Actinoptérygiens de France

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Chondrostéens présents près des côtes françaises (sauvage)
 

Familles Espèces representatives Description
Acipenséridés
(1 espèce)

1. Introduction en France
2. Habitat
3. Taille et poids
4. Mode de vie et nourriture
5. Dangerosité des nageoires
 6. Reproduction
7. Statut et effectifs en France de l'esturgeon européen

 

Acipenser sturioEsturgeon européen

 

L’esturgeon européen est une espèce native des fleuves français, autrefois abondante dans la Garonne, la Dordogne, la Gironde, la Loire, la Seine et l’Adour. Il a subi un effondrement dramatique au XXᵉ siècle à cause de la surpêche, de la pollution, de la destruction des frayères et des barrages. Aujourd’hui, la France abrite la dernière population sauvage au monde, concentrée dans le bassin Gironde–Garonne–Dordogne.

L’esturgeon européen est une espèce anadrome : il vit en mer mais remonte les fleuves pour se reproduire. Les adultes fréquentent l’océan Atlantique, le golfe de Gascogne, les estuaires et les zones côtières. Pour frayer, ils remontent les grands fleuves et recherchent des fonds graveleux, des zones profondes, bien oxygénées et à courant modéré. Les juvéniles passent plusieurs années en eau douce avant de rejoindre la mer.

L’esturgeon européen est l’un des plus grands poissons d’Europe. Les adultes mesurent généralement 1,5 à 2 m, mais les plus grands individus historiques dépassaient 3 m pour plus de 200 kg. Aujourd’hui, les individus observés sont souvent plus petits en raison de la jeunesse de la population issue des programmes de conservation.

L’esturgeon européen est un poisson benthique, se nourrissant sur le fond grâce à sa bouche infère et ses barbillons sensoriels. Les juvéniles consomment des invertébrés, des larves, des vers et des petits crustacés. Les adultes en mer se nourrissent de vers marins, crevettes, mollusques, petits poissons et organismes benthiques. C’est une espèce longévive, pouvant dépasser 50 ans, avec une maturité sexuelle tardive (10 à 15 ans).

L’esturgeon européen est totalement inoffensif pour l’être humain. Ses nageoires ne possèdent aucun rayon venimeux et ne présentent aucun danger. Son corps est recouvert de scutelles osseuses, qui peuvent être rugueuses au toucher, mais il n’existe aucun risque réel lors de sa manipulation scientifique.

La reproduction a lieu au printemps‑début été, lorsque l’eau atteint environ 18 °C. Les adultes remontent les fleuves pour frayer sur des fonds de graviers. La femelle pond plusieurs centaines de milliers d’œufs, qui adhèrent au substrat. Il n’y a aucun soin parental. Les larves dérivent ensuite vers des zones calmes où elles se développent. La reproduction est très irrégulière, car l’espèce ne se reproduit pas chaque année et dépend fortement des conditions hydrologiques.

L’esturgeon européen est classé CR – En danger critique d’extinction par l’UICN. La population sauvage française est estimée à moins de 750 individus adultes, ce qui en fait l’un des poissons les plus menacés du monde. La reproduction naturelle est quasi inexistante, et la survie de l’espèce dépend des programmes de reproduction en captivité menés par l’INRAE et le MIGADO. Chaque année, des milliers de juvéniles sont réintroduits dans la Garonne et la Dordogne pour tenter de restaurer la population. La France est aujourd’hui le dernier refuge mondial de l’espèce.

 

Présence à l'état sauvage (Eaux douces)

Familles Espèces representatives Description
Siluridés
(1 espèce)

1. Introduction en France
2. Habitat
3. Taille et poids
4. Mode de vie et nourriture
5. Dangerosité des nageoires
 6. Reproduction
7. Statut et effectifs en France du Silure glane

 

 

Silurus glanis, Silure glane
(120-180 cm, Moins de 40 kg)

Le Silure glane, originaire d’Europe centrale et orientale, a été introduit en France dans les années 1970 pour la pêche sportive et l’aquaculture. Depuis, il s’est fortement répandu dans la quasi‑totalité du réseau hydrographique français, notamment dans la Garonne, la Seine, la Loire, le Rhône, la Saône, la Dordogne et de nombreux lacs et canaux. Sa capacité d’adaptation, sa croissance rapide et son régime alimentaire opportuniste ont favorisé son expansion.

Le silure glane fréquente les grands fleuves, les rivières lentes, les lacs profonds, les retenues artificielles et les zones calmes avec substrat vaseux ou sablonneux. Il recherche les fosses profondes, les zones encombrées, les bras morts et les zones à faible courant où il peut se dissimuler durant la journée. Il tolère des eaux turbides, des variations thermiques importantes et une faible teneur en oxygène.

Le silure glane est le plus grand poisson d’eau douce d’Europe. En France, il atteint couramment 1,5 à 2 m, mais des individus dépassant 2,5 m et 100 à 120 kg sont régulièrement observés. Les plus grands spécimens européens peuvent atteindre 2,8 à 3 m pour plus de 150 kg. Sa croissance est rapide, surtout dans les eaux riches en nourriture.

Le silure est un poisson crépusculaire et nocturne, passant la journée immobile dans les fosses et devenant actif la nuit. Son régime alimentaire est omnivore opportuniste : il consomme des poissons, des écrevisses, des mollusques, des grenouilles, des oiseaux aquatiques, parfois des petits mammifères, ainsi que des débris organiques. Les jeunes mangent surtout des invertébrés. Il chasse grâce à ses barbillons sensoriels, très sensibles aux vibrations et aux odeurs. Le silure joue un rôle de super‑prédateur dans les milieux où il s’installe.

Le silure glane possède des rayons durs à la base des nageoires pectorales et dorsale, capables de provoquer des piqûres douloureuses si on le manipule mal. Ces rayons ne sont pas venimeux, mais peuvent entraîner des infections en raison des bactéries présentes sur la peau du poisson. Pour l’humain, le silure n’est pas dangereux, mais sa manipulation nécessite prudence et gants.

La reproduction a lieu au printemps‑début été, lorsque l’eau atteint 18 à 22 °C. Le mâle construit un nid dans une cavité, sous des racines ou dans la végétation dense. La femelle y dépose 20 000 à 30 000 œufs par kilo de son poids, ce qui peut représenter plusieurs centaines de milliers d’œufs pour une grande femelle. Le mâle garde le nid jusqu’à l’éclosion, protégeant les œufs contre les prédateurs et ventilant l’eau. Les jeunes silures grandissent rapidement et deviennent carnivores dès quelques semaines.

Le silure glane n’est pas menacé en France ; au contraire, il est considéré comme en forte expansion. Il est classé comme espèce introduite naturalisée, mais pas invasive au sens réglementaire, car son impact écologique est jugé variable selon les milieux. Les effectifs exacts ne sont pas connus, mais l’espèce est désormais présente dans la majorité des grands bassins français, avec des populations denses et stables, notamment dans le bassin de la Garonne, du Rhône et de la Loire. Il n’est soumis à aucune protection, et sa pêche est autorisée toute l’année dans la plupart des départements.

Ictaluridés
(2 espèces)

 

1. Introduction en France
2. Habitat
3. Taille et poids
4. Mode de vie et nourriture
5. Dangerosité des nageoires
 6. Reproduction
7. Statut et effectifs en France des Ictaluridés

 

Ameiurus melas poisson-chat noir
(25-65 cm, moins de 4 kg)
Ameiurus nebulosuspoisson-chat nord-américain,  ou barbotte brune
(30-33 cm, moins de 3 kg)

 

 

Les Ictaluridés ont été introduits en France à la fin du XIXᵉ siècle, principalement pour la pisciculture, la pêche de loisir et comme espèces supposées résistantes pour les étangs. Les premières introductions documentées datent de 1871–1885 pour Ameiurus nebulosus, puis de fin XXᵉ siècle pour Ameiurus melas, qui a ensuite supplanté le premier. Leur diffusion s’est faite par transferts piscicoles, échappées d’étangs, canaux de navigation et déplacements illégaux par les pêcheurs. Aujourd’hui, Ameiurus melas est l’une des espèces exotiques les plus répandues en France.

Les Ictaluridés introduits en France occupent les eaux calmes, chaudes et turbides : étangs, lacs, canaux, rivières lentes, bras morts, marécages. Ils préfèrent les fonds vaseux et les zones riches en végétation. Ils tolèrent des conditions extrêmes : faible oxygène, pollution, eaux eutrophes, hautes températures. Cette tolérance explique leur succès dans les milieux dégradés où les espèces locales déclinent.

Les Ictaluridés présents en France sont de taille moyenne. Ameiurus melas atteint généralement 25 à 35 cm pour 300 à 800 g, exceptionnellement 1,5 kg. Ameiurus nebulosus peut atteindre 40 à 45 cm pour 1 à 2 kg. Les juvéniles sont très petits et forment des bancs compacts. Leur croissance est rapide dans les milieux riches en nourriture.

Les Ictaluridés sont nocturnes, benthiques et opportunistes. Ils fouillent le fond avec leurs barbillons très sensibles. Leur régime alimentaire est omnivore : invertébrés, larves d’insectes, mollusques, petits poissons, œufs, cadavres, végétaux, détritus. Ils consomment aussi les œufs et larves d’espèces locales, ce qui contribue à leur impact écologique.

Les Ictaluridés possèdent des épines pectorales et dorsales robustes, capables de se verrouiller. Ces épines peuvent provoquer des piqûres douloureuses, parfois accompagnées d’une inflammation due au mucus irritant. Ils ne sont pas venimeux au sens strict, mais les blessures peuvent être sensibles. Ils ne représentent aucun danger sérieux pour l’humain.

La reproduction a lieu au printemps‑été lorsque l’eau dépasse 18–20 °C. Le mâle creuse un nid dans une cavité, sous une racine ou dans un trou. La femelle y dépose plusieurs milliers d’œufs. Le mâle assure un soin parental poussé : il ventile les œufs, protège la ponte et garde les larves. Les jeunes restent en bancs serrés autour du mâle pendant plusieurs jours. Ce mode de reproduction très efficace favorise leur expansion.

Les Ictaluridés, principalement Ameiurus melas, sont classés espèces exotiques envahissantes en France. Ils sont présents dans la majorité des bassins : Garonne, Loire, Seine, Rhin, Rhône, Adour, Charente, Dordogne. Leurs effectifs sont élevés et en augmentation dans de nombreux milieux. Ils ne sont soumis à aucune protection, et leur gestion vise souvent à limiter leur expansion. Leur impact écologique est notable : compétition avec les espèces locales, prédation sur les œufs, perturbation des fonds vaseux.

Cyprinidés
(env 35 esp)

1. Introduction en France
2. Habitat
3. Taille et poids
4. Mode de vie et nourriture
5. Dangerosité des nageoires
 6. Reproduction
7. Statut et effectifs en France des Cyprinidés

 

Carpe commune (Cyprinus carpio)
(50-80 cm, moins de 15 kg)
Tanche
(Tinca tinca)
(25-40 cm, moins de 2 kg)
Gardon
(Rutilus rutilus)
(25-35 cm, moins de 1 kg)
Rotengle (Scardinius erythrophthalmus)
(20-30 cm, moins de 1 kg)
Ablette (Alburnus alburnus)
(10-18 cm, moins de 100 g)
Vairon (Phoxinus phoxinus)
(6-10 cm, moins de 100 g)
Barbeau fluviatile (Barbus barbus)
(40-70 cm, moins de 4 kg)
Chevesne (Squalius cephalus)
(30-50 cm, moins de 2 kg)
 
 
 
Les Cyprinidés constituent la famille de poissons d’eau douce la plus diversifiée en France et en Europe. Ils sont présents naturellement depuis la fin des glaciations et comprennent des espèces emblématiques comme le gardon, la carpe, le chevesne, le barbeau, la vandoise, le hotu, le rotengle, le goujon ou encore le tanche. Certaines espèces sont autochtones, d’autres ont été introduites volontairement (carpe commune pour la pêche et l’aquaculture) ou involontairement (poissons d’ornement échappés, espèces exotiques invasives comme le pseudorasbora).

Les Cyprinidés occupent une grande variété d’habitats : rivières lentes, fleuves, étangs, lacs, zones calmes, bras morts, canaux, zones végétalisées et fonds vaseux ou sableux. Certaines espèces préfèrent les eaux courantes oxygénées (barbeau, hotu), d’autres les eaux stagnantes riches en végétation (tanche, carpe), et d’autres encore les zones intermédiaires (gardon, chevesne). Leur plasticité écologique explique leur succès dans les milieux anthropisés.

La taille varie fortement selon les espèces : les petits cyprinidés comme le goujon ou la vandoise mesurent 10 à 20 cm, les espèces moyennes comme le gardon ou le chevesne atteignent 20 à 50 cm, tandis que les plus grands, comme la carpe commune, dépassent 1 m et peuvent peser 20 à 30 kg, voire davantage pour les individus exceptionnels. Cette diversité morphologique reflète des stratégies écologiques variées.

Les Cyprinidés sont généralement diurnes, vivant en bancs pour les espèces petites et moyennes, tandis que les plus grands individus deviennent plus solitaires. Leur alimentation est omnivore ou opportuniste : algues, végétaux aquatiques, invertébrés, larves d’insectes, mollusques, débris organiques, et parfois petits poissons pour les espèces plus grandes comme le chevesne. Leur bouche dépourvue de dents externes est compensée par des dents pharyngiennes caractéristiques de la famille.

Les Cyprinidés ne sont pas dangereux pour l’être humain. Leurs nageoires ne possèdent ni rayons venimeux, ni structures traumatisantes. Certaines espèces comme le barbeau ou la carpe ont des rayons durs à la nageoire dorsale, pouvant occasionner de légères égratignures, mais sans risque réel. Ils sont donc considérés comme inoffensifs.

La reproduction a lieu au printemps‑début été, lorsque l’eau atteint 15 à 20 °C. La plupart des Cyprinidés sont ovipares et pondent des œufs adhésifs sur la végétation, les graviers ou les racines. Les espèces comme le barbeau recherchent les zones de courant pour frayer, tandis que la carpe privilégie les zones peu profondes et végétalisées. La fécondité est souvent élevée : une carpe peut pondre plusieurs centaines de milliers d’œufs, tandis que les petits cyprinidés en pondent quelques milliers. Il n’y a généralement pas de soins parentaux, sauf chez quelques espèces exotiques.

Les Cyprinidés sont abondants et constituent la majorité de la biomasse piscicole dans les eaux douces françaises. La plupart des espèces communes (gardon, chevesne, carpe, rotengle, goujon) sont en bon état de conservation. Certaines espèces sont toutefois menacées localement en raison de la pollution, de la fragmentation des cours d’eau et de la concurrence d’espèces exotiques : le barbeau méridional, le toxostome, le blageon ou le spirlin sont classés vulnérables ou quasi menacés selon les régions. Globalement, les Cyprinidés restent très présents en France, mais certaines espèces patrimoniales nécessitent une surveillance accrue.

Cobitidés
(6 esp)

1. Introduction en France
2. Habitat
3. Taille et poids
4. Mode de vie et nourriture
5. Dangerosité des nageoires
 6. Reproduction
7. Statut et effectifs en France des Cobitidés

 

Cobitis taenia — la loche franche
(6-12 cm, moins de 10 g)
Sabanejewia balcanica — la loche de rivière
(6-10 cm, moins de 10 g)

Les Cobitidés sont représentés en France par plusieurs espèces de loches d’eau douce : Cobitis taenia (loche de rivière), Cobitis elongatoides, Cobitis bilineata, Sabanejewia balcanica (loche de Sabanejewia), et la loche d’étang Misgurnus fossilis ; ces espèces sont présentes naturellement dans les bassins de la Loire, Seine, Rhin, Rhône, Garonne et dans de nombreuses zones humides ; certaines populations sont relictuelles et en déclin.

Les Cobitidés vivent dans les rivières lentes, canaux, étangs, zones vaseuses, bras morts, fossés, et plages sableuses des cours d’eau ; ils recherchent des substrats sableux ou vaseux dans lesquels ils peuvent s’enfouir partiellement ; ils évitent les eaux rapides et préfèrent les milieux calmes, riches en végétation aquatique.

Les Cobitidés sont de petits poissons allongés mesurant 6 à 15 cm selon les espèces ; Misgurnus fossilis peut atteindre 25 à 30 cm ; le poids varie de 5 à 50 g, rarement plus ; leur corps est serpentiforme, avec des barbillons autour de la bouche et une livrée tachetée ou marbrée.

Les Cobitidés sont des poissons benthiques, nocturnes, fouisseurs, vivant souvent cachés dans le sable ou la vase ; ils se nourrissent de vers, larves d’insectes, micro‑crustacés, débris organiques, et parfois de petites algues ; ils jouent un rôle important dans le brassage du substrat ; ils sont actifs surtout la nuit ou par temps couvert.

Les Cobitidés possèdent sous chaque œil une épine suboculaire qu’ils peuvent redresser en cas de menace ; cette épine peut égratigner la peau ou se coincer dans un filet, mais elle n’est pas dangereuse pour l’homme ; leurs nageoires sont petites et non venimeuses ; ils sont totalement inoffensifs.

Les Cobitidés se reproduisent au printemps et en été ; la femelle pond 100 à 1 000 œufs dispersés sur la végétation ou le substrat ; il n’y a pas de soins parentaux ; les jeunes éclosent en quelques jours et se cachent immédiatement dans le sable ; certaines espèces du genre Cobitis présentent des phénomènes de gynogenèse ou d’hybridation complexe, ce qui rend leur taxonomie difficile.

Les Cobitidés sont globalement en déclin en France en raison de la pollution, de la rectification des cours d’eau, de la disparition des zones humides, et de la compétition avec les espèces exotiques ; plusieurs espèces sont protégées : Cobitis taenia est classée Vulnérable, Misgurnus fossilis est Quasi menacé, Sabanejewia balcanica est localement rare ; les effectifs sont fragmentés, souvent faibles, mais encore stables dans certains bassins préservés.

Catostomidés
(1 esp)

1. Introduction en France
2. Habitat
3. Taille et poids
4. Mode de vie et nourriture
5. Dangerosité des nageoires
 6. Reproduction
7. Statut et effectifs en France du Meunier noir

 

Catostomus commersonii - Meunier noir
(30-50 cm, moins de 2 kg)

 
Le Meunier noir (Catostomus commersonii), aussi appelé meunier rouge ou white sucker en Amérique du Nord, est un poisson introduit en France au XX siècle, probablement via des introductions accidentelles liées à l’aquaculture ou au commerce de poissons vivants. Originaire du Canada et du nord des États‑Unis, il s’est établi dans plusieurs bassins français, notamment dans l’est du pays. Il est aujourd’hui considéré comme une espèce allochtone naturalisée, mais non invasive au sens réglementaire.

Le Meunier noir fréquente les rivières lentes, les cours d’eau moyens, les étangs, les lacs et les zones calmes des fleuves. Il préfère les fonds sableux ou graveleux, les eaux claires à modérément turbides, et recherche les zones peu profondes pour se nourrir. Il tolère bien les variations de température et d’oxygène, ce qui facilite son installation dans les milieux anthropisés.

Le Meunier noir atteint généralement 30 à 50 cm, avec un maximum d’environ 60 cm pour les plus grands individus. Son poids varie de 0,5 à 2 kg, rarement davantage. Son corps allongé, ses lèvres épaisses et sa bouche en position infère sont caractéristiques des poissons fouisseurs et benthiques.

Le Meunier noir est un poisson benthique, vivant près du fond et actif surtout à l’aube et au crépuscule. Il se nourrit en fouillant le substrat grâce à sa bouche orientée vers le bas. Son régime est omnivore à dominante insectivore : larves d’insectes, vers, mollusques, micro‑crustacés, débris organiques, algues et matière végétale. Il vit souvent en petits groupes, se déplace lentement et joue un rôle important dans le brassage du sédiment.

Le Meunier noir est totalement inoffensif pour l’être humain. Ses nageoires ne possèdent aucun rayon venimeux, aucune structure coupante ou dangereuse. Les rayons durs de la nageoire dorsale peuvent provoquer de légères égratignures si l’on manipule le poisson sans précaution, mais il n’existe aucun risque réel.

La reproduction a lieu au printemps, lorsque l’eau atteint 10 à 15 °C. Les adultes migrent vers les zones peu profondes, les gravières ou les affluents pour frayer. La femelle pond plusieurs dizaines de milliers d’œufs, dispersés sur le substrat sans nid ni protection. Les œufs adhèrent aux graviers et éclosent en quelques jours. Il n’y a aucun soin parental. Les jeunes se nourrissent d’abord de micro‑invertébrés avant d’adopter un régime benthique.

En France, le Meunier noir est considéré comme espèce introduite mais non invasive, avec des populations localisées et stables. Il est présent surtout dans l’est de la France, notamment dans les bassins de la Moselle, de la Meuse, du Rhin et dans certains plans d’eau. Ses effectifs restent modérés, et il ne représente pas une menace majeure pour les espèces locales, même si une compétition alimentaire peut exister avec certains cyprinidés benthiques. Il n’est soumis à aucune protection, et sa pêche est autorisée sans statut particulier.

 

Présence à l'état sauvage (Ordres)

Ordres Espèces representatives Description
Clupeiformes
(env 15 esp)

1. Présence sur les côtes françaises
2. taille et poids
3. En Aquitaine
4. Marine ou d'eau douce
5.  Statut et effectifs en France des Clupéiformes

 

 

Alosa alosaGrande alose
(moins de 80 cm, moins de 4 kg
Alosa fallaxAlose feinte
(moins de 55 cm, moins de 2 kg)
Sardina pilchardusSardine européenne
(15-25 cm, moins de 200 g)
Sprattus sprattusSprat
(10-15 cm, moins de 100 g)

 

 

Présence des Clupeiformes en France Les Clupeiformes sont largement présents sur les côtes françaises, en Manche, Atlantique et Méditerranée, ainsi que dans plusieurs fleuves et estuaires. Les espèces marines les plus communes sont la sardine européenne (Sardina pilchardus), l’anchois européen (Engraulis encrasicolus), le sprat (Sprattus sprattus) et le hareng (Clupea harengus) dans le nord. Les espèces migratrices d’eau douce incluent l’alose feinte (Alosa fallax), l’alose vraie (Alosa alosa) et la maigrette (Alosa agone). Leur présence est continue sur l’ensemble du littoral français.

Les Clupeiformes présents sur les côtes et dans les estuaires français appartiennent principalement aux familles Clupeidae (sardines, harengs, aloses) et Engraulidae (anchois). Ce sont des poissons de petite à moyenne taille, vivant en bancs et consommés massivement par les prédateurs marins. Les sources indiquent que la majorité des clupéidés mesurent moins de 25 cm, tandis que les plus grandes espèces, notamment les aloses, peuvent atteindre 80 cm .
Les Clupeiformes sont décrits comme des poissons sans épines, à écailles cycloïdes, avec une seule nageoire dorsale, et appartenant à un groupe très ancien ayant conservé des caractères primitifs, ce qui explique leur morphologie relativement uniforme malgré une grande diversité mondiale .

Présence des Clupeiformes en Aquitaine En Aquitaine (Nouvelle‑Aquitaine), les Clupeiformes sont très bien représentés. En mer, la sardine, l’anchois, le sprat et parfois le maquereau (associé aux mêmes bancs) sont abondants sur la côte Atlantique, notamment dans le golfe de Gascogne. Dans les eaux douces et estuariennes, les aloses sont emblématiques des fleuves régionaux : Garonne, Dordogne, Adour, Charente. L’alose vraie et l’alose feinte y effectuent leurs migrations de reproduction. L’estuaire de la Gironde est l’un des principaux sites européens pour ces espèces.

Habitat des Clupeiformes en France Les espèces marines vivent dans les eaux côtières, les baies, les estuaires, les zones pélagiques superficielles et les upwellings du golfe de Gascogne. Les espèces migratrices fréquentent les estuaires, puis remontent les fleuves pour frayer dans les eaux douces courantes, sur des fonds graveleux ou sableux. Les juvéniles utilisent souvent les zones estuariennes comme nurseries.

Statut des Clupeiformes en France La sardine et l’anchois sont des espèces commerciales importantes, globalement non menacées, mais soumises à des variations de stocks et à une gestion halieutique stricte. Le sprat est également exploité mais moins sensible. Les aloses, en revanche, sont en déclin, classées comme vulnérables ou quasi menacées selon les régions, en raison des barrages, de la pollution, de la dégradation des frayères et de la surpêche historique. L’estuaire de la Gironde reste un réservoir majeur, mais les populations sont surveillées et font l’objet de plans de conservation.

Aulopiformes
(env 10 esp)

1. Présence sur les côtes françaises
2. taille et poids
3. En Aquitaine
4. Marine ou d'eau douce
5.  Statut et effectifs en France des Clupéiformes

Synodus saurusPoisson lézard
(20-30 cm, moins de 300 g)
Chlorophthalmus agassiziŒil vert d’Agassiz
(15-25 cm, moins de 200 g)
Alepisaurus feroxPoisson sabre féroce
(100-150 cm, moins de 10 kg)
Paralepis coregonoidesParalepis corégonoïde
(20-35 cm, moins de 300 g)

Présence des Aulopiformes en France Les Aulopiformes sont présents sur l’ensemble des côtes françaises, principalement en Atlantique et en Méditerranée, avec plusieurs espèces communes comme le poisson‑lézard européen (Synodus saurus), le chlorophthalme (Chlorophthalmus agassizi), les sabres du genre Alepisaurus et divers poissons mésopélagiques comme les myctophiformes apparentés. Ils sont surtout observés dans les zones côtières profondes, les pentes continentales et les fonds meubles.

Présence des Aulopiformes en Aquitaine En Aquitaine (Nouvelle‑Aquitaine), les Aulopiformes sont bien représentés dans le golfe de Gascogne, notamment le poisson‑lézard européen, fréquent sur les fonds sableux et graveleux de la côte basque et girondine. Les chlorophthalmes et certains sabres sont également présents dans les fonds plus profonds du large. Ils ne fréquentent pas les eaux douces régionales.

En France, les Aulopiformes sont presque exclusivement représentés par des espèces marines profondes de petite à moyenne taille, généralement comprises entre 10 et 60cm, avec un poids allant de quelques dizaines de grammes à environ 1kg selon les espèces.

Habitat des Aulopiformes en France Les Aulopiformes occupent principalement les fonds meubles, les pentes continentales, les zones démersales entre 20 et 500 m, et parfois les grands fonds jusqu’à plus de 1000 m selon les espèces. Le poisson‑lézard vit sur les fonds sableux côtiers, souvent immobile et camouflé. Les sabres et espèces mésopélagiques vivent dans la colonne d’eau profonde, parfois avec des migrations verticales nocturnes.

Statut des Aulopiformes en France Les Aulopiformes ne sont pas considérés comme menacés en France. Le poisson‑lézard est classé comme espèce commune et non préoccupante. Les espèces profondes comme les chlorophthalmes ou les sabres sont peu exploitées et ne présentent pas de risque de surexploitation notable, bien que certaines soient sensibles aux prises accessoires des pêcheries profondes. Aucune espèce d’Aulopiforme n’est protégée au niveau national.

Anguilliformes
(env 20 esp)

1. Présence sur les côtes françaises
2. taille et poids
3. En Aquitaine
4. Marine ou d'eau douce
5.  Statut et effectifs en France des Anguilliformes

Anguilla anguillaAnguille européenne
(80-150 cm, moins de 13 kg)
Conger congerCongre commun
(200-300 cm, moins de 50 kg)
Muraena helenaMurène commune
(120-150 cm, moins de 15 kg)
Heteroconger hassiAnguille jardinière mouchetée
(20-40 cm, moins de 100 g)
Moringua edwardsiAnguille-spaghetti d’Edward
(moins de 35 cm, moins de 10 g)
Ophichthus rufusSerpenton rouge
(moins de 80 cm, moins de 1 kg)
Nettastoma melanurumAnguille à bec noir
(moins de 100 cm, moins de 2 kg)
Synaphobranchus kaupiiAnguille égorgée de Kaup
(moins de 70 cm, moins de 2 kg)


Les côtes françaises abritent plusieurs Anguilliformes marins, principalement le congre européen (Conger conger), très commun sur les fonds rocheux de l’Atlantique et de la Méditerranée, ainsi que plusieurs murènes (notamment Muraena helena en Méditerranée). D’autres espèces plus discrètes, comme certains ophichthidés (anguilles-serpents), sont également présentes. Ces espèces sont strictement marines et ne remontent jamais les eaux douces. L’unique Anguilliforme capable de fréquenter les eaux continentales françaises est l’Anguille européenne (Anguilla anguilla), qui utilise les estuaires comme zones de passage entre la mer et les rivières.

En France, les Anguilliformes vont de petites anguilles‑serpents de 20–40 cm à de très grands congres dépassant 2m et 50–60 kg ; la plupart des espèces françaises mesurent entre 30 cm et 1,5 m selon la famille.

En Aquitaine (Nouvelle-Aquitaine), les Anguilliformes marins présents sur la côte Atlantique sont surtout le congre, très commun sur les fonds rocheux du golfe de Gascogne, et quelques espèces de murènes plus rares. Dans les eaux douces et saumâtres, seule l’Anguille européenne est présente. L’estuaire de la Gironde, la Garonne, la Dordogne, l’Adour, la Leyre et leurs affluents constituent des zones majeures de migration et de croissance pour cette espèce, faisant de l’Aquitaine l’un des secteurs les plus importants d’Europe pour l’anguille.

Les Anguilliformes sont majoritairement marins. Le congre, les murènes et les anguilles-serpents vivent exclusivement en mer. L’Anguille européenne est une exception : c’est une espèce catadrome, qui vit en eau douce mais se reproduit en mer. Elle passe plusieurs années dans les rivières, les lacs et les zones humides, puis migre vers la mer des Sargasses pour frayer. Ainsi, en France, l’ordre des Anguilliformes est presque entièrement marin, avec une seule espèce occupant durablement les eaux douces.

Parmi les Anguilliformes présents en France, seule l’Anguille européenne est menacée. Elle est classée CR – En danger critique d’extinction, avec une chute de 90 à 95 % de ses effectifs depuis les années 1980. Les arrivées de civelles dans les estuaires français représentent aujourd’hui moins de 10 % des niveaux historiques. Les causes principales sont la surpêche, les barrages, la pollution, la perte d’habitats, les parasites et les changements océaniques affectant la dérive larvaire. Les Anguilliformes marins (congre, murènes) ne sont pas menacés en France et ne présentent pas de statut critique. L’Anguille européenne est donc la seule espèce de l’ordre nécessitant des mesures de conservation urgentes, et la France joue un rôle majeur dans sa survie.

Lampridiformes
(env 3 esp)


 
Lampris guttatusLampris royal
(moins de 200 cm, moins de 270 kg)
Trachipterus trachypterusPoisson ruban commun
(moins de 300 cm, moins de 15 kg)

 
Polymixiiformes
(env 2 esp)

 

Polymixia nobilisBarbe noble
(moins de 48 cm, moins de 1 kg)
Polymixia loweiBarbe de Lowe
(moins de 30 cm, moins de 500 g)




 

 
Esociformes
(1 esp)

1. Présence sur les côtes françaises
2. taille et poids
3. En Aquitaine
4. Marine ou d'eau douce
5.  Statut et effectifs en France du brochet commun

 

 

 

Esox luciusBrochet commun
(40-70 cm, moins de 10 kg)

 

 
Osmériformes
(env 3 esp)

 

Osmerus eperlanusÉperlan europeen
(15-18 cm, moins de 200 g)
Spirinchus lanceolatusÉperlan japonais
(12-15 cm, moins de 50 g)

 

 
Salmoniformes
(env 5 esp)

1. Présence sur les côtes françaises
2. taille et poids
3. En Aquitaine
4. Marine ou d'eau douce
5.  Statut et effectifs en France des Salmoniformes

 

 

Salmo salarSaumon de l'Atlantique
(70-90 cm, moins de 8 kg)
Salmo truttaTruite commune
(30-60 cm, moins de 3 kg)
Thymallus thymallusOmbre commun
(25-40 cm, moins de 1 kg)
Hucho huchoSaumon du Danube
(60-100 cm, moijns de 15 kg)


 

 

Les Salmoniformes ne sont pas présents sur les côtes françaises en tant qu’espèces marines résidentes, mais certaines formes anadromes comme le Saumon atlantique (Salmo salar) et la Truite de mer (Salmo trutta trutta) peuvent apparaître brièvement dans les estuaires lorsqu’elles remontent les fleuves pour se reproduire, sans jamais constituer une faune littorale permanente.

Les Salmoniformes présents en France appartiennent tous à la famille des Salmonidae, qui regroupe les truites, saumons, ombles et corégones. Leur taille varie fortement selon l’espèce, mais les données disponibles montrent une amplitude allant de 20 à 80 cm pour la plupart des espèces, avec des extrêmes dépassant 1 m pour le Saumon atlantique. Les salmonidés sont décrits comme des poissons emblématiques des rivières françaises, vivant dans des eaux fraîches et oxygénées, et présentant des tailles de capture réglementées

En Nouvelle‑Aquitaine, les Salmoniformes sont surtout représentés dans les bassins de l’Adour, de la Nivelle, de la Dordogne et de la Garonne, où subsistent des populations de Saumon atlantique, de Truite fario (Salmo trutta fario) et de Truite de mer, bien que les effectifs aient fortement diminué dans les grands axes fluviaux en raison des barrages, de la pollution et de la dégradation des habitats.

Les Salmoniformes sont des poissons d’eau douce pour la reproduction, avec deux modes de vie : les formes anadromes comme le Saumon atlantique et la Truite de mer, qui naissent en rivière, grandissent en mer puis reviennent frayer en eau douce, et les formes strictement dulçaquicoles comme la Truite fario, l’Omble chevalier, l’Omble de fontaine ou le Cristivomer, qui accomplissent tout leur cycle en eau douce.

Le Saumon atlantique est en fort déclin, avec des effectifs réduits à quelques milliers d’individus annuels concentrés dans l’Adour, la Nivelle et certains cours d’eau bretons, tandis que la Truite de mer est considérée comme vulnérable avec des populations faibles mais encore présentes dans l’Adour et la Nivelle, alors que la Truite fario, bien que classée en préoccupation mineure, montre des populations fragilisées par le réchauffement, la pollution et la fragmentation des cours d’eau, et que les espèces introduites comme l’Omble de fontaine et le Cristivomer présentent des effectifs localisés mais globalement stables grâce aux repeuplements.
Argentiniformes
(env 4 esp)
Argentina sphyraenaArgentine
(20-35 cm, moins de 150 g)
Opisthoproctus soleatusPoisson miroir
(moins de 15 cm, moins de 50 g)
Dolichopteryx longipesPoisson aux longues nageoires
(moins de 20 cm, moins de 100 g)
 
Myctophiiformes
env 15 esp)
Myctophum punctatumMyctophum ponctué
(5-11 cm, moins de 10 g)
Lampanyctus crocodilusLampanyctus crocodile
(moins de 12 cm, moins de 15 g)
Benthosema glacialeBenthosema glacial
(4-7 cm, moins de 5 g)
Hygophum benoitiHygophum de Benoit
(3-6 cm, moins de 5 g)
 
Stomiiformes
(env 10 esp)
Maurolicus muelleriMaurolicus de Müller
(3-6 cm, moins de 5 g)
Argyropelecus hemigymnusHachette demi-nue
(3-5 cm, moins de 1 g)
Vinciguerria attenuataVinciguerria atténuée
(2-4 cm, moins de 1 g)
Chauliodus sloaniChauliodus de Sloane
(moins de 35 cm , moins de 500 g)
 
Gadiformes
(env 15 esp)
Morue de l’Atlantique (Gadus morhua)
(moins de 200 cm , moins de 100 kg)
Merlan (Merlangius merlangus)
(moins de 70 cm , moins de 3 kg)

Lieu noir (Pollachius virens)
(moins de 130 cm , moins de 10 kg)

Aiglefin (Melanogrammus aeglefinus)
(moins de 110 cm , moins de 20 kg)
Lieu jaune (Pollachius pollachius)
(moins de 75 cm , moins de 5 kg)

Merlan bleu
(Micromesistius poutassou)
(moins de 50 cm , moins de 1 kg)

Colin d’Alaska (Gadus chalcogrammus)
(moins de 90 cm , moins de 5 kg)

Lotte (Lota lota)
(moins de 150 cm , moins de 25 kg)
 
Ophidiformes
(env 5 esp)
Brosme (Brosme brosme)
(moins de 110 cm , moins de 15 kg)

Lingue bleue (Molva dypterygia)
(moins de 155 cm , moins de 30 kg)

Lingue franche (Molva molva)
(moins de 200 cm , moins de 45 kg)

Grande argentine (Argentina silus)
(moins de 70 cm , moins de 3 kg)
 
Lophiiformes
(env 3 esp)
Baudroie commune (Lophius piscatorius)
(moins de 200 cm , moins de 60 kg)

Baudroie rousse (Lophius budegassa)
(moins de 150 cm , moins de 30 kg)

 
 

 

Atheriniformes
(env 3 espèces)
 
Atherina boyeriAthérine de Méditerranée
(5-20 cm, moins de 100 g)
Atherina presbyterAthérine de l’Atlantique
(10-15 cm, moins de 100 g)
Atherina hepsetusAthérine à grandes écailles
(10-15 cm, moins de 100 g)

 

 
Beloniformes
(2 espèces)
 
Belone beloneOrphie commune
(50-60 cm, plus de 1 kg)
Hyporhamphus picartiDemi-bec de Picart
(20-30 cm, moins de 1 kg)

 
Beryciformes
(2 espèces)
 
Sargocentron rubrumPoisson-soldat rouge
(27 cm, moins de 500 g)
Holocentrus adscensionisPoisson-écureuil de l’Atlantique
(25-30 cm, moins de 1,2 kg)

 
Cyprinodontiformes
(env 12 espèce)
Aphanius fasciatusAphanius des lagunes
(3-5 cm, moins de 10 g)

Gambusia holbrookiGambusie de l’Est
(4-6 cm, moins de 10 g)
Valencia letourneuxiValencia de Letourneux
(5-8 cm, moins de 10 g)
. Fundulus heteroclitusFundule commun
(6-18 cm, moins de 100 g)

 

 
Gasterosteiformes
(2 espèces)
Gasterosteus aculeatusÉpinoche à trois épines
(4-7 cm, moins de 10 g)
 Pungitius pungitiusÉpinoche à neuf épines
(4-6 cm, moins de 10 g)

 
Mugiliformes
(env 7 espèces)
Chelon labrosusMulet lippu
(30-60 cm, moins de 3 kg)
Liza aurataMulet doré
(25-50 cm, moins de 2 kg)
Liza ramadaCabot
(30-60 cm, moins de 3 kg)
Mugil cephalusMulet à grosse tête
(40-80 cm, moins de 6 kg)

 

 
Perciformes
(env 100 espèces)
Dicentrarchus labraxBar commun (ou loup de mer)
(40-80 cm, moins de 7 kg)
Perca fluviatilisPerche commune
(20-40 cm, moins de 2 kg)
Serranus cabrillaSerran chèvre
(15-30 cm, moins de 500 g)
Symphodus tincaCrénilabre paon
(15-25 cm, moins de 500 g)
Gobius nigerGobie noir
(10-18 cm, moins de 100 g)
Labrus bergyltaVieille commune
(30-50 cm, moins de 3 kg)
Centracanthus cirrusCentracanthe à filament
(10-20 cm, moins de 200 g)
Chromis chromisCastagnole
(8-15 cm, moins de 100 g)


 
Pleuronectiformes
(env 17 espèce)
Solea soleaSole commune
(30-40 cm, moins de 2 kg)
Limanda limandaLimande commune
(20-35 cm, moins de 1 kg)
Platichthys flesusFlet commun
(30-50 cm, moins de 2 kg)
Pleuronectes platessaPlie commune , ou carrelet
(25-50 cm, moins de 3 kg)
Hippoglossus hippoglossus Flétan de l'Atlantique
(100-250 cm, moins de 200 kg)
Scophthalmus maximus Turbot
(50-70 cm, moins de 10 kg)

 
Scorpaeniformes
(env 22 espèces)
Scorpaena scrofaGrande rascasse rouge
(25-50 cm, moins de 3 kg)
Scorpaena porcusRascasse brune
(15-30 cm, moins de 1 kg)

Taurulus bubalisChabot commun
(10-18 cm, moins de 200 g)
Chelidonichthys lucernaGrondin perlon
(25-50 cm, moins de 2 kg)

 
Tetraodontiformes
(env 6 espèces)
Balistes capriscusBaliste commun
(30-60 cm, moins de 4 kg)
Diodon hystrixPoisson-porc-épic armé
(30-50 cm, moins de 3 kg)
Lagocephalus sceleratusPoisson-globe argenté
(40-60 cm, moins de 5 kg)
Mola molaPoisson-lune commun
(100-250 cm, moins de 2 t)

 
Zeiformes
(1 espèce)
Zeus faberSaint-pierre
(30-50 cm, moins de 3 kg)