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Classification
récente ()
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Oiseaux-Charadriiformes-Scolopacidés
(Courlis, bécasses, bécasseau, bécassines, chevaliers, phalaropes, barges,
tournes-pierre...)
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Sous-familles |
Espèces
représentatives |
Description |
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Scolopacinés
(1 gen, 8 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularite
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Genres et variétés des Scolopacinés
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Bécasse des bois (Scolopax rusticola)
Bécasse d’Amérique (Scolopax minor)
Bécasse de Java (Scolopax saturata)
Bécasse de Célèbes (Scolopax celebensis
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Les
Scolopacinés regroupent les
bécasses et
bécassines, présents
dans les forêts tempérées,
marais,
tourbières,
zones humides boréales
et prairies humides de
l’Europe, de l’Asie,
de l’Afrique du Nord, de
l’Amérique du Nord et de
l’Amérique du Sud. Les
Scolopax sont surtout forestiers, tandis que les
Gallinago occupent les milieux ouverts humides sur tous
les continents. Les
Scolopacinés mesurent 25 à 36 cm
pour 80 à 350 g selon
les espèces. Les bécasses (Scolopax)
sont plus massives, avec un corps trapu, tandis que les bécassines (Gallinago,
Lymnocryptes) sont plus
petites, plus légères et plus élancées.
Ce sont des limicoles
fouisseurs, se
nourrissant de vers,
larves,
insectes,
coléoptères,
gastéropodes et petits
invertébrés extraits du sol grâce à leur
bec long et flexible.
Les bécasses nichent dans les
forêts humides, les bécassines dans les
marais et
tourbières. La femelle
pond 3 à 4 œufs, souvent
dans une dépression au sol.
Les jeunes sont nidifuges,
capables de se déplacer dès l’éclosion.
Les Scolopacinés possèdent un
bec extrêmement sensible,
doté d’un bout mobile (rhynchokinesis)
permettant d’ouvrir la pointe du bec sous terre. Les bécasses ont un
vol nuptial spectaculaire
appelé la “croule”,
tandis que les bécassines produisent un
bruit de tambourinage en
vol grâce à leurs rectrices externes. Leur camouflage est parmi les plus
efficaces du règne avien.
Le plumage est
brun,
roux,
noir,
gris, avec des motifs
cryptiques très complexes. Les bécasses (Scolopax)
ont un plumage forestier très contrasté, les bécassines (Gallinago)
un plumage plus finement rayé. Le bec est
long,
droit,
flexible, avec une
pointe tactile hyper‑développée.
Les bécasses européennes (Scolopax
rusticola) sont
migratrices, se déplaçant entre l’Europe du Nord et l’Europe de
l’Ouest. Les bécassines (Gallinago)
présentent des migrations variables : certaines sont
sédentaires, d’autres
migratrices longues,
notamment Gallinago gallinago
et Gallinago delicata.
Les espèces tropicales sont généralement
résidentes.
Les
Scolopacinés forment un sous‑groupe
monophylétique au sein des
Scolopacidés, dans l’ordre des Charadriiformes.
La phylogénomique moderne (UCEs, génomes complets) confirme un clade
bien défini regroupant les bécasses et
bécassines, séparé des limicoles migrateurs (Calidris,
Tringa, Numenius, Limosa, etc.). Les
Scolopacinés comprennent trois genres :
Scolopax
(bécasses),
Gallinago
(bécassines),
Lymnocryptes (bécassine sourde). La structure moderne
est : Charadriiformes → Scolopacidae → Scolopacinae →
Scolopax + Gallinago + Lymnocryptes. Ce groupe est défini par
un bec long et flexible, une rhynchokinésie
(mobilité de la pointe du bec), un plumage cryptique,
et un mode de vie fouisseur dans les sols humides
forestiers ou marécageux. |
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Gallinagininés
(2
gen, 18 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularite
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Genres et variétés des Scolopacinés
|
Gallinago gallinago
Bécassine des marais
Gallinago media
Bécassine double
Gallinago delicata Bécassine de Wilson
Gallinago nigripennis Bécassine à ailes noires
Gallinago stenura Bécassine à queue
pointue
Gallinago megala Bécassine géante
Gallinago paraguaiae Bécassine du Paraguay
Gallinago undulata Bécassine ondulée
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Les
Scolopacinés regroupent les
bécasses et
bécassines, présents
dans les forêts tempérées,
marais,
tourbières,
zones humides boréales
et prairies humides de
l’Europe, de l’Asie,
de l’Afrique du Nord, de
l’Amérique du Nord et de
l’Amérique du Sud. Les
Scolopax sont surtout forestiers, tandis que les
Gallinago occupent les milieux ouverts humides sur tous
les continents. Les
Scolopacinés mesurent 25 à 36 cm
pour 80 à 350 g selon
les espèces. Les bécasses (Scolopax)
sont plus massives, avec un corps trapu, tandis que les bécassines (Gallinago,
Lymnocryptes) sont plus
petites, plus légères et plus élancées.
Ce sont des limicoles
fouisseurs, se
nourrissant de vers,
larves,
insectes,
coléoptères,
gastéropodes et petits
invertébrés extraits du sol grâce à leur
bec long et flexible.
Les bécasses nichent dans les
forêts humides, les bécassines dans les
marais et
tourbières. La femelle
pond 3 à 4 œufs, souvent
dans une dépression au sol.
Les jeunes sont nidifuges,
capables de se déplacer dès l’éclosion.
Les Scolopacinés possèdent un
bec extrêmement sensible,
doté d’un bout mobile (rhynchokinesis)
permettant d’ouvrir la pointe du bec sous terre. Les bécasses ont un
vol nuptial spectaculaire
appelé la “croule”,
tandis que les bécassines produisent un
bruit de tambourinage en
vol grâce à leurs rectrices externes. Leur camouflage est parmi les plus
efficaces du règne avien.
Le plumage est
brun,
roux,
noir,
gris, avec des motifs
cryptiques très complexes. Les bécasses (Scolopax)
ont un plumage forestier très contrasté, les bécassines (Gallinago)
un plumage plus finement rayé. Le bec est
long,
droit,
flexible, avec une
pointe tactile hyper‑développée.
Les bécasses européennes (Scolopax
rusticola) sont
migratrices, se déplaçant entre l’Europe du Nord et l’Europe de
l’Ouest. Les bécassines (Gallinago)
présentent des migrations variables : certaines sont
sédentaires, d’autres
migratrices longues,
notamment Gallinago gallinago
et Gallinago delicata.
Les espèces tropicales sont généralement
résidentes.
Les
Gallinagininés forment un sous‑groupe
monophylétique au sein des
Scolopacidés, dans l’ordre des Charadriiformes.
Ce clade correspond aux bécassines au sens strict,
séparées des bécasses (Scolopax) et de la bécassine sourde (Lymnocryptes).
La phylogénomique moderne (UCEs, génomes complets) confirme que les
Gallinagininés regroupent exclusivement le genre
Gallinago,
qui contient plus de 15 espèces de bécassines réparties
sur tous les continents. La structure moderne est : Charadriiformes →
Scolopacidae → Gallinagininae → Gallinago.
Les Gallinagininés sont définis par un bec long et flexible,
une rhynchokinésie très développée, un plumage
cryptique rayé, un comportement fouisseur dans
les sols humides, et un vol zigzaguant caractéristique.
Ce groupe est l’un des plus spécialisés des limicoles forestiers et
marécageux. |
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Tringinés
(7
gen, 31 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularite
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Genres et variétés des Tringinés
|
Tringa nebularia
Chevalier aboyeur
Tringa totanus Chevalier gambette
Actitis hypoleucos — chevalier guignette
Actitis macularius — chevalier solitaire
Heteroscelus brevipes — chevalier de Sibérie
Heteroscelus incanus — chevalier errant du Pacifique
Prosobonia leucoptera — chevalier de Tahiti
Prosobonia ellisi — chevalier de Moorea
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Les
Tringinés regroupent les
chevaliers,
maubèches,
actitis,
xenus,
bartramia, présents sur
tous les continents. Ils
occupent les zones arctiques
et boréales pour la
reproduction, puis migrent vers les
côtes tropicales,
estuaires,
vasières,
lagunes,
marais côtiers et
zones intertidales du
monde entier. Les
Tringa sont cosmopolites, les
Actitis présents en Eurasie et Amérique,
Xenus en Sibérie,
Bartramia en Amérique du Nord, et
Prosobonia historiquement en Polynésie.
Les Tringinés mesurent
18 à 33 cm pour
40 à 200 g selon les
espèces. Les chevaliers (Tringa)
sont les plus grands et élancés, les
Actitis plus petits et
trapus, Xenus
intermédiaire, Bartramia
longiligne, et Prosobonia
de petite taille.
Ce sont des limicoles
chercheurs de proies, se
nourrissant de vers,
insectes,
crustacés,
petits mollusques,
capturés dans les vasières ou les berges. Ils nichent dans les
toundras,
prairies humides,
zones boréales, parfois
dans les forêts ouvertes.
La femelle pond 3 à 4 œufs
dans une dépression au sol.
Les jeunes sont nidifuges,
quittant le nid quelques heures après l’éclosion.
Les Tringinés se distinguent par
leur marche active, leur
comportement de recherche
visuelle, et leur vol
rapide. Les chevaliers (Tringa)
ont un cri sonore et un
comportement d’alerte très marqué.
Actitis hypoleucos
possède un balancement latéral
du corps typique. Xenus cinereus
est connu pour son vol
papillonnant. Bartramia
longicauda a une queue
très longue et un chant flûté unique.
Le plumage est
gris,
brun,
blanc, avec des motifs
fins. Les chevaliers (Tringa)
ont un plumage plus uniforme, les
Actitis un plumage contrasté,
Xenus un plumage gris
cendré, Bartramia un
plumage finement barré. Le bec est
droit,
moyen à long, adapté à
la recherche de proies en surface ou dans la vase.
Les Tringinés sont
grands migrateurs. Les
Tringa parcourent des
milliers de kilomètres entre l’Arctique et les tropiques.
Actitis hypoleucos migre
de l’Eurasie vers l’Afrique et l’Asie du Sud.
Xenus cinereus migre de
Sibérie vers l’Afrique de l’Est et l’Inde.
Bartramia longicauda
migre entre l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud. Les espèces
tropicales résiduelles (Prosobonia)
étaient non migratrices.
Les
Tringinés
forment un clade monophylétique au sein des
Scolopacidés, dans l’ordre des Charadriiformes.
La phylogénomique moderne (UCEs, génomes complets) confirme que les
Tringinés regroupent les chevaliers et quelques
limicoles proches, distincts des bécasses/bécassines et
des bécasseaux. Le clade comprend cinq genres :
Tringa
(chevaliers),
Actitis
(chevaliers guignettes),
Xenus
(chevalier sylvain),
Bartramia
(maubèche à longue queue), et
Prosobonia (maubèches polynésiennes, aujourd’hui
éteintes). La structure moderne est : Charadriiformes → Scolopacidae →
Tringinae → Tringa + Actitis + Xenus + Bartramia +
Prosobonia. Les Tringinés sont définis par un bec droit,
une morphologie élancée, un comportement de
recherche visuelle active, et des migrations longues
souvent intercontinentales. |
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Arenariinés
(1 gen, 2 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularite
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Genres et variétés des Arenariinés
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Tournepierre à collier (Arenaria interpres)
Tournepierre noir (Arenaria melanocephala)
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Les
Arenariinés regroupent les
tournepierres, présents
sur tous les littoraux du monde.
Ils nichent dans les zones
arctiques et
subarctiques de l’Amérique
du Nord, de l’Europe,
de l’Asie et du
Groenland, puis
hivernent sur les côtes
tropicales et subtropicales de l’Afrique,
de l’Amérique du Sud, de
l’Océanie, de l’Asie
du Sud, et des Caraïbes.
Le genre
Arenaria est cosmopolite, occupant les plages rocheuses,
les récifs, les estrans et les zones côtières battues par les vagues.
Les Arenariinés mesurent
21 à 25 cm pour
85 à 130 g.
Arenaria interpres est
légèrement plus petit et plus trapu, tandis que
Arenaria melanocephala
est plus grand, plus massif et plus contrasté.
Ce sont des limicoles
chercheurs et fouilleurs,
spécialisés dans le retournement de
cailloux,
coquillages,
algues,
débris, pour capturer
crustacés,
mollusques,
vers,
insectes,
œufs de poissons et
petits invertébrés. Ils nichent dans la
toundra arctique,
souvent sur des sols secs
ou des pentes rocailleuses,
où la femelle pond 4 œufs
dans une petite dépression. Les jeunes sont
nidifuges, quittant le
nid très rapidement.
Les Arenariinés sont les
seuls limicoles spécialisés dans
le retournement d’objets, comportement unique qui leur a donné
le nom de “tournepierres”. Leur bec est
court,
fort,
triangulaire, conçu pour
soulever des éléments du substrat. Leur comportement est très actif,
avec une recherche alimentaire rapide et méthodique.
Arenaria melanocephala
possède un plumage nuptial spectaculaire, noir et blanc, très contrasté.
Le plumage est
marron,
roux,
noir,
blanc, avec des motifs
très contrastés. Arenaria
interpres présente un plumage nuptial
roux, noir et blanc,
tandis que Arenaria melanocephala
montre un plumage noir profond,
blanc pur et
roux vif. Le bec est
court,
épais,
pointu, adapté au
retournement de pierres et de coquillages.
Les Arenariinés sont des
migrateurs longue distance.
Ils quittent l’Arctique après la reproduction pour rejoindre les
côtes tropicales du
monde entier. Arenaria interpres
migre jusqu’en Afrique australe,
Australie,
Polynésie,
Amérique du Sud.
Arenaria melanocephala
migre le long des côtes du
Pacifique, depuis l’Alaska jusqu’au
Mexique et parfois
l’Amérique centrale.
Les
Arenariinés forment un petit clade
monophylétique au sein des
Scolopacidés, dans l’ordre des Charadriiformes.
La phylogénomique moderne (UCEs, génomes complets) confirme que les
tournepierres constituent une lignée distincte, séparée
des Calidridinés (bécasseaux), des Tringinés
(chevaliers) et des Phalaropodinés (phalaropes). Les
Arenariinés sont définis par un bec court, fort, triangulaire,
adapté au retournement d’objets, un comportement
alimentaire unique parmi les limicoles, et un plumage nuptial très
contrasté. Le groupe est monogénérique, comprenant
uniquement le genre
Arenaria,
avec deux espèces modernes : Arenaria interpres
(tournepierre à collier), cosmopolite, et Arenaria melanocephala
(tournepierre à tête noire), limité au Pacifique nord. La structure
moderne est : Charadriiformes → Scolopacidae → Arenariinae
→ Arenaria interpres + Arenaria melanocephala. Ce clade
représente l’une des spécialisations les plus marquées des limicoles
arctiques. |
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Calidridinés
(2
gen, 25 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularite
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Genres et variétés des Calidridinés
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Calidris alpina Bécasseau
variable
Calidris minuta
Bécasseau minute
Calidris ferruginea Bécasseau cocorli
Calidris temminckii Bécasseau de
Temminck
Calidris maritima
Bécasseau violet
Calidris canutus Bécasseau maubèche
Calidris pusilla Bécasseau semipalmé
Philomachus pugnax Chevalier combattant
 |
Les
Calidridinés sont présents sur
tous les continents,
avec une reproduction concentrée dans les
toundras arctiques de l’Amérique
du Nord, de l’Europe,
de l’Asie et du
Groenland. En dehors de
la saison de reproduction, ils se dispersent sur les
côtes tropicales,
estuaires,
vasières,
lagunes,
marais salants,
plages et
zones intertidales du
monde entier. Le genre
Calidris est cosmopolite, occupant littéralement toutes
les façades maritimes de la planète.
Les Calidridinés mesurent
13 à 23 cm pour
20 à 80 g selon les
espèces. Les plus petits sont les bécasseaux
minute et
semipalmé, les plus
grands incluent le maubèche
(Calidris canutus) et le
bécasseau maubèche (Calidris
tenuirostris). Le combattant
varié (Philomachus pugnax)
est nettement plus grand (29–32
cm, jusqu’à 250 g
chez les mâles).
Ce sont des limicoles
chercheurs et fouisseurs,
se nourrissant de vers,
petits crustacés,
mollusques,
insectes,
larves, capturés dans la
vase ou sur les plages. Ils nichent dans la
toundra arctique,
souvent dans une dépression au
sol, où la femelle pond
4 œufs. Chez la plupart des
Calidris, la femelle
assure l’essentiel de l’incubation. Le
combattant varié possède
un système reproducteur unique : les mâles paradent sur des
leks, et la femelle
choisit le partenaire.
Les Calidridinés sont
célèbres pour leurs migrations
extrêmes, certaines parmi les plus longues du règne avien.
Calidris canutus peut
parcourir plus de 9 000 km d’un
seul vol, tandis que
Calidris tenuirostris effectue des trajets transpacifiques. Le
combattant varié
présente trois morphotypes mâles
(territoriaux, satellites, marginaux), un cas unique de polymorphisme
reproducteur chez les limicoles. Leur capacité à sonder la vase avec un
bec très sensible est
remarquable.
Le plumage internuptial est
gris‑brun, cryptique,
tandis que le plumage nuptial devient
roux,
noir,
blanc, avec des motifs
très contrastés selon les espèces. Le bec est
fin,
droit,
moyen à long, parfois
légèrement incurvé,
adapté au sondage dans la vase. Les ailes sont
longues, permettant un
vol rapide et endurant.
Les Calidridinés sont des
migrateurs longue distance.
La majorité des espèces quittent l’Arctique pour rejoindre les
côtes tropicales de l’Afrique,
de l’Asie du Sud, de l’Océanie,
de l’Amérique du Sud et
des Caraïbes. Certaines
espèces, comme Calidris pusilla
ou Calidris alba,
traversent les océans. Le
combattant varié migre entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique.
Les
Calidridinés forment un clade monophylétique
au sein des
Scolopacidés, dans l’ordre des Charadriiformes.
La phylogénomique moderne (UCEs, génomes complets) confirme que ce
groupe regroupe les bécasseaux du genre
Calidris
et le combattant varié du genre
Philomachus. Ce clade est distinct des Tringinés
(chevaliers), des Arenariinés (tournepierres) et des
Phalaropodinés (phalaropes). La structure moderne est :
Charadriiformes → Scolopacidae → Calidridinae →
Calidris + Philomachus. Les Calidridinés sont définis par un
bec fin et sensible, une morphologie élancée,
une migration extrême, et une forte spécialisation pour
la recherche de proies dans les vasières. Le genre
Calidris comprend plus de 20 espèces
de bécasseaux, tandis que Philomachus est monotypique
avec Philomachus pugnax. Ce clade représente l’un des
groupes les plus diversifiés et les plus migrateurs des limicoles
arctiques. |
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Phalaropodinés
(1 gen, 3 esp)
1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4. Particularite
5. Plumage et bec
6. Migration
7. Genres et variétés des Phalaropodinés |
Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus)
Phalarope de Wilson (Phalaropus tricolor)
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Les
Phalaropodinés regroupent les
phalaropes, présents
dans les zones arctiques et
subarctiques de l’Amérique
du Nord, de l’Europe,
de l’Asie et du
Groenland pour la
reproduction. En dehors de cette période, ils migrent vers les
océans tropicaux et subtropicaux,
notamment l’Atlantique tropical,
le Pacifique oriental,
l’océan Indien, ainsi
que les mers intérieures
d’Afrique et d’Asie. Le genre
Phalaropus est cosmopolite, occupant aussi bien les
milieux marins que les lacs salés.
Les Phalaropodinés mesurent
18 à 22 cm pour
30 à 60 g.
Phalaropus fulicarius
est le plus grand et le plus massif,
Phalaropus lobatus
légèrement plus petit, et
Phalaropus tricolor le plus élancé.
Ce sont des limicoles
pélagiques ou lacustres,
se nourrissant de petits
crustacés, copépodes,
insectes aquatiques,
larves, capturés en
nageant à la surface. Ils nichent dans la
toundra arctique, où la
femelle pond 3 à 4 œufs
dans une dépression au sol. Particularité majeure : chez les phalaropes,
ce sont les mâles qui
incubent les œufs et élèvent les jeunes, tandis que les
femelles sont plus
colorées et dominantes.
Les Phalaropodinés sont
célèbres pour leur inversion des
rôles sexuels : femelles plus grandes, plus colorées, plus
agressives, mâles incubateurs. Autre particularité : leur
comportement de rotation rapide
en nageant, créant un tourbillon
qui fait remonter les proies à la surface.
Phalaropus fulicarius
est presque entièrement pélagique
en dehors de la reproduction, un cas unique chez les limicoles.
Le plumage nuptial est
roux,
noir,
blanc, avec des motifs
très contrastés, surtout chez les femelles. Le plumage internuptial
devient gris,
blanc, très sobre. Le
bec est fin,
droit,
moyen, adapté à la
capture de petites proies en surface.
Phalaropus tricolor
possède un plumage nuptial particulièrement vif, avec du
roux intense sur le cou.
Les Phalaropodinés sont
des migrateurs longue distance.
Phalaropus fulicarius
migre entre l’Arctique et les
océans tropicaux, parfois jusqu’au
Pacifique oriental.
Phalaropus lobatus
rejoint les mers tropicales
de l’Atlantique et de l’océan Indien.
Phalaropus tricolor
migre entre l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud, notamment vers les
hauts plateaux andins.
Les
Phalaropodinés forment un clade monophylétique
au sein des
Scolopacidés, dans l’ordre des Charadriiformes.
La phylogénomique moderne (UCEs, génomes complets) confirme que les
phalaropes constituent une lignée distincte, séparée
des Calidridinés (bécasseaux), des Tringinés
(chevaliers), des Arenariinés (tournepierres) et des
Gallinagininés (bécassines). Le groupe est
monogénérique, comprenant uniquement le genre
Phalaropus, avec trois espèces modernes :
Phalaropus fulicarius, Phalaropus lobatus, et
Phalaropus tricolor. La structure moderne est :
Charadriiformes → Scolopacidae → Phalaropodinae →
Phalaropus fulicarius + Phalaropus lobatus + Phalaropus tricolor.
Les Phalaropodinés sont définis par une inversion des rôles
sexuels (femelles plus colorées, mâles incubateurs), un
mode de vie pélagique unique chez les limicoles, et un
comportement alimentaire caractéristique : la rotation rapide
en surface pour créer un tourbillon qui fait remonter les proies. |
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