Dasyuromorphes

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Classification (18 gen, 60 esp)
Mammifères-Métathériens-Marsupiaux-Dasyuromorphes
(Kultarr, Antéchines, chats marsupiaux (ou dasyures), phascogales, planigales, sarcophile, dunnarts, myrmécobie, thylacine...)

 

Genre

Espèces représentatives

Description

Antechinomys (Dasyuridés)
1 espèce

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Statut actuel et effectif du kultarr

 

Gerboise marsupiale, ou kultarr  (Antechinomys laniger)

 

Le Kultarr (Antechinomys laniger) est strictement endémique de l’Australie intérieure. Il occupe une vaste zone couvrant les régions arides et semi‑arides du Queensland, de la Nouvelle‑Galles du Sud, de l’Australie‑Méridionale, de l’Australie‑Occidentale et du Territoire du Nord. Sa distribution forme une large ceinture à travers les déserts centraux et les plaines sèches du continent. Il est absent des zones côtières humides, des forêts tropicales, des régions alpines et de la Tasmanie.

L’adulte mesure environ 17 à 20 cm de longueur totale et pèse 20 à 30 g, les mâles étant légèrement plus grands et plus lourds que les femelles. Les sources scientifiques indiquent également des longueurs corporelles de 70 à 100 mm selon le sexe, avec un dimorphisme léger.

Antechinomys laniger est un animal nocturne, solitaire et insectivore. Il chasse principalement des invertébrés tels que araignées, coléoptères, grillons et cafards. Il se déplace en sauts rapides grâce à ses longues pattes postérieures, rappelant une gerboise. Le jour, il se réfugie dans des terriers, sous des tussocks d’herbes, dans des troncs creux ou des fissures du sol. La reproduction varie selon les régions : dans certaines zones d’Australie‑Occidentale, la saison de reproduction commence en août, avec des femelles lactantes observées en septembre‑octobre. Cette variation est liée au climat et à l’abondance d’insectes

Le kultarr possède une morphologie unique parmi les dasyuridés : un museau pointu, de grandes oreilles, des yeux cerclés de noir, une queue longue terminée par un pinceau sombre, et surtout des pattes postérieures allongées permettant un déplacement bipède sauteur. Il peut atteindre des vitesses de près de 14 km/h. Il présente également une capacité de torpeur, réduisant son métabolisme pour survivre aux conditions arides.

Selon l’UICN, Antechinomys laniger est classé Préoccupation mineure (LC). L’espèce a toutefois décliné dans plusieurs régions depuis la colonisation européenne, en raison des changements d’usage des terres et des prédateurs introduits. Les populations sont localement fluctuantes, parfois stables dans le nord et l’ouest, mais réduites ou disparues dans le sud‑est. L’effectif global reste inconnu, mais l’espèce est considérée comme peu commune dans une partie de son aire.

Antechinus
(
Dasyuridés)
10 espèces

 

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Points communs et diversité des espèces chez les Antechinus

 

 

Antechinus flavipes (Antechine à pieds jaunes)
Antechinus stuartii  (Antechine brun)
Antechinus swainsonii  (Antechine sombre)
Antechinus bellus (Antechine d'Arnhem)
 

                    

 

Le genre Antechinus est endémique de l’Australie, principalement le long de la côte est et de la Great Dividing Range, depuis le Queensland jusqu’au Victoria et à la Tasmanie. Certaines espèces occupent aussi le sud‑ouest de l’Australie‑Occidentale, tandis que Antechinus bellus vit dans le nord de l’Australie autour du Gulf of Carpentaria. Les habitats incluent les forêts tempérées, les forêts tropicales, les woodlands, les landes, les zones humides et parfois les herbages. La répartition varie selon les espèces, certaines étant très localisées.

Les Antechinus mesurent généralement 12 à 31 cm (queue comprise) et pèsent 16 à 170 g selon les espèces, avec un dimorphisme sexuel marqué, les mâles étant plus grands et plus lourds. Les plus petits sont Antechinus agilis, tandis que les plus grands incluent Antechinus swainsonii .

Les Antechinus sont des marsupiaux insectivores, actifs surtout la nuit ou au crépuscule. Ils se nourrissent principalement d’invertébrés tels que insectes, araignées, larves, vers, mais certaines espèces consomment aussi de petits vertébrés ou occasionnellement des fruits. Ils vivent dans des nids communs installés dans des cavités d’arbres, des troncs creux ou la litière forestière. Leur reproduction est célèbre pour son caractère extrême : les mâles pratiquent un mating frenzy (accouplements prolongés et répétés) qui entraîne un effondrement hormonal, un stress physiologique massif et la mort de tous les mâles après la saison de reproduction. Les femelles élèvent ensuite seules les jeunes, qui sont altriciels et restent dans la poche puis dans le nid jusqu’au sevrage .

Le genre Antechinus est remarquable pour son reproduction semelpare chez les mâles, un phénomène extrêmement rare chez les mammifères. Leur morphologie combine un corps de petite souris, un museau allongé, des oreilles crénelées, une queue fine, et une dentition adaptée à l’insectivorie. Leur comportement est souvent solitaire, mais ils peuvent partager des nids en dehors de la période de reproduction. Leur capacité à grimper, courir et chasser rapidement en fait des prédateurs très efficaces malgré leur petite taille.

Les Antechinus partagent plusieurs traits essentiels : une morphologie de petit marsupial insectivore, une activité nocturne, une reproduction explosive avec mortalité des mâles, une dépendance aux habitats forestiers, et une alimentation centrée sur les invertébrés. Le genre comprend 15 espèces reconnues, réparties en quatre grands clades correspondant à des zones géographiques distinctes. Parmi les espèces les plus connues figurent Antechinus stuartii, Antechinus agilis, Antechinus flavipes, Antechinus swainsonii, Antechinus minimus, Antechinus arktos et Antechinus bellus. Cette diversité reflète une radiation évolutive importante au sein des Dasyuridae, avec des adaptations fines aux différents environnements forestiers australiens .

Dasycercus
 (
Dasyuridés)
2 espèces

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Points communs et diversité des espèces chez les Dasycercus

 

 

 

 

Dasycercus blythi (Mulgara à queue touffue)
Dasycercus cristicauda  (Mulgara à queue crêtée)


                                   

 

Le genre Dasycercus est strictement endémique de l’Australie intérieure. Il occupe les régions arides et semi‑arides du Territoire du Nord, de l’Australie‑Occidentale, de l’Australie‑Méridionale et du Queensland occidental. Les mulgaras sont absents des zones côtières humides, des forêts tropicales, des régions alpines, de la Tasmanie et des déserts les plus extrêmes dépourvus d’abris.📏 Taille et poids

Les Dasycercus sont des dasyuridés de taille moyenne : longueur du corps 12–22 cm, queue 6–13 cm, poids 70–180 g, grands individus 200 g. Corps trapu, museau court, pattes robustes, queue épaisse à la base (stockage de graisse). Pelage brun‑sable ou gris, adapté aux milieux arides.

Espèces nocturnes, solitaires, terrestres, vivant dans les déserts, dunes, scrubs arides et zones de spinifex. Régime carnivore‑insectivore : insectes, araignées, lézards, petits rongeurs, charognes. Elles sont capables de survivre longtemps sans eau libre, tirant l’humidité de leurs proies. Reproduction rapide : gestation 30 jours, portées de 6–8 petits, croissance rapide, maturité précoce. Activité nocturne discrète, déplacements rapides entre les touffes de spinifex.

Ce sont les dasyuridés spécialisés des déserts australiens. Queue épaisse servant de réserve énergétique, comportement de torpeur en période de stress thermique ou alimentaire. Très bonne adaptation aux milieux arides : faible perte d’eau, activité nocturne, capacité à survivre dans des zones où les températures dépassent 45 °C. Elles ne creusent pas de terriers profonds mais utilisent des abris naturels dans le spinifex ou sous les rochers. Morphologie rappelant un petit carnivore désertique.

Principalement renards introduits, chats sauvages, rapaces nocturnes, varans, serpents, et parfois les dingos. Les jeunes sont très vulnérables. Les prédateurs introduits sont la cause majeure du déclin dans plusieurs régions.

Les Dasycercus partagent une écologie désertique, un régime carnivore, une queue épaisse servant de réserve énergétique, une activité nocturne, une forte tolérance à la sécheresse, et une stratégie reproductive rapide adaptée aux milieux arides.

Le genre comprend 2 espèces vivantes : Dasycercus cristicauda, le Mulgara à queue crêtée, caractérisé par une crête dorsale de poils sur la queue et une aire de répartition plus occidentale dans les déserts de l’Australie‑Occidentale ; et Dasycercus blythi, le Mulgara de Blyth, à queue uniformément épaisse, présent dans les régions centrales et méridionales des zones arides australiennes. Les deux espèces sont morphologiquement proches mais se distinguent par la forme de la queue, la répartition géographique, et certains traits écologiques liés à la structure du spinifex et aux gradients de sécheresse. 

Dasykaluta
 (
Dasyuridés)
1 espèce

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Statut actuel et effectif de
l'Antechine à queue touffue

 

 

Antechine à queue touffue (Dasykaluta rosamondae)

L’Antechine à queue touffue est endémique d’Australie, présent dans le Queensland, la Nouvelle‑Galles du Sud, le Victoria et le Sud de l’Australie. Il occupe les forêts humides, les forêts sèches, les scrubs, les lisières, les zones boisées ouvertes, et parfois les milieux perturbés. Répartition large mais fragmentée selon les sous‑espèces.

Petit dasyuridé : longueur du corps 9–14 cm, queue 7–11 cm, poids 20–60 g, grands individus 70 g. Corps compact, museau pointu, queue touffue à l’extrémité, pelage brun‑gris ou roux selon les populations.

Espèce nocturne, solitaire, terrestre, très active dans la litière forestière. Régime carnivore‑insectivore : insectes, araignées, vers, petits vertébrés, charognes. Reproduction extrême : les mâles pratiquent un mating frenzy durant plusieurs jours, ce qui entraîne un effondrement hormonal et leur mort immédiate après la saison de reproduction. Les femelles portent 6–10 petits, gestation 27–35 jours, croissance rapide. Activité très énergique, déplacements rapides et erratiques.

C’est l’un des marsupiaux à la stratégie reproductive la plus radicale : tous les mâles adultes meurent après l’accouplement, phénomène appelé suprémortalité post‑reproductive. Queue touffue, museau fin, comportement hyperactif. Métabolisme très élevé, capacité à survivre dans des milieux variés. Espèce emblématique des dasyuridés insectivores.

Classé LC – Préoccupation mineure. Espèce commune, populations globalement stables dans les forêts australiennes. Déclin local dans les zones de déforestation, urbanisation, feux et prédation par les chats et renards. Effectifs exacts non connus, mais l’espèce reste abondante dans la majorité de son aire. Les sous‑espèces du sud sont parfois plus fragmentées, mais aucune n’est considérée comme menacée à grande échelle.

Dasyurus
 (Dasyuridés)

6 espèces

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Points communs et diversité des espèces chez les Dasyurus

 

 

Dasyurus maculatusChat marsupial à queue tachetée, ou quoll tigré
Dasyurus viverrinusChat marsupial viverrin
Dasyurus hallucatusChat marsupial du nord
Dasyurus geoffroiiChat marsupial de Geoffroy

Les Dasyurus sont endémiques d’Australie et de Tasmanie. Ils occupent les forêts humides, les forêts sèches, les scrubs, les zones rocheuses, les prairies, les lisières, et parfois les milieux perturbés. Leur répartition couvre le Nord, l’Est, le Sud, la Tasmanie, et quelques zones du Sud‑Ouest selon les espèces. Les populations sont souvent fragmentées, certaines espèces ayant perdu une grande partie de leur aire historique.

Les Dasyurus sont des dasyuridés de taille moyenne : longueur du corps 25–75 cm, queue 20–45 cm, poids 700 g à 7 kg selon les espèces. Les plus petits (D. hallucatus) pèsent 700–900 g, les plus grands (D. maculatus) atteignent 4–7 kg. Pelage tacheté blanc, museau pointu, pattes robustes.

Espèces nocturnes, solitaires, terrestres, mais capables de grimper. Régime carnivore : insectes, lézards, oiseaux, petits mammifères, charognes. Ce sont les plus grands carnivores marsupiaux du continent après le diable de Tasmanie. Reproduction : gestation 18–21 jours, portées de 4–8 petits, développement dans un marsupium. Activité nocturne intense, déplacements rapides, comportement territorial.

Pelage tacheté blanc, signature du genre. Ce sont les super‑prédateurs marsupiaux des forêts australiennes. Très bonne capacité de grimper, comportement agressif, forte puissance de morsure. Adaptation à des milieux variés, du tropical humide au tempéré froid. Leur écologie rappelle celle des mustélidés ou des petits félins.

Les Dasyurus partagent un régime carnivore strict, une activité nocturne, un pelage tacheté, une morphologie robuste, une forte territorialité, et une stratégie reproductive rapide. Le genre comprend 6 espèces vivantes : Dasyurus viverrinus, le Quoll de l’Est, autrefois commun mais aujourd’hui très rare ; Dasyurus maculatus, le Quoll tacheté, le plus grand du genre, présent en Tasmanie et dans l’Est ; Dasyurus hallucatus, le Quoll du Nord, petit, présent dans les zones tropicales ; Dasyurus geoffroii, le Quoll à queue noire, présent dans le Sud‑Ouest ; Dasyurus albopunctatus, le Quoll de Nouvelle‑Guinée, forestier et discret ; et Dasyurus spartacus, le Quoll de bronze, rare, présent en Nouvelle‑Guinée. Points communs : pelage tacheté, régime carnivore, comportement agressif, rôle de prédateurs supérieurs dans les écosystèmes. Diversité : taille très variable, habitats allant du tropical humide au tempéré froid, différences dans la puissance de morsure, la territorialité, et la densité des populations.

Murexia
(Dasyuridés)

6 espèces

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Points communs et diversité des espèces chez les Murexia

 

 

Murexia longicaudataMurexia à longue queue
Murexia rothschildi  Murexia de Rothschild
Murexia melanuraMurexia à queue noire
Murexia habbemaMurexia de Habbema

 
 
Le genre Murexia est strictement endémique de la Nouvelle‑Guinée. Il n’existe nulle part ailleurs dans le monde. Sa distribution couvre à la fois la Papouasie‑Nouvelle‑Guinée et la Papouasie occidentale (Indonésie), depuis les plaines tropicales humides jusqu’aux hautes terres montagnardes. Les espèces occupent des zones forestières, souvent isolées, et leur répartition est fragmentée selon l’altitude et le type de végétation.

Les Murexia sont des petits dasyuridés : longueur du corps 12–22 cm, queue 10–18 cm, poids 40–120 g, grands individus 140 g. Morphologie fine, museau pointu, pelage brun‑gris, queue longue et fine, pattes agiles adaptées aux milieux forestiers humides.

Espèces nocturnes, solitaires, terrestres, actives dans la litière forestière et les arbustes bas. Régime carnivore‑insectivore : insectes, araignées, vers, petits vertébrés, charognes, parfois fruits. Elles fouillent la litière avec le museau pour capturer des proies. Reproduction : gestation 28–32 jours, portées de 4–6 petits, développement dans un marsupium bien formé. Activité discrète, déplacements rapides, comportement opportuniste.

Les Murexia sont les dasyuridés forestiers de Nouvelle‑Guinée, équivalents écologiques des musaraignes carnivores. Morphologie élancée, museau fin, comportement fouisseur dans la litière. Très bonne adaptation aux forêts tropicales humides, aux forêts de montagne, et aux zones de nuages. Leur écologie est plus forestière que celle des genres australiens comme Sminthopsis ou Antechinus.

Les Murexia partagent un régime carnivore‑insectivore, une activité nocturne, une morphologie fine, une queue longue, une écologie forestière, et une stratégie reproductive rapide. Le genre comprend plusieurs espèces (souvent 3 à 5 selon les classifications modernes) : Murexia longicaudata, espèce type, à queue longue, très forestière ; Murexia habbema, espèce montagnarde, présente dans les forêts de nuages ; Murexia melanurus, forme plus sombre, vivant dans des habitats humides. Points communs : petite taille, régime carnivore, activité nocturne, habitats forestiers, comportement discret. Diversité : différences dans la taille, la couleur du pelage, l’altitude préférée, la densité de population, et la structure de la queue selon les espèces.

Myoictis
(Dasyuridés)
4 espèces

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Points communs et diversité des espèces chez les Myoictis

 

 

Myoictis melasAntéchine noir
Myoictis leucura
Antéchine à queue blanche
Myoictis wavicus
Antéchine ondulé
Myoictis wallaciiAntéchine de Wallace

Le genre Myoictis est strictement endémique de la Nouvelle‑Guinée, présent en Papouasie‑Nouvelle‑Guinée et en Papouasie occidentale (Indonésie). Il occupe principalement les forêts tropicales humides de basse et moyenne altitude, depuis les plaines côtières jusqu’aux zones montagnardes intermédiaires. Il est totalement absent d’Australie, de Tasmanie, des îles voisines et des hautes altitudes extrêmes.Nouvelle‑Guinée, équivalents écologiques des musaraignes carnivores. Morphologie élancée, museau fin, comportement fouisseur dans la litière. Très bonne adaptation aux forêts tropicales humides, aux forêts de montagne, et aux zones de nuages. Leur écologie est plus forestière que celle des genres australiens comme Sminthopsis ou Antechinus.

Les Myoictis sont des petits dasyuridés forestiers : longueur du corps 12–20 cm, queue 10–18 cm, poids 40–120 g, grands individus 140 g. Morphologie fine, museau pointu, pelage brun‑gris ou sombre, queue longue et non touffue, silhouette rappelant un petit prédateur insectivore.

Espèces nocturnes, solitaires, terrestres, actives dans la litière forestière, les arbustes bas et les forêts tropicales humides. Régime carnivore‑insectivore : insectes, araignées, vers, petits vertébrés, charognes, parfois fruits. Elles fouillent la litière avec le museau pour capturer des proies. Reproduction : gestation 28–32 jours, portées de 4–6 petits, développement dans un marsupium bien formé. Activité discrète, déplacements rapides, comportement opportuniste.

Les Myoictis sont les dasyuridés forestiers spécialisés de Nouvelle‑Guinée, proches des Murexia mais souvent plus élancés. Morphologie fine, museau long, comportement fouisseur dans la litière. Très bonne adaptation aux forêts tropicales humides, aux forêts de montagne, et aux zones de nuages. Espèces discrètes, rarement observées, souvent détectées par piégeage nocturne. Leur écologie rappelle celle des musaraignes carnivores.

Les Myoictis partagent : un régime carnivore‑insectivore, une activité nocturne, une morphologie fine, une queue longue, une écologie forestière, et une stratégie reproductive rapide. Le genre comprend plusieurs espèces (souvent 2 à 4 selon les classifications modernes) : Myoictis melas, forme sombre, très forestière ; Myoictis leucura, espèce à queue blanche, vivant dans les forêts humides ; et parfois d’autres formes selon les révisions taxonomiques. Points communs : petite taille, régime carnivore, activité nocturne, habitats forestiers, comportement discret. Diversité : différences dans la couleur du pelage, la structure de la queue, l’altitude préférée, la densité de population, et certains traits écologiques liés aux gradients de forêt tropicale.

Neophascogale (Dasyuridés)
1 espèce

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Statut actuel et effectif du Phascogale de Lorentz

 

Neophascogale lorentzii Phascogale de Lorentz.
 

 

Le Phascogale de Lorentz (Neophascogale lorentzii) est strictement endémique de la Nouvelle‑Guinée. Il n’existe nulle part ailleurs dans le monde. Sa distribution couvre principalement les hautes terres centrales de la Papouasie‑Nouvelle‑Guinée et de la Papouasie occidentale (Indonésie). L’espèce occupe une bande altitudinale située entre 1400 et 3000 m, dans les forêts montagnardes humides, les forêts de nuages, les zones de mousses et les pentes fraîches des massifs montagneux.

Le Phascogale de Lorentz est un petit dasyuridé forestier de Nouvelle‑Guinée : longueur du corps 12–18 cm, queue 12–16 cm, poids 40–90 g, grands individus 100 g. Morphologie fine, museau pointu, queue longue et touffue à l’extrémité, pelage brun‑gris ou brun‑roux selon les populations.

Espèce nocturne, solitaire, terrestre, active dans la litière forestière, les arbustes bas et les forêts humides. Régime carnivore‑insectivore : insectes, araignées, vers, petits vertébrés, charognes, parfois fruits. Comportement fouisseur dans la litière, déplacements rapides et discrets. Reproduction : gestation 28–32 jours, portées de 4–6 petits, développement dans un marsupium bien formé. Les mâles peuvent présenter une surmortalité post‑reproductive, comme chez les Antechinus, mais moins extrême.

C’est le phascogale forestier de Nouvelle‑Guinée, équivalent écologique des murexias mais plus robuste. Queue touffue, museau fin, comportement hyperactif. Très bonne adaptation aux forêts tropicales humides, aux forêts de montagne, et aux zones de nuages. Espèce discrète, rarement observée, souvent détectée par piégeage nocturne. Morphologie rappelant un petit prédateur insectivore forestier.

Classé LC – Préoccupation mineure. Espèce stable, populations globalement bonnes dans les forêts de Nouvelle‑Guinée. Déclin local dans les zones de déforestation, routes, exploitation forestière, et fragmentation des habitats. Effectifs exacts non connus, car l’espèce est discrète et difficile à recenser. Globalement, le Phascogale de Lorentz est considéré comme non menacé, avec des populations localisées mais stables dans les milieux forestiers intacts.

Ningaui 
(Dasyuridés)

3 espèces

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Points communs et diversité des espèces chez les Ningaui

 

Ningaui rideiNingaui des Pilbara
Ningaui yvonneae Ningaui des mallee

Les Ningaui sont endémiques d’Australie, présents exclusivement dans les zones arides et semi‑arides du centre, du nord‑ouest, du sud et du sud‑est du continent. Leur répartition couvre les déserts intérieurs, les dunes, les scrubs arides, les prairies sèches et surtout les zones de spinifex, végétation essentielle à leur survie. Ningaui ridei occupe le centre‑ouest et les régions de spinifex du désert de Gibson et du Grand Désert Victoria ; Ningaui yvonneae est plus méridionale et sud‑orientale, présente dans les zones sèches du South Australia et du Victoria ; Ningaui timealeyi est nord‑occidentale, rare, localisée dans les régions arides du Pilbara et du Great Sandy Desert. Leur distribution est fragmentée, dépendante de la structure du spinifex et des gradients de sécheresse.

Les Ningaui sont parmi les plus petits dasyuridés d’Australie : longueur du corps 6–9 cm, queue 6–9 cm, poids 5–15 g, grands individus 18 g. Morphologie minuscule, museau fin, pelage brun‑gris, queue fine, silhouette rappelant une très petite musaraigne carnivore.

Espèces nocturnes, solitaires, terrestres, vivant dans les déserts, scrubs arides, zones de spinifex, prairies sèches et dunes. Régime carnivore‑insectivore : insectes, araignées, vers, petits vertébrés, charognes. Elles chassent dans le spinifex et la litière sèche. Reproduction : gestation 25–30 jours, portées de 4–6 petits, croissance rapide, maturité précoce. Activité nocturne très discrète, déplacements rapides, comportement opportuniste.

Les Ningaui sont des micro‑prédateurs désertiques, parfaitement adaptés aux milieux arides. Taille minuscule, métabolisme élevé, capacité à survivre dans des zones où les températures dépassent 45 °C. Elles utilisent les touffes de spinifex comme abris naturels. Leur écologie rappelle celle des Sminthopsis, mais en version encore plus petite et plus spécialisée.

Les Ningaui partagent : une très petite taille, un régime carnivore‑insectivore, une activité nocturne, une écologie désertique, une forte tolérance à la sécheresse, et une stratégie reproductive rapide. Le genre comprend 3 espèces vivantes : Ningaui ridei, espèce du centre‑ouest, très liée au spinifex ; Ningaui yvonneae, espèce du sud et du sud‑est, plus répandue ; Ningaui timealeyi, espèce du nord‑ouest, rare et localisée. Points communs : micro‑taille, régime carnivore, activité nocturne, milieux arides, comportement discret. Diversité : différences dans la répartition géographique, la densité de population, la structure du spinifex préféré, et certains traits écologiques liés aux gradients de sécheresse.

Parantechinus (Dasyuridés)
2 espèces

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Points communs et diversité des espèces chez les Parantechinus

 

Antéchine rousse (Parantechinus apicalis)
Dibbler du Nord (Parantechinus bilarni)

Les Parantechinus sont endémiques d’Australie‑Occidentale, présents dans les zones arides et semi‑arides du Pilbara, du Gascoyne, du Murchison et des régions rocheuses du centre‑ouest. Ils occupent les scrubs arides, les zones de spinifex, les pentes rocheuses, les gorges, les éboulis, et les prairies sèches. Répartition fragmentée, dépendante des micro‑habitats pierreux.

Petit dasyuridé : longueur du corps 10–14 cm, queue 7–10 cm, poids 25–60 g, grands individus 70 g. Corps compact, museau pointu, queue épaisse à la base, pelage brun‑gris ou brun‑roux, silhouette rappelant un petit prédateur insectivore.

Espèce nocturne, solitaire, terrestre, active dans les éboulis, les rochers, les fissures, et les touffes de spinifex. Régime carnivore‑insectivore : insectes, araignées, vers, petits vertébrés, charognes. Elle chasse dans la litière sèche et les crevasses. Reproduction : gestation 26–32 jours, portées de 4–8 petits, croissance rapide, maturité précoce. Activité nocturne discrète, déplacements rapides, comportement opportuniste.

Les Parantechinus sont les dasyuridés rupicoles des régions arides : ils utilisent les rochers, fissures et éboulis comme abris naturels. Queue épaisse, servant de réserve énergétique. Très bonne adaptation aux milieux chauds et secs, tolérance élevée à la sécheresse, activité nocturne pour éviter la chaleur. Leur écologie rappelle celle des Sminthopsis, mais en version plus rupicole et plus robuste.

Les Parantechinus partagent : une petite taille, un régime carnivore‑insectivore, une activité nocturne, une écologie aride, une queue épaisse, une forte tolérance à la sécheresse, et une stratégie reproductive rapide. Le genre comprend une seule espèce vivante : Parantechinus apicalis, l’antechinus à queue épaisse, espèce rare et localisée du centre‑ouest australien. Points communs : micro‑taille, régime carnivore, activité nocturne, milieux arides, comportement discret. Diversité : limitée, car le genre est monospécifique, mais les populations montrent des variations locales dans la densité, la structure des habitats rocheux, et la couleur du pelage.

Phascogale
(Dasyuridés)

3 espèces

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Points communs et diversité des espèces chez les Phascogale

 

Phascogale à queue en pinceau (Phascogale tapoatafa)
Phascogale à queue rousse
(Phascogale calura)

Les Phascogale sont endémiques d’Australie et de Nouvelle‑Guinée selon les espèces. En Australie, ils occupent les forêts sèches, forêts humides, scrubs, lisières, zones boisées ouvertes, et parfois les milieux perturbés du Sud‑Est, du Sud‑Ouest, du Centre‑Sud et de la Tasmanie. En Nouvelle‑Guinée, ils vivent dans les forêts tropicales humides, les forêts montagnardes et les zones de nuages. Répartition souvent fragmentée, dépendante de la qualité du couvert forestier.

Les phascogales sont des dasyuridés de petite à moyenne taille : longueur du corps 12–25 cm, queue 12–30 cm, poids 40–200 g, grands individus 250 g. Morphologie élancée, museau fin, queue touffue à l’extrémité, pelage brun‑gris ou roux selon les espèces.

Espèces nocturnes, solitaires, terrestres, mais capables de grimper. Régime carnivore‑insectivore : insectes, araignées, vers, petits vertébrés, charognes, parfois fruits. Elles fouillent la litière et les troncs pour capturer des proies. Reproduction : gestation 28–32 jours, portées de 4–8 petits, développement dans un marsupium. Les mâles présentent souvent une surmortalité post‑reproductive, comme chez les Antechinus, mais moins extrême. Activité nocturne rapide, comportement discret.

Les phascogales sont les prédateurs insectivores forestiers des dasyuridés. Queue touffue, museau long, comportement hyperactif. Très bonne adaptation aux forêts humides, forêts sèches, zones rocheuses et milieux montagnards. Leur écologie rappelle celle des petits mustélidés, mais en version marsupiale. Espèces discrètes, rarement observées, souvent détectées par piégeage nocturne.

Les Phascogale partagent : un régime carnivore‑insectivore, une activité nocturne, une queue touffue, une morphologie fine, une forte agilité, une stratégie reproductive rapide, et une écologie forestière. Le genre comprend 3 espèces vivantes : Phascogale tapoatafa, le phascogale à queue touffue, espèce australienne la plus répandue ; Phascogale pirata, le phascogale du Nord, plus tropical, présent dans le Top End ; Phascogale lorentzi, le phascogale de Lorentz, forestier de Nouvelle‑Guinée. Points communs : petite taille, régime carnivore, activité nocturne, habitats forestiers, comportement discret. Diversité : différences dans la répartition géographique, la densité de population, la structure de la queue, la couleur du pelage, et certains traits écologiques liés aux gradients de forêt tropicale ou sèche.

Planigale
(Dasyuridés)

5 espèces

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Points communs et diversité des espèces chez les Planigale

 

Planigale maculata (Planigale tacheté)
Planigale ingrami : (Planigale du Nord)

Les Planigale vivent exclusivement en Australie, principalement dans le Nord, le Nord‑Ouest, le Centre, le Queensland, le Territoire du Nord, et certaines zones du Western Australia. Ils occupent les déserts, scrubs arides, zones de spinifex, prairies sèches, plaines inondables saisonnières, forêts claires, et les milieux semi‑arides. Répartition centrée sur les habitats chauds et secs, souvent dans les micro‑refuges du sol.

Les Planigale sont parmi les plus petits marsupiaux carnivores du monde : longueur du corps 6–10 cm, queue 5–9 cm, poids 4–15 g, grands individus 20 g. Corps minuscule, museau fin, tête aplatie, queue fine, silhouette rappelant une micro‑musaraigne carnivore.

Espèces nocturnes, solitaires, terrestres, actives dans les fissures du sol, crevasses, herbes sèches, spinifex, et les litières arides. Régime carnivore‑insectivore : insectes, araignées, vers, petits vertébrés, charognes. Elles chassent dans les micro‑habitats du sol. Reproduction : gestation 25–30 jours, portées 4–8 petits, croissance rapide, maturité précoce. Activité nocturne très discrète, déplacements rapides, comportement opportuniste.

Les Planigale sont les micro‑prédateurs extrêmes des milieux arides australiens. Leur tête aplatie leur permet de se glisser dans des fissures minuscules pour capturer des proies. Métabolisme élevé, tolérance à la chaleur, capacité à survivre dans des zones où les températures dépassent 45 °C. Leur écologie rappelle celle des Ningaui, mais en version encore plus minuscule et plus spécialisée.

Les Planigale partagent : une micro‑taille, un régime carnivore‑insectivore, une activité nocturne, une écologie aride, une tête aplatie, une forte tolérance à la sécheresse, et une stratégie reproductive rapide. Le genre comprend plusieurs espèces : Planigale ingrami (espèce la plus répandue, habitats arides), Planigale maculata (espèce des zones humides du nord), Planigale tenuirostris (espèce à museau fin), Planigale novaeguineae (rare, proche de la Nouvelle‑Guinée), et Planigale brunneus (espèce sombre, localisée). Diversité : taille, structure du museau, habitats allant des déserts aux zones humides, densité de population, et adaptations aux micro‑refuges du sol.

Pseudantechinus (Dasyuridés)
6 espèces

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Points communs et diversité des espèces chez les Pseudantechinus

 

Pseudantechinus bilarni  (Antéchine  de Bilari)
Pseudantechinus macdonnellensis (Antéchine des MacDonnell)
Pseudantechinus mimulus  (Antechinus imitateur)
Pseudantechinus ningbing (Antechine de Ningbing)

 

Les Pseudantechinus vivent exclusivement en Australie, principalement dans le Nord‑Ouest, le Centre‑Ouest, le Territoire du Nord, le Pilbara, le Gibson Desert, le Great Sandy Desert, et les zones rocheuses du Western Australia. Ils occupent les pentes rocheuses, éboulis, gorges, falaises, zones de spinifex, scrubs arides, et les prairies sèches. Répartition fragmentée, dépendante des micro‑habitats pierreux.

Taille 10–16 cm, queue 7–12 cm, poids 25–60 g, grands individus 70 g. Corps compact, museau pointu, queue modérément épaisse, pelage brun‑roux ou gris, silhouette rappelant un petit prédateur insectivore rupicole.

Espèces nocturnes, solitaires, terrestres, actives dans les rochers, fissures, éboulis, crevasses, et les touffes de spinifex. Régime carnivore‑insectivore : insectes, araignées, vers, petits vertébrés, charognes. Elles chassent dans les micro‑refuges pierreux. Reproduction : gestation 26–32 jours, portées 4–8 petits, croissance rapide, maturité précoce. Activité nocturne discrète, déplacements rapides, comportement opportuniste.

Les Pseudantechinus sont les dasyuridés rupicoles spécialisés des régions arides australiennes. Ils utilisent les rochers et fissures comme abris thermiques, ce qui leur permet de survivre dans des zones où les températures dépassent 45 °C. Leur écologie rappelle celle des Parantechinus, mais en version plus diversifiée et parfois plus adaptée aux milieux pierreux. Plusieurs espèces montrent des adaptations locales aux micro‑habitats rocheux.

Les Pseudantechinus partagent : une petite taille, un régime carnivore‑insectivore, une activité nocturne, une écologie rupicole, une forte tolérance à la sécheresse, et une stratégie reproductive rapide. Le genre comprend plusieurs espèces : Pseudantechinus macdonnellensis (espèce des MacDonnell Ranges), Pseudantechinus mimulus (espèce rare du nord‑ouest), Pseudantechinus ningbing (espèce du Kimberley), Pseudantechinus woolleyae (espèce du Pilbara), Pseudantechinus bilarni (espèce du centre‑nord). Diversité : taille, couleur du pelage, structure de la queue, habitats rocheux préférés, densité de population, et adaptations thermiques.

Sarcophilus
 (Dasyuridés)
1 espèce

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Statut actuel et effectif du Diable de Tasmanie

 

Sarcophilus harrisii (Diable de Tasmanie)

 

Le Diable de Tasmanie vit uniquement en Tasmanie, dans toute l’île, des forêts humides aux forêts sèches, scrubs, zones côtières, prairies, landes, et zones rocheuses. Il était autrefois présent en Australie continentale, mais y a disparu il y a plusieurs millénaires. Répartition actuelle strictement insulaire, avec quelques populations réintroduites sur des îles‑refuges (ex. Maria Island).

Longueur du corps 50–80 cm, queue 20–30 cm, poids 6–8 kg en moyenne, grands mâles 10–12 kg. Corps massif, tête large, mâchoires puissantes, silhouette trapue de petit carnivore robuste.

Espèce nocturne, solitaire, mais pouvant se rassembler autour des carcasses. Régime carnivore‑charognard : cadavres de wallabies, opossums, oiseaux, reptiles, invertébrés, parfois petits mammifères vivants. Mâchoire extrêmement puissante. Reproduction : saisonnière, gestation 21 jours, 4 jeunes en moyenne (jusqu’à 20 embryons mais seulement 4 mamelles). Les jeunes restent dans le marsupium puis dans un terrier. Maturité vers 2 ans. Activité nocturne intense, déplacements rapides, comportement opportuniste.

Le Diable de Tasmanie est le plus grand marsupial carnivore vivant. Il possède une morsure exceptionnelle, proportionnellement l’une des plus puissantes de tous les mammifères. Il est célèbre pour ses cris, grognements, et comportements intimidants lors des repas. Espèce clé dans l’écosystème tasmanien, nettoyant les carcasses et limitant les maladies. Sa vulnérabilité actuelle est liée au DFTD, un cancer transmissible unique chez les mammifères.

Le Diable de Tasmanie est classé En Danger. La population sauvage a chuté de 60–80 % depuis les années 1990 à cause du DFTD (Devil Facial Tumour Disease), tumeur faciale contagieuse provoquant la mort en quelques mois. Effectif actuel : environ 15 000 à 20 000 individus en Tasmanie, avec de fortes variations régionales. Des programmes de conservation ont créé des populations saines en captivité et sur îles‑refuges (Maria Island, sanctuaires privés). Le DFTD recule légèrement dans certaines zones grâce à l’apparition de résistances naturelles et à la gestion sanitaire, mais l’espèce reste fragile.

Phascolosorex (Dasyuridés)
2 espèces

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Points communs et diversité des espèces chez les Phascolosorex

 

Souris marsupiale de Doria (Phascolosorex doriae)
Souris marsupiale à dos rayé (Phascolosorex dorsalis)

Les Phascolosorex vivent exclusivement en Nouvelle‑Guinée, dans les forêts tropicales humides, forêts de montagne, forêts de nuages, lisières forestières, et les zones de sous‑bois denses. Répartition centrée sur les milieux forestiers montagnards du centre et de l’est de l’île, souvent entre 500 et 2 000 m d’altitude.

Taille 12–18 cm, queue 10–16 cm, poids 40–90 g, grands individus 100 g. Corps élancé, museau fin, queue longue et non touffue, silhouette rappelant un petit prédateur insectivore forestier.

Espèces nocturnes, solitaires, actives dans les sous‑bois, troncs, litières humides, et les arbustes. Régime carnivore‑insectivore : insectes, araignées, vers, petits vertébrés, charognes. Elles fouillent la litière forestière et les troncs pour capturer des proies. Reproduction : gestation 28–32 jours, portées 4–6 petits, développement dans un marsupium, croissance rapide. Activité nocturne discrète, déplacements rapides, comportement opportuniste.

Les Phascolosorex sont les dasyuridés forestiers de Nouvelle‑Guinée, équivalents écologiques des Phascogale australiens mais en version montagnarde et tropicale. Leur museau fin et leur agilité en font des prédateurs efficaces dans les forêts humides. Espèces très discrètes, rarement observées, souvent détectées par piégeage nocturne.

Les Phascolosorex partagent : une petite taille, un régime carnivore‑insectivore, une activité nocturne, une écologie forestière, une forte agilité, et une stratégie reproductive rapide. Le genre comprend deux espèces : Phascolosorex dorsalis (espèce la plus répandue, forêts tropicales humides) et Phascolosorex doriae (espèce montagnarde, plus rare). Diversité : altitude préférée, densité de population, structure du pelage, habitats forestiers humides ou montagnards, et adaptations aux sous‑bois tropicaux.

Sminthopsis
 (Dasyuridés)

6 espèces

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Points communs et diversité des espèces chez les Sminthopsis

 

Sminthopsis crassicaudata Dunnart à pieds étroits
Sminthopsis macrouraDunnart à tête rayée
Sminthopsis psammophilaDunnart du désert
Sminthopsis leucopusDunnart à pieds blancs

Les Sminthopsis vivent exclusivement en Australie, dans une immense variété d’habitats : déserts, zones arides, scrubs, spinifex, prairies sèches, forêts claires, maquis, zones côtières, plaines inondables saisonnières, et savannes tropicales du nord. Répartition très large, du Western Australia au Queensland, du Territoire du Nord à l’Australie‑Méridionale.

Les dunnarts sont des micro‑dasyuridés : longueur du corps 6–12 cm, queue 6–13 cm, poids 10–25 g, grands individus 30 g. Corps minuscule, museau fin, queue longue, silhouette rappelant une micro‑musaraigne carnivore.

Espèces nocturnes, solitaires, actives dans les fissures du sol, herbes sèches, spinifex, litières arides, arbustes et micro‑refuges. Régime carnivore‑insectivore : insectes, araignées, vers, petits vertébrés, charognes. Elles chassent au sol ou dans la végétation basse. Reproduction : gestation 25–30 jours, portées 4–10 petits, croissance rapide, maturité précoce. Activité nocturne très discrète, déplacements rapides, comportement opportuniste.

Les Sminthopsis sont les micro‑prédateurs généralistes des milieux australiens. Leur tolérance extrême à la chaleur, leur métabolisme élevé, et leur capacité à entrer en torpeur leur permettent de survivre dans des habitats où les ressources sont très variables. Leur écologie rappelle celle des Planigale, mais en version plus mobile, plus généraliste, et souvent plus adaptée aux milieux ouverts.

Les Sminthopsis partagent : une micro‑taille, un régime carnivore‑insectivore, une activité nocturne, une écologie aride ou semi‑aride, une forte tolérance thermique, une torpeur fréquente, et une stratégie reproductive rapide. Le genre est l’un des plus riches chez les dasyuridés, avec plus de 20 espèces : Sminthopsis crassicaudata (dunnart à queue épaisse), Sminthopsis macroura (dunnart à queue longue), Sminthopsis virginiae (dunnart du nord), Sminthopsis ooldea (espèce désertique), Sminthopsis youngsoni (espèce du spinifex), Sminthopsis leucopus (espèce des zones humides du sud), etc. Diversité : taille, structure de la queue, habitats allant des déserts aux forêts claires, densité de population, adaptations thermiques, et spécialisations locales (spinifex, dunes, savanes tropicales).

Dasyuroides
(
Dasyuridés)

1 espèce

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Statut actuel et effectif du Kowari

 

Dasyuroides byrneiKowari

Le Kowari vit exclusivement en Australie centrale, dans le Sud du Territoire du Nord et le Nord de l’Australie‑Méridionale. Il occupe les déserts pierreux, plaines arides, zones de gibber, scrubs secs, dunes semi‑arides, et les micro‑habitats rocheux. Répartition très localisée, centrée sur les milieux arides du bassin du lac Eyre.

Longueur du corps 14–18 cm, queue 12–15 cm, poids 70–120 g, grands individus 130 g. Corps compact, museau fin, queue terminée par une houppe noire caractéristique, silhouette de petit prédateur insectivore des zones arides.

Espèce nocturne, solitaire, active dans les éboulis, fissures, herbes sèches, spinifex, et les sols pierreux. Régime carnivore‑insectivore : insectes, araignées, vers, petits reptiles, petits mammifères, charognes. Il chasse au sol, très rapide et agile. Reproduction : gestation 30 jours, portées 4–6 petits, croissance rapide, maturité précoce. Activité nocturne intense, comportement opportuniste, forte tolérance à la chaleur.

Le Kowari est l’un des dasyuridés les plus spécialisés des milieux arides. Sa queue à houppe noire est unique dans le groupe. Il utilise les fissures du sol et les rochers comme refuges thermiques, ce qui lui permet de survivre dans des zones où les températures dépassent 45 °C. C’est un micro‑prédateur très efficace, capable de capturer des proies plus grandes que lui. Espèce extrêmement discrète, rarement observée.

Le Kowari est classé Vulnérable. Les menaces principales : dégradation des habitats arides, prédation par les chats et renards, incendies, érosion des micro‑refuges, et compétition avec les herbivores introduits. Effectif actuel estimé : 5 000 à 7 000 individus dans la nature, avec des fluctuations importantes selon les conditions climatiques. Populations fragmentées, certaines en déclin. Des programmes de conservation surveillent les populations du Sturt Stony Desert et du Diamantina

Myrmecobius (Myrmécobiidés)
1 espèce

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Statut actuel et effectif du Numbat

 

Mymecobius fasciatus — Numbat, ou Myrmecobie facié

Le Numbat vit uniquement en Australie‑Occidentale, dans quelques zones très limitées : Dryandra Woodland, Perup Nature Reserve, Boyagin, Tone‑Perup, et quelques sites de réintroduction (ex. Scotia Sanctuary, Yookamurra, Karakamia). Autrefois présent dans toute l’Australie méridionale, il a disparu de 99 % de son aire. Répartition actuelle extrêmement restreinte, centrée sur les forêts d’eucalyptus et boisements secs.

Longueur du corps 20–30 cm, queue 15–20 cm, poids 400–700 g, grands individus 800 g. Corps élancé, museau très fin, queue touffue, silhouette rappelant un petit écureuil insectivore.

Espèce diurne (rare chez les marsupiaux), active dans les forêts sèches, boisements, zones de broussailles. Régime strictement myrmécophage : termites uniquement, jusqu’à 20 000 par jour. Il fouille les galeries avec son museau fin et capture les termites avec une langue longue et collante. Reproduction : saisonnière, gestation 14 jours, 4 petits en moyenne, pas de véritable poche (marsupium absent), les jeunes s’accrochent aux mamelles puis restent dans un terrier. Activité diurne, comportement discret, déplacements rapides.

Le Numbat est l’un des seuls marsupiaux diurnes et le seul marsupial strictement myrmécophage. Sa langue longue, son museau étroit, et sa dentition réduite sont des adaptations extrêmes à la consommation de termites. Son pelage présente des bandes blanches et noires très caractéristiques. Espèce très vulnérable aux prédateurs introduits (renards, chats), ce qui explique son effondrement historique.

Le Numbat est classé En Danger Critique. Effectif total actuel : environ 1 000 à 1 500 individus dans la nature, dont une partie issue de programmes de réintroduction. Les populations naturelles de Dryandra et Perup sont fragiles, dépendantes du contrôle des renards. Les sanctuaires clôturés (Scotia, Yookamurra) abritent des populations plus stables, protégées des prédateurs. Menaces principales : prédation, incendies, fragmentation des habitats, faible diversité génétique. Malgré cela, les programmes de conservation montrent une lente amélioration depuis les années 2000.

Thylacinus
 (Thylacinidés)

1 espèce

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5.
Cause et disparition du loup marsupiale

 

Thylacinus cynocephalus Thylacine, Tigre de Tasmanie ou loup marsupial

Le Loup marsupial vivait en Australie, Tasmanie et Nouvelle‑Guinée. En Australie continentale, il occupait les forêts sèches, scrubs, zones boisées, prairies, landes, et les milieux semi‑arides. En Tasmanie, il était présent dans les forêts humides, forêts d’eucalyptus, zones montagneuses, plaines côtières, et les marécages. Répartition historique très large, mais réduite à la Tasmanie seule au XIXᵉ siècle.

Longueur du corps 85–130 cm, queue 50–65 cm, poids 20–30 kg, grands mâles 35 kg. Corps élancé, tête allongée, mâchoires puissantes, queue rigide, silhouette rappelant un grand canidé mais avec une posture marsupiale.

Espèce nocturne ou crépusculaire, solitaire ou en petits groupes familiaux. Régime carnivore : wallabies, pademelons, oiseaux, petits marsupiaux, reptiles, parfois charognes. Chasseur d’endurance, capable de poursuivre longtemps une proie. Reproduction : gestation 35 jours, 2–4 petits, portés dans un marsupium orienté vers l’arrière. Terriers utilisés pour la mise bas. Croissance lente, maturité vers 2 ans.

Le Loup marsupial était le plus grand marsupial carnivore moderne. Sa mâchoire pouvait s’ouvrir à 120°, un record chez les mammifères. Son corps rayé, sa queue rigide et son comportement discret en faisaient un animal unique. Il combinait des traits de canidé (course, chasse, silhouette) et de marsupial (poche, reproduction). Espèce très sensible aux perturbations humaines.

La disparition du Loup marsupial est due à une combinaison de facteurs humains : la chasse intensive, encouragée par des primes gouvernementales en Tasmanie dès 1888, a entraîné une extermination systématique par les éleveurs. La perte d’habitat liée à la déforestation, à l’expansion agricole et à la fragmentation des territoires a réduit ses zones de chasse. En Australie continentale, la compétition avec le dingo a probablement éliminé le thylacine bien avant l’arrivée des Européens. Des maladies introduites, probablement d’origine canine, ont affaibli les populations au XIXᵉ siècle. Enfin, une faible diversité génétique rendait l’espèce particulièrement vulnérable aux pressions environnementales. Le dernier individu connu est mort en 1936 au zoo de Hobart, et l’espèce a été déclarée éteinte en 1986.