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Classification (env
317 esp)
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Vertébrés-Gnathostomes-Poissons-Sélaciens-Chondrichtyens-Galéomorphes
(Requin proprement dits)

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Ordre |
Description |
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Carchariniformes
(env 249 esp)
1.
Distribution géographique
2. Morphologie et caractéristiques des Carchariniformes
3. Degré de dangerosité
4. Familles principales des Carchariniformes
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Les
Carcharhiniformes sont présents dans tous les océans du
globe, des eaux tropicales aux eaux tempérées. Ils occupent
une grande variété d’habitats marins. Ils vivent dans les
eaux côtières, les lagons, les estuaires, les
mangroves, les récifs coralliens, les plateaux
continentaux et parfois les grands fonds. Certaines
espèces, comme le Requin bouledogue – Carcharhinus leucas,
peuvent remonter les rivières et survivre en eau douce.
D’autres, comme les requins dormeurs, préfèrent les fonds
sableux ou rocheux. Leur répartition est mondiale, mais la plus
grande diversité se trouve dans les mers tropicales et
subtropicales.
Les Carcharhiniformes se
reconnaissent à plusieurs traits anatomiques. Ils possèdent
deux nageoires dorsales, une nageoire anale, cinq
fentes branchiales, et surtout une membrane nictitante
protégeant l’œil, caractéristique de cet ordre. Leur corps est
fuselé, hydrodynamique, avec un museau plus ou moins allongé
selon les espèces. Les dents sont triangulaires ou pointues,
adaptées à un régime carnivore. Leur taille varie énormément, de
50 cm chez les plus petits à plus de 4 m chez des
espèces comme le Requin tigre – Galeocerdo cuvier.
Leur peau est recouverte de denticles dermiques,
améliorant la glisse dans l’eau.
Les Carcharhiniformes
regroupent plus de 270 espèces de requins, dont la grande
majorité est inoffensive pour l’être humain, car ce sont
des espèces de petite taille, benthiques ou discrètes comme les
roussettes et les requins‑chats. Seules quelques espèces de
grande taille appartenant surtout aux Carcharhinidae et
aux Sphyrnidae présentent un danger réel. Les espèces les
plus dangereuses sont le requin‑tigre, le requin
bouledogue, le requin longimane et certains
requins marteaux, car ils combinent grande taille,
puissance, comportement opportuniste et présence dans des zones
fréquentées par l’humain. La plupart des autres
Carcharhiniformes ne dépassent pas un mètre, vivent près du fond
et n’attaquent jamais l’humain. Le degré de dangerosité dépend
donc principalement de la taille, de l’habitat côtier,
du comportement alimentaire et de la fréquence des
interactions avec les humains, ce qui explique pourquoi
seules quelques espèces sont impliquées dans des incidents alors
que l’immense majorité est totalement sans danger.
Les Carcharhiniformes regroupent plusieurs familles
importantes. Carcharhinidae : requins requiem, comprenant
le Requin tigre, le Requin bouledogue, le
Requin gris de récif, le Requin bordé et de
nombreuses espèces côtières. Scyliorhinidae :
requins-chats, petits requins benthiques comme la Roussette
et le Chat de mer. Triakidae : requins-hâs, comme
le Requin-hâ commun et le Requin museau pointu.
Sphyrnidae : requins-marteaux, dont le Grand
requin-marteau – Sphyrna mokarran. Proscylliidae
: petits requins tropicaux peu connus. Hemigaleidae :
requins tropicaux de petite taille, comme les requins à
museau arrondi. Pseudotriakidae : requins fantômes,
rares et profonds. |
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Hétérodontiformes
(9 esp)
1.
Distribution géographique
2. Morphologie et caractéristiques des Hétérodontiformes
3. Degré de dangerosité
4. Familles principales des Hétérodontiformes
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Les
Hétérodontiformes présentent une distribution
essentiellement indo‑pacifique, concentrée autour des
côtes de l’Australie, de l’Indonésie, du Japon,
de la Corée, de la Chine, ainsi que dans certaines
zones de l’océan Indien. Ils fréquentent surtout les
fonds côtiers, les récifs coralliens, les herbiers
et les zones rocheuses, généralement entre la surface et
150 mètres de profondeur, ce qui en fait des requins strictement
benthiques et rarement observés en pleine eau.
Les Hétérodontiformes se
distinguent par une morphologie très reconnaissable : un
corps trapu, une tête massive avec un museau court,
de grands yeux ovales, et surtout deux épines dorsales
précédant chacune des nageoires dorsales. Leur dentition est
unique parmi les requins, combinant des dents antérieures
pointues pour saisir les proies et des dents postérieures
plates pour broyer coquillages, oursins et crustacés. Ils
possèdent également des plis nasaux formant une sorte de
« masque » facial, et un comportement souvent lent et posé,
adapté à une vie benthique nocturne.
Les Hétérodontiformes sont
considérés comme totalement inoffensifs pour l’être
humain. Leur petite taille, leur comportement discret, leur
régime alimentaire spécialisé et leur absence d’agressivité en
font des requins sans danger. Les rares morsures documentées
surviennent uniquement lors de manipulations par des plongeurs
ou des pêcheurs, et ne présentent aucun risque sérieux. Ils ne
figurent dans aucune statistique d’attaques non provoquées.
Les Hétérodontiformes
constituent un ordre extrêmement réduit, comprenant une seule
famille vivante, les Heterodontidae, et un seul
genre, Heterodontus. Ce genre regroupe une douzaine
d’espèces, dont le requin dormeur cornu (Heterodontus
francisci), le requin zèbre cornu (Heterodontus
zebra), le requin taureau australien (Heterodontus
portusjacksoni) et plusieurs espèces indo‑pacifiques moins
connues. Cette faible diversité contraste avec la grande
ancienneté du groupe, dont les fossiles remontent au
Jurassique, ce qui en fait l’un des lignages de requins les
plus anciens encore existants. |
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Lamniformes
(15 esp)
1.
Distribution géographique
2. Morphologie et caractéristiques des Lamniformes
3. Degré de dangerosité
4. Familles principales des
Lamniformes
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Les
Lamniformes sont présents dans tous les océans du monde,
depuis les eaux tropicales jusqu’aux régions tempérées et
froides, avec certaines espèces occupant des zones pélagiques
en haute mer (mako, longimane), d’autres fréquentant les
côtes (grand requin blanc, requin taupe), et quelques‑unes
adaptées aux eaux froides comme le requin pèlerin. Leur
répartition est donc très large, couvrant l’Atlantique, le
Pacifique, l’océan Indien et les mers tempérées de l’hémisphère
Nord et Sud.
Les Lamniformes se distinguent
par une morphologie puissante et hydrodynamique : un corps
fuselé, un museau conique, de grandes nageoires
pectorales, et souvent une queue en croissant adaptée
à la vitesse. Ils possèdent cinq fentes branchiales, de grands
yeux, et une dentition tranchante adaptée à la prédation.
Plusieurs espèces présentent une endothermie partielle,
leur permettant de maintenir une température corporelle plus
élevée que celle de l’eau, ce qui améliore leur vitesse et leur
endurance. Leur reproduction est ovovivipare, parfois
avec oophagie (les embryons se nourrissent d’œufs non
fécondés dans l’utérus), un trait unique parmi les requins.
Les Lamniformes comptent parmi les
requins les plus potentiellement dangereux pour l’être
humain, car plusieurs espèces sont de grande taille, puissantes
et prédatrices. Le grand requin blanc est l’espèce la
plus impliquée dans les attaques graves, suivi du requin mako
et, plus rarement, du requin taupe. Leur dangerosité
provient de leur vitesse, de leur force, de leur dentition
tranchante et de leur présence dans des zones côtières
fréquentées. Cependant, la majorité des Lamniformes ne
représentent aucun danger réel, notamment les espèces
filtreuses comme le requin pèlerin ou le requin
grande‑gueule, totalement inoffensives malgré leur taille.
Globalement, seules 3 à 4 espèces de Lamniformes sont
réellement dangereuses, tandis que les autres évitent les
interactions humaines et ne sont pas agressives.
Les Lamniformes regroupent
plusieurs familles vivantes : les Lamnidae (requin blanc,
mako, requin taupe), connus pour leur vitesse et leur
endothermie ; les Cetorhinidae (requin pèlerin), filtreur
géant des eaux tempérées ; les Alopiidae (requins
renards), reconnaissables à leur longue queue servant à assommer
les proies ; les Odontaspididae (requins-taureaux
sableux), à l’apparence massive mais généralement peu agressifs
; les Mitsukurinidae (requin lutin), espèce profonde à
museau allongé ; les Megachasmidae (requin
grande‑gueule), filtreur rare et profond ; et les
Pseudocarchariidae (requin crocodile), petit requin
pélagique peu connu. Cette diversité reflète une radiation
évolutive couvrant des niches allant de la prédation rapide au
filtrage planctonique. |
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Orectolobiformes
(44 esp)
1.
Distribution géographique
2. Morphologie et caractéristiques des Orectolobiformes
3. Degré de dangerosité
4. Familles principales des Orectolobiformes
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Les
Orectolobiformes sont présents dans les eaux tropicales
et subtropicales du monde entier, avec une forte
concentration dans l’Indo‑Pacifique, notamment autour de
l’Australie, de l’Indonésie, du Japon, de
la Chine et des mers chaudes de l’océan Indien.
Ils occupent surtout les zones côtières, les récifs
coralliens, les herbiers, les fonds sableux et
les récifs rocheux, où ils se reposent ou chassent à
l’affût .
Les Orectolobiformes possèdent
un corps aplati, une tête large, des barbels
sensoriels autour de la bouche, un petit orifice buccal
ventral, deux nageoires dorsales, une nageoire
anale, cinq fentes branchiales, et souvent une
coloration cryptique permettant le camouflage. Leur
morphologie est adaptée à une vie benthique et à la
chasse par embuscade. Ils présentent également des
nasoral grooves (sillons reliant narines et bouche),
caractéristiques du groupe . Leur alimentation est carnivore,
ciblant poissons, crustacés et mollusques
Les Orectolobiformes sont
globalement inoffensifs pour l’être humain. La plupart sont
de petite à moyenne taille, discrets, benthiques et non
agressifs. Les rares incidents surviennent lorsque des plongeurs
manipulent ou dérangent un individu. Même les
grandes espèces comme le requin‑baleine et le requin
nourrice sont considérées comme non dangereuses, le
premier étant filtreur et le second généralement placide. Aucun
Orectolobiforme n’est classé parmi les requins les plus
dangereux.
Selon WoRMS, l’ordre des
Orectolobiformes comprend sept familles vivantes :
Brachaeluridae, regroupant les requins aveugles ;
Ginglymostomatidae, comprenant les requins‑nourrices ;
Hemiscylliidae, qui rassemblent les requins‑chabots ou
requins épaulettes ; Orectolobidae, connus sous le nom de
wobbegongs ou requins tapis ; Parascylliidae, les requins
tapis nains ; Rhincodontidae, représentés par le
requin‑baleine, le plus grand poisson vivant ; et
Stegostomatidae, comprenant le requin‑zèbre. Ces familles
totalisent environ 40 espèces, allant de petits requins
benthiques cryptiques à des géants filtreurs comme le
requin‑baleine, illustrant une diversité morphologique et
écologique remarquable au sein de l’ordre.
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