|
| |
Classification
(env
630 gen, env 3.000 esp)
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Mammifères-Euarchontoglires
(Singes, Lièvres, lapins, rongeurs, toupayes, pangolins, colugos et assimilés)

|
Ordre |
Description |
|
Primates
(env 76 gen, env 491 esp)
1.
Morphologie et description des Primates
2. Classification des Primates au sein des Mammifères
3. Groupe principaux des Primates
|
Les
Primates se caractérisent par une morphologie adaptée à la
vie arboricole, comprenant des membres flexibles, des
mains préhensiles avec pouce opposable, des ongles
au lieu de griffes, une vision binoculaire développée
grâce à des orbites frontales, un cerveau volumineux,
une dentition omnivore et une grande mobilité des
épaules ; leur squelette léger, leur coordination fine et
leur capacité à manipuler des objets sont des traits essentiels
; la peau du visage est souvent nue, permettant une
communication visuelle riche ; la reproduction lente, la
gestation longue et les soins parentaux prolongés sont également
des caractéristiques majeures du groupe.
Les Primates appartiennent à
l’embranchement des Chordés, au groupe des Mammifères,
et plus précisément au clade des Euthériens (mammifères
placentaires) ; au sein des Mammifères, ils forment un ordre
distinct, les Primates, divisé en deux sous‑ordres : les
Strepsirrhiniens (lémuriens, loris, galagos) caractérisés
par un rhinarium humide, une olfaction développée
et des traits plus primitifs, et les Haplorrhiniens
(tarsiers, singes, hominoïdes) caractérisés par une vision
dominante, un cerveau plus développé et une
morphologie plus dérivée ; les Haplorrhiniens se divisent en
Platyrrhiniens (singes du Nouveau Monde) et
Catarrhiniens (singes de l’Ancien Monde et hominoïdes).
Les Primates se répartissent
en trois grands ensembles fonctionnels : les Strepsirrhiniens
comprenant les lémuriens, loris et galagos,
caractérisés par un rhinarium humide, une activité souvent
nocturne et une forte dépendance à l’olfaction ; les
Platyrrhiniens ou singes du Nouveau Monde, vivant en
Amérique tropicale, dotés de narines écartées, souvent
d’une queue préhensile et d’une grande diversité
arboricole ; les Catarrhiniens comprenant les singes de
l’Ancien Monde (cercopithèques, babouins, colobes) et les
Hominoïdes (gibbons, orangs‑outans, gorilles, chimpanzés,
humains), caractérisés par des narines rapprochées, une
dentition 2.1.2.3, une taille corporelle plus grande
et une complexité cognitive élevée. |
|
Lagomorphes
(13 gen, 92 esp)
1.
Morphologie et description des Lagomorphes
2. Classification des Lagomorphes au sein des
Mammifères
3. Groupe principaux des Lagomorphes
|
Les
Lagomorphes sont des mammifères herbivores caractérisés par
un corps compact, des membres postérieurs puissants,
une dentition spécialisée comprenant deux paires
d’incisives supérieures (dont une petite paire derrière les
incisives principales), des molaires hypsodontes adaptées
à l’usure, et l’absence de canines ; leur pelage est dense,
souvent saisonnier, et leurs oreilles varient fortement selon
les groupes, très longues chez les lièvres, plus courtes chez
les lapins, très petites chez les pikas ; leur système digestif
est adapté à une alimentation riche en fibres grâce à la
caecotrophie, un comportement consistant à réingérer des
crottes molles pour extraire davantage de nutriments ; leur
morphologie est globalement adaptée à la course rapide,
au saut, ou à la vie en terrier selon les espèces.
Les Lagomorphes appartiennent
à l’embranchement des Chordés, au groupe des
Mammifères, et plus précisément au clade des Euthériens
(mammifères placentaires) ; ils forment un ordre distinct, les
Lagomorphes, séparé des rongeurs depuis environ 60
millions d’années ; l’ordre se divise en deux familles : les
Leporidae (lapins et lièvres) et les Ochotonidae
(pikas) ; les Leporidae regroupent les genres Oryctolagus,
Lepus et Sylvilagus, tandis que les Ochotonidae
regroupent le genre Ochotona ; cette classification
reflète des différences profondes dans la morphologie,
l’écologie et l’évolution du groupe.
Les Lagomorphes se répartissent en deux grands ensembles
: les Leporidae comprenant les lapins et
lièvres, caractérisés par des membres postérieurs très
développés, une course rapide, des oreilles
longues, une reproduction très féconde et une grande
diversité écologique ; les lapins vivent généralement en
terr terriers et ont des petits nus et aveugles,
tandis que les lièvres vivent en terrain ouvert et
donnent naissance à des petits précoces et poilus ; les
Ochotonidae regroupent les pikas, petits
mammifères montagnards d’Eurasie et d’Amérique du Nord,
caractérisés par des oreilles courtes, un corps
compact, des sifflements territoriaux, et une
adaptation extrême aux environnements froids et rocheux ;
ils stockent souvent des herbes séchées en « meules » pour
l’hiver.
|
|
Rongeurs
(532 gen, 2.360 esp)
1.
Morphologie et description des Rongeurs
2. Classification des Rongeurs au sein des Mammifères
3. Groupe principaux des Rongeurs
|
Les
Rongeurs se caractérisent par une dentition spécialisée,
avec une paire d’incisives à croissance continue dans
chaque mâchoire, recouvertes d’émail sur la face antérieure et
de dentine sur la face postérieure, ce qui crée un tranchant
auto‑aiguisant ; ils n’ont pas de canines, et un
diastème sépare incisives et molaires ; leur corps est
généralement compact, avec des membres adaptés à la
course, au saut, au fouissage ou à l’escalade selon les espèces
; leur queue peut être longue, courte, nue ou velue ; leur
système digestif est adapté à une alimentation riche en fibres,
souvent complété par la caecotrophie chez certaines
familles ; leur sensibilité tactile est élevée grâce aux
vibrisses, et leur reproduction est rapide, avec des portées
nombreuses et fréquentes.
Les
Rongeurs appartiennent à l’embranchement des Chordés,
au groupe des Mammifères, et plus précisément au clade
des Euthériens (mammifères placentaires) ; ils forment
l’ordre des Rodentia, qui représente environ 40 %
de toutes les espèces de mammifères ; cet ordre est divisé en
trois grands sous‑ordres basés sur la morphologie du muscle
masséter : les Sciuromorphes (écureuils, marmottes,
castors), les Myomorphes (souris, rats, gerbilles,
hamsters) et les Hystricomorphes (porcs‑épics, cobayes,
chinchillas, capybaras) ; cette classification reflète des
divergences évolutives profondes et des adaptations alimentaires
variées.
Les Rongeurs se répartissent
en trois grands ensembles fonctionnels : les Sciuromorphes
comprenant les écureuils, marmottes, tamias,
castors, caractérisés par des incisives robustes, une
forte capacité d’escalade ou de fouissage, et une grande
diversité écologique ; les Myomorphes regroupant les
souris, rats, mulots, campagnols,
hamsters, gerbilles, le groupe le plus diversifié,
adapté à presque tous les milieux terrestres ; les
Hystricomorphes comprenant les porcs‑épics,
cobayes, agoutis, chinchillas, capybaras,
souvent de grande taille, avec une musculature masticatrice très
développée et des adaptations variées allant de la vie
arboricole à la semi‑aquaticité. |
|
Familles |
Distribution |
Description |
|
Ptilocercidés-Scandetias
(1 gen, 1 esp)
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Statut et effectifs du
Ptilocère de Low
|
Ptilocercus lowii —
Ptilocère de Low

|
Le
Ptilocère de Low est présent en Thaïlande péninsulaire,
Malaisie, Sumatra, nord de Bornéo et sur
plusieurs petites îles voisines ; il occupe les forêts
primaires et secondaires, les lisières forestières,
les plantations d’hévéas, ainsi que les habitations
proches des forêts, depuis le niveau de la mer jusqu’à
2000 m d’altitude .
Le Ptilocère de Low mesure
130–140 mm de longueur corporelle, avec une queue de
160–190 mm, et pèse 40 à 62 g ; il est reconnaissable
à son masque noir facial et surtout à sa queue
plumeuse, noire à la base et blanche à l’extrémité.
Le Ptilocère de Low est
strictement nocturne, arboricole, et se déplace
surtout sur les troncs et grosses branches ; il vit en
groupes familiaux partageant un même nid mais cherche sa
nourriture seul ; il est omnivore, consommant
fruits, bananes, raisins, mais aussi
insectes (fourmis, coléoptères, perce‑oreilles, cigales) et
même de petits geckos ; la reproduction est peu
documentée, mais les femelles donnent 1 à 4 petits, avec
une gestation de 45–55 jours et des nouveau‑nés d’environ
10 g ; les nids sont construits dans des cavités
d’arbres à 12–20 m de hauteur
Le Ptilocère de Low est la
seule toupaye strictement nocturne ; il possède une queue
plumeuse unique parmi les mammifères, utilisée pour la
communication visuelle nocturne ; il utilise des nids communs
pouvant accueillir jusqu’à cinq individus, qui quittent
et rejoignent le nid simultanément, un comportement rare chez
les Scandentiens ; il se déplace sans faire de grands sauts,
avançant lentement d’arbre en arbre ; il est également associé à
certains palmiers Eugeissona, dont il exploite les
ressources .
Les sources consultées ne mentionnent
aucun prédateur spécifique pour Ptilocercus lowii
; toutefois, par inférence écologique (non documentée dans les
sources), il est probable que ses prédateurs incluent des
rapaces nocturnes, serpents arboricoles et petits
carnivores, comme pour les autres toupayes ; cette partie
est donc déduite et non confirmée par les sources.
Le Ptilocère de Low est classé
Préoccupation mineure (LC) par l’UICN et figure en
Annexe II de la CITES ; les populations sont considérées
comme stables, bien que l’espèce soit rarement
observée en raison de son mode de vie nocturne et arboricole
; aucun effectif global n’est estimé, mais l’espèce n’est pas
considérée comme menacée à l’échelle mondiale. |
|
Tupaiidés-Scandetias
(3 gen, 19 esp)
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Variété des espèces chez les Tupaiidés
|
Tupaia
glis — Tupaia commun
Tupaia belangeri — Tupaia de Belanger
Tupaia minor — Petit tupaia
Tupaia tana
— Tupaia de Bornéo
 |
Les
Tupaiidés sont strictement distribués en Asie du Sud‑Est,
depuis le sud de la Chine jusqu’à l’Indonésie,
incluant la Birmanie, la Thaïlande, le Laos,
le Cambodge, le Vietnam, la Malaisie,
Sumatra, Bornéo, Java, les Philippines
et plusieurs petites îles ; ils occupent les forêts
tropicales humides, les forêts secondaires, les
lisières forestières, les plantations, et parfois les
zones péri‑urbaines, du niveau de la mer jusqu’à plus de
3000 m d’altitude.
Les toupayes mesurent
généralement 10 à 23 cm de longueur corporelle, avec une
queue de longueur équivalente ou légèrement supérieure ; leur
poids varie de 45 à 350 g selon les espèces ; leur
morphologie rappelle un mélange entre écureuil et
musaraigne, avec un museau allongé, des membres agiles et
une queue souvent touffue.
Les Tupaiidés sont diurnes
(à l’exception du ptilocère), territoriaux et vivent en
couples monogames ou en petits groupes familiaux ; ils
sont omnivores opportunistes, consommant insectes,
vers, fruits, nectar, petits vertébrés
et parfois matière végétale ; leur activité est rapide,
avec des déplacements vifs dans les arbres ou au sol ; la
reproduction est caractérisée par un comportement unique : les
femelles pratiquent le “absentee maternal care”, ne
venant allaiter leurs petits que tous les deux jours,
pendant quelques minutes, dans un nid caché ; les portées
comptent 1 à 3 petits, sevrés en quelques semaines.
Les Tupaiidés possèdent
plusieurs particularités remarquables : un cerveau
proportionnellement très volumineux, comparable à celui des
primates ; une vision développée et un odorat
performant ; un comportement territorial complexe,
marqué par des vocalisations et marquages odorants ; une
dentition insectivore‑omnivore avec des incisives en forme
de peigne chez certaines espèces ; un système social unique
chez les femelles, qui limitent volontairement le contact avec
les jeunes pour réduire la prédation ; certaines espèces, comme
Tupaia glis, sont utilisées comme modèles biologiques
en recherche médicale en raison de leur physiologie proche de
celle des primates.
Les toupayes sont la proie de
nombreux rapaces diurnes, serpents arboricoles,
civettes, martres, félins de petite taille,
ainsi que de certains varans ; les jeunes sont
particulièrement vulnérables aux serpents, oiseaux
prédateurs et mangoustes ; la prédation varie selon
les habitats, mais les toupayes compensent par une vitesse
élevée, un comportement furtif et une activité
diurne.
La famille des Tupaiidés
comprend 19 espèces réparties en 4 genres principaux
: – Tupaia : le genre le plus diversifié, comprenant la
majorité des toupayes arboricoles et terrestres (ex. Tupaia
glis, T. belangeri) ; – Dendrogale : deux
espèces de toupayes arboricoles rares, endémiques de Bornéo et
du Vietnam ; – Anathana : une seule espèce, la toupaye
indienne (Anathana ellioti), terrestre et discrète ; –
Urogale : une espèce philippine, la toupaye des Philippines
(Urogale everetti), adaptée aux forêts de montagne. |
|
Manidés-Pholidotes
(1 gen, 8 esp)
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Variété des espèces
chez les Manidés
|
Phataginus
tricuspis — Pangolin à
écailles tranchantes
Smutsia gigantea — Grand pangolin
Manis javanica
— Pangolin de Java
Manis pentadactyla — Pangolin chinois
 |
Les
Manidés sont répartis en Afrique subsaharienne et en
Asie du Sud et du Sud‑Est ; les espèces africaines
occupent les forêts tropicales humides, les savanes
boisées, les forêts sèches et les zones arbustives,
tandis que les espèces asiatiques vivent dans les forêts
tropicales, les forêts de montagne, les forêts
secondaires, les zones agricoles et parfois près des
villages ; leur distribution couvre notamment l’Afrique
centrale, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique australe,
l’Inde, le Népal, le Bhoutan, le Myanmar,
la Thaïlande, la Malaisie, l’Indonésie, le
Laos, le Vietnam et le sud de la Chine.
Les pangolins mesurent 30 à
150 cm (queue comprise) selon les espèces, pour un poids
allant de 1,5 à 35 kg ; les plus petits sont les
pangolins arboricoles africains, tandis que le pangolin
terrestre géant peut dépasser 30 kg ; leur corps est
allongé, recouvert d’écailles kératinisées, avec une
queue préhensile chez les espèces arboricoles et des
griffes puissantes adaptées au fouissage ou à l’escalade.
Les Manidés sont solitaires,
nocturnes et insectivores spécialisés, se
nourrissant presque exclusivement de fourmis et
termites, qu’ils capturent grâce à une langue extrêmement
longue et collante ; ils n’ont pas de dents, leur
estomac musculeux broyant la nourriture ; les pangolins
arboricoles dorment dans les arbres, tandis que les pangolins
terrestres utilisent des terriers ; la reproduction est
lente, avec 1 petit par portée, parfois 2 chez
certaines espèces africaines ; la gestation varie de 70 à 140
jours selon les espèces ; les jeunes s’accrochent au dos ou
à la queue de la mère pendant plusieurs mois.
Les Manidés possèdent
plusieurs particularités uniques : ils sont les seuls
mammifères entièrement recouverts d’écailles, formées de
kératine ; ils peuvent se rouler en boule pour se
protéger, leurs écailles agissant comme une armure ; leur
langue peut dépasser la longueur de leur corps, ancrée
profondément dans le thorax ; ils possèdent des griffes
puissantes pour ouvrir les termitières ; leur odorat est
extrêmement développé, compensant une vue faible ; ils
jouent un rôle écologique majeur en régulant les populations de
fourmis et termites ; leur métabolisme est lent, et leur
comportement discret les rend difficiles à observer.
Les pangolins adultes ont peu
de prédateurs naturels grâce à leurs écailles, mais ils peuvent
être attaqués par des léopards, lions, hyènes,
lycaons, tigres, pythons, et certains
rapaces pour les jeunes ; cependant, leur principal
prédateur est l’être humain, via la chasse, le
braconnage et le commerce illégal, ce qui en fait les
mammifères les plus trafiqués au monde.
La famille des Manidés
comprend 8 espèces, réparties en deux genres : – Manis
(pangolins asiatiques) : Manis pentadactyla (pangolin de
Chine), M. javanica (pangolin de Sunda), M.
crassicaudata (pangolin indien), M. culionensis
(pangolin des Philippines) ; – Phataginus et Smutsia
(pangolins africains) : Phataginus tricuspis (pangolin à
trois écailles), P. tetradactyla (pangolin à quatre
écailles), Smutsia temminckii (pangolin terrestre), S.
gigantea (pangolin géant). |
|
Cynocephalidés-Dermoptères
(2 esp, 2 gen)
1.
Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularité
5. Prédateurs
5. Variété des espèces chez les Cynocephalidés
|
Cynocephalus volans —
Colugo des Philippines
Galeopterus variegatus
— Colugo de Malaisie
 |
Les
Cynocéphalidés sont strictement distribués en Asie du
Sud‑Est, notamment en Thaïlande, Malaisie,
Singapour, Birmanie, Vietnam, Cambodge,
Laos, Indonésie (Sumatra, Bornéo, Java, petites
îles voisines) et Philippines ; ils occupent les
forêts tropicales humides, les forêts secondaires,
les mangroves, les forêts de montagne et parfois
les plantations ; ils vivent exclusivement dans les
arbres et ne descendent presque jamais au sol.
Les
colugos mesurent 35 à 42 cm de longueur corporelle,
avec une queue de 20 à 25 cm, et pèsent 0,9 à 1,3 kg
; leur morphologie est dominée par une membrane de glisse
(patagium) extrêmement développée, s’étendant du cou aux
doigts, aux orteils et jusqu’à la queue, formant la plus grande
surface de glisse proportionnelle au corps chez les mammifères.
Les Cynocéphalidés sont
strictement nocturnes, arboricoles et solitaires
; ils se déplacent en planant d’arbre en arbre sur des distances
pouvant dépasser 100 à 150 m, avec une perte d’altitude
minimale ; ils sont herbivores, consommant feuilles,
fleurs, bourgeons, sève et parfois
fruits ; leur reproduction est caractérisée par une
gestation d’environ 60 jours, suivie d’un petit porté
contre le ventre dans une poche formée par le patagium,
rappelant un marsupial ; le jeune reste accroché à la mère
plusieurs mois, période durant laquelle elle continue de planer
avec lui.
Les Cynocéphalidés possèdent
plusieurs particularités uniques : ils sont les meilleurs
planeurs parmi les mammifères, capables de parcourir de
longues distances grâce à un patagium complet entourant tout le
corps ; ils ont des griffes recourbées pour grimper, une
dentition en peigne (pectinate) utilisée pour le
toilettage, et des yeux très grands adaptés à la vision
nocturne ; leur squelette est léger, avec des côtes élargies
soutenant la membrane ; ils sont les plus proches parents
vivants des primates, ce qui en fait un groupe clé pour
comprendre l’évolution des mammifères arboricoles.
Les principaux prédateurs des
colugos sont les rapaces nocturnes (chouettes,
hiboux), les aigles, les serpents arboricoles, les
civettes, les martres, ainsi que certains
félins comme le léopard ou le chat léopard ; leur stratégie
anti‑prédateur repose sur la glisse silencieuse, le
camouflage et l’immobilité sur les troncs.
La famille des Cynocéphalidés
comprend 2 espèces vivantes, réparties en deux genres : –
Galeopterus variegatus : le colugo de Malaisie, présent
en Asie continentale et dans une partie de l’Indonésie ; –
Cynocephalus volans : le colugo des Philippines, endémique
de plusieurs îles philippines ; Ces deux espèces présentent une
grande diversité de sous‑espèces et de variations de
pelage, adaptées aux habitats forestiers locaux. |
|