Basidiomycètes

Accueil Remonter Notre Monde Le Monde Vivant Personnel World Of Warcraft

 

Classification (env 51.000 esp)
Champignons-Basidiomycètes
()

 

Clades

Espèces représentatives Description

Entorrhizomycetes
(env 14 esp)

1. Présentation et description
2. Distribution géographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Cycle annuel et Taille
5. Particularités
6. Comestibles ou vénéneux
7. Place des Entorrhizomycetes chez les Basidiomycètes
8. Variétés et genres des Entorrhizomycetes

Entorrhiza casparyana — parasite des Juncus
Entorrhiza aschersoniana
— parasite des Carex Entorrhiza cypericola — parasite des Cyperus
Entorrhiza parvula
— parasite des Scirpus
Entorrhiza scirpicola
— parasite des Scirpus
Entorrhiza caricicola
— parasite des Carex
Talbotiomyces calosporus
— parasite des Restio Talbotiomyces eucalypti — parasite des Eucalyptus

Les Entorrhizomycetes sont un petit groupe de champignons parasites appartenant aux Basidiomycètes, caractérisés par leur capacité à infecter les racines de plantes, principalement des Caryophyllacées et des Juncacées, en formant des galles souterraines remplies de cellules fongiques ; ils sont entièrement microscopiques, dépourvus de structures visibles en surface, et leur cycle se déroule presque exclusivement dans les tissus racinaires de l’hôte.
Les Entorrhizomycetes sont présents dans les régions tempérées de l’hémisphère Nord, notamment en Europe, en Asie et en Amérique du Nord, occupant des habitats où poussent leurs plantes hôtes : prairies, landes, pelouses calcaires, zones humides, lisières forestières et sols sableux ; leur présence dépend strictement de la distribution des plantes qu’ils parasitent.
Les Entorrhizomycetes sont présents en France, mais restent extrêmement rares et très peu étudiés, détectés uniquement lors d’examens des racines galleuses de leurs plantes hôtes ; en Aquitaine, leur présence est possible dans les landes humides, les prairies oligotrophes et les pelouses sableuses, mais aucune donnée régionale précise n’existe en raison de leur discrétion et de l’absence d’inventaires ciblés.
Les Entorrhizomycetes suivent un cycle annuel lié à celui de leur plante hôte : l’infection se développe au printemps dans les racines jeunes, les galles se forment en été, puis les spores sont libérées dans le sol lors de la décomposition des tissus en automne ; ils mesurent 5 à 20 micromètres, invisibles à l’œil nu, les galles racinaires atteignant quelques millimètres.
Les Entorrhizomycetes se distinguent par leur parasitisme strict des racines, leur capacité à provoquer des galles souterraines, leur cycle entièrement endophyte, et leur position phylogénétique singulière parmi les Basidiomycètes ; ils sont considérés comme un groupe relictuel, conservant des traits primitifs des champignons parasites.
Les Entorrhizomycetes ne sont ni comestibles, ni utilisés en alimentation, car ils sont microscopiques et vivent dans les racines de plantes ; ils ne sont pas toxiques pour l’humain, mais peuvent affaiblir leurs plantes hôtes en perturbant l’absorption de l’eau et des nutriments.
Les Entorrhizomycetes occupent une place basale parmi les Basidiomycètes, proches des groupes parasites comme les Ustilaginomycètes (charbons) et les Exobasidiomycètes ; ils représentent une lignée ancienne, spécialisée dans le parasitisme racinaire, et constituent un groupe clé pour comprendre l’évolution des Basidiomycètes parasites.
Les Entorrhizomycetes regroupent une vingtaine d’espèces réparties principalement dans deux genres : Entorrhiza, parasite des Caryophyllacées, et Talbotiomyces, parasite des Juncacées ; ces champignons sont spécialisés, discrets et rarement observés, leur diversité réelle étant probablement sous‑estimée.

Wallemiomycetes
(7 esp)

Wallemia sebiwallemia des denrées sèches
Wallemia muriae
wallemia des milieux salés
Wallemia ichthyophaga
wallemia halophile extrême Wallemia mellicolawallemia du miel
 

Cryptomycocolacomycetes
(1 esp)

   

Mixiomycetes
(2 esp)

 

 

 

Cystobasidiomycetes
(env 150 esp)

   

Classiculomycetes
(2 esp)

   

Microbotryomycetes
(env 500 esp)

   

Agaricostilbomycetes
(env 50 esp)

   

Atractiellomycetes
(env 50 esp)

   

Pucciniomycetes
(env 7.000 esp)

   

Ustilaginomycetes
(env 1.000 esp)

   

Exobasidiomycetes
(env 500 esp)

   

Tremellomycetes
(env 1.100 esp)

   

Dacrymycetes
(env 120 esp)

   

Agaricomycetes
(env 40.700 esp)

1. Présentation et description
2. Distribution géographique et habitat
3. Présence en France et en Aquitaine
4. Cycle annuel et Taille
5. Particularités
6. Comestibles ou vénéneux
7. Place des Agaricomycetes chez les Basidiomycètes
8. Variétés et genres des Agaricomycetes

 

Les Agaricomycetes constituent la plus grande classe des Basidiomycètes, regroupant la majorité des champignons à chapeau, des polypores, des gélatineux, des clavaires, des corticioïdes et de nombreux champignons lignicoles ; ils se caractérisent par la production de basidiospores sur des basides portées par des carpophores souvent bien développés, jouant un rôle majeur dans la décomposition du bois et les symbioses mycorhiziennes.
Les Agaricomycetes sont présents dans le monde entier, occupant des habitats très variés : forêts tempérées, tropicales, boréales, landes, prairies, tourbières, dunes littorales, sols agricoles, milieux urbains, ainsi que des environnements extrêmes ; leur distribution dépend fortement des arbres hôtes, des substrats ligneux et des sols riches en matière organique.
Les Agaricomycetes sont très largement présents en France, particulièrement abondants dans les forêts feuillues, conifériennes, landes humides, prairies et zones littorales ; en Aquitaine, ils dominent les forêts atlantiques, les landes de Gascogne, les dunes littorales, les lagunes, les prairies humides et les milieux sableux, où les espèces mycorhiziennes et lignicoles sont particulièrement diversifiées.
Les Agaricomycetes suivent un cycle annuel marqué par la croissance du mycélium dans le sol ou le bois toute l’année, puis la production de carpophores principalement en automne et parfois au printemps ; leur taille varie de quelques millimètres pour les espèces corticioïdes ou gélatineuses à plusieurs dizaines de centimètres pour les bolets, amanites ou polypores, les basides mesurant généralement 10 à 40 micromètres.
Les Agaricomycetes se distinguent par leur diversité morphologique exceptionnelle, leur rôle essentiel dans la décomposition du bois, leur importance dans les symbioses mycorhiziennes, leur capacité à former des carpophores complexes, et la présence de groupes spécialisés comme les Aphyllophorales (polypores, corticioïdes) ou les Agaricales (champignons à lames).
Les Agaricomycetes comprennent de nombreuses espèces comestibles comme les cèpes, girolles, pleurotes, agarics, mais aussi des espèces toxiques ou mortelles comme Amanita phalloides, Galerina marginata ou Cortinarius orellanus ; ils représentent le groupe le plus important pour la mycophagie, mais aussi pour les intoxications.
Les Agaricomycetes constituent la classe principale des Basidiomycètes, représentant la majorité des espèces à carpophores visibles, occupant une position évoluée au sein des Dikarya, et jouant un rôle écologique majeur dans les écosystèmes forestiers, les symbioses mycorhiziennes et la décomposition du bois.
Les Agaricomycetes regroupent plus de 40 700 espèces réparties dans de nombreux genres importants tels que Amanita, Boletus, Russula, Cortinarius, Agaricus, Pleurotus, Ganoderma, Trametes, Stereum ou Clavulina, couvrant des formes mycorhiziennes, lignicoles, saprophytes, parasites et gélatineuses.