Euteleosteomorphes

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Classification ()
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Vertébrés-Gnathostomes-Poissons-Ostéichthyens-Actinoptérygiens-Téléostéens-Euteleosteomorphes
(Poisson-volants, orphies, poissons-soldats, orphies, gambusies, hippocampes, mulets, poissons-anges, poissons plats, poissons des abysses... )
 

 

Ordres

Description

Salmoniformes
(env 11 gen, env 230 esp)

 

Esociformes
(4 gen, 14 esp)

 

Osmeriformes
(env 13 gen, env 40 esp)

Osmerus eperlanus — éperlan européen
Hypomesus nipponensis
— éperlan japonais
 Plecoglossus altivelis — ayu
Prototroctes maraena
— truite grise australienne 
Salangichthys microdon
— éperlan glacialis
 Galaxias maculatus — galaxias tacheté
 Retropinna retropinna — éperlan de Nouvelle‑Zélande
 Argentina silus — argentin commun

 

Galaxiiformes
(env 7 gen, env 65 esp)

Galaxias maculatus — galaxias tacheté
Galaxias brevipinnis
— galaxias à courtes nageoires 
Galaxias fasciatus
— galaxias rayé
 Galaxias argenteus — galaxias géant
Galaxiella pusilla
— petit galaxias
Brachygalaxias bullocki
— brachygalaxias de Bullock
 Aplochiton zebra — aplochito zébré
Lovettia sealii — lovettia de Seale

 

Argentiniformes
(env 20 gen, env 90 esp)

Argentina sphyraena — argentine commune
 Argentina silus — grande argentine
Argentina elongata
— argentine allongée
Argentina aliceae
— argentine d’Alice
 Glossanodon leioglossus — glossanodon lisse
Glossanodon semifasciatus
— glossanodon demi‑fascié Glossanodon lineatus — glossanodon ligné
Glossanodon australis
— glossanodon austra

 

Stomiiformes
(env 50 gen, env 420 esp)

Cyclothone microdon — cyclothone microdon
Cyclothone pygmaea
— cyclothone pygmée
Gonostoma elongatum
— gonostome allongé
Argyropelecus hemigymnus
— poisson‑hachette
Sternoptyx diaphana — poisson‑hachette diaphane
 Vinciguerria lucetia — poisson‑lumière
Chauliodus sloani
— poisson‑vipère de Sloane
Photostomias guernei
— poisson‑dragon

 

Ateleopodiformes
(4 gen, 13 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Migration
6. Points communs et diversité des espèces chez les Ateleopodiformes

 

 

Ateleopus japonicus — ateleope japonais
Ateleopus purpureus
— ateleope pourpre
 Ateleopus natalensis — ateleope du Natal
Ateleopus tanabensis
— ateleope de Tanabe
Guentherus altivela
— ateleope de Guentherus
Ijimaia plicatellus
— ateleope d’Ijima
Ijimaia loppei
— ateleope de Loppé

Les Ateleopodiformes vivent dans les océans tropicaux et subtropicaux du Pacifique, de l’Atlantique et de l’océan Indien. On les trouve surtout dans le Pacifique Ouest (Japon, Philippines, Indonésie), le Pacifique Est, les Caraïbes, et les zones profondes de l’Atlantique Nord et Sud. Ils occupent les pentes continentales, les fonds vaseux, les zones bathyales et abyssales, entre 200 et 2000 m de profondeur selon les espèces.

Les Ateleopodiformes sont des poissons moyens à grands. La plupart mesurent 30 à 60 cm, mais certaines espèces comme Ateleopus japonicus peuvent dépasser 1 m. Leur poids varie généralement de 1 à 5 kg, selon la taille et la profondeur de vie.

Ce sont des poissons benthique‑profonds, vivant posés ou nageant lentement au‑dessus du fond. Ils se nourrissent de petits crustacés, vers, invertébrés benthiques et parfois de petits poissons. Leur reproduction est mal connue : ils pondent des œufs pélagiques qui dérivent dans la colonne d’eau, un comportement typique des poissons profonds. Les juvéniles vivent plus près de la surface avant de descendre vers les zones profondes.

Les Ateleopodiformes sont reconnaissables à leur museau gélatineux, d’où leur nom anglais jellynose fishes. Leur corps est allongé, avec une nageoire dorsale très longue, et une nageoire caudale réduite. Leur squelette est partiellement cartilagineux, ce qui est rare chez les poissons osseux. Ils possèdent aussi une peau épaisse, peu pigmentée, adaptée à la vie en profondeur. Leur apparence “préhistorique” en fait un groupe très particulier parmi les poissons marins.

Les Ateleopodiformes sont non migrateurs. Ils restent dans les zones profondes où ils vivent, avec seulement des déplacements verticaux limités entre le fond et la colonne d’eau selon la nourriture disponible. Les juvéniles peuvent effectuer une migration ontogénique, vivant plus haut avant de descendre à l’âge adulte.

Les Ateleopodiformes partagent une morphologie très reconnaissable : museau gélatineux, longue dorsale, queue réduite, corps allongé, peau épaisse, vie profonde. Le groupe est petit mais diversifié : Ateleopus — le genre le plus représentatif, plusieurs espèces du Pacifique Guentherus — une seule espèce, G. altivela Ijimaia — espèces profondes de l’Atlantique et du Pacifique Parateleopus — une espèce unique, P. microstomus Au total, environ 12 espèces confirmées.

Aulopiformes
(env 45 gen, env 740 esp)

 Synodus saurus — poisson-lézard européen
Chlorophthalmus agassizi
— œil-vert d’Agassiz
 Paralepis coregonoides — poisson-lancette
 Alepisaurus ferox — poisson-sabre féroce
Ipnops murrayi
— ipnops des abysses
 Bathysaurus ferox — bathysaure féroce
Notoscopelus elongatus
— myctophidé allongé
 Scopelarchus analis — scopelarque à grands yeux

 

Myctophiformes
(env 33 gen, env 250 esp)

 Myctophum punctatum — lanterne ponctué
Lampanyctus crocodilus
— lanterne crocodile
 Diaphus rafinesquii — diaphus de Rafinesque
Hygophum benoiti
— hygophum de Benoit
Notoscopelus kroyeri
— notoscopèle de Krøyer
 Benthosema glaciale — lanterne glaciale
 Symbolophorus veranyi — symbolophore de Verany
 Electrona risso — électrone de Risso

 

Gadiformes
(env 80 gen, env 600 esp)

 Gadus morhua — morue de l’Atlantique
Merlangius merlangus
— merlan
 Pollachius virens — lieu noir
Micromesistius poutassou
— poutassou / merlu bleu
Trisopterus luscus
— tacaud
Trisopterus minutus
— capelan
Brosme brosme
— brosme
Molva molva
— lingue

 

Ophidiiformes
(env 110 gen, env 850 esp)

 Ophidion barbatum — ophidion barbu
Ophidion rochei
— ophidion de Roche
Carapus acus
— poisson-perle aigu
 Carapus bermudensis — poisson-perle des Bermudes
Sirembo imberbis
— sirembo imberbe
Bassozetus robustus
— cusk-eel robuste
Leptoderma lubricum
— leptoderme glissant
Dicrolene intronigra
— dicrolène noirâtre

 

Batrachoidiformes
(env 23 gen, env 90 esp)

Batrachus grunniens — crapaud de mer grondeur
Opsanus tau
— crapaud de mer tau
Opsanus beta
— crapaud de mer bêta
Porichthys notatus
— poisson-lanterne du Pacifique
Porichthys myriaster
— poisson-lanterne étoilé
Thalassophryne maculosa
— crapaud de mer tacheté Thalassophryne nattereri — crapaud de mer de Natterer
Sanopus greenfieldorum
— crapaud de mer de Greenfield

 

Lophiiformes
(env 65 gen, env 300 esp)

Lophius piscatorius — baudroie commune
 Lophius budegassa — baudroie brune
Antennarius striatus
— poisson-grenouille strié
Antennarius maculatus
— poisson-grenouille tacheté
Histrio histrio
— poisson-grenouille des sargasses
Melanocetus johnsonii
— diable noir des abysses
Himantolophus groenlandicus
— himantolophe du Groenland
 Caulophryne jordani — caulophrène de Jordan

 

Mugiliformes
(env 20 gen, env 80 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Migration
6. Points communs et diversité des espèces chez les Mugiliformes

 

Mugil cephalus — mulet cabot
Mugil curema — mulet blanc
Mugil liza
— lebranche
 Mugil incilis — parassi
Mugil capurrii
— mulet africain sauteur
 Mugil galapagensis — mulet des Galápagos
Mugil hospes
— mulet hôte
Mugil rubrioculus
— mulet à yeux rouges

 

Atheriniformes
(env 50 gen, env 360 esp)

 

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Migration
6. Points communs et diversité des espèces chez les Athériniformes

 

Atherina boyeri — athérine de Boyer
Atherina presbyter
— athérine de Méditerranée
Atherinopsis californiensis
— athérine de Californie Atherinomorus lacunosus — athérine des lagons
Menidia menidia
— athérine de l’Atlantique
Menidia beryllina
— athérine d’eau saumâtre
Hypoatherina temminckii
— athérine de Temminck Craterocephalus stercusmuscarum — athérine australienne

 

 


 

Les Atheriniformes possèdent l’une des distributions les plus larges parmi les poissons modernes. Ils sont présents dans presque toutes les eaux tropicales, subtropicales et tempérées du monde, aussi bien en eau douce, en eau saumâtre qu’en milieu marin côtier. On les trouve dans l’Atlantique, le Pacifique, l’océan Indien, la Méditerranée, la mer Noire, les Caraïbes, ainsi que dans de nombreux lacs et rivières d’Amérique, d’Afrique, d’Europe, d’Australie et d’Océanie. Ils sont absents des eaux polaires et des mers très froides.
Les Atheriniformes occupent les zones côtières, estuaires, lagunes, mangroves, rivières lentes, lacs, marais, zones saumâtres, et les eaux superficielles marines. Ils préfèrent les eaux chaudes, claires, peu profondes, souvent proches du rivage ou de la surface.

Les Athériniformes présentent une grande variabilité de taille selon les familles et les espèces. La majorité mesure entre 5 et 20 cm, avec un corps élancé et translucide. Certaines espèces atteignent 30 à 50 cm, notamment chez les Atherinopsidae. Leur poids est généralement faible, souvent inférieur à 50 g, sauf chez les plus grandes espèces côtières qui peuvent dépasser 200 g. Leur morphologie reste globalement fine, fusiforme et adaptée à la nage rapide en surface.

Les Athériniformes vivent principalement en bancs, souvent près de la surface ou dans les zones littorales. Ils occupent des milieux très variés : eaux marines, saumâtres, lagunes, estuaires et eaux douces. Leur alimentation est essentiellement planctonique, composée de zooplancton, petits crustacés, larves d’insectes, algues microscopiques et parfois de petits invertébrés benthiques. Leur reproduction est généralement ovipare, avec des œufs adhésifs fixés à la végétation ou au substrat. Beaucoup d’espèces présentent des reproductions saisonnières, souvent au printemps ou en été, avec une forte fécondité et un développement larvaire planctonique.

Les Athériniformes se distinguent par une double nageoire dorsale, une bouche terminale ou légèrement supérieure, et un corps semi‑transparent chez de nombreuses espèces. Ils possèdent souvent des écailles cycloïdes fines, un comportement grégaire marqué, et une capacité à occuper des milieux très variés, y compris des eaux hypersalines ou pauvres en oxygène. Leur physiologie osmorégulatrice est particulièrement efficace, ce qui explique leur présence dans des environnements instables comme les estuaires. Ils jouent un rôle écologique majeur comme proies pour de nombreux poissons, oiseaux et mammifères marins.

La majorité des Athériniformes sont sédentaires, occupant des zones côtières ou des habitats d’eau douce toute l’année. Certaines espèces effectuent des migrations locales, notamment des déplacements saisonniers entre estuaires et zones côtières. Quelques espèces marines peuvent réaliser de courtes migrations liées à la reproduction ou aux variations de température, mais aucune n’effectue de migration transocéanique.

Les Athériniformes partagent plusieurs traits essentiels : un corps élancé, une double nageoire dorsale, une ligne argentée latérale, une alimentation planctonique, une reproduction ovipare avec œufs adhésifs, et une forte tolérance aux variations de salinité. L’ordre comprend environ 350 à 360 espèces, réparties dans plusieurs familles principales. Les Atherinidae regroupent les athérines marines et saumâtres d’Europe, d’Afrique et d’Asie. Les Atherinopsidae incluent les athérines américaines, souvent côtières ou estuariennes. Les Melanotaeniidae comprennent les poissons‑arc‑en‑ciel d’Australie et de Nouvelle‑Guinée, très colorés et populaires en aquariophilie. Les Bedotiidae regroupent les poissons‑arc‑en‑ciel malgaches. Les Pseudomugilidae incluent les blue‑eyes, petits poissons d’eau douce d’Australie et de Nouvelle‑Guinée. Cette diversité reflète une radiation évolutive importante, avec des adaptations à des milieux très différents, allant des récifs côtiers aux rivières tropicales.

Beloniformes
(env 260 esp, env 35 gen)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Migration
6. Points communs et diversité des espèces chez les Béloniformes

Belone belone — aiguille de mer européenne
Belone svetovidovi — aiguille de Svetovidov
Strongylura marina
— aiguille de l’Atlantique
 Strongylura notata — aiguille ponctuée
Hemiramphus far
— demi‑bec des lagons
Hyporhamphus unifasciatus
— demi‑bec à bande unique
Exocoetus volitans
— poisson‑volant commun
Hirundichthys affinis
— poisson‑volant hirondelle

 

Les Beloniformes sont largement distribués dans tous les océans tropicaux, subtropicaux et tempérés du monde, ainsi que dans de nombreuses eaux douces et saumâtres. Ils sont présents dans l’Atlantique, le Pacifique, l’océan Indien, la Méditerranée, la mer Rouge, la mer des Caraïbes, le golfe du Mexique, les mers d’Asie du Sud‑Est, et les zones côtières d’Afrique, d’Australie, d’Amérique et d’Europe du Sud. Plusieurs familles colonisent aussi les rivières, lacs, estuaires et mangroves des régions tropicales.
Les Beloniformes occupent les zones côtières, estuaires, lagunes, mangroves, récifs, eaux pélagiques de surface, rivières tropicales, lacs, et les zones saumâtres. Ils vivent presque toujours près de la surface, dans des eaux chaudes, claires et bien éclairées.

Les Béloniformes présentent une grande variabilité morphologique. La majorité mesure entre 10 et 40 cm, mais certaines espèces atteignent 1 mètre, notamment chez les Belonidae (poissons-aiguilles). Leur poids est généralement faible, souvent inférieur à 500 g, sauf chez les plus grandes espèces marines qui peuvent dépasser 1 kg. Leur corps est souvent allongé, fusiforme et adapté à la nage rapide en surface.

Les Béloniformes vivent principalement près de la surface, dans la zone pélagique supérieure, où ils chassent des invertébrés, des larves, du zooplancton ou de petits poissons. Les Hemiramphidae (demi‑becs) se nourrissent souvent d’algues et de matières végétales en plus des invertébrés. Leur reproduction est ovipare, avec des œufs munis de filaments adhésifs permettant de se fixer aux algues, aux rochers ou aux substrats flottants. Certaines espèces présentent des comportements reproducteurs complexes, incluant des migrations locales vers des zones de ponte spécifiques.

Les Béloniformes se distinguent par une morphologie très spécialisée, notamment la présence d’un bec allongé, parfois uniquement sur la mâchoire inférieure (demi‑becs), ou sur les deux mâchoires (poissons‑aiguilles). Ils possèdent souvent une ligne latérale réduite, une nage rapide en surface, et une capacité à effectuer des sauts hors de l’eau, parfois spectaculaires. Certaines espèces, comme les Exocoetidae (poissons‑volants), ont développé des nageoires pectorales hypertrophiées leur permettant de planer au‑dessus de l’eau sur plusieurs dizaines de mètres, une adaptation unique parmi les poissons osseux.

La majorité des Béloniformes sont sédentaires ou effectuent des déplacements locaux liés à la reproduction ou à la disponibilité alimentaire. Les poissons‑volants peuvent parcourir de longues distances en haute mer, mais il ne s’agit pas de migrations régulières comparables à celles des thons ou des anguilles. Les espèces d’eau douce effectuent parfois des migrations saisonnières courtes entre zones de crue et habitats permanents.

Les Béloniformes partagent plusieurs traits essentiels : un corps allongé, une bouche terminale ou supérieure, une tendance à vivre en surface, une reproduction ovipare avec œufs adhésifs, et une adaptation à la nage rapide. L’ordre comprend environ 260 espèces, réparties dans plusieurs familles majeures. Les Belonidae regroupent les poissons‑aiguilles, prédateurs marins élancés. Les Hemiramphidae comprennent les demi‑becs, reconnaissables à leur mâchoire inférieure allongée. Les Exocoetidae rassemblent les poissons‑volants, capables de planer hors de l’eau. Les Adrianichthyidae regroupent les poissons‑riz d’Asie, souvent d’eau douce, dont le célèbre Oryzias latipes utilisé en biologie. Cette diversité reflète une radiation évolutive importante, avec des adaptations allant de la vie pélagique marine à la vie en eau douce tropicale.

Cyprinodontiformes
(env 1.250 esp, env 130 gen)

 

 

Stephanoberyciformes
(env 92 esp, env 28 gen)

 Melamphaes ebelingi — melamphaès d’Ebeling
Melamphaes microps
— melamphaès microps
Cetomimus gillii
— cétomime de Gill
 Gibberichthys latifrons — gibberichthys à large front
Barbourisia rufa
— barbourisie rouge
Stephanoberyx monae
— stéphanobéryx de Mona
 Rondeletia loricata — rondeletie cuirassée
Mirapinna esau
— mirapinne d’Esau

 

Beryciformes
(env 160 esp, env 30 gen)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Migration
6. Points communs et diversité des espèces chez les Beryciformes

 

 

Beryx decadactylus — béryx à dix rayons
Beryx splendens
— béryx splendide
Holocentrus adscensionis
— poisson‑soldat d’Ascension Holocentrus rufus — poisson‑soldat rouge
Sargocentron diadema
— poisson‑écureuil diadème
 Sargocentron spiniferum — poisson‑écureuil épineux
Myripristis jacobus
— poisson‑soldat jacobus
Myripristis murdjan
— poisson‑soldat rouge indien

 

Les Béryciformes sont largement distribués dans les mers tropicales, subtropicales et tempérées du globe. On les trouve dans l’Atlantique, le Pacifique, l’océan Indien, ainsi que dans la Méditerranée. La majorité des espèces vit dans les zones profondes, entre 200 et 1000 mètres, mais certaines occupent les récifs coralliens, les pentes continentales ou les zones côtières rocheuses. Leur répartition couvre donc un gradient bathymétrique très large, avec une forte présence dans les écosystèmes mésopélagiques et bathypélagiques.

Les Béryciformes mesurent généralement entre 10 et 40 cm, mais certaines espèces atteignent 60 cm ou plus, notamment chez les Berycidae. Leur poids varie de quelques dizaines de grammes à plus d’un kilogramme pour les plus grandes espèces. Leur corps est souvent haut, compressé latéralement, avec de grandes écailles rugueuses et des yeux très développés, adaptés à la faible luminosité des profondeurs.

Les Béryciformes sont principalement nocturnes et vivent dans des environnements profonds ou semi‑profonds. Ils se nourrissent de petits poissons, de crustacés, de céphalopodes et de zooplancton, capturés grâce à leurs grands yeux et à leur capacité à détecter des mouvements faibles. Leur reproduction est ovipare, avec des œufs pélagiques ou démersaux selon les familles. Les larves sont souvent planctoniques, dérivant dans les couches superficielles avant de rejoindre les profondeurs à l’âge juvénile.

Les Béryciformes se distinguent par leurs yeux hypertrophiés, leur vision adaptée à la pénombre, leurs écailles épaisses et leur morphologie robuste. Plusieurs espèces possèdent des organes lumineux (photophores), notamment chez les Holocentridae, ce qui facilite la communication ou la chasse dans les zones peu éclairées. Leur squelette et leur musculature sont adaptés à une vie dans des environnements à forte pression et à faible lumière. Ils représentent également l’un des groupes les plus anciens parmi les poissons téléostéens modernes.

La majorité des Béryciformes sont sédentaires, occupant des zones profondes ou récifales toute l’année. Certaines espèces effectuent des migrations verticales nocturnes, remontant vers les couches superficielles pour se nourrir avant de redescendre en profondeur le jour. Il n’existe pas de migrations longues ou transocéaniques dans cet ordre.

Les Béryciformes partagent plusieurs traits essentiels : des yeux très grands, une morphologie comprimée, des écailles épaisses, une activité nocturne, une reproduction ovipare, et une forte présence dans les zones profondes. L’ordre comprend environ 220 espèces, réparties dans plusieurs familles majeures. Les Berycidae regroupent les poissons‑berycidés, robustes et profonds. Les Holocentridae comprennent les poissons‑écureuils et poissons‑soldats, souvent associés aux récifs coralliens et dotés de photophores. Les Monocentridae regroupent les poissons‑ananas, reconnaissables à leurs écailles épaisses et à leur bioluminescence. Les Trachichthyidae incluent les poissons‑oranges, célèbres pour leur longévité extrême et leur croissance lente. Cette diversité reflète une radiation évolutive ancienne, marquée par des adaptations à la vie nocturne et profonde.

Zeiformes
(env 33 esp, env 10 gen)

Zeus faber – Poisson Saint-Pierre
Cyttus australis – Cytte austral
Grammicolepis brachiusculus – Grammicolepis à bras courts
Neocyttus helgae – Oreosoma de Helga

 

Gastérosteiformes
(env 260 esp, env 10 gen)

 Gasterosteus aculeatus — épinoches à trois épines
Pungitius pungitius
— épinoches à neuf épines
 Aulorhynchus flavidus — aulorhynque jaune
Hypoptychus dybowskii
— hypoptyque de Dybowski
 Indostomus paradoxus — indostome paradoxal
Pegasus volans
— poisson-pégase volant
Solenostomus paradoxus
— poisson-fantôme
 Doryrhamphus excisus — syngnathe bleu

 

Symbranchiformes
(env 20 esp, env 6 gen)

Monopterus albus – Anguille asiatique
Synbranchus marmoratus – Anguille marbrée d’Amérique du Sud
Mastacembelus armatus – Anguille épineuse zigzag
Indostomus paradoxus – Indostome paradoxal

 

Perciformes
(env 6.000 esp)

1. Distribution géographique
2. Place des Perciformes au sein des Téléostéens
3. Points communs entre les Perciformes
4. Diversité, nombre de genres et d’espèces chez les Perciformes

 

 

Les Perciformes sont présents dans toutes les régions du globe, ce qui en fait l’un des groupes de poissons les plus cosmopolites. Ils occupent les océans tropicaux, tempérés et polaires, les mers côtières, les estuaires, les lacs, les rivières et même certains milieux hypersalés. Leur diversité est particulièrement élevée dans les récifs coralliens tropicaux, où ils constituent une part majeure de la faune. En eau douce, ils sont bien représentés en Amérique du Nord, en Afrique, en Asie et en Europe, notamment via les Centrarchidae, Cichlidae, Percidae et Gobiidae.

Les Perciformes appartiennent au vaste clade des Acanthomorphes, un groupe de Téléostéens caractérisés par la présence d’épines dans les nageoires. Ils font partie du super‑ordre Percomorpha, qui regroupe de nombreuses familles marines et dulçaquicoles modernes. Historiquement, les Perciformes étaient considérés comme le plus grand ordre de vertébrés, mais les révisions phylogénétiques récentes ont redistribué plusieurs familles dans d’autres ordres proches. Malgré ces révisions, les Perciformes restent un groupe central dans l’évolution des poissons modernes, occupant une position clé parmi les Téléostéens dérivés.

Les Perciformes présentent plusieurs caractéristiques générales malgré leur diversité. Ils possèdent souvent un corps fuselé ou comprimé, des nageoires pelviennes situées sous ou en avant des pectorales, et une nageoire dorsale divisée en une partie épineuse et une partie molle. La présence d’épines robustes dans les nageoires dorsale et anale est un trait typique. Leur morphologie polyvalente leur permet d’occuper des niches écologiques très variées : prédateurs pélagiques, poissons récifaux territoriaux, espèces benthiques cryptiques, poissons d’eau douce spécialisés. Leur plasticité évolutive est l’un de leurs points communs les plus marquants.

Les Perciformes regroupent environ 6.000 espèces réparties dans 150 familles et plusieurs centaines de genres. Ils représentent une part majeure de la biodiversité des poissons marins et une portion significative des poissons d’eau douce. Parmi les familles les plus connues figurent : • Cichlidae (cichlidés africains et américains) • Gobiidae (gobies, l’une des familles les plus riches en espèces) • Serranidae (mérous, anthias) • Carangidae (carangues) • Labridae (labres) • Percidae (perches, sandres) • Centrarchidae (achigans, crapets) • Scorpaenidae (rascasses) Cette diversité reflète une radiation évolutive massive, qui a permis au groupe d’occuper presque toutes les niches aquatiques imaginables.

Pleuronectiformes
(env 820 esp, env 130 gen)

 

Tetraodontiformes
(env 430 espèces)

1. Distribution géographique
2. Place des Tetraodontiformes  au sein des Téléostéens
3. Points communs entre les Tetraodontiformes  
4. Diversité, nombre de genres et d’espèces chez les Tetraodontiformes  

 

Les Tetraodontiformes sont présents dans toutes les mers du monde, principalement dans les régions tropicales et subtropicales, avec une forte diversité autour des récifs coralliens, des zones rocheuses et des fonds sableux. La majorité des espèces vit en milieu marin, mais quelques‑unes occupent des eaux saumâtres et rarement des eaux douces. Ils représentent environ 5 % des poissons tropicaux marins. Des études régionales montrent leur présence dans l’Atlantique Est, la Méditerranée, le Pacifique et l’océan Indien. Par exemple, 26 espèces ont été recensées dans les eaux espagnoles.

Les Tetraodontiformes sont un ordre de poissons à nageoires rayonnées (Actinopterygii) appartenant au clade Percomorpha, un groupe très dérivé de Téléostéens. Ils sont traditionnellement considérés comme proches des Perciformes, mais les études récentes les placent comme groupe frère des Lophiiformes (baudroies) au sein des Acanthuriformes selon certaines classifications. Ils constituent un ordre monophylétique, bien défini par des caractères morphologiques spécialisés.

Les Tetraodontiformes partagent plusieurs traits morphologiques et écologiques distinctifs. Ils présentent une réduction du squelette, une fusion des os du crâne, des dents modifiées en plaques (souvent quatre dents soudées, d’où leur nom), et un corps compact parfois protégé par des plaques osseuses ou des épines. Leur nage repose sur des mouvements synchronisés des nageoires dorsale et anale, leur donnant une grande maniabilité. Beaucoup possèdent des défenses chimiques comme la tétrodotoxine chez les Tetraodontidae. Ils montrent une grande diversité de formes, allant des poissons‑coffres aux poissons‑lune.

Les Tetraodontiformes comprennent 10 familles actuelles, environ 430 espèces et une grande diversité morphologique. Les familles vivantes incluent : • Triacanthodidae • Triacanthidae • Balistidae (balistes) • Monacanthidae (poissons‑lime) • Aracanidae • Ostraciidae (poissons‑coffres) • Triodontidae • Tetraodontidae (poissons‑globe) • Diodontidae (poissons‑porc‑épics) • Molidae (poissons‑lune) La diversité interne est très variable : certaines familles sont morphologiquement homogènes (Balistidae), tandis que d’autres montrent une spécialisation extrême (Monacanthidae, Molidae).

  

Familles (Clades)

Espèces representatives

Description

Latidés
(3 gen, 14 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Migration
6. Points communs et diversité des espèces chez les Latidés

 

Lates niloticus — perche du Nil
(moins de 2 m moins de 200 kg)
Lates calcarifer — barramundi
(moins de 1,8 m moins de 60 kg)
Lates japonicus — perche japonaise
(moins de 1,3 m moins de 40 kg)
Lates mariae — perche du Tanganyika
Lates angustifrons — perche à front étroit
(moins de 2 m moins de 100 kg)
Lates microlepis — perche à petites écailles
Lates stappersii — perche de Stappers
Lates longispinis
— perche à longues épines

 

                       

Les Latidés sont présents en Afrique, en Asie, ainsi que dans l’océan Indien et l’océan Pacifique occidental. Ils occupent des milieux marins côtiers, estuariens et eaux douces tropicales, selon les espèces. Le célèbre perche du Nil (Lates niloticus) vit dans les grands lacs et fleuves africains, tandis que d’autres espèces comme Lates calcarifer (barramundi) fréquentent les zones saumâtres et marines de l’Asie du Sud‑Est et de l’Australie.

Les Latidés comptent parmi les poissons prédateurs les plus massifs des eaux tropicales. Certaines espèces atteignent 1 à 2 m de longueur, et les plus grands individus dépassent 150 kg, notamment Lates niloticus. Le barramundi, espèce emblématique, atteint couramment 1 m et peut dépasser 40 kg. Les espèces plus petites du genre Psammoperca restent nettement plus modestes.

Les Latidés sont des prédateurs opportunistes, se nourrissant de poissons, crustacés, céphalopodes et parfois de petits vertébrés. Ils adoptent un mode de vie solitaire ou semi‑gregaire, souvent associés aux zones côtières, aux estuaires ou aux eaux profondes des lacs africains. Leur reproduction varie selon les espèces : certaines sont marines et se reproduisent en pleine eau, tandis que d’autres, comme le barramundi, présentent des migrations reproductives vers les estuaires. Les œufs sont généralement pélagiques, et les larves dérivent dans les eaux côtières ou lacustres.

Les Latidés se distinguent par une morphologie de prédateur puissant, avec des dorsales partiellement séparées, une caudale arrondie et une colonne vertébrale de 25 vertèbres . Plusieurs espèces sont d’une importance économique majeure, tant en pêche qu’en aquaculture. Le perche du Nil est tristement célèbre pour avoir provoqué une catastrophe écologique dans le lac Victoria après son introduction, entraînant l’extinction de nombreuses espèces de cichlidés endémiques .

Certaines espèces, notamment Lates calcarifer, effectuent des migrations amphihalines : elles vivent en eau douce mais migrent vers les estuaires ou les zones marines pour se reproduire. D’autres espèces africaines sont plus sédentaires, se déplaçant principalement en fonction des variations saisonnières du niveau d’eau. Les migrations sont donc espèce‑dépendantes, mais souvent liées à la reproduction et à la disponibilité des proies.

Les Latidés partagent des traits communs tels qu’un corps allongé et robuste, une dentition prédatrice, des dorsales incomplètement séparées, une caudale arrondie, et un rôle écologique de prédateurs supérieurs. La famille comprend environ 13 espèces réparties dans trois genres actuels : Lates, Psammoperca et Hypopterus . Malgré une diversité spécifique modeste, les Latidés présentent une large amplitude écologique, allant des grands lacs africains aux récifs indo‑pacifiques, ce qui en fait un groupe important tant sur le plan écologique qu’économique.

Polynémidés
(8 gen, 42 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Migration
6. Points communs et diversité des espèces chez les Polynémidés

Polydactylus sextarius — barbu commun
Polydactylus quadrifilis
— barbu à quatre filets
Polydactylus plebeius
— barbu plébéien
 Polydactylus approximans — barbu approximant
Eleutheronema tetradactylum
— barbu à quatre doigts Eleutheronema rhadinum — barbu élancé
Galeoides decadactylus
— barbu à dix doigts
 Filimanus heptadactyla — barbu à sept doigts

                       

 

Les Polynémidés sont présents dans toutes les mers tropicales et subtropicales du monde. Ils vivent surtout en milieu marin et saumâtre, mais certaines espèces fréquentent aussi les eaux douces. Leur distribution couvre l’Atlantique, l’océan Indien, le Pacifique et les zones côtières d’Afrique de l’Ouest, d’Asie du Sud, d’Asie du Sud‑Est et d’Océanie. Ils sont décrits comme « chiefly marine and brackish. Some riverine. Distribution: all tropical and subtropical seas » .

La taille varie fortement selon les espèces. La longueur maximale connue atteint 1,8 m chez Eleutheronema tetradactylum . La majorité des espèces mesure entre 20 et 80 cm, avec un corps allongé et fusiforme. Le poids varie en fonction de la taille, mais les grandes espèces peuvent dépasser plusieurs kilogrammes.

Les Polynémidés vivent principalement sur les fonds sableux ou vaseux, souvent près des côtes. Ils se nourrissent d’invertébrés benthiques, notamment de crustacés et de petits poissons, capturés grâce à leurs rayons pectoraux libres très sensibles. Ils sont décrits comme se nourrissant « on benthic invertebrates of sandy to muddy bottoms » . La reproduction est encore peu documentée, mais ils seraient pélagiques diffuseurs, c’est‑à‑dire qu’ils libèrent leurs œufs en pleine eau (« assumed to be pelagic spawners ») . Leur activité est généralement diurne à crépusculaire, et plusieurs espèces effectuent des déplacements saisonniers côtiers.

Les Polynémidés possèdent une morphologie unique parmi les poissons : leurs nageoires pectorales sont divisées en deux parties, dont une série de rayons libres (3 à 7, parfois jusqu’à 14 ou 15 selon les espèces) utilisés comme organes tactiles pour détecter les proies dans le substrat . Leur corps est élancé, leur bouche est infère, et leurs nageoires dorsales sont nettement séparées. Leur caudale est profondément fourchue, ce qui leur donne une bonne vitesse de nage. Ils sont également importants dans les pêcheries tropicales, notamment en Asie et en Afrique, comme le souligne le catalogue FAO .

Les Polynémidés ne réalisent pas de grandes migrations océaniques comme les thons, mais plusieurs espèces effectuent des déplacements saisonniers côtiers entre zones de reproduction, d’alimentation et d’estuaires. Certaines espèces fréquentent les estuaires en saison humide et retournent en mer en saison sèche. Leur capacité à vivre en milieu saumâtre favorise ces migrations locales.

Les Polynémidés partagent plusieurs caractéristiques : • un corps allongé et fusiforme • une bouche infère adaptée à la recherche de proies benthiques • des rayons pectoraux libres très développés, leur trait distinctif majeur • une nage rapide grâce à une caudale profondément fourchue • une préférence pour les fonds sableux ou vaseux • une présence dans les mers tropicales et subtropicales
Selon les données actuelles, la famille comprend 8 genres et 42 espèces validées . Les genres reconnus incluent : • Eleutheronema • Filimanus • Galeoides • Leptomelanosoma • Parapolynemus • Pentanemus • Polydactylus • Polynemus

Leptobramidés
(1 gen, 2 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Migration
6. Points communs et diversité des espèces chez les Leptobramidés

 

Leptobrama muelleri — leptobrame de Müller Leptobrama pectoralis — leptobrame pectoral

                           
                           

 

Les Leptobramidés sont des poissons côtiers vivant en milieu marin et saumâtre, avec une capacité occasionnelle à pénétrer en eaux douces. Leur répartition est restreinte à la Nouvelle‑Guinée méridionale, au Queensland et à l’Australie occidentale. Ils fréquentent les zones côtières, les estuaires et parfois les rivières, ce qui en fait un groupe euryhalin.

Les Leptobramidés sont des poissons de taille modérée, atteignant environ 35 cm de longueur maximale. Leur corps est profond et comprimé, avec une morphologie adaptée à la nage rapide en zone côtière. Le poids exact varie selon les individus, mais reste proportionnel à cette taille modeste.

Les Leptobramidés vivent dans les eaux côtières sableuses ou vaseuses, souvent proches des estuaires. Leur régime alimentaire n’est pas entièrement documenté, mais leur morphologie (bouche large, maxillaire long, dents fines) suggère une alimentation composée de petits invertébrés, de poissons juvéniles et d’organismes benthiques. La reproduction est encore peu connue, mais comme beaucoup de poissons côtiers tropicaux, ils seraient probablement ponteurs pélagiques, libérant leurs œufs en pleine eau. Leur présence dans les estuaires laisse supposer des déplacements saisonniers liés à la reproduction ou à l’alimentation.

Les Leptobramidés possèdent une combinaison de traits morphologiques très distinctifs : • un corps profond et comprimé • un maxillaire très allongé dépassant largement l’œil • un préorbitaire dentelé • des yeux relativement petits avec un repli adipeux • une dorsale courte située en arrière du milieu du corps • des écailles nombreuses (75–77 sur la ligne latérale) Ces caractéristiques en font un groupe morphologiquement isolé parmi les poissons côtiers tropicaux.

Les Leptobramidés ne réalisent pas de migrations océaniques à grande échelle. Ils effectuent plutôt des déplacements locaux entre les zones côtières, les estuaires et parfois les rivières. Leur tolérance à différents niveaux de salinité leur permet de suivre les variations saisonnières des eaux côtières et des estuaires.

Les Leptobramidés partagent plusieurs traits : • un corps comprimé et haut • une morphologie pélagique côtière • une dorsale courte avec 4 épines • une anal longue avec 3 épines et 26–30 rayons mous • une capacité à vivre en eaux marines, saumâtres et parfois douces • une répartition restreinte à l’Australie et à la Nouvelle‑Guinée Ces traits les distinguent nettement des autres poissons de l’ordre Carangaria.
La famille Leptobramidae est très réduite, comprenant : • 1 genre valide : Leptobrama • 2 espèces reconnues : – Leptobrama muelleri – Leptobrama pectoralis (espèce ressuscitée taxonomiquement en 2016)