Perciformes

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Classification ()
Poissons-Ostéichtyens-Actinoptérygiens-Téléostéens-Euteleosteomorphes-Perciformes
()

 

Situation sur la classification des Perciformes

Les Perciformes ont longtemps été décrits comme le plus vaste ordre de poissons osseux, rassemblant des milliers d’espèces et des centaines de familles dans une classification principalement morphologique. Pourquoi la situation est complexe Les analyses moléculaires récentes montrent que Perciformes est paraphylétique : les caractères traditionnels (structure des nageoires, éléments osseux) sont homoplasiques et ne définissent pas des groupes monophylétiques, d’où l’impossibilité de conserver l’ancien ordre tel quel.
Conséquences taxonomiques
La conséquence pratique est un
éclatement : de nombreuses familles ont été réaffectées à de nouveaux ordres ou super‑familles (ex. Cichlidae vers Cichliformes, certains groupes vers Gobiiformes, Syngnathiformes, etc.), et des clades naguère inclus dans Perciformes sont redéfinis pour refléter la phylogénie moléculaire.
Impacts pour la recherche et la gestion Cette instabilité impose aux biologistes, muséologues et gestionnaires de vérifier les référentiels utilisés ; les clés d’identification, bases de données et guides doivent être mis à jour régulièrement pour rester cohérents avec les études génomiques.
Comment lire la littérature actuelle Privilégier les publications récentes et les bases taxonomiques actualisées, vérifier la date et le référentiel (ex. études phylogénomiques post‑2000) et noter que l’appartenance d’une famille à un ordre peut varier selon la révision adoptée.
Conclusion La « situation complexe » résulte de la taille historique et de la diversité convergente du groupe : la tendance actuelle est à la fragmentation en ordres monophylétiques mieux définis, avec des mises à jour taxonomiques fréquentes pour refléter la phylogénie réelle.

 

Super-familles

Distribution géographique

Description

Percoidés
(
env 400 gen, env 2.700 esp)

          

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Adaptation en aquariophilie
6. Points communs et diversité des espèces chez les Percoidés.
7.
Principales famiiles des Percoidés

Dicentrarchus labraxbar européen
Morone saxatilis
bar rayé
Sander lucioperca
sandre
 Centropomus undecimalis snook commun
Apogon imberbis
cardinal méditerranéen
Priacanthus hamrur
grand œil rouge

   

Perca fluviatilisperche européenne

 

Les Percoidés forment un sous‑ordre extrêmement vaste et diversifié, présent dans toutes les eaux du globe. On les trouve : • en milieu marin, du littoral aux zones pélagiques ; • en eaux saumâtres (estuaires, mangroves) ; • en eaux douces, notamment en Amérique du Nord, en Afrique et en Asie. La distribution est quasi mondiale, ce qui reflète leur diversité écologique et évolutive. Certaines familles sont strictement marines (Carangidae, Lutjanidae), d’autres strictement dulçaquicoles (Percidae, Centrarchidae) .

La taille varie énormément selon les familles : • les plus petits Percoidés (ex. Elassomatidae) mesurent 3 à 5 cm ; • les espèces moyennes (Percidae, Centrarchidae) atteignent 20 à 50 cm ; • les plus grands (Carangidae, Lutjanidae, Coryphaenidae) dépassent 1 m, certains atteignant 30 à 40 kg. Cette amplitude morphologique reflète la diversité écologique du groupe.

Les Percoidés occupent une grande variété de niches : • prédateurs actifs (perches, bars, carangues, vivaneaux) ; • omnivores (centrarchidés) ; • planctonophages (certaines espèces marines). Ils se nourrissent de poissons, crustacés, insectes, mollusques ou zooplancton selon les familles. La reproduction est très variable : • ponte en eau libre chez de nombreuses espèces marines ; • nidification et soins parentaux chez les Centrarchidae ; • reproduction en bancs chez les espèces pélagiques. La diversité reproductive est l’une des caractéristiques majeures du groupe.

Les Percoidés se distinguent par : • une grande diversité morphologique (corps allongé, comprimé, fusiforme selon les familles) ; • souvent deux nageoires dorsales, séparées ou faiblement jointes (caractère typique des Percidae) ; • une épine operculaire fréquente ; • une adaptation à presque tous les milieux aquatiques ; • un rôle écologique majeur dans les réseaux trophiques. Le groupe est considéré comme paraphylétique, mais reste utilisé pour organiser la diversité des Perciformes .

Les espèces réellement adaptées sont les Percidae (petites perches), Centrarchidae (crapets), Ambassidae (poissons‑verre) et Apogonidae (marins). Les espèces pélagiques ou géantes comme Carangidae, Lutjanidae adultes, Coryphaenidae et Serranidae sont déconseillées ou impossibles. Les besoins communs incluent un décor structuré pour les territoriaux, une forte oxygénation pour les espèces actives, un groupe pour les espèces grégaires et un volume important pour les prédateurs. La majorité est carnivore ou omnivore.

Les Percoidés sont consommés par : • grands poissons prédateurs (thonidés, requins, brochets) ; • oiseaux piscivores (hérons, cormorans, balbuzards) ; • mammifères aquatiques (loutres, dauphins pour les espèces marines). Les juvéniles sont particulièrement vulnérables aux poissons carnivores et aux oiseaux.

Malgré leur diversité, les Percoidés partagent : • une morphologie générale percoïde (corps allongé, nageoires dorsales souvent doubles) ; • une épine operculaire fréquente ; • une structure osseuse robuste ; • une grande adaptabilité écologique ; • une dominance dans les milieux tropicaux et tempérés.
Le sous‑ordre comprend : • ≈ 70 à 80 familles selon les classifications ; • plus de 2 800 espèces décrites ; • une diversité morphologique et écologique parmi les plus vastes de tous les téléostéens.

Selon WoRMS, les Percoidés comprennent 80 familles . Parmi les plus connues : • Percidae – perches, sandres • Centrarchidae – crapets, black‑bass • Moronidae – bars tempérés • Carangidae – carangues • Lutjanidae – vivaneaux • Haemulidae – gaterins • Chaetodontidae – poissons‑papillons • Coryphaenidae – coryphènes • Gerreidae – gerres • Apogonidae – poissons‑cardinaux • Serranidae – mérous et serrans • Echeneidae – rémoras • Mullidae – rougets • Lethrinidae – empereurs • Nemipteridae – poissons‑vivaneaux roses

Labroidés
(env 320 gen, env 2.800 esp)

1. Taille et poids
2. Distribution géographique et habitat
3. Mode de vie et reproduction
4. Particularité des Labroïdés

5. 
Principales familles
7. Adaptation en aquariophilie

 

Les Labroïdés présentent une diversité extrême : les plus petits labres (Minilabrus, Labroides dimidiatus juvénile) mesurent 5 à 8 cm, tandis que les plus grands, comme le poisson‑Napoléon (Cheilinus undulatus), atteignent 2 m et plus de 180 kg ; les poissons‑perroquets (Scaridae) mesurent 30 à 120 cm, les demoiselles (Pomacentridae) 3 à 15 cm, et les cichlidés 3 à 80 cm selon les espèces ; cette variation reflète une radiation évolutive exceptionnelle.
Les Labroïdés sont présents dans tous les océans tropicaux et subtropicaux, ainsi qu’en eaux douces pour les Cichlidés ; les Labridae et Scaridae dominent les récifs coralliens de l’Indo‑Pacifique et des Caraïbes ; les Pomacentridae occupent les récifs, lagons, herbiers et zones rocheuses ; les Cichlidés sont surtout africains (Grands Lacs), sud‑américains et asiatiques ; les Odacidae vivent dans les eaux tempérées de l’hémisphère sud ; les habitats vont des récifs coralliens aux lacs profonds.
Les Labroïdés sont très diversifiés : les labres sont souvent prédateurs d’invertébrés, les poissons‑perroquets brouteurs de corail et d’algues, les demoiselles omnivores ou planctonophages, les cichlidés omnivores, prédateurs, herbivores ou spécialisés ; la reproduction est variée : ponte sur substrat, incubation buccale (chez les Cichlidés), parades colorées, territorialité, soins parentaux parfois très élaborés ; beaucoup d’espèces présentent des changements de sexe (hermaphrodisme protogyne) chez les Labridae et Scaridae.
Les Labroïdés se distinguent par leur diversité comportementale, leur intelligence, leurs changements de sexe, et leur rôle écologique majeur ; les labres nettoyeurs (Labroides dimidiatus) retirent les parasites des autres poissons ; les poissons‑perroquets sculptent les récifs en broyant le corail ; les Pomacentridae cultivent parfois des jardins d’algues ; les Cichlidés sont célèbres pour leur spéciation explosive et leurs soins parentaux uniques chez les poissons.
Les familles de Labroïdés sont : – Labridae : labres, très colorés, omnivores ou carnivores – Scaridae : poissons‑perroquets, brouteurs de corail – Pomacentridae : demoiselles et poissons‑clowns, territoriaux – Cichlidae : cichlidés d’eau douce, extrêmement diversifiés – Odacidae : poissons herbivores des eaux tempérées Ces familles montrent une diversité écologique unique au sein d’un même super‑ordre.
Les Labroïdés sont très présents en aquariophilie marine et d’eau douce ; les Pomacentridae (demoiselles, poissons‑clowns) sont robustes et faciles ; les Labridae demandent un aquarium grand, stable, avec sable pour fouir ; les Scaridae sont rarement maintenus car ils rongent le corail ; les Cichlidés sont parmi les poissons d’eau douce les plus populaires, nécessitant des paramètres adaptés (Malawi/Tanganyika : eau dure et alcaline ; Amérique du Sud : eau douce et acide) ; leur territorialité impose des volumes suffisants et des décors structurés.

Gobioidés
(env 68 gen, env 400 esp)

Amblyeleotris auroragobie symbiotique magnifique Amblygobius phalaenagobie à taches blanches
 Brachygobius xanthozonus poisson‑abeille
Chlamydogobius eremius
gobie du désert
 Elacatinus oceanopsgobie néon
Eviota nigriventris
gobie à ventre noir
 Gobiodon citrinusgobie corail citron
 Gobioides broussonnetiigobie dragon


 

Scombroidés
(env 65 gen, env 200 esp)

Scomber scombrusmaquereau commun
 Scomber coliasmaquereau espagnol
Euthynnus alletteratus
thonine commune
Sarda sarda
bonite à dos rayé
 Thunnus albacaresthon jaune
 Thunnus thynnusthon rouge de l’Atlantique
Katsuwonus pelamis
bonite à ventre rayé
 Thyrsites atunmerlu du Cap


 

Sparoidés
(env 57 gen, env 283 esp)

Boops boopsbogue
Dentex dentex
denti
 Diplodus annularissparaillon
Diplodus sargus
sar commun
 Diplodus vulgarissar à tête noire
Lithognathus mormyrus
marbré
Pagellus erythrinus
pageot commun
Sparus aurata
dorade royale

 

Lutjanoidés
(env 44 gen, env 269 esp)

Lutjanus kasmiravivaneau à raies bleues
Lutjanus argentimaculatus
vivaneau des mangroves
 Lutjanus fulviflammavivaneau gibelot
Lutjanus sebae
poisson‑empereur rouge
Ocyurus chrysurus
vivaneau à queue jaune
Symphorichthys spilurus
vivaneau voilier
 Aprion virescensjobfish vert
Etelis radiosus
étélis à nageoires rayonnées

 

Acanthuroidés
(env 8 gen, env 88 esp)

Acanthurus achilles poisson‑chirurgien d’Achille
 Acanthurus coeruleuschirurgien bleu
Acanthurus sohal
poisson‑chirurgien zébré
 Acanthurus leucosternonchirurgien à poitrine blanche
Zebrasoma flavescens
chirurgien jaune
Paracanthurus hepatus
chirurgien bleu royal
 Naso unicornispoisson‑licorne à corne
 Prionurus laticlaviuschirurgien à points noirs

 

Channoidés
(3 gen, env 52 esp)

Channa striata tête‑de‑serpent rayée
Channa micropeltes
grand poisson‑serpent du Mékong
Channa argus
tête‑de‑serpent du Nord
Channa bleheri
tête‑de‑serpent arc‑en‑ciel
Channa asiatica
tête‑de‑serpent asiatique
 Channa aurantimaculatatête‑de‑serpent à taches orangées
Channa diplogramma
tête‑de‑serpent des Ghats occidentaux
Parachanna obscura
tête‑de‑serpent africaine 

 

Anabantoidés
(env 20 gen, env 168 esp)

Betta splendens combattant siamois
Betta imbelliscombattant pacifique
Trichogaster trichopterus
gourami bleu
 Trichogaster leerigourami perlé
Trichopodus microlepis
gourami argenté
 Osphronemus goramygourami géant
Helostoma temminckiigourami embrasseur
Anabas testudineuspoisson grimpeur

 

Zoarcoidés
(env 66 gen, env 313 esp)
 

Anarhichas lupus poisson‑loup de l’Atlantique
Anarhichas minor
petit loup de mer
Zoarces viviparus
loquette vivipare
Cryptacanthodes maculatus
anguille‑bâton tachetée
Pholis crassispina
pholis à épines épaisses
Dictyosoma rubrimaculatum
stichaeidé à taches rouges
 Zaprora silenuspoisson‑sabreur
 Rathbunella hypoplectabathymaster tacheté

 

Trachinoidés
(env 26 gen, env 132 esp)

Trachinus dracogrande vive
Trachinus araneus
vive araignée
Trachinus radiatus
vive rayée
 Trachinus cornutusvive cornue
 Trachinus collignonivive de Collignon
 Trachinus armatusvive armée
Trachinus lineolatus
vive lignéolée
Echiichthys vipera
petite vive

 

Blennioidés
(env 146 gen, env 900 esp)

Aidablennius sphynxblennie sphinx
Ecsenius bicolor
blennie bicolore
Ecsenius midas
blennie de Midas
Microlipophrys nigriceps
blennie à tête noire
 Plagiotremus rhinorhynchosblennie sabre à rayure bleue
 Salarias fasciatusblennie rayée
Scartella cristata
blennie crêtée
 Tripterygion tripteronotumtriptérygion rouge

 

Callionomyoidés
(env 24 gen, env 207 esp)

Synchiropus splendiduspoisson‑mandarin
Synchiropus picturatus
mandarin psychédélique
Synchiropus ocellatus
dragonnet ocellé
 Callionymus lyralyre
 Callionymus maculatusdragonnet tacheté
Callionymus reticulatus
dragonnet réticulé
 Draconetta xenicadraconette
 Centrodraco acanthopomadragonnet épineux

 

Cepoloidés
(6 gen, env 23 esp)

Cepola macrophthalma cépole commune
Cepola australiscépole australe
Cepola haastii
cépole de Haast
 Cepola schlegeliicépole de Schlegel
Cepola pauciradiata
cépole à rayons réduits
Acanthocepola indica
cépole indienne
 Acanthocepola limbatacépole à bordure
Acanthocepola krusensternii
cépole de Krusenstern

 

Notothenioidés
(env 56 gen, env 157 esp)

Notothenia coriiceps notothénie à grosse tête
Trematomus bernacchii
trematome de Bernacchi
Dissostichus mawsoni
légine antarctique
Pleuragramma antarctica
pleuragramme antarctique
 Aethotaxis mitopteryxdiable des glaces à longues nageoires
Chionodraco rastrospinosus
poisson des glaces à sang blanc
 Harpagifer antarcticusharpagifer antarctique
 Pogonophryne barsukovipogonophryne de Barsukov

 

Cottoidés
(env 198 gen, env 1.200 esp)

 

Cottus gobiochabot commun
Cottus poecilopus]
chabot tacheté
 Myoxocephalus scorpiuschabot boule
 Leptocottus armatuschabot à nageoires piquantes
 Enophrys bisonchabot bison
Hemilepidotus hemilepidotus
chabot à nageoires rouges
Icelus bicornis
chabot bicorne
 Gymnocanthus tricuspischabot arctique

 

Scorpaenoidés
(-)

Scorpaena scrofarascasse rouge
Scorpaena porcus
rascasse brune
Sebastes norvegicus
sébaste atlantique
Sebastes mentella
sébaste du Groenland
Synanceia verrucosa
poisson‑pierre verruqueux
 Inimicus didactyluspoisson‑diable didactyle
Pterois volitans
poisson‑lion rouge
Minous trachycephalus
rascasse diable à tête rugueuse

 

Trichodontoidés
(2 gen, 2 esp)

Arctoscopus japonicusPoisson‑sablier japonais
Trichodon trichodon Poisson‑sablier

 

Caproidés
(1 gen, 1 esp)

Capros aperSanglier de mer

 

Cirrhitoidés
(env 24 gen, env 76 esp)

Cirrhitichthys falcoÉpervier nain
 Cirrhitichthys oxycephalusÉpervier à points rouges Cirrhitops fasciatusÉpervier rayé
Cirrhitops mascarenensis
Faucon des Mascareignes Neocirrhites armatusFaucon flamme
 Oxycirrhites typusPoisson‑bécasse à carreaux
Paracirrhites arcatus
Épervier strié
Paracirrhites forsteri
Faucon de Forster

 

Elassomatoidés
(1 gen, 7 esp)

Elassoma alabamaeCrapet pygmée de l’Alabama
Elassoma boehlkei
Crapet pygmée de Boehlke
 Elassoma evergladeiCrapet pygmée des Everglades
Elassoma gilberti
Crapet pygmée de Gilbert
Elassoma okatie
Crapet pygmée d’Okatie
Elassoma okefenokee
Crapet pygmée d’Okefenokee
Elassoma zonatum
Crapet pygmée zoné