Autres Artrhropodes en France

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En France

Espèces representatives

Description

Pycnogonides
(env 40 esp)


1. Présence en France et en Gironde des Pycnogonides
2. Dangerosité éventuelle 
3. Taille et poids des espèces en France

Nymphon gracilenymphon gracile
 Nymphon rubrumnymphon rougeâtre
Achelia echinataachélie échinée (Atlantique, Manche)
 Achelia hispidaachélie hérissée
 Pycnogonum litoralepycnogonum littoral
Pycnogonum stearnsi
pycnogonum de Stearns
Ascorhynchus abyssi
ascorhynque abyssal
Phoxichilidium femoratum
phoxichilide femoré

Les pycnogonides (Pantopoda, « araignées de mer ») sont bien présents en France, sur les côtes Atlantique (Bretagne, Vendée, Charente‑Maritime, Gironde) et Méditerranéennes. On les trouve : — sur les fonds rocheux, — dans les herbiers, — sur les épaves, — dans les zones sableuses peu profondes, — jusqu’aux fonds plus profonds du Golfe de Gascogne. En Gironde, ils sont présents au large, dans la zone côtière atlantique, mais pas dans l’estuaire (milieu trop turbide et saumâtre). Les familles confirmées en France : Nymphonidae, Pycnogonidae, Ammotheidae, Colossendeidae.

Les pycnogonides sont totalement inoffensifs pour l’humain. — pas de venin, — pas de dard, — pas de morsure dangereuse, — pas de transmission de maladie, — pas de contact agressif. Ils se nourrissent de petits invertébrés marins et n’ont aucun moyen d’attaque. Leur aspect étrange peut surprendre, mais biologiquement, ce sont des animaux sans danger, même manipulés délicatement par les plongeurs.

Les espèces françaises sont petites à moyennes : — longueur du corps : 5 à 25 mm, — pattes : jusqu’à 3 à 5 cm selon les espèces, — poids : quelques dizaines de milligrammes (extrêmement légers). Espèces typiques : — Nymphon gracile : 1–2 cm pattes, corps 5–10 mm, — Pycnogonum litorale : corps trapu 8–12 mm, pattes courtes, — Achelia echinata : pattes longues 3–4 cm, corps 6–10 mm.

Crustacés
(env 1.600 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Crustacés
2. Comestibilité
3. Taille et poids des espèces en France

Carcinus maenas crabe vert
Cancer pagurus
tourteau
Necora puber
étrille
 Palaemon serratus crevette rose
 Crangon crangon crevette grise
 Homarus gammarushomard européen
 Nephrops norvegicus langoustine
Balanus crenatus
balane crénelée
Gammarus pulex
gammares des ruisseaux
 Asellus aquaticus aselle aquatique
Daphnia pulex
daphnie commune
 Artemia salinaartémie des salines
Triops cancriformis
triops européen
 Procambarus clarkii écrevisse de Louisiane
Astacus astacus
écrevisse noble
Ligia oceanica
ligie océanique

Les Crustacés sont très largement présents en France, dans les milieux marins, dulçaquicoles et terrestres. Sur le littoral atlantique, y compris Gironde, on trouve : — décapodes marins : tourteau (Cancer pagurus), araignée de mer (Maja brachydactyla), crabe vert (Carcinus maenas), étrille (Necora puber), homard (Homarus gammarus), crevette grise (Crangon crangon), crevette rose (Palaemon serratus)** ; — amphipodes, isopodes, mysidacés, copépodes ; — crustacés d’eau douce : écrevisse à pattes rouges, écrevisse américaine, écrevisse de Louisiane ; — crustacés terrestres : cloportes (isopodes terrestres). En Gironde, les espèces marines sont présentes sur la côte atlantique, dans les ports, zones rocheuses, plages, herbiers, estuaires salés. Les écrevisses sont présentes dans les cours d’eau, lacs, canaux.

La majorité des décapodes marins sont comestibles : — Tourteau, — Araignée de mer, — Homard européen, — Langoustine, — Crevettes (grise, rose, bouquet). Les crabes verts sont comestibles mais peu consommés. Les isopodes marins, amphipodes, copépodes ne sont pas comestibles. Les écrevisses : — écrevisse à pattes rouges → comestible, traditionnelle, — écrevisse américaine → comestible, — écrevisse de Louisiane → comestible, très consommée. Les cloportes terrestres ne sont pas comestibles. Aucun crustacé marin français n’est toxique par nature, mais certains peuvent accumuler des polluants ou des toxines selon le milieu.

Les tailles varient énormément selon les groupes : — Tourteau : carapace 15–25 cm, poids 500 g à 3 kg ; — Araignée de mer : 12–20 cm de carapace, jusqu’à 1,5 kg ; — Homard européen : 30–50 cm, 500 g à 1,5 kg ; — Langoustine : 10–20 cm, 20–40 g ; — Crabe vert : 4–7 cm, 20–60 g ; — Crevette grise : 3–5 cm, quelques grammes ; — Crevette rose : 6–10 cm, 5–15 g ; — Écrevisse de Louisiane : 8–12 cm, 20–50 g ; — Cloportes : 5–15 mm, quelques dizaines de milligrammes. Les plus grands crustacés présents en France sont le homard européen et le tourteau.

Myriapodes
(env 550 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Myriapodes
2. Dangerosité éventuelle 
3. Taille et poids des espèces en France

Scolopendra cingulatascolopendre méditerranéenne
 Lithobius forficatuslithobie des maisons
Lithobius variegatus
lithobie bigarrée
 Cryptops hortensiscryptops des jardins
Glomeris marginata
gloméris marginée
 Julus scandinaviusjule scandinave
Polydesmus angustus
polydesme étroit
 Oxidus gracilisoxidus gracile
Scutigerella immaculata
scutigérelle immaculée
 Hanseniella agilishansénielle agile
auropus huxleyi
pauropus de Huxley
 Eurypauropus spinosuseurypauropus épineux
Henia vesuviana
hénie du Vésuve
Blaniulus guttulatus
blaniule goutteux
Ommatoiulus sabulosus
ommatioile des sables
Brachycybe lecontii
brachycybe de Lecont

Les myriapodes sont très présents en France, dans tous les milieux humides, forestiers, jardins, sols, littoral, montagnes. Ils regroupent quatre grands groupes : — Chilopodes (centipèdes, scolopendres), — Diplopodes (millipèdes), — Symphyles, — Pauropodes. En Gironde, ils sont omniprésents : forêts de pins, zones humides, jardins, composts, sous les pierres, lisières, dunes boisées. Les scolopendres sont rares, les lithobies communs, les diplopodes très fréquents.

Les myriapodes sont globalement inoffensifs. — Diplopodes : totalement sans danger, se roulent en boule, ne piquent pas. — Symphyles / Pauropodes : invisibles, aucun danger. — Chilopodes : seuls pouvant pincer (morsure venimeuse). En France, les chilopodes peuvent provoquer : — douleur modérée à forte, — rougeur, — œdème local. Aucun chilopode français n’est dangereux pour l’humain. ⚠️ Le seul scolopendre réellement puissant (Scolopendra cingulata) est méditerranéen, rarement observé en Gironde. Sa morsure est douloureuse, mais non dangereuse pour un adulte sain.

Les tailles varient selon les groupes : — Lithobius forficatus (chilopode commun) : 2–4 cm, quelques centaines de milligrammes. — Scolopendra cingulata (rare en France) : 10–15 cm, quelques grammes. — Diplopodes (Julus, Tachypodoiulus) : 3–8 cm, poids de l’ordre du gramme. — Glomeris marginata (diplopode en boule) : 1–2 cm, très léger. — Symphyles / Pauropodes : 1–2 mm, poids infime. Les plus grands myriapodes français sont les diplopodes géants du Sud (8–10 cm), mais rien de comparable aux espèces tropicales.

Aptérygotes
(env 1.300 esp)

1. Présence en France et en Gironde des Aptérygotes
2. Dangerosité éventuelle 
3. Taille et poids des espèces en France

Lepisma saccharinumlépisme argenté
 Ctenolepisma longicaudatum lépisme à longues queues Ctenolepisma lineatumlépisme rayé
 Thermobia domestica thermobie des boulangeries
Petrobius maritimus
machilide maritime
 Machilis germanica machilide germanique
 Machilis polypoda machilide multipode
 Petrobius brevistylis machilide à stylets courts
Folsomia candida
collembole candide
 Orchesella cincta orcheselle ceinturée
Tomocerus minor
tomocère mineur
 Sminthurus viridis sminthurus vert
Campodea fragilis
campodée fragile
 Campodea staphylinus campodée staphyline
 Acerentomon gallicum acérentomon de France
Eosentomon germanicum
éosentomon germanique

Les Aptérygotes (insectes primitifs sans ailes) sont très présents en France, dans les sols, les maisons, les forêts, les grottes, les littoraux. Ils regroupent quatre grands ordres : — Collemboles (ultra‑abondants), — Diploures, — Protoures, — Zygentomes (poissons d’argent, lépismes). En Gironde, ils sont omniprésents : sols forestiers, composts, jardins, caves, salles de bain, littoral atlantique. Les collemboles sont massifs en nombre, les zygentomes communs dans les habitations, les diploures et protoures discrets mais présents dans les sols humides.

Les aptérygotes sont totalement inoffensifs pour l’humain. — pas de venin, — pas de dard, — pas de morsure dangereuse, — pas de transmission de maladie, — pas d’agressivité. Les collemboles ne mordent pas, les protoures et diploures sont microscopiques, les zygentomes (lépismes) sont sans danger, seulement considérés comme nuisibles domestiques lorsqu’ils sont nombreux. Aucun risque sanitaire.

Les aptérygotes sont petits à microscopiques : — Collemboles : 1–4 mm, poids infime (quelques microgrammes). — Protoures : 0,5–2 mm, invisibles à l’œil nu. — Diploures : 3–10 mm, très légers. — Zygentomes (Lepisma, Ctenolepisma) : 10–20 mm, poids de l’ordre de quelques dizaines de milligrammes. Les plus grands aptérygotes français sont les poissons d’argent, mais restent minuscules comparés aux insectes ailés.