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Classification (env 52.500 esp)
Métazoaires-Triploblastiques-Invertébrés-Protostomiens-Ecdysozoaires-Arthropodes-Chélicérates-Arachnides-Acariens
(Acariens, tiques et assimilés)

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Clade |
Espèces representatives |
Description |
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Mesostigmata
(env 11.500 esp)
1. Taille
2. Distribution
3. Adaptation et habitat ou parasitisme
4. Régime alimentaire
5. Prédateurs
6. Mode de reproduction
7. Degré de dangerosité
8. Groupes princiapux chez les Mesostigmata

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Varroa
destructor — Varroa
destructeur
(moins de 2 mm, moins de 1 g)
Dermanyssus gallinae — Pou rouge des volailles
(moins de 1 mm, moins de 1 g)
Macrocheles robustulus — Macrochèle robuste.
(moins de 1 mm, moins de 1 g)
Stratiolaelaps scimitus — acarine fouisseur à proies
molles
(moins de 1 mm, moins de 1 g)

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Les
Mesostigmata mesurent généralement de 0,12 à 4 mm, ce
sont donc de petits acariens, mais leur morphologie varie
fortement selon les familles, avec un corps compact portant une
paire de spiracles latéraux caractéristiques situés près des
pattes III–IV.
Ils sont cosmopolites,
présents dans presque tous les milieux terrestres et dans
certains milieux aquatiques, notamment les sols, la litière, les
mousses, les nids d’oiseaux et de mammifères, les cultures
agricoles, les habitats souterrains et parfois l’eau douce, ce
qui en fait l’un des ordres d’acariens les plus largement
distribués.
Les Mesostigmata montrent une
extraordinaire capacité d’adaptation, ce qui explique
leur présence dans presque tous les milieux terrestres et dans
certains milieux aquatiques. Beaucoup d’espèces sont adaptées au
sol et à la litière, où elles jouent un rôle essentiel de
prédateurs régulant nématodes, larves d’insectes et autres
acariens ; leur corps aplati, leurs plaques sclérotisées et
leurs spiracles latéraux leur permettent de se déplacer
efficacement dans les interstices du sol. D’autres lignées se
sont adaptées aux plantes, notamment les Phytoseiidae,
qui possèdent une grande agilité et une capacité de détection
chimique leur permettant de chasser des proies mobiles comme les
tétranyques. Certaines familles ont évolué vers un mode de
vie parasitaire, en particulier les Dermanyssidae,
Macronyssidae et Varroidae : ces espèces sont adaptées à la
recherche d’un hôte grâce à des récepteurs sensoriels
développés, à des pièces buccales modifiées pour la prise de
sang ou la perforation cuticulaire, et à des cycles de vie
synchronisés avec ceux de leurs hôtes. Les espèces parasites
vivent dans les nids d’oiseaux, les terriers de
mammifères ou directement sur l’hôte, tandis que les formes
libres occupent des habitats variés comme les mousses, les
composts, les cultures agricoles, les grottes ou les zones
humides. Cette diversité d’habitats et de stratégies écologiques
fait des Mesostigmata l’un des groupes d’acariens les plus
adaptables et les plus écologiquement polyvalents.Leur
alimentation est extrêmement diversifiée : beaucoup sont
prédateurs d’invertébrés (nématodes, larves d’insectes,
autres acariens), d’autres sont parasites temporaires de
vertébrés ou d’arthropodes, certains consomment du pollen,
d’autres des champignons, et plusieurs lignées sont
saprophages, se nourrissant de débris organiques, ce qui
reflète une grande diversité trophique.
Les Mesostigmata sont consommés par
divers arthropodes prédateurs comme les coléoptères du
sol, les pseudoscorpions, les araignées et d’autres acariens,
ainsi que par certains invertébrés fouisseurs ; les espèces
parasites peuvent être éliminées par le toilettage de leurs
hôtes, ce qui limite leur survie.
Le cycle de vie comprend une larve
à six pattes, suivie de deux stades nymphaux (protonymphe et
deutonymphe) avant l’adulte à huit pattes ; les mâles possèdent
des chélicères modifiées pour transférer le sperme, et la
reproduction peut être rapide dans les milieux riches en proies,
ce qui favorise leur rôle écologique ou leur importance
parasitaire selon les espèces.
Les
Mesostigmata sont un ordre d’acariens extrêmement diversifié
comprenant des espèces libres, prédatrices, saprophages ou
parasites, et leur dangerosité pour l’être humain est
globalement faible, bien que certaines lignées puissent
présenter un risque sanitaire indirect. La majorité des
Mesostigmata sont bénéfiques, notamment les acariens
prédateurs du sol utilisés en lutte biologique contre
d’autres arthropodes nuisibles. Quelques espèces, en revanche,
peuvent être parasites temporaires de vertébrés, comme
les Dermanyssidae (ex. Dermanyssus gallinae, le
pou rouge des volailles) ou les Macronyssidae, capables
de piquer l’humain de manière accidentelle, provoquant des
dermatites, des démangeaisons et parfois des
réactions allergiques. Certaines espèces associées aux oiseaux
ou aux rongeurs peuvent également jouer un rôle dans la
transmission indirecte de pathogènes, mais elles ne sont
pas vectrices majeures de maladies humaines. En résumé, les
Mesostigmata présentent une dangerosité faible à modérée,
limitée à quelques espèces hématophages opportunistes, tandis
que la grande majorité est inoffensive ou même utile
dans les écosystèmes et l’agriculture.
Les Mesostigmata regroupent plus de 130 familles et plus
de 8000 espèces, organisées en plusieurs lignées majeures
; parmi les groupes les plus importants figurent les
Phytoseiidae, grands prédateurs utilisés en lutte biologique
; les Dermanyssidae, parasites de vertébrés comme
Dermanyssus gallinae ; les Macronyssidae, parasites
d’oiseaux et de mammifères ; les Varroidae, incluant
Varroa destructor, parasite majeur des abeilles ; ainsi que
de grandes familles libres ou prédatrices comme les
Uropodidae, Veigaiidae, Macrochelidae,
Pachylaelapidae et Diplogyniidae, qui représentent la
diversité écologique et fonctionnelle de l’ordre. |
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Ixodida
(env 900 esp)
1. Taille
2. Distribution
3. Adaptation et habitat ou parasitisme
4. Régime alimentaire
5. Prédateurs
6. Mode de reproduction
7. Degré de dangerosité
8. Groupes princiapux chez les Ixodida

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Ixodes
ricinus — tique du
mouton
(moins de 3 mm, moins de 1 g)
Dermacentor reticulatus — tique ornée
(moins de 5 mm, moins de 1 g)
Rhipicephalus sanguineus — tique brune du chien
(moins de 3 mm, moins de 1 g)
Haemaphysalis punctata — tique ponctuée
(moins de 3 mm, moins de 1 g)

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Les
Ixodida mesurent généralement de 2 à 30 mm, les
larves étant proches de 0,5 mm et les femelles gorgées pouvant
atteindre plusieurs centimètres grâce à leur capacité
d’expansion extrême.
Les tiques sont cosmopolites,
présentes sur tous les continents et dans une grande variété de
biomes, des zones tropicales aux régions tempérées et jusqu’aux
milieux subarctiques, leur répartition suivant celle de leurs
hôtes vertébrés.
Les Ixodida sont
strictement ectoparasites des vertébrés et passent une
partie de leur cycle dans l’environnement et l’autre sur un
hôte. Leur hypostome denté leur permet de s’ancrer
solidement dans la peau, tandis que l’organe de Haller
détecte chaleur, CO₂ et vibrations pour localiser un hôte. Elles
occupent des habitats humides et ombragés comme les
sous‑bois, prairies, lisières, mais certaines espèces vivent
dans les nids d’oiseaux ou les terriers de
mammifères, ce qui reflète une forte spécialisation parasitaire.
Les tiques sont strictement
hématophages à tous les stades actifs. Leur salive contient
des anticoagulants, anesthésiants et
modulateurs immunitaires facilitant la prise de sang et la
transmission de pathogènes.
Les Ixodida sont consommées
par divers oiseaux insectivores, des fourmis, des
araignées, certains nématodes entomopathogènes et
parfois d’autres acariens prédateurs, bien que leur parasitisme
et leur petite taille limitent la prédation.
Le cycle comprend une larve à six
pattes, une nymphe à huit pattes puis un adulte.
Les femelles pondent des milliers d’œufs après un repas
sanguin massif. Selon les espèces, le cycle peut être à un,
deux ou trois hôtes, les mues se produisant soit sur l’hôte,
soit dans l’environnement.
Les Ixodida sont hautement
dangereuses pour l’humain et les animaux car elles sont
vectrices d’un très grand nombre de pathogènes : bactéries (Borrelia,
Rickettsia), virus (encéphalites), protozoaires (babésioses)
et parfois toxines paralysantes. Elles comptent parmi les
vecteurs les plus importants du monde animal. |
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Opilioacarida
env 30 esp
1. Taille
2. Distribution
3. Adaptation et habitat ou parasitisme
4. Régime alimentaire
5. Prédateurs
6. Mode de reproduction
7. Degré de dangerosité
8. Groupes princiapux chez les Opilioacarida

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Opilioacarus segmentatus —
opilioacare segmenté
(moins de 3 mm, moins de 1 g)
Neocarus proteus — néocare polymorphe
(moins de 3 mm, moins de 1 g)
Caribeacarus ojastii — caribéacare d’Ojastii
(moins de 3 mm, moins de 1 g)
Phalangiacarus coineaui — phalangiacare de Coineau(moins
de 3 mm, moins de 1 g)

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Les
Opilioacarida sont des acariens relativement grands,
mesurant 1,5 à 2,5 mm, ce qui les place parmi les plus
grands acariens connus .
Ils sont présents dans des régions
semi‑arides et tropicales, notamment en Afrique du Nord,
Méditerranée, Moyen‑Orient, Amériques et zones néotropicales.
Ils vivent dans la litière, sous les pierres, dans
les cavités du sol et dans certaines grottes .
Les Opilioacarida ne sont pas
parasites. Ils sont adaptés à des environnements secs et
chauds, avec une activité souvent liée aux périodes plus
humides. Leur morphologie primitive (six paires d’yeux,
segmentation abdominale) reflète une adaptation ancienne à la
vie dans la litière, sous les rochers, dans les
accumulations organiques ou dans les grottes, où ils
recherchent nourriture et humidité résiduelle .
Ils sont omnivores saprophages,
consommant des carcasses d’arthropodes, des spores
fongiques et du pollen, ce qui indique un rôle
écologique de décomposeur et de micro‑prédateur opportuniste .
Aucun prédateur spécifique n’est
documenté dans les sources, mais par inférence écologique, ils
peuvent être consommés par des arthropodes du sol
(araignées, coléoptères prédateurs) et par des invertébrés
cavernicoles dans les habitats souterrains.
Les données détaillées sont limitées,
mais comme chez les autres Parasitiformes, la reproduction
implique des accouplements directs et un développement
comprenant plusieurs stades immatures. Les études taxonomiques
montrent que les individus sont souvent collectés dans la
litière ou les grottes, ce qui suggère un cycle lié à ces
micro‑habitats (inférence basée sur les méthodes de collecte
décrites) .
Les Opilioacarida sont totalement
inoffensifs pour l’humain et les animaux. Ils ne piquent
pas, ne parasitent pas et ne transmettent aucune maladie. Leur
dangerosité est donc nulle.
L’ordre Opilioacarida ne comprend
qu’une seule famille, les Opilioacaridae,
regroupant environ 13 genres connus : Adenacarus,
Amazonacarus, Brasilacarus, Caribeacarus,
Indiacarus, Neocarus, Opilioacarus,
Panchaetes, Paracarus, Phalangiacarus,
Salfacarus, Siamacarus, Vanderhammenacarus . |
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Trombidiformes
env 25.000 esp
1. Taille
2. Distribution
3. Adaptation et habitat ou parasitisme
4. Régime alimentaire
5. Prédateurs
6. Mode de reproduction
7. Degré de dangerosité
8. Groupes princiapux chez les Trombidiformes

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Tetranychus urticae →
Acarien rouge
(moins de 1 mm, moins de 1 g)
Demodex folliculorum → Acarien folliculaire humain
(moins de 1 mm, moins de 1 g)
Eriophyes tiliae → Acarien des tilleuls
(moins de 1 mm, moins de 1 g)
Allothrombium fuliginosum → Acarien velu rouge
(moins de 2 mm, moins de 1 g)

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Les
Trombidiformes présentent une taille très variable, la majorité
mesurant moins de 1 mm, tandis que certaines espèces
comme les Trombidiidae (acariens de velours) atteignent 2 à 4
mm, et quelques formes aquatiques ou prédatrices peuvent
dépasser légèrement ces dimensions.
Ils sont cosmopolites,
présents dans presque tous les milieux terrestres et aquatiques
: sols, litières, mousses, végétation, habitats désertiques,
zones humides, milieux marins et eau douce. Leur diversité
écologique en fait l’un des groupes d’acariens les plus
largement distribués.
Les Trombidiformes montrent une
diversité adaptative exceptionnelle. Beaucoup sont libres
et prédatrices dans le sol ou sur les plantes, d’autres sont
phytophages (Eriophyoidea), certains sont fongivores
ou saprophages, et plusieurs lignées présentent un
parasitisme partiel : chez les Parasitengona, les larves
sont parasites d’arthropodes alors que les stades
post‑larvaires sont libres et prédateurs ; chez les
Trombiculidae (aoûtiens), les larves sont ectoparasites de
vertébrés, tandis que les nymphes et adultes vivent dans le
sol. Cette alternance de modes de vie est l’une des signatures
évolutives du groupe.
Le régime alimentaire varie selon les
lignées : prédateurs d’arthropodes ou de nématodes (Anystidae,
Trombidiidae adultes), parasites au stade larvaire (Trombidiidae,
Trombiculidae), phytophages spécialisés (Eriophyoidea),
fongivores ou saprophages dans de nombreuses
familles du sol. Cette diversité trophique reflète l’extrême
plasticité écologique du groupe.
Les Trombidiformes sont consommés par
divers arthropodes du sol comme les araignées,
coléoptères prédateurs, pseudoscorpions, ainsi que par certains
acariens plus grands. Les espèces visibles en surface peuvent
aussi être capturées par des oiseaux insectivores. Ces
prédations sont cohérentes avec leur taille et leurs habitats.
Le cycle est souvent complexe,
notamment chez les Parasitengona, avec une succession d’œuf →
larve parasite → protonymphe → deutonymphe → tritonymphe →
adulte. Les femelles de certaines familles pondent des
centaines à des milliers d’œufs. Les stades immatures et
adultes libres sont généralement prédateurs ou saprophages,
tandis que les larves peuvent être parasites, ce qui crée un
cycle hétéromorphe typique du groupe.
La dangerosité des Trombidiformes est
globalement faible, mais certaines lignées sont
médicalement importantes. Les Trombiculidae (aoûtiens)
peuvent provoquer des démangeaisons intenses chez
l’humain, et certaines espèces tropicales peuvent transmettre
des agents pathogènes comme Orientia tsutsugamushi
(typhus des broussailles). Les Eriophyoidea sont des
ravageurs agricoles importants. La majorité des autres
Trombidiformes sont inoffensifs ou bénéfiques
comme prédateurs naturels.
Les Trombidiformes regroupent plus
de 20 000 espèces organisées en deux grands ensembles : les
Prostigmata, qui constituent la majorité du groupe et
incluent les Trombidiidae, Trombiculidae, Anystidae,
Eriophyoidea, Tarsonemidae, Cunaxidae, Halacaridae, etc., et les
Sphaerolichida, un petit groupe plus discret et moins
diversifié. Les Prostigmata eux‑mêmes se divisent en plusieurs
lignées majeures comme les Parasitengona (acariens de
velours, aoûtats), les Eupodina, les Anystina, les
Heterostigmata et les Eriophyoidea, ce qui reflète
l’immense diversité morphologique et écologique du groupe. |
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Sarcoptiformes
env 15.000 esp
1. Taille
2. Distribution
3. Adaptation et habitat ou parasitisme
4. Régime alimentaire
5. Prédateurs
6. Mode de reproduction
7. Degré de dangerosité
8. Groupes princiapux chez les Sarcoptiformes

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Sarcoptes
scabiei — Acarien de la
gale
(moins de 1 mm, moins de 1 g)
Tyrophagus putrescentiae — Acarien des denrées
stockées
(moins de 1 mm, moins de 1 g)
Acarus siro — Acarien de la farine
(moins de 1 mm, moins de 1 g)
Glycy phagus domesticus — Acarien des maisons
(moins de 1 mm, moins de 1 g)

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Les
Sarcoptiformes sont de très petits acariens, la plupart
mesurant moins de 1 mm, avec de nombreuses espèces
oribates autour de 0,3 à 0,7 mm, tandis que certaines
formes astigmates parasitaires peuvent être encore plus petites.
Ils sont cosmopolites,
présents dans presque tous les milieux terrestres : sols
forestiers, prairies, tourbières, mousses, litières, habitats
souterrains, environnements anthropisés et même dans les nids
d’oiseaux ou de mammifères. Leur diversité écologique explique
leur présence dans la quasi‑totalité des biotopes.
Les Sarcoptiformes sont
majoritairement adaptés à la vie dans le sol et la
litière, avec un corps compact, souvent sclérotisé chez les
oribates, ce qui leur confère une grande résistance à la
dessiccation et aux prédateurs. La plupart sont libres, mais
certaines lignées d’Astigmata sont parasites de
vertébrés, comme Sarcoptes scabiei (gale), ou associées
aux nids, plumes et fourrures. Les oribates sont spécialisés
dans les micro‑habitats riches en matière organique, tandis que
les astigmates colonisent des milieux plus instables ou liés aux
hôtes.
Le régime alimentaire est très varié
: fongivores, saprophages, détritivores,
consommateurs d’algues, de lichens ou de micro‑débris
organiques. Les oribates jouent un rôle majeur dans la
décomposition et la formation de l’humus, tandis que
les astigmates parasites se nourrissent de kératine, de
sécrétions cutanées ou de débris organiques selon
les espèces.
Les Sarcoptiformes sont
consommés par divers arthropodes du sol comme les
coléoptères prédateurs, pseudoscorpions, araignées, ainsi que
par certains acariens prédateurs. Leur petite taille et leur
abondance en font une ressource trophique importante dans les
sols.
Le cycle comprend généralement œuf
→ larve (6 pattes) → protonymphe → deutonymphe → tritonymphe →
adulte (8 pattes). Les oribates ont souvent un développement
lent et une longévité élevée, tandis que les astigmates
parasites présentent des cycles plus rapides, adaptés à la
colonisation d’hôtes ou de micro‑habitats instables.
La dangerosité est globalement
faible, car la majorité des Sarcoptiformes sont libres et
inoffensifs. Cependant, certaines lignées d’Astigmata sont
médicalement importantes, notamment les Sarcoptidae
responsables de la gale humaine et animale, et les
Psoroptidae responsables de gales chez les animaux
domestiques. Les oribates, eux, sont totalement inoffensifs.
Les Sarcoptiformes se divisent
en deux grands ensembles : les Oribatida, extrêmement
diversifiés et essentiels dans les sols, et les Astigmata,
qui regroupent les lignées parasitaires et commensales (Sarcoptidae,
Psoroptidae, Glycyphagidae, Acaridae, etc.). Les
Endeostigmata constituent un groupe plus petit et plus
discret, mais les deux ensembles dominants restent Oribatida
et Astigmata. |
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Holothyrida
env 30 esp
1. Taille
2. Distribution
3. Adaptation et habitat ou parasitisme
4. Régime alimentaire
5. Prédateurs
6. Mode de reproduction
7. Degré de dangerosité
8. Groupes princiapux chez les Holothyrida

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Holothyrus
coccinella → Holothyre
coccinelle
(moins de 6 mm, moins de 1 g)
Allothyrus australicus → Allothyre australien
(moins de 5 mm, moins de 1 g)
Sternothyrus braueri → Sternothyre de Brauer
(moins de 6 mm, moins de 1 g)
Diplothyrus lehtineni → Diplothyre de Lehtinen
(moins de 5 mm, moins de 1 g)
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Les
Holothyrida comptent parmi les plus grands acariens connus,
mesurant généralement 4 à 7 mm, certaines espèces
dépassant 8 mm, ce qui les place bien au‑dessus de la
taille habituelle des autres acariens.
Ils sont strictement tropicaux et
subtropicaux, présents dans les Caraïbes, l’Océan
Indien, l’Asie du Sud‑Est, la Nouvelle‑Guinée,
l’Australie et certaines zones d’Afrique, avec une
distribution très fragmentée reflétant une lignée ancienne et
isolée.
Les Holothyrida ne sont pas
parasites. Ils sont adaptés à la litière forestière
humide, aux sols riches en matière organique et aux
micro‑habitats ombragés. Leur corps fortement sclérotisé,
bombé et robuste leur permet de se déplacer lentement mais
efficacement dans la litière, et leur morphologie primitive
témoigne d’une lignée très ancienne des acariens.
Ils sont nécrophages et
saprophages, se nourrissant de carcasses d’arthropodes,
de matière organique en décomposition et parfois de
champignons, sans comportement de prédation active ni
parasitisme.
Leurs prédateurs probables sont des
arthropodes du sol comme certains coléoptères, araignées
ou pseudoscorpions, mais leur carapace épaisse et leur mode de
vie discret réduisent fortement la prédation.
Le cycle de vie, peu documenté, suit
le schéma typique des Parasitiformes avec œuf → larve (6
pattes) → nymphes successives → adulte (8 pattes). Leur
développement semble lent, cohérent avec leur mode de vie
discret et leur longévité relativement élevée.
Les Holothyrida sont totalement
inoffensifs pour l’humain et les animaux. Ils ne piquent
pas, ne parasitent pas, ne mordent pas et ne transmettent aucune
maladie. Leur dangerosité est donc nulle.
Les Holothyrida comprennent trois
familles : les Holothyridae, largement tropicales ;
les Allothyridae, présentes en Australie et
Nouvelle‑Zélande ; et les Neothyridae, à distribution
insulaire. Ces familles regroupent quelques genres comme
Holothyrus, Lindothyrus, Allothyrus et
Neothyrus, représentant une lignée relictuelle et très
ancienne des acariens. |
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