Aranéides

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Classification (env 53.000 espèces)
Métazoaires-Triploblastiques-Invertébrés-Protostomiens-Ecdysozoaires-Arthropodes-Chélicérates-Arachnides-Aranéides
(Araignées proprement dites, Mygales...)

 

Clades

Espèces representatives

Description

Mesothelae
(env 25 esp)

1. Taille
2. Distribution
3. Adaptation et habitat
4. Régime alimentaire
5. Prédateurs
6. Mode de reproduction
7. Degré de dangerosité
8. Groupes princiapux chez les Mesothelae

 

 

  

 

 

 

Liphistius desultorAraignée segmentée de Malaisie
Liphistius batuensisAraignée des grottes de Batu
Heptathela kimurai — Araignée segmentée du Japon
Ryuthela sasakiiAraignée segmentée de Ryūkyū
 

                         

Les Mesothèles sont des araignées de petite à moyenne taille, variant selon les espèces mais généralement comprises dans une fourchette allant de quelques centimètres pour les plus petites à des tailles plus importantes pour certaines espèces. Elles sont décrites comme medium to large spiders dans les sources scientifiques .
Les Mesothèles sont strictement asiatiques. Toutes les espèces actuelles sont présentes en Chine, au Japon et en Asie du Sud‑Est, souvent dans des zones très restreintes comme des grottes, des forêts isolées ou des massifs montagneux .
Elles possèdent un abdomen segmenté, caractère ancestral unique parmi les araignées modernes, avec des filières situées au milieu de l’abdomen. Elles vivent dans des terriers munis d’un piège à trappe et de fils‑pièges qui détectent les vibrations. Ce mode de vie fouisseur et sédentaire est confirmé par leur description comme burrowing spiders et ambush predators .
Les Mesothèles sont des prédateurs strictement carnivores, capturant des insectes et autres petits arthropodes qui passent devant leur terrier. Elles attendent immobiles et surgissent lorsque les fils‑pièges vibrent, comportement décrit comme sedentary ambush predation .
Les sources ne listent pas de prédateurs spécifiques, mais leur mode de vie souterrain et leur piège à trappe suggèrent qu’elles sont vulnérables aux petits mammifères insectivores, reptiles, amphibiens et arthropodes prédateurs. Leur statut de «living fossils» et leur habitat très restreint les rendent également sensibles aux perturbations environnementales et à la destruction d’habitat .
Les Mesothèles ont une reproduction similaire à celle des autres araignées : accouplement dans le terrier, ponte d’un cocon et développement juvénile dans l’abri. Elles sont longévives, certaines vivant 5 à 18 ans, ce qui est exceptionnel pour des araignées et confirmé par les données sur leur biologie .
Les Mesothèles sont parmi les araignées les moins dangereuses pour l’humain. Leur venin est faiblement toxique, adapté à la capture de petits arthropodes, et ne provoque en général que des réactions locales modérées en cas de morsure : douleur, rougeur, léger gonflement. Elles ne possèdent pas de toxines connues pour causer des effets systémiques sérieux chez les mammifères. Leur comportement est extrêmement discret et non agressif : elles vivent dans des terriers fermés par une trappe, sortent rarement, et ne mordent que si elles sont manipulées ou écrasées. Leur mode de vie fouisseur limite fortement les interactions avec l’humain, ce qui réduit encore davantage le risque réel.
En résumé, les Mesothelae sont des araignées inoffensives, peu enclines à mordre, et leur venin n’est pas médicalement significatif. Elles ne représentent aucun danger notable pour l’humain, surtout comparées à certains Mygalomorphes australiens ou à quelques Aranéomorphes venimeux comme Phoneutria ou Latrodectus.
Les Mesothèles constituent un sous‑ordre de l’ordre des Araneae, et toutes les espèces actuelles appartiennent à une seule famille vivante, les Liphistiidae, qui se divise en deux sous‑groupes selon les classifications : les Liphistiinae, ne comprenant que le genre Liphistius, et les Heptathelinae, qui regroupent sept genres asiatiques. Certaines classifications considèrent ces deux sous‑familles comme suffisamment distinctes pour être élevées au rang de familles séparées, donnant alors les Liphistiidae et les Heptathelidae, distinction fondée sur des différences morphologiques et biogéographiques fines.

Mygalomorphae
(env 2.650 esp)

1. Taille
2. Distribution
3. Adaptation et habitat
4. Régime alimentaire
5. Prédateurs
6. Mode de reproduction
7. Degré de dangerosité
8. Groupes princiapux chez les Mygalomorphae


 

 

 

 

 

 

Theraphosa blondi Mygale géante de Guyane, ou Goliath
Aphonopelma chalcodes
Mygale du désert de Sonora
Grammostola rosea
Mygale rose du Chili
Atrax robustus
Araignée à toile en entonnoir de Sydney
Poecilotheria regalis
Mygale royale arboricole 
Haplopelma lividumMygale cobalt de Thaïlande
Stanwellia griseaMygale grise australienne
Actinopus azaghalMygale d’Azaghal
 

                     
                     

 

Les Mygalomorphes sont des araignées de moyenne à grande taille, souvent robustes, avec un corps massif et des chélicères orientées vers le bas. Leur taille varie généralement de 2 à 10 cm pour le corps, mais certaines espèces atteignent 12 cm, et leur envergure peut dépasser 25 cm chez les plus grandes mygales.
Les Mygalomorphes sont présents sur tous les continents, sauf l’Antarctique. Ils sont particulièrement diversifiés dans les régions tropicales et subtropicales, mais aussi bien représentés en Australie, en Amérique du Sud, en Afrique, en Asie du Sud‑Est et dans certaines zones tempérées.
Ils possèdent des chélicères parallèles (orthognathes), un caractère primitif, et un corps robuste adapté à la vie fouisseuse. La majorité vit dans des terriers, parfois munis d’une trappe ou de fils‑pièges. D’autres construisent des tubes de soie sous pierres ou racines. Leur mode de vie est très sédentaire, et ils défendent un territoire restreint.
Les Mygalomorphes sont des prédateurs carnivores. Ils capturent principalement des insectes, mais aussi des myriapodes, crustacés terrestres, petits reptiles, amphibiens et parfois de petits mammifères. Leur stratégie repose sur l’embuscade, surgissant rapidement depuis leur terrier ou leur tube de soie.
Leurs prédateurs incluent des oiseaux, des reptiles, des mammifères insectivores, des amphibiens, ainsi que des guêpes pompiles spécialisées qui paralysent les araignées pour nourrir leurs larves. Les jeunes mygalomorphes sont particulièrement vulnérables.
La reproduction est sexuée, avec un accouplement souvent délicat en raison du risque de prédation du mâle par la femelle. Les femelles pondent un cocon contenant plusieurs dizaines à centaines d’œufs. Elles sont longévives, certaines vivant 15 à 25 ans, parfois plus, tandis que les mâles ont une durée de vie bien plus courte.
Les Mygalomorphes sont des araignées robustes, dotées de chélicères puissantes et d’un venin généralement conçu pour neutraliser des proies de petite taille. Dans l’ensemble, leur dangerosité pour l’humain est faible, car leur venin est souvent peu toxique pour les mammifères et leurs morsures, bien que douloureuses, provoquent surtout une réaction locale : douleur, œdème, rougeur, parfois nausées ou malaise léger. Leur comportement est peu agressif, et elles préfèrent fuir ou se défendre par des postures d’intimidation plutôt que mordre.
Cependant, il existe des exceptions notables. Les espèces les plus dangereuses appartiennent principalement aux Atracidae, notamment les genres Atrax et Hadronyche (araignées‑entonnoirs australiennes). Leur venin contient des neurotoxines puissantes pouvant provoquer des symptômes systémiques sérieux. Avant l’introduction de l’antivenin, certaines morsures étaient potentiellement mortelles, mais aujourd’hui les décès sont devenus extrêmement rares.
Les Theraphosidae (mygales au sens strict), malgré leur taille impressionnante, sont peu dangereuses : leur venin est modéré et les accidents graves sont exceptionnels. Certaines espèces possèdent des soies urticantes pouvant provoquer des irritations cutanées ou oculaires, mais cela reste un risque mineur.
Dans l’ensemble, les Mygalomorphes sont donc moins dangereuses que leur apparence ne le suggère. Leur venin est rarement médicalement significatif, leur comportement est défensif plutôt qu’agressif, et seules quelques espèces australiennes constituent un véritable risque. Leur dangerosité globale est donc faible à modérée, avec un petit nombre d’espèces réellement problématiques.
Les Mygalomorphes regroupent plusieurs familles importantes, parmi lesquelles les Theraphosidae, qui correspondent aux mygales au sens strict, très diversifiées et largement répandues ; les Atracidae, araignées‑entonnoirs australiennes dont certaines espèces possèdent un venin médicalement significatif ; les Hexathelidae, araignées‑entonnoirs fouisseuses ; les Nemesiidae, comprenant de nombreuses espèces vivant dans des terriers ; les Idiopidae, spécialisées dans la construction de trappes élaborées ; les Ctenizidae, représentant les araignées‑trappes classiques ; les Barychelidae, mygales arboricoles ou semi‑fouisseuses ; et les Actinopodidae, araignées‑entonnoirs sud‑américaines. L’ensemble de ces familles illustre la grande diversité morphologique et écologique du groupe, qui va des grandes mygales robustes aux petites araignées fouisseuses discrètes.

Araneomorphae
(env 49.000 esp)

1. Taille
2. Distribution
3. Adaptation et habitat
4. Régime alimentaire
5. Prédateurs
6. Mode de reproduction
7. Degré de dangerosité
8. Groupes princiapux chez les Araneomorphae

 

 

 

 

Latrodectus mactans,  veuve noire américaine
Phoneutria fera, araignée errante amazonienne
Loxosceles reclusa, recluse brune
Delena cancerides, chasseresse sociale australienne
Heteropoda maxima, chasseresse géante du Laos
Argiope aurantia, épeire dorée d’Amérique
Nephila pilipes, néphile géante asiatique
Cupiennius salei, araignée-banane d’Amérique centrale
 

                        
                        

 

Les Aranéomorphes sont majoritairement petites à moyennes, avec un corps variant de 2 à 20 mm selon les familles. Certaines espèces atteignent 30 mm, mais elles restent globalement plus petites que les Mygalomorphes. Leur diversité morphologique est immense, allant des minuscules Symphytognathidae (moins de 1 mm) aux grandes Sparassidae.
Elles représentent 93,5 % de toutes les araignées décrites, soit près de 49000 espèces réparties dans 93 familles sur 109 . Elles sont présentes sur tous les continents, dans presque tous les biomes terrestres : forêts, déserts, montagnes, grottes, zones urbaines, littoraux, prairies, etc.
Les Aranéomorphes se distinguent par leurs chélicères labidognathes, dont les crochets se croisent diagonalement, contrairement aux Mygalomorphes . Elles occupent une diversité d’habitats exceptionnelle : toiles orbiculaires, toiles en nappe, terriers, fissures, végétation, sol, troncs, cavités rocheuses. Certaines sont errantes, d’autres tisseuses, d’autres encore spécialisées (ex. araignées-crabes, araignées-sauterelles, araignées-pêcheuses).
Elles sont strictement carnivores, prédatrices d’insectes et autres arthropodes. Certaines espèces capturent aussi de petits vertébrés. Les stratégies de chasse varient : toiles géométriques, embuscade, poursuite active, pièges collants, venin neurotoxique. Quelques espèces complètent leur alimentation par des sucs végétaux (cas rares).
Leurs prédateurs incluent oiseaux, reptiles, amphibiens, mammifères insectivores, guêpes pompiles, et d’autres araignées. Les jeunes sont particulièrement vulnérables. Les Aranéomorphes compensent par une forte fécondité et des stratégies de camouflage.
La reproduction est sexuée, avec transfert de sperme via les pédipalpes du mâle. Les femelles pondent des œufs dans un cocon et assurent parfois une garde maternelle. Le développement est direct, sans métamorphose. Certaines espèces présentent des comportements complexes : parades, vibrations, dons nuptiaux, soins parentaux.
Les Aranéomorphes regroupent l’immense majorité des araignées actuelles et, dans leur ensemble, elles sont faiblement dangereuses pour l’humain. La grande majorité des espèces possède un venin adapté à la capture de petites proies et non à la défense contre les vertébrés. Leurs morsures, lorsqu’elles surviennent, provoquent le plus souvent une douleur locale, un érythème ou un œdème, sans complications systémiques. Cependant, quelques familles comptent des espèces médicalement significatives, capables de provoquer des symptômes plus sérieux. Les Ctenidae, notamment le genre Phoneutria, sont parmi les plus redoutées : certaines espèces tropicales possèdent un venin neurotoxique puissant pouvant entraîner des effets systémiques, ce qui en fait l’un des rares groupes d’Aranéomorphes réellement dangereux. Les Theridiidae, avec les Latrodectus (veuves noires), produisent un venin neurotoxique pouvant provoquer un syndrome latrodectisme, généralement non mortel mais douloureux. Les Sicariidae, incluant Loxosceles (araignées violonistes), peuvent provoquer des nécroses cutanées ou des réactions systémiques rares mais sérieuses. En dehors de ces familles, les Aranéomorphes sont globalement inoffensives, discrètes, peu agressives et évitent le contact avec l’humain. Leur dangerosité réelle est donc très faible à l’échelle du groupe, mais quelques lignées particulières — Ctenidae, Theridiidae, Sicariidae — constituent des exceptions notables.
Les Aranéomorphes regroupent plusieurs grands clades reconnus : les Filistatidae et Hypochilidae, considérées comme des lignées basales ; le clade Synspermiata, qui rassemble dix‑sept familles ; les Austrochiloidea, comprenant deux familles ; les Palpimanoidea, qui regroupent cinq familles ; et enfin les Entelegynae, le groupe le plus vaste, rassemblant soixante‑huit familles et la majorité des araignées modernes. Ces ensembles incluent la plupart des familles connues, telles que les Araneidae, Salticidae, Lycosidae, Theridiidae, Thomisidae, Gnaphosidae, Pisauridae ou encore Tetragnathidae, représentant l’essentiel de la diversité morphologique, comportementale et écologique des araignées actuelles.


Les araignées les plus dangereuses

Classification

Espèce Toxicité, distribution & dangerosité et cas avérés

Ctenidés

1. Toxicité de l'araignée-banane du Brésil
2. Distribution geographique
3. Dangerosité
4. Cas avérés

Araignée-banane du Brésil (Phoneutria nigriventer)
(moins de 5 cm enverg moins de 15 cm, moins de 5 g)

 

 

Toxicité Le venin de Phoneutria nigriventer contient plusieurs peptides neurotoxiques, notamment la fraction PhTx3, qui agit comme bloqueur des canaux calcium. Ces toxines ciblent une variété de canaux ioniques et peuvent provoquer une paralysie flasque chez les petits mammifères. Les effets incluent douleur intense, tachycardie, nausées, troubles respiratoires et, dans de rares cas, convulsions. Toutefois, chez l’humain adulte, les morsures sont rarement mortelles et les cas graves sont exceptionnels.
 DL50 estimé à 0,63-1,3 mg/kg.
Distribution
Phoneutria nigriventer est originaire d’Amérique du Sud, principalement du Brésil, du Paraguay, de l’Uruguay et de l’Argentine. Elle est surnommée « araignée-banane » en raison de sa tendance à se cacher dans les régimes de bananes, ce qui explique sa présence occasionnelle dans les cargaisons exportées. Elle peut ainsi être retrouvée accidentellement dans des pays non endémiques, comme le Royaume-Uni ou la France, via les importations de fruits.
Dangerosité
Considérée comme l’une des araignées les plus venimeuses au monde, Phoneutria nigriventer est répertoriée dans le Livre Guinness des records depuis 2007. Elle adopte une posture défensive caractéristique lorsqu’elle se sent menacée, ce qui peut impressionner mais ne signifie pas nécessairement une attaque. Malgré sa réputation, elle préfère fuir plutôt que mordre, et les cas de morsures graves sont rares.
Cas avérés
Des cas de découverte dans des cargaisons de bananes ont été signalés, notamment à Londres en 2014 et à Passy (Haute-Savoie) en 2015. Dans ce dernier cas, l’araignée identifiée comme Phoneutria nigriventer s’est révélée être une espèce inoffensive, Heteropoda venatoria. Ces événements ont parfois suscité des psychoses collectives, souvent infondées, liées à une mauvaise identification ou à une exagération médiatique

Atracidés

1. Toxicité de l'araignée à toile-entonnoir de Sydney
2. Distribution geographique
3. Dangerosité
4. Cas avérés

 

Araignée à toile-entonnoir de Sydney (Atrax robustus)(moins de 4 cm enverg  moins de 7 cm, moins de 3 g)


 

 

Toxicité Le venin d’Atrax robustus est l’un des plus puissants chez les araignées. Il contient une neurotoxine appelée robustoxine, particulièrement active chez les primates. Cette toxine agit sur les canaux sodium des nerfs, provoquant une dépolarisation prolongée. Les symptômes incluent douleurs locales, salivation excessive, spasmes musculaires, troubles respiratoires, hypertension, confusion et, dans les cas graves, coma ou décès. Le venin du mâle est environ cinq fois plus toxique que celui de la femelle. Un antivenin efficace existe depuis 1981 et a considérablement réduit la mortalité.
 DL50 estimé à 0,16-0.22 mg/kg.
Distribution
Atrax robustus est endémique de la Nouvelle-Galles du Sud en Australie. Elle est principalement présente à l’est des Montagnes Bleues, de la rivière Georges jusqu’au lac Tuggerah, avec une forte concentration dans la banlieue de Sydney. Elle occupe des crevasses, des espaces sous les rochers ou construit son propre terrier au sol. Contrairement à d’autres araignées à toile-entonnoir, elle n’est pas arboricole.
Dangerosité
Considérée comme l’une des araignées les plus dangereuses pour l’homme, Atrax robustus possède des chélicères puissants capables de percer la peau, les ongles, le cuir ou le tissu. Elle est agressive lorsqu’elle se sent menacée. Les morsures du mâle, plus fréquentes en période de reproduction, sont les plus préoccupantes. Avant l’introduction de l’antivenin, plusieurs décès ont été enregistrés, principalement chez les enfants
Cas avérés
Des cas de morsures graves ont été documentés en Australie, notamment dans la région de Sydney. Avant 1981, treize décès ont été attribués à Atrax robustus. Depuis l’introduction de l’antivenin, aucun décès n’a été recensé malgré plusieurs dizaines de morsures chaque année. En France, l’importation et l’élevage de cette espèce sont interdits pour les particuliers en raison de sa dangerosité

Theridiidés

1. Toxicité de la veuve noire d'Amérique
2. Distribution geographique
3. Dangerosité
4. Cas avérés



 

Veuve noire d’Amérique (Latrodectus mactans)
(moins de 2 cm enverg  moins de 4 cm, moins de 1 g)

Toxicité Le venin de Latrodectus mactans contient principalement de l’α-latrotoxine, une neurotoxine qui provoque une libération massive d’acétylcholine, noradrénaline et autres neurotransmetteurs. Cela entraîne des douleurs musculaires intenses, crampes abdominales, hypertension, tachycardie, sudation, nausées et parfois paralysie. La DL50 chez la souris est estimée à environ 0,9 mg/kg par voie sous-cutanée. Chez l’humain, la morsure est rarement mortelle mais peut être très douloureuse et invalidante. Un antivenin existe et est utilisé dans les cas graves.
DL50 estimé à 0.9 mg/kg.
Distribution
Latrodectus mactans est largement répandue dans le sud-est des États-Unis, du Texas à la Floride, ainsi que dans certaines régions d’Amérique centrale, des Caraïbes et du nord de l’Amérique du Sud. Elle affectionne les milieux sombres et abrités comme les garages, les tas de bois, les abris de jardin et les recoins de bâtiments. Elle est absente d’Europe à l’état naturel mais peut être introduite accidentellement.
Dangerosité
La veuve noire d’Amérique est reconnaissable à son abdomen noir brillant marqué d’un sablier rouge. Elle n’est pas agressive et mord uniquement en cas de contact direct ou de pression. Les morsures sont souvent sèches (sans injection de venin). Lorsqu’il y a envenimation, les symptômes peuvent durer plusieurs jours. Les enfants, les personnes âgées et les individus fragiles sont les plus à risque. Les décès sont extrêmement rares depuis l’introduction de l’antivenin.
Cas avérés
Des milliers de morsures sont signalées chaque année aux États-Unis, notamment dans les États du sud. Avant l’usage généralisé de l’antivenin, des décès étaient recensés, surtout chez les enfants. Aujourd’hui, les cas graves sont pris en charge efficacement. En France, quelques cas d’importation accidentelle ont été signalés dans des cargaisons, mais sans établissement durable ni envenimation confirmée.

Theridiidés

1. Toxicité de l'veuve noire à dos rouge
2. Distribution geographique
3. Dangerosité
4. Cas avérés

Veuve noire à dos rouge (Latrodectus hasselti)
(moins de 2 cm enverg  moins de 4 cm, moins de 1 g)

Toxicité Le venin de Latrodectus hasselti contient des neurotoxines puissantes, principalement l’α-latrotoxine, qui provoque une libération massive de neurotransmetteurs dans le système nerveux. Les symptômes incluent douleurs musculaires intenses, crampes abdominales, sudation, hypertension, tachycardie, nausées et agitation. Bien que rarement mortel chez l’adulte, le venin peut être dangereux chez les enfants, les personnes âgées ou les individus fragiles. Un antivenin spécifique est disponible en Australie et réduit significativement les effets systémiques.
DL50 estimé à 0.6-1 mg/kg.
Distribution
Latrodectus hasselti est endémique d’Australie, particulièrement présente dans les zones tempérées du sud et de l’est du pays. Elle colonise les milieux urbains, les jardins, les hangars, les toilettes extérieures et les tas de bois. Elle a été introduite accidentellement en Nouvelle-Zélande, au Japon et dans certaines îles du Pacifique, mais reste absente d’Europe à l’état naturel.
Dangerosité
Considérée comme l’une des araignées les plus médicalement significatives d’Australie, la veuve noire à dos rouge est reconnaissable à sa bande rouge sur l’abdomen. Elle n’est pas agressive et mord uniquement en cas de contact direct ou de pression. La morsure est douloureuse mais rarement fatale. Les cas graves nécessitent une hospitalisation et l’administration d’antivenin. Les morsures sèches (sans injection de venin) sont fréquentes.
Cas avérés
Chaque année, plusieurs centaines de morsures sont rapportées en Australie, notamment dans les zones urbaines. Avant la mise au point de l’antivenin en 1956, des décès étaient enregistrés, surtout chez les enfants. Depuis, aucun décès confirmé n’a été attribué à Latrodectus hasselti. Des cas d’introduction accidentelle ont été signalés dans des cargaisons de marchandises, mais sans établissement durable en Europe.

Sicariidés

1. Toxicité de l'araignée violoniste
2. Distribution geographique
3. Dangerosité
4. Cas avérés



Araignée violoniste (Loxosceles laeta)
(moins de 2 cm enverg  moins de 4 cm, moins de 1 g)

Toxicité Le venin de Loxosceles laeta est nécrotique et cytotoxique, contenant des enzymes comme la sphingomyélinase D qui détruisent les membranes cellulaires. Il provoque une loxoscelisme cutané ou viscéral, avec lésions nécrotiques profondes, ulcères, fièvre, douleurs intenses, hémolyse, insuffisance rénale et parfois choc. La DL50 chez la souris est estimée entre 0,45 et 1,0 mg/kg selon la voie d’administration. Le venin est plus toxique que celui de Loxosceles reclusa, espèce nord-américaine plus connue.
DL50 estimé à 0.45 mg/kg.
Distribution
Loxosceles laeta est originaire d’Amérique du Sud, notamment du Pérou, du Chili, de l’Argentine et de l’Équateur. Elle est très présente dans les habitations, les recoins sombres, les placards et les zones peu fréquentées. Elle a été introduite accidentellement dans certaines villes nord-américaines et européennes, notamment à Helsinki et à Paris, mais sans colonisation durable confirmée.
Dangerosité
Considérée comme l’espèce la plus dangereuse du genre Loxosceles, elle est discrète, nocturne et non agressive. Elle mord uniquement en cas de contact direct, souvent lors de la manipulation de vêtements ou de linge. La morsure est indolore au début, mais les symptômes apparaissent après quelques heures. Les cas graves nécessitent une prise en charge hospitalière urgente. Il n’existe pas d’antivenin spécifique largement disponible.
Cas avérés
Des cas de morsures graves ont été rapportés au Chili, au Pérou et en Argentine, avec plusieurs décès documentés, notamment chez les enfants. En France, un cas suspect a été signalé à Paris en 2016, mais l’identification de l’espèce n’a pas été confirmée. Des signalements ponctuels existent dans des cargaisons ou des bâtiments, mais sans preuve d’établissement durable. Les cas de loxoscelisme viscéral sont rares mais potentiellement mortels.

Sicariidés

1. Toxicité de l'araignée des sables à six yeux
2. Distribution geographique
3. Dangerosité
4. Cas avérés



Araignée des sables à six yeux (Sicarius hahn)
(moins de 2 cm enverg  moins de 5 cm, moins de 1 g)

Toxicité Le venin de Sicarius hahn est extrêmement cytotoxique et nécrotique, comparable à celui des araignées du genre Loxosceles. Il contient de la sphingomyélinase D, une enzyme qui détruit les membranes cellulaires, provoquant des lésions cutanées profondes, une hémolyse et parfois une insuffisance rénale. Des études in vitro ont montré que son venin peut provoquer la destruction complète de cellules humaines en moins de 24 heures. La DL50 est estimée autour de 0,30 à 0.4 mg/kg, mais les données restent limitées.
Distribution
Sicarius hahn est endémique des zones désertiques d’Amérique du Sud, notamment au Pérou, au Chili et en Équateur. Elle vit enfouie dans le sable, immobile, attendant ses proies. Elle est adaptée aux milieux arides et n’est pas présente naturellement en Europe. Aucun cas d’introduction accidentelle n’a été confirmé en France ou dans les pays voisins.
Dangerosité
Malgré la puissance de son venin, Sicarius hahn est extrêmement discrète et peu encline à mordre. Elle passe la majorité de son temps enfouie et n’interagit que rarement avec l’humain. Les morsures sont exceptionnelles et surviennent uniquement en cas de manipulation directe. En l’absence de données cliniques humaines, la dangerosité est théorique mais prise au sérieux par les toxicologues.
Cas avérés
À ce jour, aucun cas documenté de morsure de Sicarius hahn sur l’humain n’a été confirmé dans la littérature médicale. Les effets du venin ont été observés en laboratoire sur des cultures cellulaires et des modèles animaux. Des études chiliennes et péruviennes ont alerté sur son potentiel toxique, mais sans cas clinique avéré. Elle reste une espèce redoutée en terrariophilie, où sa détention est fortement déconseillée voire interdite dans plusieurs pays.

Cheiracanthiidés

1. Toxicité de l'araignée jaune des jardins
2. Distribution geographique
3. Dangerosité
4. Cas avérés

 

Araignée jaune des jardins (Cheiracanthium punctorium)
(moins de 2 cm enverg  moins de 5 cm, moins de 1 g)

Toxicité Le venin de Cheiracanthium punctorium est cytotoxique et légèrement nécrotique. Il contient des enzymes capables de provoquer une inflammation locale, une douleur aiguë, un œdème et parfois une nécrose superficielle. La morsure peut entraîner des symptômes généraux comme fièvre, maux de tête, nausées et fatigue, mais elle n’est pas considérée comme médicalement dangereuse pour la majorité des adultes en bonne santé. Aucun antivenin n’est nécessaire, et le traitement est symptomatique.
DL50 estimé à 1,5-2 mg/kg.
Distribution
Cette espèce est présente dans le sud et l’est de l’Europe, notamment en Italie, en Espagne, en Autriche, en Allemagne, en Suisse et dans plusieurs régions de France, y compris en Nouvelle-Aquitaine. Elle affectionne les zones herbeuses, les jardins, les prairies et les talus ensoleillés. Elle construit un nid soyeux en forme de tube dans les hautes herbes, souvent à hauteur d’homme, ce qui augmente les risques de contact accidentel.
Dangerosité
Bien que parfois surnommée « araignée la plus dangereuse de France » dans les médias, Cheiracanthium punctorium n’est pas mortelle. Elle est plutôt craintive et mord uniquement en cas de contact direct ou de manipulation involontaire. Sa morsure est douloureuse, comparable à celle d’une guêpe, mais les complications graves sont rares. Les cas de nécrose sont anecdotiques et souvent liés à des réactions allergiques ou à des infections secondaires.
Cas avérés
Des morsures ont été signalées en France, notamment en Alsace, en Provence et en Gironde. En 2014, un cas médiatisé à Bordeaux a concerné une femme mordue dans son jardin, avec douleur intense et œdème pendant plusieurs jours. En Allemagne et en Suisse, plusieurs cas ont été documentés, souvent en été lors de travaux de jardinage. Aucun décès ni hospitalisation prolongée n’a été attribué à cette espèce.

Sicariidés

1. Toxicité de la recluse brune
2. Distribution geographique
3. Dangerosité
4. Cas avérés

 

Recluse brune (Loxosceles reclusa)
(moins de 2 cm enverg  moins de 4 cm, moins de 1 g)

Toxicité Le venin de Loxosceles reclusa est hautement nécrotique et cytotoxique. Il contient principalement de la sphingomyélinase D, une enzyme qui détruit les membranes cellulaires et provoque des lésions cutanées profondes. La morsure peut entraîner un loxoscelisme cutané (ulcération nécrosante, escarre, nécrose évolutive) ou, plus rarement, un loxoscelisme viscéral (atteinte rénale, hémolyse, fièvre, choc). La douleur initiale est souvent faible, mais les symptômes apparaissent après plusieurs heures et peuvent durer des semaines. Aucun antivenin spécifique n’est disponible en Europe. DL50 estimé à 0,45-0,6 mg/kg.
Distribution
Loxosceles reclusa est originaire du sud des États-Unis, notamment du Texas, de l’Oklahoma, du Missouri et de l’Arkansas. Elle est également présente au Mexique et dans le sud du Canada. Elle affectionne les lieux sombres et calmes : greniers, caves, cartons, vêtements pliés. Elle n’est pas endémique en Europe, mais peut être introduite accidentellement via le commerce international.
Dangerosité
Cette espèce est discrète, nocturne et non agressive. Elle mord uniquement en cas de contact direct, souvent lors de la manipulation de textiles ou d’objets dans lesquels elle s’est réfugiée. Sa morsure peut passer inaperçue au début, mais évoluer vers une nécrose sévère. Les cas graves nécessitent une prise en charge hospitalière, parfois avec greffe cutanée. Le loxoscelisme viscéral est rare mais potentiellement mortel chez les sujets fragiles.
Cas avérés
Aux États-Unis, des milliers de morsures sont rapportées chaque année, avec plusieurs cas graves documentés. En France, aucun cas confirmé d’implantation durable n’a été établi. Toutefois, des suspicions de morsures ont été rapportées dans le sud (Hérault, Gard, Pyrénées-Orientales) et un cas grave en Meurthe-et-Moselle, avec nécrose et hospitalisation prolongée. Dans la majorité des cas, l’espèce en cause serait plutôt Loxosceles rufescens, cousine méditerranéenne moins toxique mais présente en France.
     

Les araignées géantes

 

Familles

Espèce

 

Theraphosidés

1. Distribution geographique et habite 2. Taille et poids 3. Statut et effectifs 4. Venin et dangerosité de l'araignée goliath




 

 

Araignée Goliath – Theraphosa blondi
(moins de 12 cm enverg moins de 30 cm, moins de 200 g)

 
 

L’Araignée Goliath – Theraphosa blondi est originaire d’Amérique du Sud tropicale. On la trouve dans la forêt amazonienne, principalement au Venezuela, au Guyana, au Suriname, au Brésil (Nord) et en Guyane française. Elle vit dans les zones de forêt humide, souvent proches du sol forestier, dans des terriers naturels ou abandonnés. Elle n’est pas présente en France métropolitaine, uniquement en Guyane française, où elle est naturellement implantée.
La Theraphosa blondi occupe le sol des forêts tropicales humides. Elle vit dans des terriers profonds, dans des cavités naturelles, sous des troncs en décomposition ou dans des zones marécageuses. Elle recherche des milieux chauds, sombres, très humides et riches en proies. C’est une espèce strictement terrestre, lourde, qui ne grimpe presque jamais et reste proche de son terrier.
La Theraphosa blondi est impressionnante par sa taille, mais elle est peu dangereuse pour l’humain. Son venin est modéré et provoque une douleur comparable à une piqûre de guêpe. Le principal danger vient de ses poils urticants, qu’elle projette lorsqu’elle se sent menacée. Ces poils peuvent provoquer une irritation cutanée intense et une inflammation oculaire si contact avec les yeux. La morsure reste rare et n’est pas médicalement grave. Elle n’est pas mortelle pour l’être humain.
Au niveau mondial, la Theraphosa blondi n’est pas considérée comme menacée. Ses populations sont encore stables dans les régions reculées de l’Amazonie. Elle est cependant vulnérable à la déforestation, à la destruction des sols forestiers et à la fragmentation des habitats. Le prélèvement pour le commerce terrariophile existe mais reste limité. Elle n’est pas inscrite à la CITES et ne bénéficie pas d’une protection internationale spécifique, mais elle dépend fortement de la préservation des forêts amazoniennes.
La Theraphosa blondi est l’une des araignées les plus impressionnantes de la planète. Son corps atteint généralement 12 à 13 cm, parfois jusqu’à 14 cm pour les plus grands spécimens. Son envergure pattes déployées peut atteindre 28 à 30 cm, ce qui en fait l’araignée ayant l’une des plus grandes envergures connues. Elle est également la plus massive : un individu adulte peut peser 150 à 170 g, et certains spécimens exceptionnellement lourds dépassent 180 g. C’est donc l’araignée la plus lourde du monde, surpassant même les autres mygales géantes comme Theraphosa stirmi ou Lasiodora parahybana.

Sparassidés

1. Distribution geographique et habite 2. Taille et poids 3. Statut et effectifs 4. Venin et dangerosité de l'araignée géante du Laos

 

Araignée géante du Laos – Heteropoda maxima
(moins de 5 cm enverg moins de 30 cm, moins de 15 g)

 

Heteropoda maxima est strictement endémique du Laos, limitée à la province de Khammouane, où elle a été découverte dans plusieurs villages comme Tham, Kouan Pha Vang et Na Kay Khia ; elle vit exclusivement dans les grottes et cavités rocheuses, souvent près des entrées de grottes, ce qui explique sa coloration pâle et ses longues pattes adaptées à la vie cavernicole .

C’est la plus grande araignée-chasseuse connue, avec une envergure de 25 à 30 cm pattes étalées et un corps atteignant 46 mm de longueur, ce qui en fait l’une des plus grandes araignées du monde en termes d’envergure ; aucune donnée fiable sur le poids n’est publiée, mais les Sparassidae de cette taille restent relativement légers.

Comme toutes les Sparassidae, Heteropoda maxima possède un venin modérément toxique, utilisé pour neutraliser ses proies ; aucune source scientifique ne rapporte de danger mortel confirmé pour l’humain, et les morsures de Sparassidae provoquent généralement douleur locale, inflammation et réactions modérées ; certaines sources non vérifiées évoquent une dangerosité élevée, mais aucune publication scientifique ne confirme un risque létal pour l’homme ; en pratique, l’espèce est impressionnante mais peu dangereuse.

Aucun statut UICN officiel n’existe actuellement pour Heteropoda maxima ; l’espèce est cependant considérée comme rare, avec une distribution extrêmement restreinte aux grottes de Khammouane, ce qui la rend potentiellement vulnérable à la dégradation des grottes, au tourisme, et aux collectes illégales ; les effectifs exacts sont inconnus, mais les observations indiquent une faible densité dans les sites connus

Theraphosidés

1. Distribution geographique et habite 2. Taille et poids 3. Statut et effectifs 4. Venin et dangerosité de la Mygale arboricole indienne

 

Mygale arboricole indienne – Poecilotheria rufilata
(moins de 7 cm enverg moins de 25 cm, moins de 50 g)

 

La Mygale arboricole indienne (Poecilotheria rufilata) est endémique des Ghâts occidentaux, dans le Sud de l’Inde, principalement Kerala et Tamil Nadu. Elle occupe les forêts semi‑évergreen, sèches déciduelles, zones arborées proches des cours d’eau, et vit dans les creux d’arbres, sous l’écorce, cavités de troncs morts, parfois dans les rochers ou proches des habitations. Altitude typique : < 500 m .

La femelle atteint 8 cm de corps, le mâle 3,5 cm. Les pattes peuvent dépasser 7–8 cm de longueur. Le poids n’est pas documenté précisément dans les sources, mais les tarentules de cette taille se situent généralement autour de 20–30 g (inférence basée sur la taille, non donnée par les sources). Coloration : gris‑rouge, setae rouges, carapace noire veloutée, patchs jaunes sur la face ventrale des pattes .

Poecilotheria rufilata est classée En danger (EN) par l’IUCN, inscrite en CITES II, et protégée par la loi indienne (Wildlife Protection Act, Schedule II). Les populations sont en déclin, menacées par la déforestation, l’agriculture, l’urbanisation, et le braconnage pour le commerce terrariophile. Les effectifs exacts ne sont pas connus, mais les sources insistent sur une forte vulnérabilité et la nécessité de surveillances régulières dans les Ghâts occidentaux .

Dangerosité modérée à élevée pour l’humain en cas de morsure, mais aucun risque si l’animal n’est pas manipulé. Venin neurotoxique, non mortel, mais très symptomatique.

 

Theraphosidés

1. Distribution geographique et habite 2. Taille et poids 3. Statut et effectifs 4. Venin et dangerosité de la mygale géante du Brésil


Mygale géante du Brésil – Lasiodora parahybana
(moins de 11 cm enverg moins de 30 cm, moins de 150 g)

 La Mygale géante du Brésil (Lasiodora parahybana) est endémique du Nordeste brésilien, principalement dans l’État de Paraíba, autour de Campina Grande et des zones semi‑humides du Mata Atlântica intérieure. Elle vit dans les forêts tropicales, forêts secondaires, zones arbustives humides, lisières, sols meubles, terrains forestiers ombragés, et parfois dans les zones anthropisées proches des habitations rurales. Elle creuse des terriers ou occupe des cavités naturelles dans les sols riches en humus.

C’est l’une des plus grandes tarentules du monde. Le corps atteint 10–11 cm, l’envergure des pattes jusqu’à 28–30 cm, ce qui en fait une espèce géante. Le poids varie généralement entre 100 et 150 g, parfois un peu plus chez les femelles âgées. Coloration : noir profond, reflets bruns, setae rouges sur les pattes, aspect massif et velouté. Les mâles sont plus fins et plus légers.

Lasiodora parahybana n’est pas officiellement évaluée par l’IUCN, mais les données de terrain indiquent une population stable dans son aire d’origine. Elle n’est pas protégée par le CITES. L’espèce est abondante localement, mais son habitat est soumis à la déforestation, à l’expansion agricole, et à la fragmentation des forêts atlantiques. Elle est très répandue dans le commerce terrariophile, ce qui contribue paradoxalement à la préservation ex‑situ de lignées captives.

Le venin est modéré, typique des mygales néotropicales. La morsure provoque une douleur locale, inflammation, rougeur, crampes, parfois nausées, mais aucun cas grave n’est documenté. Le danger principal vient des poils urticants (type III), très irritants pour la peau et les yeux, pouvant provoquer des dermatites sévères ou des irritations oculaires. Pour l’humain : dangerosité faible, mais inconfort notable en cas de contact avec les poils. Aucun décès, aucun risque systémique sérieux.

Nephilidés

1. Distribution geographique et habite 2. Taille et poids 3. Statut et effectifs 4. Venin et dangerosité de l'araignée néphile géante


 

Araignée néphile géante – Nephila pilipes
(moins de 6 cm enverg moins de 20 cm, moins de 50 g)

 

 La Nephile géante (Nephila pilipes) est largement distribuée en Asie du Sud‑Est, incluant Inde, Sri Lanka, Bangladesh, Myanmar, Thaïlande, Malaisie, Singapour, Indonésie, Philippines, Taïwan, Sud de la Chine, et jusqu’à certaines îles du Pacifique. Elle occupe les forêts tropicales humides, forêts secondaires, lisières, zones arbustives, jardins, parcs, plantations, et les zones proches des habitations. Elle construit d’immenses toiles verticales, souvent entre arbres, buissons, ou structures humaines, dans des milieux chauds, ombragés, et humides.

C’est l’une des plus grandes araignées tisseuses du monde. Les femelles atteignent 6 à 7 cm de corps, avec une envergure totale dépassant 15 à 20 cm. Les mâles sont minuscules (5 à 8 mm). Le poids des femelles varie généralement autour de 1 à 2 g, malgré leur taille impressionnante, car leur corps est léger et allongé. Coloration typique : jaune vif, noir, parfois rouge, avec des pattes très longues et fines.

Nephila pilipes n’est pas menacée globalement. Elle est classée comme espèce à préoccupation mineure (LC) dans les régions où elle a été évaluée. Les populations sont stables ou abondantes dans la majorité de son aire de répartition. Elle tolère bien les milieux anthropisés, ce qui contribue à son maintien. Aucun chiffre d’effectif global n’est disponible, mais les observations montrent une forte densité locale dans les zones tropicales humides.

Le venin de Nephila pilipes est faible, comparable à celui d’une abeille. La morsure est rare, car l’espèce est non agressive et préfère fuir. En cas de morsure : douleur locale, rougeur, légère inflammation, parfois démangeaisons. Aucun cas grave, aucune hospitalisation, aucun décès. Pour l’humain : dangerosité très faible. La taille impressionnante de l’araignée ne reflète pas la puissance de son venin. Elle est inoffensive et joue un rôle écologique majeur comme prédateur d’insectes.

Ctenidés

1. Distribution geographique et habite 2. Taille et poids 3. Statut et effectifs 4. Venin et dangerosité de l'Araignée banane amazonienne
 

Araignée banane amazonienne – Phoneutria fera
 (moins de 6 cm enverg moins de 15 cm, moins de 6 g)

 

 

La Araignée banane amazonienne (Phoneutria fera) est présente dans le Nord de l’Amérique du Sud, principalement Amazonie péruvienne, équatorienne, colombienne, vénézuélienne, brésilienne (Amazonas). Elle occupe les forêts tropicales humides, forêts primaires, forêts secondaires, lisières, zones arbustives, plantations, habitats anthropisés, et les abords des habitations. Elle se cache dans les feuilles de bananiers, broméliacées, creux d’arbres, tas de bois, végétation dense, et parfois dans les chargements agricoles, ce qui explique sa réputation d’“araignée-banane”.

C’est l’une des plus grandes araignées errantes du monde. Le corps atteint 3 à 5 cm, l’envergure totale 13 à 15 cm, parfois un peu plus chez les femelles. Le poids varie autour de 30 à 40 g. Coloration : brun foncé, roux, avec des marques ventrales rouges ou orangées caractéristiques. Les pattes sont longues, puissantes, adaptées à la course rapide.

Phoneutria fera n’est pas évaluée par l’IUCN, mais les populations sont considérées comme stables dans l’Amazonie centrale. Elle n’est pas protégée par le CITES. L’espèce reste commune dans les zones forestières humides, mais la déforestation amazonienne réduit localement ses habitats. Elle tolère relativement bien les milieux anthropisés, ce qui limite son déclin.

Phoneutria fera possède un venin puissant, neurotoxique, proche de celui de Phoneutria nigriventer. La morsure peut provoquer : douleur intense, tachycardie, hypertension, nausées, vomissements, crampes musculaires, transpiration, perte de coordination, priapisme (symptôme typique du genre), et dans les cas sévères détresse respiratoire. Les accidents graves sont rares, mais possibles. Aucun décès récent confirmé chez l’adulte en bonne santé. L’espèce est agile, rapide, nerveuse, et peut adopter une posture défensive spectaculaire (pattes levées, abdomen incliné). Dangerosité élevée, comparable aux autres Phoneutria.

Theraphosidés

1. Distribution geographique et habite 2. Taille et poids 3. Statut et effectifs 4. Venin et dangerosité de la Mygale métallique bleue
 

Poecilotheria metallica – Mygale métallique bleue
 (moins de 4 cm enverg moins de 20 cm, moins de 50 g)

 

La Mygale métallique bleue (Poecilotheria metallica) est endémique d’une zone minuscule du Sud de l’Inde, dans l’État de Andhra Pradesh, autour de Nandyal et des Ghâts orientaux. Aire de répartition : moins de 100 km². Habitat : forêts tropicales sèches, boisements caducifoliés, zones arborées granitiques, troncs creux, écorces fendues, cavités d’arbres morts, zones ombragées proches des pentes rocheuses. Elle vit strictement en arboricole, dans des micro‑habitats verticaux où l’humidité reste modérée.

Femelle : 6–7 cm de corps, envergure 15–18 cm. Mâle : 4–5 cm. Poids estimé : 20–30 g (comme les autres Poecilotheria de taille similaire). Coloration unique : bleu cobalt métallique, motifs jaunes, blancs, noirs sur les pattes et l’abdomen. C’est l’une des araignées les plus spectaculaires visuellement au monde.

Poecilotheria metallica est classée En danger critique (CR) par l’IUCN, inscrite en CITES II, protégée par la loi indienne. Population extrêmement réduite, fragmentée, menacée par : déforestation, incendies, exploitation du bois, urbanisation, collecte illégale pour le commerce terrariophile. Effectifs naturels estimés : quelques centaines d’individus, peut‑être quelques milliers, mais aucune estimation fiable. C’est l’une des tarentules les plus menacées du monde.

Venin puissant, typique des tarentules du Vieux Monde. Morsure : douleur intense, crampes musculaires, spasmes, nausées, tachycardie, transpiration, vertiges, raideur pouvant durer plusieurs jours, parfois 2 à 3 semaines. Aucun décès documenté. Dangerosité élevée en cas de morsure, mais l’espèce est non agressive si non manipulée. Comportement : extrêmement rapide, nerveux, réactif, capable de bondir pour fuir ou se défendre. Les accidents surviennent surtout lors de manipulations imprudentes.