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Classification ().
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Mammifères-Thériens-Métatheriens
(Dasyures, phalangers, opossums, bandicoots...)
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Famille |
Distribution |
Description |
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Microbiothériidés
(Microbiotheriens)
1 gen, 1 esp |
Dromiciops
gliroides — Monito del
monte
(moins de 12 cm, moins de 50 g)
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Le Monito
del monte est un petit marsupial arboricole de 10 à 12 cm, au
pelage dense brun‑gris avec un ventre plus clair, une queue
semi‑préhensile et de grands yeux adaptés à la vie nocturne. Son
apparence rappelle un petit loir, mais il appartient à une lignée
très ancienne de marsupiaux. Il possède une poche marsupiale bien
développée, des oreilles arrondies et un corps compact adapté aux
forêts humides.
Le Monito del monte est strictement endémique du
Chili et de l’Argentine, limité aux forêts tempérées
humides valdiviennes et aux forêts de Nothofagus du cône
sud. Il vit dans les zones denses, humides et fraîches, entre 50 et
1 200 m d’altitude. Son aire est fragmentée et dépend fortement des
forêts anciennes riches en sous‑bois.
Le Monito del monte est nocturne, arboricole et
très discret. Il se nourrit d’insectes, d’araignées, de fruits et
surtout de champignons mycorhiziens, qu’il disperse dans la
forêt. Il construit des nids sphériques de feuilles et de mousse
dans les branches. Il entre en torpeur prolongée ou en
hibernation partielle durant les périodes froides, stockant des
réserves de graisse dans sa queue. Il joue un rôle écologique majeur
dans la régénération des forêts en dispersant les spores de
champignons symbiotiques.
La reproduction a lieu au printemps austral. La femelle possède une
poche marsupiale où se développent 1 à 4 petits. Les jeunes
restent plusieurs semaines dans la poche, puis dans le nid parental.
Le cycle reproducteur est lent pour un petit mammifère, ce qui rend
l’espèce vulnérable aux perturbations. La maturité sexuelle est
tardive et la reproduction n’a lieu qu’une fois par an.
Le Monito del monte est le seul représentant vivant
des Microbiotheriens, un ordre de marsupiaux considéré comme
le plus proche ancêtre des marsupiaux australiens. Il est un
fossile vivant de l’évolution des marsupiaux. Il est également
le principal disperseur de champignons du genre Cyttaria,
indispensables à la santé des forêts de Nothofagus. Son rôle
écologique est disproportionné par rapport à sa taille.
Le Monito del monte est classé Quasi menacé (NT) par
l’UICN, mais plusieurs populations locales sont en déclin. Les
principales menaces sont la déforestation, la
fragmentation des forêts valdiviennes, les incendies, l’expansion
humaine, les espèces invasives (notamment les chats), et
la réduction des corridors forestiers. Sa dépendance aux
forêts anciennes et son aire restreinte en font une espèce
particulièrement sensible aux changements environnementaux. |
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Notoryctidés (Notoryctemorphes)
1 gen, 2 esp
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Notoryctes
typhlops — Taupe marsupiale
aveugle
Notoryctes caurinus — Taupe marsupiale du nord
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Caénolestidés
(Paucituberculés)
3 gen, env 6 esp |
Caenolestes fuliginosus —
Caénoleste fuligineux
Caenolestes sangay — Caénoleste du Sangay
Lestoros inca — Caénoleste inca
Rhyncholestes raphanurus — Caénoleste à queue de radis
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Péramélidés (Peramelemorphes)
env 7 gen, env 20 esp |
Perameles
nasuta — Bandicoot à long
nez
Perameles gunnii
— Bandicoot de l’est
Perameles bougainville — Bandicoot de Bougainville
Isoodon obesulus — Bandicoot brun du sud
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Chaeropodidés
(Peramelemorphes)
1 gen, 1 esp |
Chaeropus
ecaudatus — Bandicoot-cochon
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Le
Bandicoot‑cochon était un petit marsupial australien de 20 à 30
cm, au pelage sable à brun clair, avec un ventre plus pâle.
Il possédait de longues pattes fines, adaptées à la course,
et des sabots partiels sur les membres antérieurs et
postérieurs, une caractéristique unique parmi les marsupiaux. Son
museau était allongé, ses oreilles courtes et arrondies, et sa queue
relativement courte. Son apparence évoquait un mélange entre un
petit lièvre, un bandicoot et un rongeur.
Le Bandicoot‑cochon était endémique de l’Australie
centrale et occidentale. Il occupait les déserts, les
dunes sableuses, les prairies arides et les scrubs
du Territoire du Nord, de l’Australie‑Occidentale et
du Sud de l’Australie. Sa distribution était vaste mais
clairsemée, dépendante des zones de végétation basse et des sols
meubles où il fouillait pour trouver nourriture et abris.
Le Bandicoot‑cochon était nocturne, solitaire
et très rapide. Il se nourrissait d’insectes, de racines, de
tubercules, de champignons et de petits invertébrés. Il creusait des
terriers simples ou utilisait des abris naturels. Son anatomie
suggère un mode de vie proche de celui d’un petit
herbivore‑insectivore des zones arides, capable de parcourir de
longues distances pour chercher nourriture et eau. Il était
probablement très sensible aux variations climatiques et aux
perturbations de son habitat.
Comme les autres bandicoots, le Bandicoot‑cochon possédait
une poche marsupiale orientée vers l’arrière. Les portées
étaient petites, probablement 2 à 4 petits, avec un
développement rapide typique des péramélidés. Les jeunes restaient
dans la poche plusieurs semaines avant de devenir indépendants. Le
cycle reproducteur était probablement opportuniste, lié aux pluies
et à la disponibilité en nourriture.
Le Bandicoot‑cochon était le seul marsupial connu à
posséder des sabots, une adaptation unique aux sols durs et aux
déplacements rapides dans les zones arides. Son anatomie le
distingue nettement des autres bandicoots. Il jouait un rôle
écologique important dans l’aération des sols et la dispersion de
graines et de champignons. Il est considéré comme l’un des
marsupiaux les plus singuliers jamais décrits.
Le Bandicoot‑cochon est officiellement éteint depuis
le milieu du XX siècle. Les dernières observations fiables
datent des années 1920–1930. Les causes principales de sa
disparition sont l’introduction de prédateurs (renard roux,
chat), la dégradation des habitats, les incendies, la
compétition avec les herbivores introduits (lapins, moutons),
et la fragilité naturelle des petits marsupiaux désertiques.
Sa disparition est l’un des nombreux effondrements de la faune
australienne depuis la colonisation européenne. |
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Thylacomyidés
(Peramelemorphes)
1 gen, 2 esp |
Macrotis
lagotis — Grand bilby
Macrotis leucura
— Petit bilby (ou bilby à queue blanche)
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