Situation des Reptiles en
France
Les Reptiles de France
comptent 38 espèces en métropole, dont une part
importante est en déclin. Environ 37 % des
espèces sont menacées ou quasi menacées
selon la Liste rouge nationale. Les causes majeures sont
la destruction des habitats, la fragmentation
des milieux, la circulation routière, les
pesticides, l’urbanisation, la régression
des zones humides, et les incendies dans le
sud. Les espèces les plus touchées sont le Lézard
ocellé, la Vipère d’Orsini, le Lézard de
Bonnal, la Couleuvre vipérine dans certains
secteurs, et plusieurs populations de Vipère aspic.
Les espèces communes restent le Lézard des murailles,
le Lézard vert occidental, la Couleuvre à
collier, la Couleuvre verte et jaune, et la
Coronelle lisse.
Situation en Aquitaine / Nouvelle‑Aquitaine
Les Reptiles d’Aquitaine
montrent une grande richesse (plus de 30 espèces
recensées), mais une forte pression écologique.
La région est l’un des hotspots français pour les
reptiles, avec des milieux variés : dunes atlantiques,
landes de Gascogne, marais, zones
humides, bocages, forêts atlantiques,
falaises, milieux secs calcaires. Malgré
cette diversité, 37 % des espèces y sont menacées,
un taux similaire à la moyenne nationale. Les espèces
sensibles incluent le Lézard ocellé, la Vipère
de Seoane, la Vipère aspic dans certains
secteurs, l’Orvet fragile, la Coronelle lisse,
et la Couleuvre vipérine dans les zones humides
dégradées. Les espèces communes en Gironde sont le
Lézard vert, le Lézard des murailles, la
Couleuvre à collier, la Couleuvre verte et jaune,
et l’Orvet. Les dunes du Médoc et les marais du
Bassin d’Arcachon sont des zones clés pour les reptiles.
Dangerosité potentielle
Les reptiles
potentiellement dangereux en France sont uniquement
les vipères, seules espèces venimeuses du
territoire. Les autres reptiles (couleuvres, lézards,
tortues) sont totalement inoffensifs. Les espèces
dangereuses sont la Vipère aspic, la Vipère
péliade, la Vipère d’Orsini (venin faible),
et la Vipère de Seoane. Les vipères provoquent
3000 à 4000 morsures/an, dont 10 %
nécessitent une hospitalisation ; la mortalité est
inférieure à 1 cas/an. Elles sont peu agressives,
fuient l’humain, et mordent seulement si manipulées
ou piégées. Les couleuvres peuvent mordre, mais
sans venin et sans danger. Les lézards, orvets et
tortues sont 100 % inoffensifs.