Arachnides

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Classification (env 115.900 esp)
Métazoaires-Triploblastiques-Invertébrés-Protostomiens-Ecdysozoaires-Arthropodes-Chélicérates-Arachnides
(
)

 

Ordre

Description

Acariens
(env 55.000 esp)

1. Distribution géographique
2. Place des Acariens au sein des Arachnides
3. Points communs entre les Acariens
4. Diversité, nombre de genres et d’espèces chez les Acariens

Les Acariens possèdent l’une des distributions géographiques les plus vastes de tout le règne animal. Ils sont présents sur tous les continents, y compris en Antarctique, où certaines espèces tolèrent des températures extrêmes. Ils colonisent pratiquement tous les milieux terrestres et aquatiques, des sols forestiers aux déserts, des habitats souterrains aux zones intertidales, et même les environnements d’eau douce ou marine. On les retrouve dans les sols, la litière, les mousses, les plantes, les nids d’animaux, les habitats humains, ainsi que sur ou dans de nombreux organismes, en tant que parasites, commensaux ou mutualistes. Leur distribution mondiale reflète une capacité exceptionnelle d’adaptation, soutenue par leur petite taille, leur diversité morphologique et leurs cycles de vie variés.

Les Acariens appartiennent aux Arachnides, un groupe d’Arthropodes chélicérés comprenant également les araignées, scorpions, opilions et pseudoscorpions. Au sein des Arachnides, ils forment le groupe des Acariformes et des Parasitiformes, deux lignées majeures regroupées sous le terme général d’Acari. Les acariens se distinguent par un corps fusionné, sans séparation nette entre le prosome et l’opisthosome, contrairement aux autres arachnides. Leur position évolutive montre qu’ils représentent l’une des radiations les plus anciennes et les plus diversifiées des Arachnides. Ils se situent donc parmi les chélicérés les plus spécialisés, avec des adaptations extrêmes à la vie libre, parasitaire ou symbiotique.

Les Acariens partagent plusieurs caractéristiques fondamentales. Leur corps est microscopique ou millimétrique, généralement compact et dépourvu de segmentation apparente. Ils possèdent quatre paires de pattes à l’état adulte, comme tous les arachnides, même si certaines formes larvaires n’en ont que trois. Leur appareil buccal est modifié en chélicères et pédipalpes adaptés à des régimes alimentaires variés, allant de la prédation à la saprophagie, en passant par le parasitisme. Leur respiration se fait par trachées, stigmates ou directement à travers la cuticule selon les groupes. Leur reproduction est très diversifiée, avec des modes allant de la fécondation indirecte à la fécondation directe. Leur petite taille, leur plasticité écologique et leur capacité à coloniser des micro‑habitats expliquent leur succès évolutif.

Les Acariens constituent l’un des groupes animaux les plus diversifiés, avec environ 55 000 espèces décrites, mais les estimations réelles dépassent probablement 500 000 à 1 000 000 d’espèces. Ils sont répartis dans plusieurs milliers de genres. Les deux grands ensembles sont les Acariformes, comprenant notamment les Oribates (acariens du sol) et les Prostigmata, et les Parasitiformes, comprenant les Ixodida (tiques) et les Mesostigmata. Les acariens occupent une diversité écologique immense : décomposeurs du sol, parasites de vertébrés et d’invertébrés, prédateurs microscopiques, symbiotes des plantes ou des insectes. Leur diversité taxonomique et fonctionnelle en fait l’un des groupes les plus importants pour le fonctionnement des écosystèmes terrestres.

Amblypyges
(env 280 esp)

1. Distribution géographique
2. Place des Amblypyges au sein des Arachnides
3. Points communs entre les Araneae
4. Diversité, nombre de genres et d’espèces chez les Amblypyges

 

Les Amblypyges sont présents dans les régions tropicales et subtropicales du monde entier, principalement dans des environnements chauds et humides. Ils se rencontrent en Amérique centrale et du Sud, Afrique, Asie du Sud‑Est, Océan Indien, Australie et diverses zones insulaires. Ils vivent dans des grottes, sous l’écorce, dans la litière, ou dans des micro‑habitats sombres et humides.

Les Amblypyges constituent un ordre à part entière au sein de la classe des Arachnida. Ils appartiennent au clade Tetrapulmonata, qui regroupe également les Araneae (araignées), les Uropygi (vinaigriers) et les Schizomida. Ils sont donc plus proches des araignées que des acariens ou des scorpions. Leur morphologie — corps aplati, absence de venin, absence de soie, longues pattes antenniformes — les distingue nettement des autres ordres.

Les Araneae (araignées) partagent plusieurs caractéristiques fondamentales : un corps divisé en prosoma et opisthosoma, quatre paires de pattes locomotrices, des chélicères modifiées en crochets, la présence de soie produite par des filières, et souvent un venin injecté via les chélicères. Elles possèdent également un système respiratoire mixte (poumons en feuillets et/ou trachées) et un mode de prédation basé sur la capture active ou passive des proies. (Aucune source directe dans les résultats, description fondée sur la morphologie standard des Araneae.)

Les Amblypyges comprennent environ 18 genres et près de 280 espèces décrites. Ils sont répartis en cinq familles actuelles, incluant notamment Charinidae, Charontidae, Phrynichidae et Phrynidae. Cette diversité reste modeste comparée à celle des araignées, mais leur histoire évolutive est ancienne, avec des fossiles remontant au Carbonifère.

Araneae
( env 52.000 esp)

1. Distribution géographique
2. Place des Araneae au sein des Arachnides
3. Points communs entre les Araneae
4. Toiles d'araignées
5. Diversité, nombre de genres et d’espèces chez les Araneae

 

Les Araneae, c’est‑à‑dire l’ensemble des araignées, possèdent une distribution quasi mondiale. Elles sont présentes sur tous les continents à l’exception de l’Antarctique, bien que certaines espèces survivent dans les zones subantarctiques. Elles occupent presque tous les milieux terrestres, des forêts tropicales humides aux déserts chauds, des toundras arctiques aux grottes, et colonisent également les milieux anthropisés comme les jardins, les habitations et les cultures. Certaines espèces peuvent même se disperser sur de longues distances grâce au ballooning, ce qui explique leur présence sur de nombreuses îles isolées. Leur diversité est maximale dans les régions tropicales et subtropicales.

Les Araneae constituent un ordre de la classe des Arachnida, au sein du sous‑embranchement des Chélicérates. Ils se distinguent des autres ordres d’Arachnides par la présence de filères produisant de la soie, de chélicères venimeuses en forme de crochets, et d’un pédicelle reliant le prosoma et l’abdomen. Au sein des Arachnides, les Araneae représentent la lignée la plus diversifiée et la plus spécialisée dans la prédation active ou passive par l’usage de la soie. Ils appartiennent au clade des Araneomorphae et des Mygalomorphae, deux grandes lignées qui regroupent respectivement les araignées modernes à chélicères opposées et les mygales à chélicères parallèles.

Les Araneae partagent plusieurs traits fondamentaux. Ils possèdent huit pattes, des chélicères venimeuses permettant d’immobiliser les proies, et un système de filières produisant différents types de soies. Leur corps est divisé en prosoma et opisthosoma, reliés par un pédicelle étroit. Ils sont presque tous prédateurs, utilisant soit des toiles, soit des stratégies de chasse active. Leur reproduction implique des pédipalpes modifiés chez les mâles pour transférer le sperme. Ils présentent une mue régulière au cours de leur croissance. Leur physiologie repose sur des poumons en feuillets ou des trachées, et leur perception du monde est dominée par les vibrations et les sens mécanosensoriels, les yeux jouant un rôle variable selon les familles.

Les Aranéides construisent principalement des toiles orbiculaires, structures circulaires et géométriques formées d’un cadre périphérique, de rayons non collants et d’une spirale collante destinée à capturer les insectes volants. L’araignée commence par établir un fil de base, construit un cadre, trace une structure en « Y », ajoute les rayons, puis dépose la spirale collante en dernier. Ces toiles fonctionnent comme des pièges efficaces : la spirale adhésive retient les proies, les vibrations permettent à l’araignée de localiser l’impact, puis elle surgit pour mordre et immobiliser l’insecte avant de l’envelopper. La plupart des espèces reconstruisent leur toile quotidiennement, souvent au crépuscule, en consommant l’ancienne pour recycler la soie. Bien que la forme orbiculaire soit dominante, certaines espèces produisent des variantes inclinées, réduites ou modifiées, et quelques Aranéides ne tissent plus de toile complète. L’efficacité de ces structures repose sur leur géométrie optimisée, la grande élasticité de la soie et la faible visibilité des fils, ce qui en fait l’un des systèmes de capture les plus performants du règne animal.

Les Araneae constituent l’un des ordres les plus diversifiés du règne animal, avec environ 130 familles, plus de 4000 genres, et plus de 50 000 espèces décrites, un chiffre qui augmente chaque année. Les estimations suggèrent qu’il pourrait exister 80 000 à 120 000 espèces au total. Les familles les plus riches incluent les Salticidae, les Araneidae, les Linyphiidae, les Theridiidae et les Lycosidae. Leur diversité morphologique et écologique est immense, allant des minuscules araignées de quelques millimètres aux grandes mygales tropicales. Les Araneae représentent ainsi l’un des groupes les plus évolutivement réussis des Arthropodes terrestres.

Opilionides

 

 

 env 6.700 esp

 

Palpigrades

 

 env 80 esp

 

Pseudoscorpions

 

 

 env 3.350 esp

 

Ricinulides

 env 88 esp

 

Schizomides

 env 348 esp

 

Scorpionides
 ( env 2.500 esp)

1. Distribution géographique
2. Place des Scorpiondes au sein des Arachnides
3. Points communs entre les Scorpiondes
4. Diversité, nombre de genres et d’espèces chez les Scorpiondes

 

Les Scorpionides, ou Scorpions, possèdent une distribution géographique très large, principalement concentrée dans les régions chaudes et arides du globe. On les trouve sur tous les continents à l’exception de l’Antarctique. Leur diversité est particulièrement élevée dans les zones désertiques, les savannes, les forêts tropicales et les régions méditerranéennes. Certaines espèces colonisent également des milieux plus tempérés, y compris des zones montagneuses ou semi‑souterraines. Ils sont absents des environnements froids extrêmes, mais certaines espèces tolèrent des altitudes élevées ou des variations thermiques importantes. Leur distribution mondiale reflète une grande capacité d’adaptation, notamment grâce à leur physiologie résistante à la déshydratation et à leur comportement nocturne.

Les Scorpionides appartiennent aux Arachnides, un groupe d’Arthropodes chélicérés comprenant également les araignées, acariens, opilions et pseudoscorpions. Au sein des Arachnides, ils forment l’ordre des Scorpiones, l’un des groupes les plus anciens et les plus primitifs. Leur morphologie, notamment la présence d’un télson venimeux, de pédipalpes puissants et d’un mésosome segmenté, reflète des caractéristiques archaïques proches des premiers arachnides fossiles. Ils occupent une position évolutive importante, car ils représentent l’une des premières radiations terrestres des chélicérés. Les Scorpiones sont donc un groupe bien défini, monophylétique, et constituent l’une des lignées majeures des Arachnides modernes.

Les Scorpionides partagent plusieurs caractéristiques essentielles. Leur corps est divisé en prosoma, mésosoma et métasoma, ce dernier formant la queue articulée terminée par un dard venimeux. Ils possèdent quatre paires de pattes, comme tous les arachnides, ainsi que des pédipalpes transformés en pinces robustes utilisées pour la capture des proies et la défense. Leur respiration se fait par pulmonaires en feuillets, ou « poumons en livre », situés sur le mésosoma. Leur cuticule est épaisse et résistante, limitant la perte d’eau. Leur comportement est majoritairement nocturne, et ils sont sensibles aux vibrations du sol grâce à des organes sensoriels spécialisés. Leur reproduction implique un accouplement complexe, souvent accompagné d’une danse nuptiale, et les jeunes sont portés sur le dos de la mère après la naissance, un trait unique parmi les arachnides.

Les Scorpionides regroupent environ 2 500 espèces décrites, réparties dans plus de 200 genres. Ils se divisent en plusieurs familles majeures. Les Buthidae constituent la famille la plus diversifiée, comprenant de nombreuses espèces venimeuses comme Androctonus, Leiurus ou Tityus. Les Scorpionidae regroupent des espèces de grande taille, souvent fouisseuses, comme Pandinus ou Heterometrus. Les Hemiscorpiidae, Bothriuridae, Diplocentridae et Caraboctonidae complètent la diversité du groupe, chacune présentant des adaptations écologiques spécifiques. Cette diversité reflète une radiation évolutive ancienne, avec des espèces occupant des niches variées allant des déserts extrêmes aux forêts tropicales humides.

Solpugides

env 1.200 esp 

 

Uropyges

, env 120 esp