permettant de se glisser entre les grains de gravier,
cuticule résistante à l’abrasion, absence de structures
fragiles), des
adaptations physiologiques (fort besoin en oxygène
compensé par l’eau très oxygénée, tolérance au froid,
capacité à survivre dans des milieux instables), et des
adaptations
comportementales (vie dans les interstices, ancrage
dans le biofilm, déplacement limité pour éviter d’être
emportés). Les espèces réellement associées aux eaux rapides
sont :
Tobrilus gracilis, très fréquent dans les
torrents froids et oxygénés, vivant dans les biofilms fixés
;
Monhystera stagnalis, espèce des sédiments
grossiers des rivières rapides ;
Plectus aquatilis, nématode des substrats
pierreux et des eaux courantes ;
Eumonhystera filiformis, présent dans les
biofilms et interstices des torrents. Leur présence
s’explique par la
forte oxygénation, la
stabilité thermique,
la richesse en
micro‑organismes du biofilm et la disponibilité de
refuges interstitiels où le courant est fortement réduit.
Les
protozoaires des
torrents rapides et très oxygénés existent
réellement et forment un petit groupe d’espèces
rhéophiles,
capables de vivre fixées, semi‑fixées ou dans les
interstices des
galets où le courant est ralenti. Ils ne nagent
presque jamais dans le flux principal : ils exploitent des
micro‑habitats
protégés. Voici tout en
un seul bloc,
sans alinéas, avec noms en
gras et
Guided Links.
Les protozoaires
adaptés aux torrents montrent des
adaptations
morphologiques (pédoncule contractile ou rigide
pour rester fixés, forme campanulée ou coloniale pour
réduire la prise au courant, ciliature modifiée pour
l’ancrage, corps aplati pour se plaquer au substrat), des
adaptations
physiologiques (fort besoin en oxygène compensé par
l’eau très oxygénée, tolérance au froid, capacité à se
nourrir dans un milieu pauvre en particules en suspension)
et des adaptations
comportementales (fixation sur les rochers, les
mousses ruisselantes, les biofilms, vie dans les interstices
du gravier, colonisation des zones de micro‑calme derrière
les pierres). Les espèces réellement associées aux torrents
sont :
Vorticella convallaria, cilié pédonculé fixé
sur les rochers et mousses éclaboussées ;
Carchesium polypinum, cilié colonial formant
des bouquets résistants au courant ;
Epistylis flavicans, espèce fixée sur les
substrats durs des eaux rapides ;
Tetracladium marchalianum, protiste
fongiforme associé aux feuilles immergées dans les torrents.
Leur présence s’explique par la
forte oxygénation,
la stabilité
thermique, la
richesse en biofilm
et la disponibilité de
substrats solides
permettant la fixation dans un milieu très turbulent.
|
Arthropodes
Perla marginata — perle des ruisseaux
Dinocras
cephalotes — grande perle des torrents
Rhyacophila dorsalis — rhyacophile des
torrents
Hydropsyche siltalai — trichoptère des
eaux rapides
Baetis
alpinus — éphémère alpin
Ecdyonurus venosus — éphémère des
torrents
Simulium ornatum — mouche noire des eaux
rapides
Elmis aenea — elmide des rivières

Les arthropodes des
torrents rapides et très oxygénés sont parmi les
organismes les mieux
adaptés à ce milieu extrême : courant violent, eau
froide, substrat instable, oxygénation maximale. Ils
dominent la faune benthique grâce à des
adaptations
morphologiques,
physiologiques
et comportementales
très poussées. Voici tout en
un seul bloc,
sans alinéas, avec noms d’espèces en
gras et
Guided Links.
Les arthropodes
rhéophiles présentent des
adaptations
morphologiques comme un corps aplati pour réduire
la prise au courant, des griffes ou ventouses pour s’ancrer
aux rochers, des branchies protégées contre l’abrasion, des
filaments respiratoires courts pour éviter l’arrachement, et
des soies sensorielles réduites. Leurs
adaptations
physiologiques incluent une forte tolérance à l’eau
froide, un métabolisme optimisé pour les milieux très
oxygénés, et une respiration efficace même dans les
micro‑zones turbulentes. Les
adaptations
comportementales reposent sur la vie dans les
interstices du gravier, l’ancrage dans les biofilms, la
dérive contrôlée, et la colonisation des zones de
micro‑calme derrière les blocs rocheux. Les espèces
réellement inféodées aux torrents sont :
Perla marginata, perle des ruisseaux,
plécoptère strictement rhéophile au corps aplati ;
Dinocras cephalotes, grande perle des
torrents, dotée de fortes pattes pour s’ancrer ;
Rhyacophila dorsalis, trichoptère prédateur
sans fourreau, vivant collé aux rochers ;
Hydropsyche siltalai, trichoptère
constructeur de filets capturant les particules dans le
courant ;
Baetis alpinus, éphémère alpin au corps
fuselé et nage saccadée anti‑dérive ;
Ecdyonurus venosus, éphémère benthique des
eaux rapides ;
Simulium ornatum, mouche noire dont les
larves se fixent par un disque adhésif ;
Elmis aenea, coléoptère elmide muni de
griffes puissantes pour résister au courant. Leur présence
s’explique par la
richesse en oxygène, la
stabilité thermique,
l’abondance de
biofilm et la disponibilité de
substrats rocheux
permettant l’ancrage dans un milieu très turbulent.
|
|
Poissons, oiseaux,
amphibiens et reptiles
Salmo trutta fario
— truite fario
Cottus
gobio — chabot commun
Phoxinus phoxinus — vairon
Thymallus thymallus — ombre commun
Cinclus cinclus — cincle plongeur
Motacilla cinerea — bergeronnette des
ruisseaux
Actitis hypoleucos — chevalier guignette
(
Alcedo
atthis — martin-pêcheur d’Europe
Amolops mantzorum — grenouille des
torrents
Rana sauteri — grenouille de Sauter
Hydromantes platycephalus — salamandre
des torrents
Bufo torrenticola — crapaud des torrents
Hydrosaurus pustulatus — lézard voilier
des Philippines
Physignathus
cocincinus — dragon d’eau chinois
Enhydris
enhydris — couleuvre aquatique
Natrix
tessellata — couleuvre tessellée

La
richesse spécifique des torrents est faible
mais très spécialisée : on y trouve des salmonidés comme
Salmo trutta fario,
des espèces benthiques comme
Cottus gobio,
des cyprinidés rhéophiles comme
Phoxinus phoxinus,
et des espèces plus localisées comme
Thymallus thymallus
; ces poissons partagent une forte dépendance au courant,
une préférence pour les eaux froides et une reproduction
adaptée aux substrats grossiers. Les
poissons des torrents possèdent des
adaptations morphologiques et physiologiques remarquables :
corps fuselé pour réduire la résistance à l’eau, nageoires
puissantes pour se stabiliser, comportement benthique pour
éviter la dérive, coloration cryptique pour se fondre dans
les galets, et métabolisme adapté aux eaux froides très
oxygénées ; le chabot
utilise sa large tête et ses nageoires pectorales comme
ventouses naturelles, la
truite fario
adopte une nage saccadée et se cale derrière les pierres,
tandis que le vairon
forme des bancs serrés pour réduire l’effort individuel face
au courant. La
présence des poissons rhéophiles se
concentre dans les zones de courant fort, les radiers, les
cascades et les têtes de bassin versant ; la
truite fario
domine les torrents froids de montagne, le
chabot
occupe les zones de galets et de blocs, le
vairon
fréquente les bordures légèrement moins rapides, et l’ombre
commun apparaît dans les rivières rapides plus
larges ; ces poissons utilisent les caches sous les pierres,
les zones d’ombre et les micro‑tourbillons pour économiser
leur énergie et chasser les invertébrés dérivants.
Les oiseaux présents dans
les torrents rapides et très oxygénés sont
peu nombreux mais montrent des adaptations très poussées :
le
Cinclus cinclus possède un corps trapu, un
plumage extrêmement hydrofuge, des ailes courtes pour voler
au ras de l’eau, la capacité unique de marcher sous l’eau
contre le courant et un métabolisme élevé pour supporter
l’eau froide ; la
Motacilla cinerea utilise les zones calmes
derrière les rochers pour capturer les insectes dérivants ;
l’Actitis
hypoleucos exploite les berges caillouteuses
des rivières rapides ; l’Alcedo
atthis profite des eaux claires et oxygénées
pour repérer ses proies en plongée, et toutes ces espèces
tirent parti d’un milieu riche en invertébrés grâce à
l’oxygénation élevée, ce qui explique leur présence dans ces
habitats turbulents.
Les
amphibiens des
torrents sont rares, mais ceux qui y vivent
montrent des adaptations très fortes au
courant violent,
à l’eau froide,
à l’oxygénation
élevée et au
substrat instable. Voici tout en
un seul bloc,
sans alinéas, avec noms d’espèces en
gras comme
tu l’aimes. Les amphibiens réellement adaptés aux
torrents présentent trois types d’adaptations :
morphologiques (corps aplati ou hydrodynamique, doigts
élargis ou palmés pour l’adhérence, peau plus épaisse
limitant la déshydratation dans les embruns, queue puissante
chez les larves pour lutter contre le courant),
physiologiques (fort besoin en oxygène compensé par l’eau
très oxygénée, métabolisme adapté à l’eau froide, ponte
résistante au courant), comportementales (ponte dans des
anfractuosités, sous des pierres, dans des zones de
micro‑calme, activité benthique pour éviter d’être
emportés). Les espèces réellement présentes dans les
torrents sont :
Amolops mantzorum, grenouille asiatique
strictement torrenticole, capable d’adhérer aux rochers
grâce à des disques digitaux très développés ;
Rana sauteri, amphibien de torrents froids
de montagne, avec des larves adaptées aux eaux rapides ;
Hydromantes platycephalus, salamandre des
torrents californiens, vivant dans les zones ruisselantes et
les gours ;
Bufo torrenticola, crapaud japonais inféodé
aux rapides, dont les têtards possèdent une bouche ventouse
pour résister au courant. Leur présence s’explique par la
richesse en invertébrés dérivants, la stabilité thermique
des torrents et la disponibilité de micro‑habitats protégés
derrière les blocs rocheux.
Les
reptiles adaptés aux
torrents rapides et très oxygénés sont extrêmement
rares, car ce milieu froid, instable et violent est en
général défavorable aux reptiles (animaux à sang froid, peu
adaptés aux eaux froides). Pourtant, quelques espèces
semi‑aquatiques
ou montagnardes
y sont réellement présentes et montrent des adaptations
nettes. Voici tout en
un seul bloc, sans alinéas, avec noms d’espèces en
gras. Les
reptiles des torrents présentent surtout des
adaptations
comportementales et micro‑écologiques, plus que
morphologiques : ils exploitent les
zones calmes
derrière les blocs rocheux, les
marges de courant,
les gours,
les ruissellements
et les rochers
humides plutôt que le cœur du torrent. Leur corps
reste généralement
aplati ou
fusiforme, ce qui limite la prise au courant ; leur
peau épaisse réduit la déperdition thermique dans les
embruns froids ; leur activité est concentrée sur les
heures les plus
chaudes pour compenser la température de l’eau. Les
espèces réellement associées aux torrents sont :
Hydromantes platycephalus, salamandre
californienne strictement inféodée aux zones ruisselantes et
aux ruisseaux rapides de montagne, utilisant les parois
humides et les micro‑gouttières ;
Hydromantes italicus, présent dans les
gorges et torrents ombragés d’Italie, exploitant les parois
ruisselantes ;
Natrix maura, qui peut fréquenter les
rivières rapides et les torrents méditerranéens, chassant
dans les zones calmes et les remous ;
Natrix tessellata, parfois observée dans les
rivières de montagne à courant vif, profitant des secteurs
où les poissons sont ralentis. Leur présence s’explique par
l’abondance de proies (poissons, têtards, invertébrés
dérivants), la qualité de l’eau et la disponibilité de
refuges thermiques sur les berges rocheuses. Aucun reptile
n’est véritablement
rhéophile strict comme le cincle chez les oiseaux,
mais certains sont
tolérants ou
associés aux torrents grâce à ces
micro‑adaptations. |
Mammifères
Carnivores
Lutra lutra
— loutre d’Europe
Lontra canadensis — loutre de rivière
nord‑américaine
Enhydra
lutris — loutre de mer
Neovison vison — vison d’Amérique
Mustela lutreola — vison d’Europe
Galictis vittata — grison
Aonyx
cinereus — loutre cendrée
Hydrictis maculicollis — loutre à cou
tacheté
Les
mammifères carnivores
des torrents rapides et très oxygénés existent,
mais ils sont peu nombreux : seuls quelques
mustélidés
et procyonidés
sont réellement capables d’exploiter ce milieu froid,
instable et violent. Ils ne vivent pas
dans le courant
principal, mais utilisent les
zones calmes,
les rochers,
les marges de courant
et les gours.
Voici tout en un seul
bloc, sans alinéas, avec noms d’espèces en
gras et
Guided Links.
Les carnivores
adaptés aux torrents montrent des
adaptations
morphologiques (corps fuselé, pattes palmées ou
semi‑palmées, pelage très hydrofuge, vibrisses sensibles
pour détecter les proies dans l’eau turbulente), des
adaptations
physiologiques (métabolisme élevé pour supporter
l’eau froide, excellente thermorégulation, capacité à rester
longtemps immergés) et des
adaptations
comportementales (chasse dans les remous,
utilisation des caches sous les blocs, plongées courtes mais
répétées, déplacements collés aux berges pour éviter le
courant). Les espèces réellement associées aux torrents sont
:
Lutra lutra, loutre d’Europe, très présente
dans les rivières rapides et les torrents forestiers,
capable de nager contre le courant et de chasser dans les
remous ;
Lontra canadensis, loutre de rivière
nord‑américaine, exploitant les rapides pour capturer
poissons et écrevisses ;
Neovison vison, vison d’Amérique,
fréquentant les berges rocheuses des torrents et plongeant
dans les zones de micro‑calme ;
Mustela lutreola, vison d’Europe, espèce
strictement liée aux rivières claires et oxygénées,
utilisant les caches sous les blocs pour éviter le courant.
Leur présence s’explique par la
richesse en poissons
et invertébrés, la
forte oxygénation
favorable à leurs proies, et la disponibilité de
refuges rocheux
permettant de se protéger du courant violent.
|
Mammifères
Omnivores
Procyon lotor — raton laveur
Ursus arctos — ours brun
Ursus americanus — ours noir
Ailurus
fulgens — panda roux
Meles meles — blaireau européen
Nasua nasua — coati roux
Martes
foina — fouine
Martes martes — martre des pins

Les mammifères
omnivores des torrents rapides et très oxygénés
sont rares, car ce milieu froid, instable et violent
favorise surtout les espèces
semi‑aquatiques
capables de fouiller les berges, d’exploiter les remous et
de résister aux immersions répétées. Aucun omnivore ne vit
dans le courant
principal, mais plusieurs utilisent les
zones calmes,
les rochers,
les gours,
les marges de courant
et les berges humides.
Voici tout en un seul
bloc, sans alinéas, avec noms d’espèces en
gras et
Guided Links.
Les omnivores
adaptés aux torrents montrent des
adaptations
morphologiques (pelage très hydrofuge, doigts
robustes pour fouiller sous les pierres, vibrisses sensibles
pour détecter les proies dans l’eau turbulente, corps trapu
limitant la prise au courant), des
adaptations
physiologiques (métabolisme élevé pour supporter
l’eau froide, excellente thermorégulation, capacité à rester
longtemps dans les zones ruisselantes) et des
adaptations
comportementales (fouille des blocs dans les
remous, recherche d’invertébrés dérivants, utilisation des
caches rocheuses, déplacements collés aux berges pour éviter
le courant). Les espèces réellement associées aux torrents
sont :
Procyon lotor, raton laveur, fouillant les
torrents pour crustacés, larves et petits poissons ;
Ursus arctos, ours brun, consommant insectes
aquatiques, poissons et invertébrés dans les rivières
rapides ;
Ursus americanus, ours noir, fréquentant les
torrents pour pêcher et fouiller les berges ;
Ailurus fulgens, panda roux, vivant dans les
ravins humides et les torrents de montagne où il exploite
invertébrés et petits vertébrés ;
Meles meles, blaireau européen, fouillant
les berges rapides pour amphibiens et invertébrés ;
Nasua nasua, coati roux, cherchant insectes
et petits vertébrés le long des torrents forestiers. Leur
présence s’explique par la
richesse en
invertébrés aquatiques, la
forte oxygénation
favorable à leurs proies, et la disponibilité de
refuges rocheux
permettant de se protéger du courant violent.
|
|