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Classification (env 325.000 esp)
Métaphytes-Trachéophytes-Angiospermes
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Groupes |
Espèces
représentatives |
Description |
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"Lignées basales"
(env 200 esp)
1. Présentation et
description
2. distribution geographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Mode de vie et longévité
5. Taille et particularité
6. Prédateurs
7. Variétés et nombre d'espèces du groupe
8. Statut des "Lignées basales" |
Amborella trichopoda — amborelle
Nymphaea alba — nénuphar blanc
Nuphar lutea — nénuphar jaune
Austrobaileya scandens — austrobaileya grimpante
Illicium floridanum — anis étoilé de Floride
Schisandra chinensis — schisandre de Chine
Magnolia grandiflora — magnolia à grandes fleurs
Liriodendron tulipifera — tulipier de Virginie

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Les
Lignées basales des Angiospermes regroupent les
groupes les plus anciens et les plus primitifs des plantes à fleurs,
comprenant notamment les
Amborellales,
Nymphaeales et
Austrobaileyales, caractérisées par des fleurs simples, des
structures reproductrices archaïques, des caractères proches des
premiers angiospermes du Crétacé et une position phylogénétique
située à la base de l’arbre évolutif des plantes à fleurs.
Les lignées basales des
angiospermes présentent une distribution
disjointe et souvent
relique, les
Amborellales étant
limitées à la
Nouvelle‑Calédonie, les
Nymphaeales occupant
des eaux calmes du
monde entier, et les
Austrobaileyales étant présentes en
Asie du Sud‑Est, en
Australie et en
Amérique, ces
groupes colonisant des habitats très variés allant des
milieux aquatiques
aux forêts humides tropicales.
En France, les lignées basales
sont représentées uniquement par certaines
Nymphaeales comme
Nymphaea alba ou
Nuphar lutea présentes dans les
étangs,
mares et
cours d’eau lents,
tandis qu’en Aquitaine
ces espèces sont bien implantées dans les
zones humides, les
lacs, les
douves, les
marais et les
réseaux hydrauliques
des Landes et de la Gironde, les autres lignées basales étant
absentes car strictement tropicales.
Les lignées basales
des angiospermes adoptent un mode de vie dépendant de leur habitat,
les Nymphaeales
étant aquatiques
avec des rhizomes pérennes très durables, tandis que les
Austrobaileyales et
Amborellales sont
des plantes
forestière‑tropicales à croissance lente, la longévité
étant souvent élevée grâce à des structures végétatives robustes et
à une faible compétition dans leurs niches écologiques spécialisées.
Les lignées basales
présentent des tailles très variables allant de
quelques centimètres
pour certaines nymphéas à
plusieurs mètres pour des arbustes tropicaux comme
Amborella, et se
distinguent par des
caractères primitifs tels que des fleurs peu différenciées,
des carpelles libres, des graines à structures archaïques et une
organisation florale reflétant les premiers stades de l’évolution
des angiospermes.
Les lignées basales sont
prédatées par divers invertébrés
aquatiques (larves d’insectes, gastéropodes) pour les
Nymphaeales, et par des
insectes phytophages,
coléoptères,
lépidoptères ou
mammifères herbivores
pour les espèces terrestres, mais leur prédation reste modérée grâce à
des composés aromatiques,
des tissus coriaces ou
des habitats isolés
limitant la pression herbivore.
Les lignées basales
regroupent environ 200 espèces
réparties dans trois grands groupes : les
Amborellales (1 espèce),
les Nymphaeales (environ
70 espèces) et les
Austrobaileyales (environ 100 espèces), cette diversité réduite
reflétant des lignées anciennes ayant conservé des traits primitifs et
occupant des niches écologiques très spécialisées. La
lignée basale est utilisée parce que certains groupes
d’angiospermes comme les Amborellales,
Nymphaeales et Austrobaileyales occupent une
position phylogénétique très proche du point d’origine
des plantes à fleurs, leurs caractères morphologiques, anatomiques et
génétiques étant considérés comme primitifs ou
ancestraux, ce qui signifie qu’ils se sont séparés très tôt du
reste des angiospermes modernes, formant ainsi les premières branches de
l’arbre évolutif, cette classification ne signifiant pas qu’ils sont
“simples” ou “moins évolués”, mais qu’ils représentent des
lignages anciens ayant conservé des traits proches des premiers
angiospermes du Crétacé.
Les lignées basales
présentent un statut globalement
fragile, plusieurs espèces étant
rares,
endémiques ou
menacées en raison de la
destruction des habitats tropicaux, de la pollution des zones humides et
de leur faible capacité de dispersion, ces groupes étant essentiels pour
comprendre l’évolution des plantes à fleurs et constituant des priorités
de conservation à l’échelle mondiale. |
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Magnoliidées
(env 7.400 esp) 1. Présentation et
description
2. Distribution geographique et habitat
3. Place des Magnoliidées
au sein des Angiospermes
4. Variétés des Magnoliidées
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Les
Magnoliidées (ou
Magnoliids) constituent un grand clade basal d’angiospermes
regroupant des plantes
aromatiques, souvent
ligneuses, caractérisées par des
fleurs à pièces spiralisées,
des huiles essentielles,
des feuilles entières et
une organisation florale considérée comme
archaïque, ce groupe
comprenant notamment les
Magnoliales, Laurales,
Canellales et
Piperales, représentant
une étape clé dans l’évolution des plantes à fleurs.
Les
Magnoliidées sont
largement distribuées dans les
régions tropicales et subtropicales d’Asie, d’Amérique,
d’Afrique et d’Océanie, occupant des habitats
forestiers humides,
montagnards,
côtiers,
nébuleux,
méditerranéens ou
subtropicaux, leur
présence étant fortement liée aux
forêts denses, aux sols
riches, aux climats
chauds et à des environnements où l’humidité atmosphérique est
élevée.
Au sein des
Angiospermes, les
Magnoliidées occupent
une position basale
parmi les Eudicotylédones
et les Monocotylédones,
formant l’un des trois grands clades d’angiospermes modernes, mais se
distinguant par des caractères
floraux primitifs, des
vaisseaux conducteurs moins spécialisés et une chimie riche en
huiles essentielles, ce
qui en fait un groupe crucial pour comprendre l’évolution des premières
plantes à fleurs.
Les
Magnoliidées présentent
une grande diversité comprenant des
arbres,
arbustes,
lianes et quelques
herbacées, réparties
dans quatre grands ordres : les
Magnoliales (magnolias, annonacées), les
Laurales (lauriers, canneliers), les
Piperales (poivriers, aristoloches) et les
Canellales (canellacées, winteracées), cette variété
reflétant une adaptation remarquable aux
forêts tropicales humides
et aux milieux subtropicaux. |
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Monocotylédones 1. Présentation et
description
2. Distribution geographique et habitat
3. Place des Monocotylédones au sein des Angiospermes
4. Variétés des Monocotylédones
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Les
Monocotylédones sont un grand clade d’angiospermes
caractérisé par la présence d’un
seul cotylédon à la germination, des
feuilles à nervation parallèle,
des fleurs généralement trimères,
un système racinaire fasciculé,
une tige sans croissance
secondaire véritable et des
graines riches en albumen,
ce groupe comprenant certaines des plantes les plus importantes de la
planète comme les graminées,
orchidées et
palmiers.
Les
Monocotylédones sont
présentes sur tous les continents,
occupant une immense variété d’habitats tels que les
prairies, les
forêts tropicales, les
zones humides, les
milieux aquatiques, les
déserts, les
zones alpines, les
forêts tempérées et les
milieux anthropisés,
leur distribution mondiale étant liée à leur
plasticité écologique,
leur évolution rapide et
leur capacité à coloniser des
milieux extrêmes.
Au sein des
Angiospermes, les
Monocotylédones
constituent l’un des deux grands clades majeurs avec les
Eudicotylédones, se distinguant par des
caractères morphologiques et
anatomiques uniques tels que la
nervation parallèle,
l’absence de vrai cambium
secondaire, la structure
particulière des racines et la
floraison trimère, ce
qui en fait un groupe essentiel pour comprendre la diversification
rapide des plantes à fleurs modernes.
Les
Monocotylédones
présentent une diversité exceptionnelle comprenant des
graminées (Poaceae), des
orchidées (Orchidaceae),
des palmiers (Arecaceae),
des joncs (Juncaceae),
des cypéracées (Cyperaceae),
des arum (Araceae), des
agaves, des
iris, des
lis et de nombreuses
plantes aquatiques ou
xérophytes, cette
variété reflétant une adaptation remarquable à des milieux allant des
zones humides aux
déserts chauds. |
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Eudicotylédones 1. Présentation et
description
2. Distribution geographique et habitat
3. Place des
Eudicotylédones
au sein des Angiospermes
4. Variétés des
Eudicotylédones
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Les
Eudicotylédones constituent le plus vaste clade des
Angiospermes, regroupant environ
75 % des plantes à fleurs ; elles se caractérisent par un
pollen tricolpé, des
feuilles à nervation réticulée,
des fleurs souvent pentamères,
et une tige à faisceaux
vasculaires disposés en anneau ; ce groupe immense inclut aussi
bien des arbres, arbustes, herbacées, plantes grimpantes que des plantes
aquatiques, formant la majorité de la flore terrestre moderne.
Les
Eudicotylédones dans le monde sont présentes sur tous
les continents, des régions tropicales aux zones arctiques, des déserts
aux forêts humides, des montagnes aux littoraux ; elles occupent tous
les types d’habitats : forêts tempérées, forêts tropicales, prairies,
garrigues, zones humides, tourbières, dunes, milieux alpins, zones
agricoles et milieux urbains ; leur plasticité écologique explique leur
domination dans la végétation mondiale.
Les
Eudicotylédones forment l’un des grands clades des
Angiospermes, aux côtés des
Monocotylédones, des
Magnoliidées, des
Ceratophyllales et des lignées basales (ANA grade) ; elles
appartiennent au groupe des
Mesangiospermes et se divisent en plusieurs lignées majeures :
les Eudicots basales
(Ranunculales, Proteales…), puis les
Pentapetalae,
elles‑mêmes scindées en
Superrosidae (Rosidae + Saxifragales) et
Superasteridae
(Caryophyllales + Asteridae) ; ce clade regroupe les familles les plus
riches et les plus évoluées des plantes à fleurs.
La
diversité des Eudicotylédones est immense, avec plus de
200 000 espèces ; parmi
les groupes majeurs figurent les
Rosaceae, Fabaceae,
Asteraceae,
Brassicaceae,
Caryophyllaceae,
Ericaceae,
Lamiaceae,
Apiaceae,
Fagaceae,
Malvaceae,
Sapindaceae,
Ranunculaceae,
Papaveraceae,
Cactaceae,
Amaranthaceae,
Solanaceae,
Gentianaceae,
Primulaceae et bien
d’autres ; cette diversité couvre toutes les formes de vie végétale :
arbres, arbustes, plantes herbacées, plantes succulentes, plantes
carnivores, plantes alpines, espèces aquatiques et espèces pionnières. |
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