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Classification (env 515 esp)
Métazoaires-Triploblastiques-Invertébrés-Protostomiens-Ecdysozoaires-Arthropodes-Mandibulates--Insectes-Ptérygotes-Néoptères-Holométaboles-Lépidoptères-Zeugloptères
(Papillons primitifs basaux)

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Familles |
Espèces
representatives |
Description |
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Mnesarchaeidés
(14 esp)
1. Répartition géographique et
habitat
2. taille et caractéristiques
3. Mode de vie nourriture et cycle de reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
6. Dangerosité éventuelle
6. Diversités chez les Mnesarchaeidés
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Mnesarchaea
fusilella — mnésarchée
fusilelle
Mnesarchaea hamadelpha — mnésarchée hamadélphe
Mnesarchaea loxoscia — mnésarchée loxoscie
Mnesarchaea paracosma — mnésarchée paracosme
Mnesarchaea fallax — mnésarchée fallace
Mnesarchaea acuta — mnésarchée aiguë
Mnesarchaeopsis ischnota — mnésarchéopsis
ischnote
Mnesarchaeopsis plurima — mnésarchéopsis plurime

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Les
Mnesarchaeidés sont strictement endémiques de
Nouvelle‑Zélande. On les trouve dans les forêts humides,
les sous‑bois moussus, les lisières forestières,
les vallées ombragées, et parfois les forêts
montagnardes fraîches. Ils vivent dans des micro‑habitats
très stables : litière forestière, mousses, débris végétaux,
zones ombragées à forte humidité.
Ce sont de
minuscules Lépidoptères primitifs de 5 à 15 mm
d’envergure. Leur nervation alaire est dense et archaïque,
leurs ailes sont étroites, souvent brun‑doré ou
cuivrées, parfois métalliques. Ils n’ont pas de
trompe fonctionnelle, leurs pièces buccales sont réduites,
et leurs antennes sont filiformes. Leur vol est bas,
faible, souvent diurne ou crépusculaire.
Les larves sont
mineuses ou endophages, vivant dans les mousses,
la litière forestière, les débris végétaux ou les
micro‑substrats humides. Elles consomment matière
végétale décomposée. Le développement est lent, la
nymphose se fait dans un cocon fruste ou directement dans
la litière. Les adultes vivent peu de temps, se déplacent peu,
et se nourrissent de micro‑débris végétaux ou ne
s’alimentent presque pas.
Les
Mnesarchaeidés sont le groupe le plus archaïque des
Zeugloptères. Leur nervation alaire est exceptionnellement
primitive, leur morphologie rappelle les Lépidoptères du
Mésozoïque, et leur absence de trompe les place dans une
position clé pour comprendre l’évolution des papillons.
Ils sont aussi un groupe relicte, isolé géographiquement,
ayant survécu uniquement en Nouvelle‑Zélande.
Leurs prédateurs
sont les araignées forestières, les carabes, les
staphylins, certains oiseaux insectivores (fantails,
robins néo‑zélandais), et divers micro‑arthropodes de la
litière. Les larves sont particulièrement vulnérables aux
prédateurs du sol.
Dangerosité
nulle. Les Mnesarchaeidés ne piquent pas, ne mordent pas, ne
sont pas venimeux, et leurs larves ne causent aucun dommage aux
plantes cultivées. Ce sont des Lépidoptères primitifs totalement
inoffensifs.
Les
Mnesarchaeidés comprennent 2 genres : Mnesarchaea
et Mnesarchaeopsis, pour un total d’environ 14 espèces,
toutes endémiques de Nouvelle‑Zélande. Mnesarchaea
regroupe les espèces les plus archaïques, souvent liées aux
forêts humides, tandis que Mnesarchaeopsis comprend des
espèces plus spécialisées, parfois montagnardes. |
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Hepialidés
(env 500 esp)
1. Répartition géographique et
habitat
2. taille et caractéristiques
3. Mode de vie nourriture et cycle de reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
6. Dangerosité éventuelle
6. Diversités chez les Hepialidés
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Hepialus
humuli — hepiale du
houblon
Gazoryctra macilentus — gazoryctre élancé
Oxycanus dirempta — oxycanus brun
Fraus simulans — fraus simulée
Endoclita malabaricus — endoclite du Malabar
Aenetus virescens — aénète vert
Phassodes vitiensis — phassode des Fidji
Wiseana copularis — wiseane copulaire

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Les
Hepialidés sont cosmopolites, présents sur tous les
continents sauf l’Antarctique. Leur diversité maximale se trouve
en Australie, Nouvelle‑Zélande, Amérique du Sud,
Afrique australe et Asie du Sud‑Est. Ils occupent
des habitats très variés : forêts humides, landes,
prairies, zones montagnardes, litières
forestières, sols meubles, et parfois zones
arbustives. Les larves vivent dans le sol, dans
les racines, dans les tiges, ou dans le bois mort,
selon les espèces.
Les
Hepialidés sont des Lépidoptères primitifs de 25 à 150 mm
d’envergure selon les espèces. Leur corps est robuste,
leurs ailes sont larges, souvent blanchâtres,
brunes, ocellées ou métallisées. Ils n’ont
pas de trompe fonctionnelle, leurs pièces buccales sont
réduites, et leur vol est puissant, parfois vertical,
avec des comportements de parade aérienne typiques des
“ghost moths”. Les antennes sont courtes, la nervation alaire
est primitive, et les mâles présentent souvent un vol
stationnaire pour attirer les femelles.
Les larves sont
endophages ou souterraines, vivant dans les
racines, tiges, rhizomes, troncs morts,
ou sols humides. Elles se nourrissent de matière
végétale vivante ou décomposée, parfois de
champignons. Le développement larvaire est long,
souvent 1 à 3 ans. La nymphose se fait dans un tube
souterrain, une gale, ou une chambre larvaire
dans la plante hôte. Les adultes vivent peu de temps, ne
s’alimentent presque pas, et se reproduisent via des parades
aériennes spectaculaires : vols verticaux, oscillations,
battements lumineux des ailes selon l’espèce.
Les
Hepialidés sont les Lépidoptères primitifs les plus
diversifiés. Ils appartiennent aux Zeugloptères, un
groupe archaïque caractérisé par un couplage alaire primitif
et l’absence de trompe. Ils présentent des comportements de
parade nuptiale uniques dans l’ordre des Lépidoptères. Leur
morphologie rappelle les papillons du Mésozoïque, et leur
diversité en Australie et Nouvelle‑Zélande en fait un groupe clé
pour comprendre l’évolution des Lépidoptères basaux.
Leurs prédateurs
incluent les chauves‑souris, les oiseaux insectivores,
les araignées, les carabes, les staphylins,
et divers arthropodes du sol qui s’attaquent aux larves.
Les adultes, souvent massifs mais maladroits, sont vulnérables
aux prédateurs nocturnes.
Dangerosité
nulle. Les Hepialidés ne piquent pas, ne mordent pas, ne
sont pas venimeux, et leurs larves ne causent que rarement des
dommages agricoles significatifs. Ce sont des Lépidoptères
primitifs totalement inoffensifs pour l’homme.
Les
Hepialidés comprennent ≈ 60 genres et ≈ 500
espèces. Les genres majeurs sont Hepialus (Europe),
Gazoryctra (Amérique du Nord), Oxycanus
(Australie), Fraus (Australie), Endoclita (Asie),
Phassodes (Pacifique), et Wiseana
(Nouvelle‑Zélande). Leur diversité est maximale dans
l’hémisphère sud, où ils forment des radiations évolutives
anciennes. |
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