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Classification (env
53.000 espèces)
Métazoaires-Triploblastiques-Invertébrés-Protostomiens-Ecdysozoaires-Arthropodes-Chélicérates-Arachnides-Aranéides
(Araignées proprement dites, Mygales...)
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Clades |
Espèces representatives |
Description |
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Mesothelae
(env 25 esp)
1. Taille
2. Distribution
3. Adaptation et habitat
4. Régime alimentaire
5. Prédateurs
6. Mode de reproduction
7. Degré de dangerosité
8. Groupes princiapux chez les Mesothelae
 
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Liphistius
desultor — Araignée
segmentée de Malaisie
(moins de 2 cm enverg moins de 3 cm, moins de 1 g)
Liphistius batuensis — Araignée des grottes de
Batu
(moins de 1 cm enverg moins de 3 cm, moins de 1 g)
Heptathela kimurai — Araignée segmentée du Japon
(moins de 2 cm enverg moins de 3 cm, moins de 1 g)
Ryuthela sasakii — Araignée segmentée de Ryūkyū
(moins de 2 cm enverg moins de 3 cm, moins de 1 g)
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Les
Mesothèles sont des araignées de petite à moyenne taille,
variant selon les espèces mais généralement comprises dans une
fourchette allant de quelques centimètres pour les plus petites
à des tailles plus importantes pour certaines espèces. Elles
sont décrites comme medium to large spiders dans les
sources scientifiques .
Les Mesothèles sont strictement asiatiques. Toutes
les espèces actuelles sont présentes en Chine, au Japon et en
Asie du Sud‑Est, souvent dans des zones très restreintes
comme des grottes, des forêts isolées ou des massifs montagneux
.
Elles possèdent un abdomen segmenté, caractère ancestral
unique parmi les araignées modernes, avec des filières
situées au milieu de l’abdomen. Elles vivent dans des
terriers munis d’un piège à trappe et de
fils‑pièges qui détectent les vibrations. Ce mode de vie
fouisseur et sédentaire est confirmé par leur description comme
burrowing spiders et ambush predators .
Les Mesothèles sont des prédateurs strictement
carnivores, capturant des insectes et autres petits
arthropodes qui passent devant leur terrier. Elles attendent
immobiles et surgissent lorsque les fils‑pièges vibrent,
comportement décrit comme sedentary ambush predation .
Les sources ne listent pas de prédateurs spécifiques, mais leur
mode de vie souterrain et leur piège à trappe suggèrent qu’elles
sont vulnérables aux petits mammifères insectivores,
reptiles, amphibiens et arthropodes prédateurs.
Leur statut de «living fossils» et leur habitat très restreint
les rendent également sensibles aux perturbations
environnementales et à la destruction d’habitat .
Les Mesothèles ont une reproduction similaire à celle des
autres araignées : accouplement dans le terrier, ponte
d’un cocon et développement juvénile dans l’abri.
Elles sont longévives, certaines vivant 5 à 18 ans,
ce qui est exceptionnel pour des araignées et confirmé par les
données sur leur biologie .
Les Mesothèles sont parmi les araignées les moins dangereuses
pour l’humain. Leur venin est faiblement toxique,
adapté à la capture de petits arthropodes, et ne provoque en
général que des réactions locales modérées en cas de
morsure : douleur, rougeur, léger gonflement. Elles ne possèdent
pas de toxines connues pour causer des effets systémiques
sérieux chez les mammifères. Leur comportement est
extrêmement discret et non agressif : elles vivent dans des
terriers fermés par une trappe, sortent rarement, et ne mordent
que si elles sont manipulées ou écrasées. Leur mode de vie
fouisseur limite fortement les interactions avec l’humain, ce
qui réduit encore davantage le risque réel.
En résumé, les Mesothelae sont des araignées inoffensives,
peu enclines à mordre, et leur venin n’est pas
médicalement significatif. Elles ne représentent aucun
danger notable pour l’humain, surtout comparées à certains
Mygalomorphes australiens ou à quelques Aranéomorphes venimeux
comme Phoneutria ou Latrodectus.
Les Mesothèles constituent un sous‑ordre de l’ordre des
Araneae, et toutes les espèces actuelles appartiennent à une
seule famille vivante, les Liphistiidae, qui se divise en
deux sous‑groupes selon les classifications : les
Liphistiinae, ne comprenant que le genre Liphistius,
et les Heptathelinae, qui regroupent sept genres
asiatiques. Certaines classifications considèrent ces deux
sous‑familles comme suffisamment distinctes pour être élevées au
rang de familles séparées, donnant alors les Liphistiidae
et les Heptathelidae, distinction fondée sur des
différences morphologiques et biogéographiques fines. |
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Mygalomorphae
(env 2.650 esp)
1. Taille
2. Distribution
3. Adaptation et habitat
4. Régime alimentaire
5. Prédateurs
6. Mode de reproduction
7. Degré de dangerosité
8. Groupes princiapux chez les Mygalomorphae


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Theraphosa
blondi — Mygale géante
de Guyane, ou Goliath
(moins de 12 cm enverg moins de 30 cm, moins de 200 g)
Aphonopelma chalcodes — Mygale du désert de Sonora
(moins de 6 cm enverg moins de 15 cm, moins de 30 g)
Grammostola rosea — Mygale rose du Chili
(moins de 5 cm enverg moins de 13 cm, moins de 20 g)
Atrax robustus — Araignée à toile en entonnoir de Sydney
(moins de 5 cm enverg moins de 7 cm, moins de 2 g)
Poecilotheria regalis — Mygale royale arboricole
(moins de 9 cm enverg moins de 20 cm, moins de 30 g)
Haplopelma lividum — Mygale cobalt de Thaïlande
(moins de 7 cm enverg moins de 7 cm, moins de 2 g)
Stanwellia grisea — Mygale grise australienne
(moins de 5 cm enverg moins de 10 cm, moins de 10 g)
Actinopus azaghal — Mygale d’Azaghal
(moins de 3 cm enverg moins de 8 cm, moins de 5 g)
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Les
Mygalomorphes sont des araignées de moyenne à grande
taille, souvent robustes, avec un corps massif et des
chélicères orientées vers le bas. Leur taille varie généralement
de 2 à 10 cm pour le corps, mais certaines espèces
atteignent 12 cm, et leur envergure peut dépasser 25
cm chez les plus grandes mygales.
Les Mygalomorphes sont présents sur tous les
continents, sauf l’Antarctique. Ils sont particulièrement
diversifiés dans les régions tropicales et subtropicales,
mais aussi bien représentés en Australie, en Amérique du Sud, en
Afrique, en Asie du Sud‑Est et dans certaines zones tempérées.
Ils possèdent des chélicères parallèles (orthognathes),
un caractère primitif, et un corps robuste adapté à la vie
fouisseuse. La majorité vit dans des terriers,
parfois munis d’une trappe ou de fils‑pièges.
D’autres construisent des tubes de soie sous pierres ou
racines. Leur mode de vie est très sédentaire, et ils
défendent un territoire restreint.
Les Mygalomorphes sont des prédateurs carnivores. Ils
capturent principalement des insectes, mais aussi des
myriapodes, crustacés terrestres, petits reptiles,
amphibiens et parfois de petits mammifères. Leur
stratégie repose sur l’embuscade, surgissant rapidement
depuis leur terrier ou leur tube de soie.
Leurs prédateurs incluent des oiseaux, des reptiles,
des mammifères insectivores, des amphibiens, ainsi
que des guêpes pompiles spécialisées qui paralysent les
araignées pour nourrir leurs larves. Les jeunes mygalomorphes
sont particulièrement vulnérables.
La reproduction est sexuée, avec un accouplement souvent
délicat en raison du risque de prédation du mâle par la femelle.
Les femelles pondent un cocon contenant plusieurs
dizaines à centaines d’œufs. Elles sont longévives,
certaines vivant 15 à 25 ans, parfois plus, tandis que
les mâles ont une durée de vie bien plus courte.
Les Mygalomorphes sont des araignées robustes, dotées de
chélicères puissantes et d’un venin généralement conçu pour
neutraliser des proies de petite taille. Dans l’ensemble, leur
dangerosité pour l’humain est faible, car leur venin est
souvent peu toxique pour les mammifères et leurs
morsures, bien que douloureuses, provoquent surtout une réaction
locale : douleur, œdème, rougeur, parfois nausées ou malaise
léger. Leur comportement est peu agressif, et elles
préfèrent fuir ou se défendre par des postures d’intimidation
plutôt que mordre.
Cependant, il existe des exceptions notables. Les espèces
les plus dangereuses appartiennent principalement aux
Atracidae, notamment les genres Atrax et
Hadronyche (araignées‑entonnoirs australiennes). Leur venin
contient des neurotoxines puissantes pouvant provoquer des
symptômes systémiques sérieux. Avant l’introduction de l’antivenin,
certaines morsures étaient potentiellement mortelles, mais
aujourd’hui les décès sont devenus extrêmement rares.
Les Theraphosidae (mygales au sens strict), malgré leur
taille impressionnante, sont peu dangereuses : leur venin
est modéré et les accidents graves sont exceptionnels. Certaines
espèces possèdent des soies urticantes pouvant provoquer
des irritations cutanées ou oculaires, mais cela reste un risque
mineur.
Dans l’ensemble, les Mygalomorphes sont donc moins
dangereuses que leur apparence ne le suggère. Leur venin est
rarement médicalement significatif, leur comportement est
défensif plutôt qu’agressif, et seules quelques espèces
australiennes constituent un véritable risque. Leur dangerosité
globale est donc faible à modérée, avec un petit
nombre d’espèces réellement problématiques.
Les Mygalomorphes regroupent plusieurs familles
importantes, parmi lesquelles les Theraphosidae, qui
correspondent aux mygales au sens strict, très diversifiées et
largement répandues ; les Atracidae, araignées‑entonnoirs
australiennes dont certaines espèces possèdent un venin
médicalement significatif ; les Hexathelidae,
araignées‑entonnoirs fouisseuses ; les Nemesiidae,
comprenant de nombreuses espèces vivant dans des terriers ; les
Idiopidae, spécialisées dans la construction de trappes
élaborées ; les Ctenizidae, représentant les
araignées‑trappes classiques ; les Barychelidae, mygales
arboricoles ou semi‑fouisseuses ; et les Actinopodidae,
araignées‑entonnoirs sud‑américaines. L’ensemble de ces familles
illustre la grande diversité morphologique et écologique du
groupe, qui va des grandes mygales robustes aux petites
araignées fouisseuses discrètes. |
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Araneomorphae
(env 49.000 esp)
1. Taille
2. Distribution
3. Adaptation et habitat
4. Régime alimentaire
5. Prédateurs
6. Mode de reproduction
7. Degré de dangerosité
8. Groupes princiapux chez les Araneomorphae

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Latrodectus mactans, veuve
noire américaine
(moins de 2 cm enverg moins de 4 cm, moins de 1 g)
Phoneutria fera, araignée errante amazonienne
(moins de 5 cm enverg moins de 15 cm, moins de 7 g)
Loxosceles reclusa, recluse brune
(moins de 1 cm enverg moins de 3 cm, moins de 1 g)
Delena cancerides, chasseresse sociale
australienne
(moins de 3 cm enverg moins de 12 cm, moins de 3 g)
Heteropoda maxima, chasseresse géante du Laos
(moins de 5 cm enverg moins de 25 cm, moins de 6 g)
Argiope aurantia, épeire dorée d’Amérique
(moins de 3 cm enverg moins de 6 cm, moins de 2 g)
Nephila pilipes, néphile géante asiatique
(moins de 5 cm enverg moins de 20 cm, moins de 2 g)
Cupiennius salei, araignée-banane d’Amérique centrale
(moins de 4 cm enverg moins de 10 cm, moins de 3 g)

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Les
Aranéomorphes sont majoritairement petites à moyennes,
avec un corps variant de 2 à 20 mm selon les familles.
Certaines espèces atteignent 30 mm, mais elles restent
globalement plus petites que les Mygalomorphes. Leur diversité
morphologique est immense, allant des minuscules
Symphytognathidae (moins de 1 mm) aux grandes Sparassidae.
Elles représentent 93,5 % de toutes les araignées décrites,
soit près de 49000 espèces réparties dans 93 familles
sur 109 . Elles sont présentes sur tous les continents,
dans presque tous les biomes terrestres : forêts, déserts,
montagnes, grottes, zones urbaines, littoraux, prairies, etc.
Les Aranéomorphes se distinguent par leurs chélicères
labidognathes, dont les crochets se croisent diagonalement,
contrairement aux Mygalomorphes . Elles occupent une diversité
d’habitats exceptionnelle : toiles orbiculaires, toiles en
nappe, terriers, fissures, végétation, sol, troncs, cavités
rocheuses. Certaines sont errantes, d’autres tisseuses,
d’autres encore spécialisées (ex. araignées-crabes,
araignées-sauterelles, araignées-pêcheuses).
Elles sont strictement carnivores, prédatrices d’insectes
et autres arthropodes. Certaines espèces capturent aussi de
petits vertébrés. Les stratégies de chasse varient : toiles
géométriques, embuscade, poursuite active,
pièges collants, venin neurotoxique. Quelques espèces
complètent leur alimentation par des sucs végétaux (cas
rares).
Leurs prédateurs incluent oiseaux, reptiles,
amphibiens, mammifères insectivores, guêpes
pompiles, et d’autres araignées. Les jeunes sont
particulièrement vulnérables. Les Aranéomorphes compensent par
une forte fécondité et des stratégies de camouflage.
La reproduction est sexuée, avec transfert de sperme via
les pédipalpes du mâle. Les femelles pondent des œufs
dans un cocon et assurent parfois une garde maternelle.
Le développement est direct, sans métamorphose. Certaines
espèces présentent des comportements complexes : parades,
vibrations, dons nuptiaux, soins parentaux.
Les Aranéomorphes regroupent l’immense majorité des araignées
actuelles et, dans leur ensemble, elles sont faiblement
dangereuses pour l’humain. La grande majorité des espèces
possède un venin adapté à la capture de petites proies et non à
la défense contre les vertébrés. Leurs morsures, lorsqu’elles
surviennent, provoquent le plus souvent une douleur locale,
un érythème ou un œdème, sans complications
systémiques. Cependant, quelques familles comptent des espèces
médicalement significatives, capables de provoquer des
symptômes plus sérieux. Les Ctenidae, notamment le genre
Phoneutria, sont parmi les plus redoutées : certaines
espèces tropicales possèdent un venin neurotoxique puissant
pouvant entraîner des effets systémiques, ce qui en fait l’un
des rares groupes d’Aranéomorphes réellement dangereux. Les
Theridiidae, avec les Latrodectus (veuves noires),
produisent un venin neurotoxique pouvant provoquer un syndrome
latrodectisme, généralement non mortel mais douloureux. Les
Sicariidae, incluant Loxosceles (araignées
violonistes), peuvent provoquer des nécroses cutanées ou des
réactions systémiques rares mais sérieuses. En dehors de ces
familles, les Aranéomorphes sont globalement inoffensives,
discrètes, peu agressives et évitent le contact avec l’humain.
Leur dangerosité réelle est donc très faible à l’échelle du
groupe, mais quelques lignées particulières —
Ctenidae, Theridiidae, Sicariidae — constituent des exceptions
notables.
Les Aranéomorphes regroupent plusieurs grands clades
reconnus : les Filistatidae et Hypochilidae,
considérées comme des lignées basales ; le clade Synspermiata,
qui rassemble dix‑sept familles ; les Austrochiloidea,
comprenant deux familles ; les Palpimanoidea, qui
regroupent cinq familles ; et enfin les Entelegynae, le
groupe le plus vaste, rassemblant soixante‑huit familles et la
majorité des araignées modernes. Ces ensembles incluent la
plupart des familles connues, telles que les Araneidae,
Salticidae, Lycosidae, Theridiidae, Thomisidae, Gnaphosidae,
Pisauridae ou encore Tetragnathidae, représentant l’essentiel de
la diversité morphologique, comportementale et écologique des
araignées actuelles. |
Les araignées les plus dangereuses du monde
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Classification |
Espèce |
Toxicité,
distribution & dangerosité et cas avérés |
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Ctenidés

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Araignée-banane du Brésil (Phoneutria
nigriventer)
(moins de 5 cm enverg moins de 15 cm, moins de 5 g)
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|
Toxicité Le venin de Phoneutria nigriventer contient
plusieurs peptides neurotoxiques, notamment la fraction PhTx3, qui agit
comme bloqueur des canaux calcium. Ces toxines ciblent une variété de
canaux ioniques et peuvent provoquer une paralysie flasque chez les
petits mammifères. Les effets incluent douleur intense, tachycardie,
nausées, troubles respiratoires et, dans de rares cas, convulsions.
Toutefois, chez l’humain adulte, les morsures sont rarement mortelles et
les cas graves sont exceptionnels.
DL50 estimé à 0,63-1,3 mg/kg.
Distribution Phoneutria nigriventer est originaire d’Amérique
du Sud, principalement du Brésil, du Paraguay, de l’Uruguay et de
l’Argentine. Elle est surnommée « araignée-banane » en raison de sa
tendance à se cacher dans les régimes de bananes, ce qui explique sa
présence occasionnelle dans les cargaisons exportées. Elle peut ainsi
être retrouvée accidentellement dans des pays non endémiques, comme le
Royaume-Uni ou la France, via les importations de fruits.
Dangerosité Considérée comme l’une des araignées les plus
venimeuses au monde, Phoneutria nigriventer est répertoriée dans le
Livre Guinness des records depuis 2007. Elle adopte une posture
défensive caractéristique lorsqu’elle se sent menacée, ce qui peut
impressionner mais ne signifie pas nécessairement une attaque. Malgré sa
réputation, elle préfère fuir plutôt que mordre, et les cas de morsures
graves sont rares.
Cas avérés Des cas de découverte dans des cargaisons de bananes
ont été signalés, notamment à Londres en 2014 et à Passy (Haute-Savoie)
en 2015. Dans ce dernier cas, l’araignée identifiée comme Phoneutria
nigriventer s’est révélée être une espèce inoffensive, Heteropoda
venatoria. Ces événements ont parfois suscité des psychoses collectives,
souvent infondées, liées à une mauvaise identification ou à une
exagération médiatique |
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Atracidés
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Araignée à toile-entonnoir de Sydney (Atrax
robustus)(moins de 4 cm enverg moins de 7 cm, moins de 3 g)

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Toxicité Le venin d’Atrax robustus est l’un des plus
puissants chez les araignées. Il contient une neurotoxine appelée
robustoxine, particulièrement active chez les primates. Cette toxine
agit sur les canaux sodium des nerfs, provoquant une dépolarisation
prolongée. Les symptômes incluent douleurs locales, salivation
excessive, spasmes musculaires, troubles respiratoires, hypertension,
confusion et, dans les cas graves, coma ou décès. Le venin du mâle est
environ cinq fois plus toxique que celui de la femelle. Un antivenin
efficace existe depuis 1981 et a considérablement réduit la mortalité.
DL50 estimé à 0,16-0.22 mg/kg.
Distribution Atrax robustus est endémique de la Nouvelle-Galles
du Sud en Australie. Elle est principalement présente à l’est des
Montagnes Bleues, de la rivière Georges jusqu’au lac Tuggerah, avec une
forte concentration dans la banlieue de Sydney. Elle occupe des
crevasses, des espaces sous les rochers ou construit son propre terrier
au sol. Contrairement à d’autres araignées à toile-entonnoir, elle n’est
pas arboricole.
Dangerosité Considérée comme l’une des araignées les plus
dangereuses pour l’homme, Atrax robustus possède des chélicères
puissants capables de percer la peau, les ongles, le cuir ou le tissu.
Elle est agressive lorsqu’elle se sent menacée. Les morsures du mâle,
plus fréquentes en période de reproduction, sont les plus préoccupantes.
Avant l’introduction de l’antivenin, plusieurs décès ont été
enregistrés, principalement chez les enfants
Cas avérés Des cas de morsures graves ont été documentés en
Australie, notamment dans la région de Sydney. Avant 1981, treize décès
ont été attribués à Atrax robustus. Depuis l’introduction de l’antivenin,
aucun décès n’a été recensé malgré plusieurs dizaines de morsures chaque
année. En France, l’importation et l’élevage de cette espèce sont
interdits pour les particuliers en raison de sa dangerosité |
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Theridiidés |
Veuve noire d’Amérique (Latrodectus mactans)
(moins de 2 cm enverg moins de 4 cm, moins de 1 g)
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Toxicité Le venin de Latrodectus mactans contient
principalement de l’α-latrotoxine, une neurotoxine qui provoque une
libération massive d’acétylcholine, noradrénaline et autres
neurotransmetteurs. Cela entraîne des douleurs musculaires intenses,
crampes abdominales, hypertension, tachycardie, sudation, nausées et
parfois paralysie. La DL50 chez la souris est estimée à environ 0,9
mg/kg par voie sous-cutanée. Chez l’humain, la morsure est rarement
mortelle mais peut être très douloureuse et invalidante. Un antivenin
existe et est utilisé dans les cas graves.
DL50 estimé à 0.9 mg/kg.
Distribution Latrodectus mactans est largement répandue dans le
sud-est des États-Unis, du Texas à la Floride, ainsi que dans certaines
régions d’Amérique centrale, des Caraïbes et du nord de l’Amérique du
Sud. Elle affectionne les milieux sombres et abrités comme les garages,
les tas de bois, les abris de jardin et les recoins de bâtiments. Elle
est absente d’Europe à l’état naturel mais peut être introduite
accidentellement.
Dangerosité La veuve noire d’Amérique est reconnaissable à son
abdomen noir brillant marqué d’un sablier rouge. Elle n’est pas
agressive et mord uniquement en cas de contact direct ou de pression.
Les morsures sont souvent sèches (sans injection de venin). Lorsqu’il y
a envenimation, les symptômes peuvent durer plusieurs jours. Les
enfants, les personnes âgées et les individus fragiles sont les plus à
risque. Les décès sont extrêmement rares depuis l’introduction de l’antivenin.
Cas avérés Des milliers de morsures sont signalées chaque année
aux États-Unis, notamment dans les États du sud. Avant l’usage
généralisé de l’antivenin, des décès étaient recensés, surtout chez les
enfants. Aujourd’hui, les cas graves sont pris en charge efficacement.
En France, quelques cas d’importation accidentelle ont été signalés dans
des cargaisons, mais sans établissement durable ni envenimation
confirmée. |
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Theridiidés |
Veuve noire à dos rouge (Latrodectus hasselti)
(moins de 2 cm enverg moins de 4 cm, moins de 1 g)
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Toxicité Le venin de Latrodectus hasselti contient des
neurotoxines puissantes, principalement l’α-latrotoxine, qui provoque
une libération massive de neurotransmetteurs dans le système nerveux.
Les symptômes incluent douleurs musculaires intenses, crampes
abdominales, sudation, hypertension, tachycardie, nausées et agitation.
Bien que rarement mortel chez l’adulte, le venin peut être dangereux
chez les enfants, les personnes âgées ou les individus fragiles. Un
antivenin spécifique est disponible en Australie et réduit
significativement les effets systémiques.
DL50 estimé à 0.6-1 mg/kg.
Distribution Latrodectus hasselti est endémique d’Australie,
particulièrement présente dans les zones tempérées du sud et de l’est du
pays. Elle colonise les milieux urbains, les jardins, les hangars, les
toilettes extérieures et les tas de bois. Elle a été introduite
accidentellement en Nouvelle-Zélande, au Japon et dans certaines îles du
Pacifique, mais reste absente d’Europe à l’état naturel.
Dangerosité Considérée comme l’une des araignées les plus
médicalement significatives d’Australie, la veuve noire à dos rouge est
reconnaissable à sa bande rouge sur l’abdomen. Elle n’est pas agressive
et mord uniquement en cas de contact direct ou de pression. La morsure
est douloureuse mais rarement fatale. Les cas graves nécessitent une
hospitalisation et l’administration d’antivenin. Les morsures sèches
(sans injection de venin) sont fréquentes.
Cas avérés Chaque année, plusieurs centaines de morsures sont
rapportées en Australie, notamment dans les zones urbaines. Avant la
mise au point de l’antivenin en 1956, des décès étaient enregistrés,
surtout chez les enfants. Depuis, aucun décès confirmé n’a été attribué
à Latrodectus hasselti. Des cas d’introduction accidentelle ont été
signalés dans des cargaisons de marchandises, mais sans établissement
durable en Europe. |
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Sicariidés |
Araignée violoniste (Loxosceles laeta)
(moins de 2 cm enverg moins de 4 cm, moins de 1 g)
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Toxicité Le venin de Loxosceles laeta est nécrotique et
cytotoxique, contenant des enzymes comme la sphingomyélinase D qui
détruisent les membranes cellulaires. Il provoque une loxoscelisme
cutané ou viscéral, avec lésions nécrotiques profondes, ulcères, fièvre,
douleurs intenses, hémolyse, insuffisance rénale et parfois choc. La
DL50 chez la souris est estimée entre 0,45 et 1,0 mg/kg selon la voie
d’administration. Le venin est plus toxique que celui de Loxosceles
reclusa, espèce nord-américaine plus connue.
DL50 estimé à 0.45 mg/kg.
Distribution Loxosceles laeta est originaire d’Amérique du Sud,
notamment du Pérou, du Chili, de l’Argentine et de l’Équateur. Elle est
très présente dans les habitations, les recoins sombres, les placards et
les zones peu fréquentées. Elle a été introduite accidentellement dans
certaines villes nord-américaines et européennes, notamment à Helsinki
et à Paris, mais sans colonisation durable confirmée.
Dangerosité Considérée comme l’espèce la plus dangereuse du
genre Loxosceles, elle est discrète, nocturne et non agressive. Elle
mord uniquement en cas de contact direct, souvent lors de la
manipulation de vêtements ou de linge. La morsure est indolore au début,
mais les symptômes apparaissent après quelques heures. Les cas graves
nécessitent une prise en charge hospitalière urgente. Il n’existe pas d’antivenin
spécifique largement disponible.
Cas avérés Des cas de morsures graves ont été rapportés au
Chili, au Pérou et en Argentine, avec plusieurs décès documentés,
notamment chez les enfants. En France, un cas suspect a été signalé à
Paris en 2016, mais l’identification de l’espèce n’a pas été confirmée.
Des signalements ponctuels existent dans des cargaisons ou des
bâtiments, mais sans preuve d’établissement durable. Les cas de
loxoscelisme viscéral sont rares mais potentiellement mortels. |
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Sicariidés |
Araignée des sables à six yeux (Sicarius hahn)
(moins de 2 cm enverg moins de 5 cm, moins de 1 g)
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Toxicité Le venin de Sicarius hahn est
extrêmement cytotoxique et nécrotique, comparable à celui des araignées
du genre Loxosceles. Il contient de la sphingomyélinase D, une
enzyme qui détruit les membranes cellulaires, provoquant des lésions
cutanées profondes, une hémolyse et parfois une insuffisance rénale. Des
études in vitro ont montré que son venin peut provoquer la destruction
complète de cellules humaines en moins de 24 heures. La DL50 est estimée autour de 0,30 à
0.4 mg/kg, mais les données restent
limitées.
Distribution Sicarius hahn est endémique des zones
désertiques d’Amérique du Sud, notamment au Pérou, au Chili et en
Équateur. Elle vit enfouie dans le sable, immobile, attendant ses
proies. Elle est adaptée aux milieux arides et n’est pas présente
naturellement en Europe. Aucun cas d’introduction accidentelle n’a été
confirmé en France ou dans les pays voisins.
Dangerosité Malgré la puissance de son venin, Sicarius hahn
est extrêmement discrète et peu encline à mordre. Elle passe la majorité
de son temps enfouie et n’interagit que rarement avec l’humain. Les
morsures sont exceptionnelles et surviennent uniquement en cas de
manipulation directe. En l’absence de données cliniques humaines, la
dangerosité est théorique mais prise au sérieux par les toxicologues.
Cas avérés À ce jour, aucun cas documenté de morsure de
Sicarius hahn sur l’humain n’a été confirmé dans la littérature
médicale. Les effets du venin ont été observés en laboratoire sur des
cultures cellulaires et des modèles animaux. Des études chiliennes et
péruviennes ont alerté sur son potentiel toxique, mais sans cas clinique
avéré. Elle reste une espèce redoutée en terrariophilie, où sa détention
est fortement déconseillée voire interdite dans plusieurs pays. |
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Cheiracanthiidés |
Araignée jaune des jardins (Cheiracanthium punctorium),
(moins de 2 cm enverg moins de 5 cm, moins de 1 g)
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Toxicité Le venin de Cheiracanthium punctorium
est cytotoxique et légèrement nécrotique. Il contient des enzymes
capables de provoquer une inflammation locale, une douleur aiguë, un
œdème et parfois une nécrose superficielle. La morsure peut entraîner
des symptômes généraux comme fièvre, maux de tête, nausées et fatigue,
mais elle n’est pas considérée comme médicalement dangereuse pour la
majorité des adultes en bonne santé. Aucun antivenin n’est nécessaire,
et le traitement est symptomatique.
DL50 estimé à 1,5-2 mg/kg.
Distribution Cette espèce est présente dans le sud et l’est de
l’Europe, notamment en Italie, en Espagne, en Autriche, en Allemagne, en
Suisse et dans plusieurs régions de France, y compris en
Nouvelle-Aquitaine. Elle affectionne les zones herbeuses, les jardins,
les prairies et les talus ensoleillés. Elle construit un nid soyeux en
forme de tube dans les hautes herbes, souvent à hauteur d’homme, ce qui
augmente les risques de contact accidentel.
Dangerosité Bien que parfois surnommée « araignée la plus
dangereuse de France » dans les médias, Cheiracanthium punctorium
n’est pas mortelle. Elle est plutôt craintive et mord uniquement en cas
de contact direct ou de manipulation involontaire. Sa morsure est
douloureuse, comparable à celle d’une guêpe, mais les complications
graves sont rares. Les cas de nécrose sont anecdotiques et souvent liés
à des réactions allergiques ou à des infections secondaires.
Cas avérés Des morsures ont été signalées en France, notamment
en Alsace, en Provence et en Gironde. En 2014, un cas médiatisé à
Bordeaux a concerné une femme mordue dans son jardin, avec douleur
intense et œdème pendant plusieurs jours. En Allemagne et en Suisse,
plusieurs cas ont été documentés, souvent en été lors de travaux de
jardinage. Aucun décès ni hospitalisation prolongée n’a été attribué à
cette espèce. |
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Sicariidés |
Recluse brune (Loxosceles reclusa)
(moins de 2 cm enverg moins de 4 cm, moins de 1 g)
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Toxicité Le venin de Loxosceles reclusa est
hautement nécrotique et cytotoxique. Il contient principalement de la
sphingomyélinase D, une enzyme qui détruit les membranes cellulaires et
provoque des lésions cutanées profondes. La morsure peut entraîner un
loxoscelisme cutané (ulcération nécrosante, escarre, nécrose évolutive)
ou, plus rarement, un loxoscelisme viscéral (atteinte rénale, hémolyse,
fièvre, choc). La douleur initiale est souvent faible, mais les
symptômes apparaissent après plusieurs heures et peuvent durer des
semaines. Aucun antivenin spécifique n’est disponible en Europe.
DL50 estimé à 0,45-0,6 mg/kg.
Distribution Loxosceles reclusa est originaire du sud
des États-Unis, notamment du Texas, de l’Oklahoma, du Missouri et de
l’Arkansas. Elle est également présente au Mexique et dans le sud du
Canada. Elle affectionne les lieux sombres et calmes : greniers, caves,
cartons, vêtements pliés. Elle n’est pas endémique en Europe, mais peut
être introduite accidentellement via le commerce international.
Dangerosité Cette espèce est discrète, nocturne et non
agressive. Elle mord uniquement en cas de contact direct, souvent lors
de la manipulation de textiles ou d’objets dans lesquels elle s’est
réfugiée. Sa morsure peut passer inaperçue au début, mais évoluer vers
une nécrose sévère. Les cas graves nécessitent une prise en charge
hospitalière, parfois avec greffe cutanée. Le loxoscelisme viscéral est
rare mais potentiellement mortel chez les sujets fragiles.
Cas avérés Aux États-Unis, des milliers de morsures sont
rapportées chaque année, avec plusieurs cas graves documentés. En
France, aucun cas confirmé d’implantation durable n’a été établi.
Toutefois, des suspicions de morsures ont été rapportées dans le sud
(Hérault, Gard, Pyrénées-Orientales) et un cas grave en
Meurthe-et-Moselle, avec nécrose et hospitalisation prolongée. Dans la
majorité des cas, l’espèce en cause serait plutôt Loxosceles
rufescens, cousine méditerranéenne moins toxique mais présente en
France. |
Les araignées géantes
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Classification |
Espèce |
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Theraphosidés
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Araignée Goliath – Theraphosa
blondi
(moins de 12 cm enverg
moins de 30 cm, moins de 200 g)

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L’Araignée
Goliath – Theraphosa blondi est originaire d’Amérique
du Sud tropicale. On la trouve dans la forêt amazonienne,
principalement au Venezuela, au Guyana, au
Suriname, au Brésil (Nord) et en Guyane française.
Elle vit dans les zones de forêt humide, souvent proches
du sol forestier, dans des terriers naturels ou abandonnés. Elle
n’est pas présente en France métropolitaine, uniquement
en Guyane française, où elle est naturellement implantée.
La Theraphosa blondi occupe le sol des forêts
tropicales humides. Elle vit dans des terriers profonds,
dans des cavités naturelles, sous des troncs en
décomposition ou dans des zones marécageuses. Elle
recherche des milieux chauds, sombres, très humides et riches en
proies. C’est une espèce strictement terrestre, lourde, qui ne
grimpe presque jamais et reste proche de son terrier.
La Theraphosa blondi est impressionnante par sa taille,
mais elle est peu dangereuse pour l’humain. Son venin est
modéré et provoque une douleur comparable à une piqûre de guêpe.
Le principal danger vient de ses poils urticants, qu’elle
projette lorsqu’elle se sent menacée. Ces poils peuvent
provoquer une irritation cutanée intense et une inflammation
oculaire si contact avec les yeux. La morsure reste rare et
n’est pas médicalement grave. Elle n’est pas mortelle pour
l’être humain.
Au niveau mondial, la Theraphosa blondi n’est pas
considérée comme menacée. Ses populations sont encore stables
dans les régions reculées de l’Amazonie. Elle est cependant
vulnérable à la déforestation, à la destruction des sols
forestiers et à la fragmentation des habitats. Le prélèvement
pour le commerce terrariophile existe mais reste limité. Elle
n’est pas inscrite à la CITES et ne bénéficie pas d’une
protection internationale spécifique, mais elle dépend fortement
de la préservation des forêts amazoniennes.
La Theraphosa blondi est l’une des araignées les plus
impressionnantes de la planète. Son corps atteint
généralement 12 à 13 cm, parfois jusqu’à 14 cm
pour les plus grands spécimens. Son envergure pattes
déployées peut atteindre 28 à 30 cm, ce qui en fait
l’araignée ayant l’une des plus grandes envergures connues. Elle
est également la plus massive : un individu adulte peut
peser 150 à 170 g, et certains spécimens
exceptionnellement lourds dépassent 180 g. C’est donc
l’araignée la plus lourde du monde, surpassant même les
autres mygales géantes comme Theraphosa stirmi ou
Lasiodora parahybana. |
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Sparassidés |
Araignée
géante du Laos – Heteropoda maxima
(moins de 5 cm enverg
moins de 30 cm, moins de 15 g)

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Theraphosidés |
Mygale
arboricole indienne – Poecilotheria rufilata
(moins de 7 cm enverg
moins de 25 cm, moins de 50 g)

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Theraphosidés |
Mygale
géante du Brésil – Lasiodora parahybana
(moins de 11 cm enverg
moins de 30 cm, moins de 150 g)

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Nephilidés |
Araignée
néphile géante – Nephila pilipes
(moins de 6 cm enverg
moins de 20 cm, moins de 50 g)

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Ctenidés |
Araignée
banane amazonienne – Phoneutria fera
(moins de 6 cm enverg
moins de 15 cm, moins de 6 g)

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Theraphosidés |
Poecilotheria metallica –
Mygale métallique bleue
(moins de 4 cm enverg moins de 20 cm, moins de 50 g)

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